L’Assemblée nationale examine ce lundi une proposition de loi du groupe Renaissance visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et à bannir l’usage du téléphone portable au lycée. Le texte, soutenu par Emmanuel Macron et porté par la députée Laure Miller, pourrait entrer en vigueur dès le 1er septembre, selon Gabriel Attal. Au‑delà du débat politique, ces mesures interrogent directement les premiers concernés : les lycéens. Entre défense de l’autonomie, inquiétudes sur le harcèlement et doutes sur la faisabilité, leurs avis dessinent un paysage contrasté. Paroles de lycéens bisontins.
Téléphone au lycée : entre autonomie et nécessité de protéger
Les réactions recueillies montrent un clivage net.
Le téléphone comme outil d’autonomie : Pour certains ados, l’interdiction totale serait un recul. Youcef explique que le portable représente « un rappel de notre indépendance », un moyen d’apprendre à « travailler nous‑mêmes » et à s’organiser comme dans la vie active. Il reconnaît toutefois que le retrait du téléphone pourrait « peut‑être améliorer la concentration », mais redoute la perte d’un outil devenu central dans leur quotidien.
Un soutien clair à l’interdiction. D’autres lycéens se montrent favorables à une mesure stricte. « Je suis content, je préfère ça », confie un élève, estimant qu’au lycée, il est plus simple de gérer l’absence du portable que de résister à la tentation de l’utiliser. Gabin juge que l’interdiction « éviterait qu’il se passe des problèmes », notamment liés aux usages numériques.
Le harcèlement, un argument majeur. Plusieurs jeunes évoquent la multiplication des situations de harcèlement en ligne : « Il y a trop de harcèlement sur les réseaux sociaux, trop de mauvaises choses », ajoute Gabin, pour qui la restriction est une mesure de protection nécessaire.
Mais une mise en œuvre jugée très complexe. Certains soulignent la difficulté pratique : « Avec plus de 1000 élèves, c’est dur à mettre en place », estime un lycéen, pointant la gestion quotidienne des appareils et les risques de contournement.
Le reportage de la rédaction : Youcef, John et Gabin
Réseaux sociaux avant 15 ans : utilité reconnue, risques pointés
Sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, les avis convergent davantage.
Un outil utile… mais pas pour les plus jeunes. John rappelle que les réseaux sont « pratiques pour s’informer, même pour les adultes », mais reconnaît qu’ils peuvent être « nuisibles actuellement ». Et de souligner que pour les jeunes de « 12 ou 13 ans, l’utilité n’est pas forcément là », évoquant un manque de maturité et de vocabulaire pour comprendre ce qu’ils y voient.
Une protection jugée nécessaire. Plusieurs lycéens soutiennent clairement l’interdiction : « Oui, c’est mieux », affirme une élève, rappelant la fréquence du harcèlement et la présence de contenus inadaptés.
Un débat qui dépasse l’école
Entre autonomie et protection, les lycéens expriment des positions nuancées, souvent liées à leur propre rapport au numérique. Si beaucoup reconnaissent les risques, d’autres insistent sur la nécessité d’apprendre à gérer ces outils plutôt que de les supprimer. Le Parlement devra désormais trancher, alors que la question touche à la fois à l’éducation, à la santé mentale et à la citoyenneté numérique des jeunes.
À l’UFA Jeanne‑d’Arc de Pontarlier, la 11ᵉ édition locale des Négociales a réuni mardi plus d’une centaine d’étudiants venus de toute la Franche‑Comté. Ce concours de négociation, créé il y a 37 ans au niveau national, s’impose aujourd’hui comme l’un des grands rendez‑vous francophones dédiés aux formations commerciales. Suisse, Luxembourg, Belgique… plusieurs pays y participent chaque année. L’UFA Jeanne‑d’Arc est le seul établissement de Franche‑Comté à organiser cet évènement, permettant aux étudiants du territoire d’accéder à la compétition.
