Un accident de la circulation s'est produit ce mercredi matin, vers 10h45, sur la départementale 437, aux Combes, en direction de Morteau. Pour une raison encore inconnue, un véhicule a quitté la chaussée avant de se retrouver sur le flanc. Trois personnes de nationalité turque se trouvaient à bord. Une femme de 80 ans, légèrement blessée, a été transportée au centre hospitalier de Pontarlier. Les deux autres occupants, un homme de 76 ans et une femme de 51 ans, sont restés piégés dans l'habitacle. Après leur désincarcération, l'homme a été évacué vers l'hôpital de Pontarlier tandis que la femme, médicalisée sur place, a été transportée au CHU de Besançon. Les gendarmes se sont rendus sur les lieux pour procéder aux constatations d'usage.
À côté des performances sportives, les championnats de France UNSS d'escalade organisés cette semaine à la salle Marie-Paradis de Besançon sont aussi l'occasion de mener des actions de prévention auprès des jeunes participants. Parmi les intervenants figure Félix, élève de première au lycée Louis Pasteur de Besançon.
Une sensibilisation par les jeunes pour les jeunes
Durant la compétition, le lycéen bisontin va à la rencontre des collégiens et lycéens venus de toute la France pour les informer sur les risques liés à l'exposition au soleil. « Nous sommes là pour faire de la prévention sur les risques liés au soleil. L'escalade est une activité particulièrement concernée puisque les pratiquants passent souvent de longues heures en extérieur », explique-t-il. Cette intervention s'inscrit dans une démarche originale de transmission entre jeunes, avec un discours adapté aux habitudes et aux préoccupations des adolescents. « L'intérêt, c'est de parler directement de jeunes à jeunes. On utilise un langage plus accessible et les messages sont souvent mieux entendus et mieux retenus », souligne Félix.
Une formation assurée par des étudiants en médecine
Avant de participer à cette action de prévention, Félix et plusieurs de ses camarades ont bénéficié d'une formation dispensée au lycée Pasteur par des étudiants en médecine. Ces derniers leur ont présenté les dangers des rayonnements ultraviolets, les moyens de protection et les signes d'alerte permettant de repérer un éventuel cancer de la peau. « Nous avons eu une intervention d'internes en médecine qui nous ont formés sur les risques liés au soleil, les comportements à adopter et les moyens de prévention », précise le lycéen. L'objectif est désormais de transmettre ces connaissances à d'autres jeunes dans le cadre d'événements sportifs ou scolaires.
Le bronzage, un faux ami
Au cours de leurs échanges avec les participants, les jeunes intervenants s'efforcent également de déconstruire certaines idées reçues. « Le bronzage reste souvent associé à une image positive. Pourtant, il traduit une agression de la peau par les rayons UV », rappelle Félix. Le lycéen insiste aussi sur le fait que le cancer de la peau peut concerner tout le monde, y compris les personnes à la peau foncée. Pour illustrer son propos, il cite notamment le cas du chanteur Bob Marley, décédé des suites d'un mélanome.
La méthode ABCDE pour repérer les signaux d'alerte
Le jeune intervenant présente également la méthode dite « ABCDE », utilisée pour repérer d'éventuelles anomalies sur les grains de beauté. L'asymétrie, l'aspect des bordures, les variations de couleur, le diamètre ou encore l'évolution d'un grain de beauté doivent alerter et conduire à consulter un médecin. « Si plusieurs de ces critères sont présents, il est important d'en parler à un professionnel de santé », explique Félix.
L'interview de la rédaction : Félix
Des conseils simples pour se protéger
Le message principal reste toutefois la prévention. Il est recommandé d'éviter les expositions prolongées au soleil, particulièrement entre 11 heures et 16 heures, lorsque les rayonnements UV sont les plus intenses. Le port de vêtements couvrants, d'un chapeau à larges bords et l'application régulière de crème solaire font également partie des gestes essentiels. À travers cette action menée en marge des championnats de France UNSS d'escalade, les organisateurs montrent que le sport scolaire peut aussi être un vecteur de sensibilisation à des enjeux de santé publique.
