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Le groupe américain General Electric annonce la suppression de 600 postes en Europe, dont 120 en France. Le site de Belfort, spécialisé dans les turbines à gaz, est particulièrement touché avec 42 emplois supprimés. La direction opte pour une rupture conventionnelle collective (RCC), évitant ainsi le déclenchement d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Les fonctions support sont les plus concernées : ressources humaines, gestion de projet, services financiers et qualité.

Ce mercredi matin, à 1 463 mètres d’altitude sur les alpages des Longevilles-Mont-d’Or, la filière du Mont d’Or AOP a lancé officiellement la saison 2025-2026 de commercialisation de son emblématique fromage au lait cru. Pour marquer ce retour attendu, les dix fromageries de l’AOP et l’Office de Tourisme du Pays du Haut-Doubs ont convié la presse à un petit-déjeuner au lever du jour, dans un décor grandiose sur les hauteurs du Doubs. Boîte d’épicéa, pâte fondante et terroir d’exception : le Mont d’Or, l’un des derniers fromages saisonniers de France, est disponible à la vente jusqu’au printemps.  La saison est ouverte. Le Mont d’Or est de retour sur les étals… et dans les cœurs.

La croissance suisse a fortement ralenti au deuxième trimestre, n’affichant que +0,1 % contre +0,8 % en début d’année, selon le ministère de l’Économie. En cause : la chute des exportations (-5,3 %), plombées par les nouveaux droits de douane de 39 % imposés par Donald Trump le 1er août. L’horlogerie, dont 17 % des ventes vont aux États-Unis, figure parmi les secteurs les plus touchés. Les montres de moyenne gamme voient leur compétitivité s’effriter, tandis que la demande chinoise ralentit également. Les machines industrielles et le fromage subissent aussi ces surtaxes.

Alors que la haute saison touristique touche à sa fin, le Jura dresse un premier bilan de la période printemps / été 2025. Malgré une légère baisse de fréquentation en juillet et août (-2 %), principalement liée au recul de la clientèle étrangère (-12 %), la saison reste globalement stable.

Les sites culturels et patrimoniaux tirent leur épingle du jeu, bénéficiant d’un regain d’intérêt pour l’offre locale. En revanche, la restauration et les campings enregistrent une baisse modérée. Autre tendance marquante : l’essor des réservations de dernière minute, qui accentue la pression sur les professionnels en matière de réactivité et de compétitivité tarifaire.

À noter que l’automne, de plus en plus prisé, pourrait encore venir étoffer ce bilan.

Cinq cantons romands (Fribourg, Genève, Neuchâtel, Vaud, Valais) ont signé un accord avec la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion Valais-Wallispour créer le Centre de compétence romand pour le contrôle de l’égalité salariale entre femmes et hommes. Ce nouvel outil, né d’une volonté de coopération intercantonale, vise à garantir une application rigoureuse et harmonisée de l’égalité salariale dans les marchés publics et les subventions.

Cette concrétisation marque une étape clé dans la mise en œuvre de la Charte romande de l’égalité adoptée en 2023. Réunis à Estavayer-le-Lac, les sept conseillères et conseillers d’État en charge de l’égalité ont également discuté de mesures pour renforcer les politiques internes des administrations cantonales. Prochaine rencontre prévue en 2026, autour des liens entre éducation et égalité.

Depuis mars 2025, BGE Franche-Comté pilote la première promotion régionale de l’Accélérateur Émergence, dispositif national Entrepreneuriat Quartiers 2030 dédié aux porteurs de projets issus ou implantés dans les quartiers prioritaires.

Après six mois d’accompagnement intensif, les 15 entrepreneurs clôtureront leur parcours lors d’un séminaire de restitution le 10 septembre 2025 à TEMIS Innovation, Besançon. Au programme : interventions des partenaires (BPI France, Région, Préfecture, Grand Besançon Métropole), remise des diplômes et distribution des emblématiques Coqs BPI France.

BGE ouvre déjà les candidatures pour la prochaine session de l’Accélérateur, prévue en décembre 2026. 15 places sont disponibles. Les candidatures sont ouvertes.

L’Union des Commerçants de Besançon (UCB) a réagi ce mercredi 27 août au soutien affiché par la maire Anne Vignot en faveur du blocage national prévu le 10 septembre. Dans un communiqué, son président Serge Couësmes dénonce une « position irresponsable et dangereuse » pour des commerces déjà fragilisés par la crise sanitaire, l’inflation et la concurrence du e-commerce. L’organisation craint un scénario comparable à celui des « gilets jaunes », marqué par des pertes de chiffre d’affaires et la mise en difficulté de nombreux indépendants.