L'interview de la rédaction : Julie Jeangirard, responsable de l'UFA Jeanne d'Arc de Pontarlier
Une immersion totale dans la négociation
Le principe est simple : les candidats découvrent le matin un cas de vente. Ils deviennent, le temps d’une journée, commerciaux pour une entreprise fictive, avec des objectifs précis à atteindre. Face à eux, des jurys composés de professionnels de la vente, issus de Pontarlier et parfois d’un peu plus loin. Les étudiants doivent alors mobiliser leurs compétences techniques, mais aussi leur savoir‑être : posture, langage, gestion du stress, qualité de l’échange. La notation repose sur 60 points, répartis équitablement entre technique de vente et attitude professionnelle. Pour cette édition, 102 étudiants ont participé. Ils venaient de Champagnole, Dole, Belfort, Besançon et bien sûr de Pontarlier. Tous suivent une formation post‑bac dans le commerce. Une diversité de profils qui reflète la richesse des parcours commerciaux actuels.
L'interview de la rédaction : Julie Jeangirard, responsable de l'UFA Jeanne d'Arc de Pontarlier
Treize finalistes en route pour Nancy
À l’issue des deux négociations de la journée, 13 candidats ont été sélectionnés. Ils participeront à la finale nationale, les 1ᵉʳ et 2 avril à Nancy, où ils rejoindront les 700 meilleurs négociateurs de France. Cette fois, ils devront enchaîner cinq négociations en deux jours, avec éliminations successives.
Un outil pédagogique précieux pour Jeanne‑d’Arc
Pour l’UFA Jeanne d’Arc, ce concours s’inscrit pleinement dans la logique de formation. Les BTS technico‑commerciaux de l’établissement se spécialisent dans trois domaines : vins, bières et spiritueux, alimentation et boissons et biens et services pour l’agriculture.
Les Négociales leur offrent une mise en situation réelle, indispensable pour développer confiance, maîtrise des techniques de vente et professionnalisme.
Portes ouvertes le 7 février
L’établissement ouvrira ses portes le samedi 7 février, de 9 h à 13 h, au 7 rue Pierre Dechanet, dans la zone des Grands‑Planchons à Pontarlier. L’occasion pour les futurs étudiants de découvrir les formations et d’échanger avec les équipes pédagogiques.
La Communauté de communes du Grand Pontarlier relance ses animations pour les 4‑17 ans durant les vacances scolaires. Activités culturelles, sportives ou de loisirs : une large palette est proposée, à la journée ou sur quelques heures, pour tous les âges.
Les inscriptions ouvriront le 21 janvier pour les familles résidant sur le territoire (tarif : 6,50 € par stage), puis le 28 janvier pour les habitants extérieurs (13 €).
L’accueil se fait au service Vie associative, Sports, Éducation, Jeunesse et Politique de la Ville, 69 rue de la République, face à la sous‑préfecture.
Réuni en conseil municipal, la commune de Pirey a décidé, à une large majorité, de ne plus participer aux frais de scolarité 2023-2024 des enfants inscrits à l’école privée Cartannaz. Les élus invoquent des arguments juridiques, financiers et d’équité territoriale, tout en rappelant qu’il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté des familles de choisir entre public et privé.
La commune souligne que l’article 89 de la loi du 13 août 2004 lui impose une charge de 10.456,46 €, jugée « disproportionnée » alors que ses écoles publiques connaissent une baisse d’effectifs. La commune dénonce également une inégalité de traitement : contrairement à Pouilley-les-Vignes, elle est seule tenue de financer Cartannaz, ce qui rompt selon elle le principe d’égalité devant les charges publiques.
Le Conseil municipal estime que « ce financement met en péril l’équilibre budgétaire et va à l’encontre de la solidarité territoriale », rappelant que « les élèves pourraient être accueillis dans les écoles publiques locales ». La commune reste ouverte au dialogue avec les autres collectivités, l’État et l’établissement pour trouver une solution équitable.
Le Département du Jura a dernièrement réuni ce jeudi les responsables des 27 collèges publics. Au cœur des échanges : l’avenir de la jeunesse… et surtout les investissements. Chaque année, près de 20 millions d’euros sont consacrés aux collèges. En 2025, 7,8 millions de travaux vont moderniser les établissements de Dole, Saint-Laurent, Moirans, Fraisans et Bletterans. Ces investissements concernent plus de 9.000 jeunes jurassiens.
