Le Comité social d’administration spécial départemental (CSASD) consacré à la carte scolaire du premier degré s’est tenu ce mercredi. « Une réunion marquée par des arbitrages difficiles et des inquiétudes persistantes sur l’avenir des écoles du Doubs » explique le syndicat UNSA Education.
21 postes supprimés, une réorganisation d’ampleur
À la rentrée 2026, le département du Doubs devra rendre 21 postes dans le premier degré, une décision qui se traduit concrètement par une profonde recomposition du maillage scolaire. On notera notamment la fermeture de 72 classes (après annulation de 37 projets initiaux), pour 27 ouvertures. Parmi les mesures actées figurent également une fermeture d’école à Laviron et plusieurs fusions d’établissements, notamment à Osselle-Routelle, Roset-Fluans et Maîche.
Des fermetures nombreuses malgré des ajustements
Le projet initial, jugé particulièrement sévère, a été partiellement revu après échanges avec les organisations syndicales. 37 fermetures ont ainsi été annulées, ramenant leur nombre à 72. De nombreuses écoles du territoire sont concernées, notamment à Besançon, dans les secteurs ruraux et dans le pays de Montbéliard.
Liste des écoles concernées par des fermetures de postes
Secteur de Besançon (B1, B3, B7, B8)
Secteur Saône – Valdahon (B2)
Secteur périphérique (B4)
Secteur Morteau / Haut-Doubs (Mo)
Secteur Montbéliard (M1 à M4)
Secteur Pontarlier (P)
Fermetures d’école et fusions
Ouvertures de classes
Parallèlement, 16 ouvertures de classes ont été confirmées, notamment dans les écoles suivantes :
L’UNSA Éducation s’abstient et appelle à revoir les règles
Dans ce contexte, l’UNSA Éducation a choisi de s’abstenir lors du vote, tout en saluant certains engagements de l’Inspecteur d’académie. Le syndicat plaide pour un plafonnement à 24 élèves par classe et ne prise en compte de tous les élèves, y compris les moins de 3 ans et ceux en dispositifs spécifiques. Selon le syndicat, l’administration s’est engagée à réexaminer la situation de 39 écoles et à engager une réflexion sur les seuils.
Des réalités de terrain mises en avant
Pour les représentants syndicaux, les décisions doivent mieux intégrer les enjeux de ruralité, les difficultés sociales et scolaires en milieu urbain et les besoins liés à l’inclusion et au handicap Par ailleurs, les suppressions de postes font craindre une augmentation des effectifs par classe, une dégradation des conditions d’apprentissage et une fragilisation de l’accompagnement des élèves. « Dans le second degré, la baisse des moyens annonce également des tensions importantes » selon le syndicat.
Des ajustements attendus
« Des évolutions restent possibles lors des phases d’ajustement de juin et septembre explique UNSA Education. Et de compléter : « l’inspecteur d’académie a assuré une vigilance particulière sur certaines situations ». La carte scolaire 2026 du Doubs reste ainsi marquée par un équilibre précaire entre contraintes budgétaires et besoins éducatifs du territoire.