L'interview de la rédaction : Félix
Depuis lundi, la salle Marie-Paradis de Besançon accueille les championnats de France UNSS d'escalade. Organisée par le service départemental UNSS du Doubs-Sud, en partenariat avec la structure Entre-Temps, cette compétition nationale réunit jusqu'au 5 juin les meilleurs grimpeurs scolaires français. Au total, 128 équipes représentant l'ensemble des académies françaises, y compris La Réunion, participent à cet événement qui constitue une première pour la capitale comtoise.
Les meilleurs établissements français réunis à Besançon
« Nous avons eu la chance d'obtenir l'organisation de ce championnat de France lors du tirage au sort de l'UNSS », explique Grégory Kempf, directeur départemental UNSS du Doubs-Sud. La compétition se déroule en deux temps. Les lycéens ont ouvert le bal du 1er au 3 juin avant de laisser la place aux collégiens jusqu'au 5 juin. Trois catégories sont représentées : le championnat Établissement, réservé aux associations sportives scolaires, le championnat Excellence qui rassemble les sections sportives scolaires, et le championnat Sport partagé associant élèves valides et jeunes en situation de handicap. Pour atteindre ce niveau national, les équipes ont dû franchir plusieurs étapes de sélection, depuis les compétitions de district jusqu'aux championnats académiques. « Toutes les académies sont représentées. Nous avons notamment quatre équipes venues de La Réunion, un territoire particulièrement performant en escalade », souligne Grégory Kempf.
L'interview de la rédaction : Gégory Kempf
Plus de 250 compétiteurs et de nombreux bénévoles mobilisés
Environ 250 jeunes prennent part aux épreuves sportives. Mais l'événement mobilise un effectif bien plus important avec les jeunes juges, les enseignants accompagnateurs et les organisateurs. Près de 60 enseignants du Doubs participent à l'encadrement de la manifestation. Des élèves des sections sportives du lycée Ledoux, du collège Stendhal et du collège Voltaire apportent également leur concours à l'organisation grâce à leur expérience de l'escalade. Des lycéens de la spécialité EPPCS du lycée Jules Haag sont également mobilisés comme jeunes organisateurs.
Les Jurassiens veulent rivaliser avec l'élite nationale
Parmi les concurrents figurent plusieurs représentants du lycée Victor-Bérard de Morez, qualifiés après avoir franchi les différentes étapes de sélection. « Il faut être le meilleur de l'académie pour se qualifier », explique Romain Forgue. « Les championnats départementaux servent d'abord à constituer les équipes avant la phase académique ». Avec son coéquipier Clément Cretin, il bénéficie de la section escalade proposée par l'établissement jurassien. Tous deux pratiquent également la compétition au sein de la Fédération française de la montagne et de l'escalade (FFME). « Nous sommes plutôt spécialisés en difficulté, mais pour les championnats UNSS il faut être capable d'être performant dans les trois disciplines », précise Clément. Après deux journées de compétition, les Jurassiens restent dans la course. « Cela se passe plutôt bien jusqu'à présent. Certaines voies nous ont davantage posé problème, mais dans l'ensemble nous sommes satisfaits », indique Romain Forgue. Face aux meilleurs grimpeurs scolaires français, les deux lycéens abordent la suite de la compétition avec humilité. « On va essayer de faire de notre mieux et on verra ce que cela donne face à des concurrents vraiment très forts », ajoutent-ils.
L'interview de la rédaction : Romain et Clément, deux compétiteurs jurassiens
Trois disciplines au programme
Les compétiteurs s'affrontent dans les trois spécialités de l'escalade moderne. La difficulté se déroule sur des voies pouvant atteindre 18 mètres de hauteur. Les grimpeurs doivent franchir six parcours dont le niveau augmente progressivement, de cotations accessibles jusqu'à des niveaux réservés aux spécialistes. Le bloc propose des passages plus courts, jusqu'à quatre mètres de hauteur, sans matériel d'assurage mais avec des mouvements plus techniques et dynamiques. Enfin, la vitesse constitue souvent l'épreuve la plus spectaculaire. Les athlètes s'élancent sur un mur vertical pour réaliser le meilleur temps possible. Sur le mur bisontin, certains concurrents parcourent une dizaine de mètres en seulement quatre secondes.
L'interview de la rédaction : Gégory Kempf
Un événement ouvert aux scolaires
Dans le cadre de l'opération « Vers une génération responsable », plusieurs classes de primaire bisontines sont accueillies tout au long de la semaine. Les élèves peuvent découvrir l'escalade à travers des ateliers d'initiation et assister aux compétitions. Cette dimension pédagogique constitue l'un des points forts de la manifestation, qui associe sport, engagement des jeunes et découverte de la pratique de haut niveau.