Un nouvel espace ouvert, modulable et pensé pour les jeunes est plus que jamais d’actualité au 27 rue de la République, à Besançon. Ce tiers-lieu, porté par la Ville et géré par Info Jeunes Bourgogne-Franche-Comté, se veut à la fois un lieu de détente, de création, d’information et d’accompagnement.
Un espace polyvalent au service des jeunes
Le tiers-lieu se distingue d’abord par son équipement complet. « Il est équipé de tout un tas de matériel numérique, mais aussi de jeux de société », explique Nathan Sourisseau, conseiller municipal délégué à la jeunesse à Besançon et vice-président d’Info Jeunes Bourgogne-Franche-Comté. Les jeunes peuvent y lire la presse, se détendre, travailler ou simplement se retrouver. « On peut venir y chiller, se reposer, ou participer à une programmation variée. L’idée, c’est vraiment de venir ici et de faire ce qu’ils et elles veulent » explique le jeune élu. Cet espace modulable permet également des usages plus créatifs : tournage vidéo, lives, enregistrements, jeux en direct ou activités collaboratives.
L'interview de la rédaction : Nathan Sourisseau, conseiller municipal délégué à la jeunesse à Besançon et vice-président d’Info Jeunes Bourgogne-Franche-Comté.
Un lieu accessible et flexible
Aucun prérequis pour pousser la porte. « Ouvert au grand public, de façon anonyme. « Venez comme vous êtes », insiste Nathan Sourisseau. Le tiers-lieu est accessible toute la journée — y compris le samedi — et peut ouvrir en soirée selon les besoins, jusqu’à 22h voire minuit pour certains événements. Partenaires, associations, structures comme la Maison de l’Adolescent ou la Mission Locale peuvent également réserver l’espace. Pour accéder au lieu, rien de plus simple : il suffit de se rendre directement à l’adresse. Info Jeunes accueille, oriente et accompagne les jeunes sur place.
Un atout majeur pour le réseau Info Jeunes
Au-delà du service local, ce tiers-lieu s’inscrit dans l’histoire forte d’Info Jeunes à Besançon, siège historique du CRIJ Bourgogne-Franche-Comté. « C’est ici qu’il y a eu beaucoup d’innovations », rappelle Willy Bourgeois, Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté et président du Centre Infos Jeunes de Bourgogne Franche-Comté : la Carte Avantages Jeunes et ses 100 000 titulaires, les programmes de mobilité internationale, ou encore des dispositifs innovants pour l’orientation. Le tiers-lieu a vocation à devenir un pôle fédérateur pour l’ensemble du réseau régional. L’objectif : inspirer et irriguer les territoires ruraux, les quartiers prioritaires ou encore les zones de revitalisation rurale.
L'interview de la rédaction : Willy Bourgeois, Vice-président du Conseil Régional de BFC et président du Centre Infos Jeunes de Bourgogne Franche-Comté
Des services d’information jeunesse renforcés
Au cœur du projet, on retrouve les missions classiques d’Info Jeunes : l’accompagnement sur les droits et démarches, l’accès à la citoyenneté, l’orientation scolaire et professionnelle et les informations pratiques sur l’emploi, le logement, la mobilité. Le tiers-lieu devient également un espace de débats et d’événements autour des valeurs essentielles défendues par Info Jeunes : liberté, autonomie, participation active.
L'interview de la rédaction : Willy Bourgeois, Vice-président du Conseil Régional de BFC et président du Centre Infos Jeunes de Bourgogne Franche-Comté
Un plateau numérique moderne et connecté
L’espace accueille également un plateau technique moderne pensé pour les nouvelles générations. Lives, enregistrements audio, espace radio improvisé : « On l’a voulu extrêmement moderne, à l’image de ce que veulent les nouvelles générations », souligne l’élu. Ce dispositif permettra de toucher largement les jeunes du territoire via des contenus diffusés en direct ou en podcast, y compris dans les zones rurales ou isolées.
Matéo Munier (17 ans), élève au lycée Saint-Bénigne de Pontarlier, et quatre autres jeunes de sa classe, en bac professionnel métiers de la sécurité, organiseront le 26 mars prochain un trail inter-lycées entièrement dédié à une cause qui leur tient à cœur : soutenir Ethan, un jeune garçon de 13 ans atteint d’ostéogenèse imparfaite, plus connue sous le nom de maladie des os de verre. Un événement mêlant sport, générosité et mise en pratique des compétences acquises dans le cadre de leur formation.
