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Avec les fortes chaleurs observées ces derniers jours, les autorités appellent à la plus grande vigilance afin de prévenir les incendies de forêt. Les gendarmes du Jura et les sapeurs-pompiers sont récemment intervenus à Septmoncel-lès-Molunes pour un départ de feu accidentel ayant touché une parcelle boisée.

Les services de l’État rappellent que les feux sont strictement interdits à proximité des massifs forestiers. Afin de limiter les risques, chacun est invité à consulter et respecter l’arrêté-cadre de la préfecture du Jura réglementant les usages du feu et les mesures de prévention des incendies. Les autorités appellent à la responsabilité de tous pour préserver les forêts et éviter tout départ de feu.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi soir sur la place Pasteur, au centre-ville de Besançon, pour dénoncer l'arrêté municipal antimendicité récemment signé par le maire LR Ludovic Fagaut. À l'appel des élus de gauche du conseil municipal – écologistes, communistes, socialistes et insoumis –, les manifestants ont exprimé leur opposition à une mesure qu'ils jugent stigmatisante pour les personnes les plus précaires. Les participants ont dénoncé un texte qui cristallise les tensions politiques depuis plusieurs jours dans la capitale comtoise. Pour les opposants, l'arrêté ne vise pas seulement les comportements agressifs dénoncés par la municipalité mais s'attaque plus largement à la présence des personnes en situation de précarité dans le centre-ville.

« Un arrêté de la honte »

Présente lors du rassemblement, Séverine Véziès, élue municipale insoumise, a vivement critiqué la décision du maire. « C'est un arrêté de la honte. C'est un arrêté qui s'adresse aux personnes les plus fragiles », affirme-t-elle. Selon elle, malgré les explications fournies par la municipalité, le texte vise bel et bien les personnes qui pratiquent la manche. « Quand on regarde le texte, il est question des personnes debout, assises ou couchées qui entravent la circulation. En réalité, il s'agit bien d'un arrêté contre la mendicité. » L'élue accuse également Ludovic Fagaut de chercher à satisfaire une partie de son électorat. « Il continue à parler à son électorat en stigmatisant les pauvres et en les reléguant hors du centre-ville ».  Elle a également dénoncé les déclarations du maire évoquant la possibilité « d'exfiltrer » certaines personnes des secteurs concernés. « Il oublie qu'il est le maire de tous les Bisontins et de toutes les Bisontines". 

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

« On ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres »

Même tonalité du côté des écologistes. Pour Anthony Poulin, les difficultés rencontrées dans certains secteurs du centre-ville sont réelles, mais les outils juridiques existent déjà pour y répondre. « Qu'il y ait des problèmes de tranquillité publique, personne ne le nie. Mais il existe déjà dans la loi l'ensemble des dispositifs permettant de traiter ces situations ». L'élu écologiste estime que l'arrêté cible avant tout une population fragile. « Cet arrêté vient stigmatiser une partie de la population qui fait la manche et qui n'est pas agressive ».  Et de poursuivre : « Les termes utilisés montrent bien que la cible, c'est ce qu'on ne veut plus voir dans la société. Or, on ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres Â».

Anthony Poulin plaide pour une réponse davantage axée sur l'accompagnement social. « Il faut renforcer le suivi social de ces personnes et ouvrir le dialogue avec les habitants, les commerçants et les personnes concernées. Ce n'est pas en opposant les uns aux autres que l'on trouvera une solution durable Â». Concernant les suites à donner, l'élu prévient : « Nous mènerons l'ensemble des actions nécessaires pour que cet arrêté ne s'applique pas. »

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

 

arrete antimendicite 2

« Une mesure inefficace »

Pour Hasni Alem, élu communiste de l’opposition  municipale, le débat dépasse largement la seule question morale. « La vraie question, c'est de savoir si cet arrêté est efficace. Et partout où ce type de mesure a été mis en place, cela n'a jamais réglé le problème ».  Selon lui, l'arrêté ne ferait que déplacer les difficultés d'un quartier à un autre. « Cela chasse les pauvres de certains secteurs mais cela ne résout absolument rien ».  L'élu accuse même la municipalité de poursuivre une logique d'image. « L'objectif est de créer des quartiers carte postale pour l'attractivité économique et touristique ».