Une vitrine pour l'escalade franc-comtoise
La Franche-Comté est représentée par plusieurs établissements. Chez les lycéens figurent notamment le lycée Victor-Bérard de Morez et le lycée Ledoux de Besançon. Du côté des collèges sont engagés Voltaire, Stendhal, Baume-les-Dames et Mouthe. Pour de nombreux participants, la découverte de la salle Marie-Paradis constitue l'une des bonnes surprises du championnat. « Les équipes nous ont félicités pour la qualité de l'accueil et des installations. La salle est splendide », se réjouit Grégory Kempf. Grâce aux infrastructures développées par Entre-Temps, Besançon dispose désormais d'un équipement capable d'accueillir les plus grandes compétitions scolaires de la discipline. Les remises des médailles sont programmées ce mercredi 3 juin et vendredi 5 juin entre 14 h 30 et 16 h.
Le cycliste bisontin Romain Grégoire, 23 ans, a prolongé son contrat avec l’équipe Groupama-FDJ jusqu’à la fin de l’année 2028. Auteur d’une saison remarquée, marquée notamment par une victoire sur la Drôme Classic et plusieurs places d’honneur sur les grandes classiques printanières, le Franc-Comtois s’impose comme l’un des leaders de la formation française. Avec treize succès professionnels à son actif, il contribue largement aux résultats de son équipe cette saison.
Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus mardi soir vers 23 heures rue de la Grette à Besançon pour un important incendie touchant une maison avec combles d’environ 200 m². À leur arrivée, le feu s’était déjà propagé à l’ensemble de l’habitation. Quatre lances ont été déployées pour venir à bout du sinistre avant des opérations de déblai. Aucune victime n’est à déplorer. L’origine de l’incendie n’était pas encore connue au moment de l’intervention.
À quelques jours de la grève annoncée au Centre gérontologique Bellevaux de Besançon, le CHU Besançon Franche-Comté défend son bilan et réaffirme sa volonté de dialogue avec les organisations syndicales. La direction reconnaît des difficultés liées à la charge de travail, aux remplacements et à l'organisation de certains services, mais assure que la fusion avec le CHU n'a entraîné aucune baisse des effectifs soignants.
Au contraire, les chiffres présentés montrent une progression du nombre d'infirmiers et d'aides-soignants depuis 2023. Le CHU souligne également une diminution de l'absentéisme et met en avant des ratios d'encadrement supérieurs aux références nationales dans l'établissement. Tout en reconnaissant des tensions dans certains secteurs, notamment au SSIAD, la direction affirme vouloir poursuivre les échanges afin d'apporter des réponses adaptées aux difficultés rencontrées par les équipes.
Dans un communiqué de presse la France Insoumise dénonce la décision de la préfecture du Doubs d'interdire une conférence-débat avec l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, prévue ce jeudi 4 juin à Besançon. Dans un communiqué, LFI estime que cette interdiction relève d'une décision politique et conteste les motifs avancés par les autorités. Le parti apporte son soutien à Salah Hamouri et annonce un recours devant le juge administratif afin d'obtenir l'annulation de cette mesure. La préfecture invoque pour sa part des considérations liées au maintien de l'ordre public.
À l'appel de l'intersyndicale FSU, CGT Éduc'action et Sud Éducation, les assistants d'éducation (AED) se sont fortement mobilisés ce jeudi 2 juin pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail et une meilleure reconnaissance de leurs missions. Selon les organisations syndicales, près d'un quart des vies scolaires seraient fermées en France alors que la campagne de renouvellement des contrats est en cours.
Dans l'académie, plusieurs établissements ont été touchés par le mouvement. La vie scolaire était notamment à l'arrêt au collège Malraux de Pontarlier et au collège Stendhal de Besançon, tandis que le collège Camus fonctionnait de manière perturbée. Au lycée Pergaud, les internats des classes de seconde et de première sont restés fermés. Les syndicats rappellent le rôle essentiel des AED dans le fonctionnement quotidien des établissements et appellent l'Éducation nationale à renforcer les moyens consacrés à ces personnels.