Un projet scolaire devenu engagement solidaire
Au-delà de l’aspect solidaire que dégage cette initiative, ce projet s’inscrit dans la matière « Projet », évaluée lors de l’épreuve du baccalauréat. « On voulait un projet qui ait du sens. En tant que sportifs, l’idée de combiner solidarité et effort physique nous a semblé évidente », explique Matéo. L’objectif est clair : récolter des fonds pour l’association “Eth’oile de cristal”, créée pour aider Ethan dans son quotidien et financer ses nombreux besoins médicaux et liés à la vie quotidienne. L’adolescent, très engagé dans le milieu sportif malgré la maladie, a notamment participé au passage de la flamme olympique, une expérience qui a inspiré les lycéens.
Quatre formats de course ouverts aux élèves
Le 26 mars, les élèves des deux établissements auront accès à une boucle de 3 km, balisée et sécurisée par des signaleurs. Quatre formats seront proposés afin que chacun puisse participer selon son niveau : une marche de 3 km et des courses de 3, 6 et 9 kilomètres. Cette dernière sera chronométrée. Cet événement représente également une occasion unique pour les élèves organisateurs de mobiliser leurs compétences en sécurité, en gestion d’événementiel et en prévention, au cœur de leur formation.*
L'interview de la rédaction : Matéo Munier
Une collecte essentielle pour le quotidien d’Ethan
La journée du trail sera aussi l’occasion de récolter des fonds destinés à soutenir Ethan. Une tombola sera organisée et il est déjà possible de contribuer via la plateforme HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/team-eth-oile-de-cristal . Les dons seront notamment utilisés pour financer le fauteuil roulant récemment acquis, dont le coût reste très élevé. « L’aide au remboursement est très faible par rapport au prix du fauteuil. Les dons permettent d’alléger cette charge et d’améliorer la qualité de vie d’Ethan », précise Matéo.
L'interview de la rédaction : Matéo Munier
Un événement sportif, éducatif et profondément humain
Au-delà du défi sportif, ce trail inter-lycées représente surtout un élan de solidarité et une mise en pratique concrète des valeurs portées par la formation en métiers de la sécurité.
Les organisateurs espèrent mobiliser largement et faire de cette journée un moment fort pour Ethan, pour les participants et pour l’ensemble des établissements impliqués.
L’Académie a remis un label de niveau 3 au collège Proudhon de Besançon, particulièrement engagé dans la promotion de l’égalité entre les filles et les garçons. Une distinction rare, qui met en lumière un travail collectif mené depuis plusieurs années.
Un travail ascendant et pluridisciplinaire
Interrogée lors de la remise du label, Hélène Isabey, enseignante et référente égalité fille/garçon au sein de l’établissement scolaire et chargée de mission académique sur cette même thématique a souligné l’importance d’une démarche qui ne soit pas uniquement « descendante », mais aussi ascendante, nourrie par l’implication de toute la communauté éducative. Selon elle, les travaux pluridisciplinaires jouent un rôle central : chaque enseignant apporte, à travers sa discipline, « une focale » particulière sur la thématique de l’égalité, ce qui permet aux élèves de donner du sens aux actions menées. Ces projets, ancrés dans le quotidien des élèves, permettent de mettre en acte les valeurs découvertes tout au long des temps forts organisés dans l’établissement.
L'interview de la rédaction : Hélène Isabey
Une reconnaissance de l’engagement collectif et durable
Le label de niveau 3, le plus exigeant du dispositif, récompense non seulement l’implication de tous, mais aussi la pérennité des actions conduites. « Ce ne sont pas des actions flash, mais des actions qui durent dans le temps, d’année en année », rappelle la responsable académique. Cette continuité est l’un des critères essentiels de la labellisation. Cette année, l’établissement distingué est le seul de toute l’Académie à avoir obtenu ce niveau de reconnaissance.