Hasni Alem affirme comprendre l'exaspération de certains habitants et commerçants. « Je partage leur ras-le-bol. Il existe un vrai problème. Mais la question est de savoir quelle solution on apporte. Un arrêté antimendicité ne fait que déplacer le problème ailleurs. » Pour lui, la réponse doit passer par les politiques sociales, sanitaires et de médiation. « Nous avons développé des médiateurs sociaux, une halte addiction et d'autres dispositifs. Cela ne suffit pas toujours, mais notre rôle est d'accompagner les personnes en difficulté, pas de les exclure ».  L'élu évoque également la possibilité d'un recours contre le texte. « Nous étudions les voies juridiques possibles avec des associations. Une pétition pourrait également être lancée pour demander l'abrogation de cet arrêté ».

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

 

ARRETE ANTIMENDICITE manif

Des recours envisagés

Les opposants rappellent que plusieurs arrêtés similaires ont déjà été contestés devant les tribunaux administratifs dans différentes villes françaises. À Besançon, la gauche municipale envisage désormais de poursuivre la mobilisation sur deux fronts : politique, lors des prochains conseils municipaux, et juridique, à travers d'éventuels recours. Pour eux, la lutte contre la précarité ne peut pas passer par des mesures d'éloignement. « La pauvreté ne disparaît pas parce qu'on la rend invisible », résumaient plusieurs manifestants en quittant la place Pasteur.

Une femme de 28 ans a été interpellée dans la nuit du 28 au 29 mai à Besançon après une livraison de colis par drone à la maison d’arrêt. Alertés, les policiers ont observé l’aéronef déposer un paquet à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire avant de remonter jusqu’à un véhicule stationné rue Octave-David.

À bord, les enquêteurs ont découvert le drone, sa télécommande ainsi que du matériel destiné à préparer d’autres colis. La suspecte affirme avoir servi de chauffeur pour un homme qui a pris la fuite. Déférée à l’issue de sa garde à vue, elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître à Besançon pendant deux ans, dans l’attente de sa comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Un homme de 22 ans a été interpellé le 28 mai vers 19h50, rue de Belfort à Besançon, lors d'une opération de lutte contre les rodéos urbains. Repéré par des policiers à moto après plusieurs roues arrière et le franchissement d'un feu rouge, il circulait au guidon d'un scooter de grosse cylindrée sans être titulaire du permis requis. Le véhicule était également en défaut de contrôle technique. Placé en garde à vue, le jeune homme a reconnu les faits tout en expliquant avoir cru être en règle. Le scooter a été saisi et placé en fourrière. Il devra répondre de ses actes devant la justice le 9 juillet prochain.

 

Près de 7 000 coureurs sont attendus les 6 et 7 juin dans le Jura pour la 19ᵉ édition de la Transju’Trails. Grande nouveauté cette année : un ultra-trail de 110 kilomètres entre Champagnole et Les Rousses. Onze épreuves sont au programme, au cœur des paysages des Montagnes du Jura. Des participants de 40 nationalités sont annoncés pour cet événement majeur du trail nature.

Le président de la Région Bourgogne–Franche-Comté, Jérôme Durain, sera en déplacement dans le Haut-Doubs ce mercredi 3 juin sur le thème des solidarités en milieu rural. La visite débutera à Bonnétage avec une présentation du projet de maison de santé pluridisciplinaire, suivie d'un passage à la fruitière du village. L'après-midi se poursuivra aux Fontenelles avec une réunion consacrée aux enjeux du Parc naturel régional du Doubs Horloger et aux mobilités du territoire, avant un temps d'échanges conclusif.

Les sapeurs-pompiers sont intervenus ce lundi à Montperreux, au 8 rue de la Corne, pour un feu de pelleteuse. L'incendie a été rapidement maîtrisé au moyen d'une lance. À la suite du sinistre, un écoulement d'hydrocarbures a été constaté, nécessitant l'intervention de spécialistes du risque chimique afin de prévenir toute pollution. Au total, 13 sapeurs-pompiers et 4 engins ont été mobilisés sur cette opération.

La Citadelle de Besançon se prépare à vivre un été particulièrement animé. Entre spectacles, concerts, cinéma en plein air, reconstitutions historiques et une grande nouveauté avec un gala de magie, la programmation 2026 entend confirmer la Citadelle comme un lieu culturel majeur du territoire.