Une dynamique présente dans tous les établissements
Si tous les établissements n’entreprennent pas la démarche de labellisation, l’engagement en faveur de l’égalité filles-garçons est bien réel dans l’ensemble de l’Académie. Chaque structure dispose en effet d’un référent sur ce thème de société, chargé d’impulser et d’accompagner les actions. Celles-ci se déploient notamment à travers les différentes instances internes à l’école, les enseignements disciplinaires, mais aussi dans les nombreux moments de vie scolaire. La labellisation ne donne donc à voir que « la partie visible » d’un travail de fond mené dans tous les établissements, au service d’une culture de l’égalité.
Ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le département du Doubs a officialisé, ce mardi, la signature de son troisième plan de lutte contre les violences faites aux femmes, en présence des représentants de l’État, des acteurs judiciaires et des associations de terrain. Ce nouvel engagement vise à renforcer la coordination entre institutions et milieu associatif, afin d’améliorer la prise en charge des victimes et le suivi des auteurs. Rencontre avec Mélanie Geoffroy, déléguée départementale du droit des femmes et à l’égalité
Un partenariat élargi
L’idée centrale de ce plan est de développer le partenariat entre les signataires institutionnels (préfecture, justice, forces de l’ordre) et les associations spécialisées, mais aussi d’intégrer toutes les structures locales engagées dans ce combat, comme c’est le cas pour cette nouvelle mouture avec l’Inspection Académique du Doubs, les associations des Maires ruraux du Doubs et des Maires de France, la Ville de Montbéliard et la Caisse d’Allocations Familiales. « On essaie de maintenir une approche globale, en ajoutant des outils et en déclinant les textes au niveau départemental », a résumé Mme Geoffroy. Au total, ce sont 15 partenaires qui ont encore répondu présent pour les deux prochaines années ( 2026 – 2028). Par lesquels, les villes de Besançon, Morteau et Pontarlier, le Conseil Départemental du Doubs, la préfecture du Doubs, la gendarmerie, le ministère de la justice, … .
L'interview de la rédaction : Mélanie Geoffroy, déléguée départementale du droit des femmes et à l’égalité
Un plan départemental structuré autour de trois axes majeurs
Il a été rappelé que la lutte contre les violences conjugales repose sur une stratégie départementale articulée autour de trois axes essentiels : la prévention, l’accompagnement des victimes et la sanction des auteurs. Malgré des avancées significatives, la prise en charge reste difficile, en particulier face à des auteurs déterminés. Le premier axe du plan départemental, consacré à la prévention, est considéré comme indispensable pour agir en amont. Les actions menées ciblent en particulier les jeunes, afin de sensibiliser aux violences, de déconstruire les stéréotypes de genre et de promouvoir des relations respectueuses. Le deuxième axe repose sur trois piliers : l’écoute, l’accompagnement et l’hébergement en urgence ou de plus longue durée. Le troisième axe repose sur la réponse pénale.

L'interview de la rédaction : Mélanie Geoffroy, déléguée départementale du droit des femmes et à l’égalité
L'interview de la rédaction : Mélanie Geoffroy, déléguée départementale du droit des femmes et à l’égalité
Un engagement collectif réaffirmé
Ce troisième plan départemental marque une étape supplémentaire dans la lutte contre les violences faites aux femmes dans le Doubs. Il mise sur la coopération renforcée, la judiciarisation plus efficace et l’accompagnement des victimes comme des auteurs. Les acteurs locaux reconnaissent des avancées, mais soulignent que le chemin reste long pour éradiquer ces violences. L’actualité récente vient nous le rappeler. Jeudi dernier, pas moins de quatre féminicides se sont produits en France, dont un à Besançon. Lors de cette cérémonie a d’ailleurs été rendu à Laure, lâchement tuée dans le quartier des Prés de Vaux par son ancien compagnon.
Les lycées Edgar Faure de Morteau et Le Corbusier de Lons‑le‑Saunier comptent parmi les neuf lycées bourguignons et francs-comtois distingués, cette année, au niveau « Expert » du label Écolycée. Créé en 2011 par la Région Bourgogne‑Franche‑Comté, ce label valorise l’engagement des établissements dans le développement durable, la biodiversité, la solidarité et la lutte contre le gaspillage alimentaire.