Une Citadelle ouverte à tous

Pour le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, la Citadelle doit aujourd'hui être bien plus qu'un monument historique. « Nous voulons en faire un véritable lieu de vie, ouvert à toutes les générations, aux Bisontins comme aux touristes », a-t-il expliqué lors de la présentation de la saison estivale. L'objectif affiché est de renforcer l'attractivité de ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en multipliant les propositions culturelles, patrimoniales et festives. La municipalité souhaite également améliorer l'accueil du public avec des fréquences de bus renforcées, un cheminement amélioré et enrichi depuis le centre-ville et des espaces de convivialité.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Le retour du Week-end Grand Siècle

Premier temps fort de l'été, le Week-end Grand Siècle se déroulera les 27 et 28 juin. Cette édition mettra à l'honneur les femmes des XVIIe et XVIIIe siècles à travers des spectacles, des ateliers et des animations historiques. Le public pourra découvrir des représentations théâtrales, des contes, des initiations à l'escrime ou encore des ateliers consacrés à la maternité, au maquillage d'époque et aux danses pratiquées dans les colonies françaises. L'ensemble des animations sera accessible avec un billet d'entrée classique à la Citadelle.

Une première avec le gala de magie « La Nuit de l'Illusion »

Grande nouveauté de l'été, la Citadelle accueillera le 8 juillet son premier grand gala de magie. Baptisée « La Nuit de l'Illusion », cette soirée réunira treize artistes  aux univers variés : magie générale, mentalisme, humour, sculpture sur ballons ou encore grandes illusions. Le spectacle a été spécialement conçu pour la Citadelle et ne sera présenté qu'une seule fois. Parmi les participants figure notamment un champion de France de magie. Accessible à toute la famille, cette soirée inédite proposera une immersion dans l'univers de l'illusion au cÅ“ur du monument bisontin.

L'interview de la rédaction : Alexandre Arnodo, directeur de la Ciradelle 

Panorama Sonore : deux soirées de concerts sous les étoiles

La sixième édition de Panorama Sonore se déroulera les 9 et 10 juillet dans le cadre naturel du parc Saint-Étienne. La première soirée sera consacrée aux musiques électroniques avec deux figures reconnues de la scène française : Thylacine - artiste voyageur réputé pour ses créations inspirées de ses périples à travers le monde – et  Ã‰tienne de Crécy, pionnier de la French Touch et figure incontournable de l'électro française.  La soirée se prolongera avec les DJ bisontins de l'Éphéméride. Le lendemain, place à une ambiance plus rock et psychédélique avec The Liminanas ( Faded). Meule - trio reconnu pour ses performances énergiques et son univers musical atypique – et Bysshe, né en 2015 aux Fourgs.

L'interview de la rédaction : Alexandre Arnodo, directeur de la Citadelle 

Le cinéma en plein air toujours au rendez-vous

Autre rendez-vous incontournable de l'été, les séances de cinéma en plein air seront proposés du 16 juillet au 27 août, tous les jeudis. Cette année, le thème des voyages et des voyageurs a été choisi. Fortes d'un succès qui a attiré plus de 8 000 spectateurs lors des précédentes éditions, elles continueront d'animer les soirées estivales dans un cadre exceptionnel dominant la ville. Au programme : le Peuple migrateur, Little Miss Sunshine, Apollo 13, Peter Pan,... 

L'interview de la rédaction : Alexandre Arnodo, directeur de la Citadelle 

Une programmation accessible

La Citadelle revendique une politique tarifaire volontairement accessible. Les tarifs des concerts Panorama Sonore varieront entre 25 et 30 euros, tandis que le gala de magie sera proposé à 15 euros en plein tarif et 12 euros en tarif réduit. Les organisateurs soulignent leur volonté de maintenir des prix abordables malgré une programmation ambitieuse et la présence d'artistes de renommée nationale.

Un investissement de 215 000 euros pour l'été

La programmation estivale représente un budget d'environ 215 000 euros. Près de 100 000 euros de recettes sont attendus grâce à la billetterie, auxquels s'ajoute le soutien de plusieurs mécènes. Pour Ludovic Fagaut, cet investissement participe pleinement au rayonnement touristique, culturel et économique de Besançon. « La Citadelle doit continuer à faire vivre le patrimoine tout en proposant des événements populaires et accessibles », résume l'élu. Avec cette programmation riche et diversifiée, la Citadelle entend une nouvelle fois s'imposer comme l'un des lieux incontournables de l'été bisontin.