Le Premier ministre François Bayrou convoquera l’Assemblée nationale en session extraordinaire le 8 septembre pour engager la responsabilité de son gouvernement sur un plan d’économies de 44 milliards d’euros. Cette déclaration de politique générale, centrée sur la maîtrise des finances publiques, s’annonce comme un moment clé de la rentrée parlementaire. Plusieurs forces d’opposition — dont La France insoumise, le Parti communiste, le Rassemblement national et les Ciottistes — ont déjà annoncé leur intention de voter contre, menaçant la stabilité de l’exécutif.

Le Premier ministre François Bayrou donne  ce lundi 25 août une conférence de presse marquant sa rentrée politique. Il y a détaillé son ambitieux projet de budget visant 44 milliards d’euros d’économies, alors que des appels à bloquer le pays le 10 septembre se multiplient. Dans un climat social tendu, Il a annoncé que le président Emmanuel Macron avait "accepté" de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre. À cette occasion, le chef du gouvernement prononcera une déclaration de politique générale engageant la responsabilité de l’exécutif, conformément à l’article 49.1 de la Constitution.

 

Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole, souligne la résilience d’un territoire qui a su, au fil des dernières années, traverser des épreuves majeures : crise sanitaire liée au Covid-19, flambée des coûts de l’énergie et des matières premières, tensions géopolitiques mondiales, multiplication des mesures protectionnistes. Dans ce contexte instable, la collectivité a choisi d’assumer pleinement son rôle de soutien et d’accompagnement.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole 

Un investissement massif et structuré

Le Grand Besançon s’investit fortement dans l’économie locale :

  • Aménagement et accueil d’entreprises via la création et la gestion de zones d’activités, la construction de bâtiments adaptés et l’accompagnement des porteurs de projets.
  • Investissements financiers conséquents, de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros, injectés dans le développement économique, l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation.
  • Structuration des services économiques : réorganisation interne, création d’un observatoire économique et mise en place d’un service dédié à l’attractivité.

Ces dispositifs permettent d’offrir aux acteurs économiques une meilleure lisibilité, une capacité d’analyse renforcée et un accompagnement ciblé.

Un écosystème riche et diversifié

Le territoire du Grand Besançon s’appuie sur un tissu économique reconnu, notamment dans les microtechniques et le luxe, deux filières stratégiques qui trouvent ici un ancrage solide.
L’écosystème local s’articule autour :

  • de plateformes d’innovation comme Temis Innovation,
  • de réseaux d’accompagnement tels que BGE pour les créateurs d’entreprises,
  • d’un enseignement supérieur et de centres de formation adaptés aux besoins des filières,
  • de collaborations inédites, par exemple avec le CHU, afin de répondre aux problématiques de recrutement.

Le rôle du Grand Besançon est donc celui d’un facilitateur, capable de fédérer et de soutenir les initiatives tout en renforçant l’attractivité du territoire.

L’insertion et le capital humain au cœur de la stratégie

La collectivité place la question de l’insertion et de l’emploi au centre de son action. Il s’agit d’accompagner les demandeurs d’emploi vers une insertion durable, mais aussi de permettre aux entreprises de rencontrer de nouveaux profils parfois éloignés de leurs métiers.
Cette dynamique contribue à répondre à un double enjeu :

  • sécuriser les recrutements dans un contexte de tensions sur certains métiers,
  • valoriser le savoir-être des individus, désormais reconnu comme un critère essentiel dans le monde professionnel, parfois autant que le savoir-faire.

La qualité de vie comme facteur d’attractivité

Au-delà de l’économie, Grand Besançon Métropole investit dans le cadre de vie : culture, sport, vie associative, services de proximité. Le tissu associatif local représente à lui seul plus de 5 400 emplois équivalent temps plein, preuve de son poids économique. Mais il constitue aussi un levier d’émancipation, de cohésion sociale et de bien-être, renforçant l’attractivité globale du territoire pour les entreprises et leurs salariés.

Les incertitudes liées à la loi de finances 2025

Toutefois, cette stratégie ambitieuse se trouve confrontée à des contraintes budgétaires. La loi de finances 2025 pourrait, selon Anne Vignot, limiter les marges de manœuvre des collectivités et retarder des projets déjà programmés pour 2026 ou 2027. Le risque est clair : un ralentissement du soutien au monde économique, alors même que les collectivités locales sont des leviers essentiels de croissance et d’innovation.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole 

Conclusion : un territoire structuré, tourné vers l’avenir

Grand Besançon Métropole démontre sa volonté politique d’assumer un rôle moteur dans le développement économique de son territoire.
En conjuguant investissements massifs, soutien à l’innovation, accompagnement des acteurs économiques et valorisation de la qualité de vie, la collectivité construit un territoire attractif, solidaire et durable, capable de résister aux chocs et de se projeter vers l’avenir.

Quelques chiffres

  • Selon les chiffres de l’Insee, le bassin d’emploi de Besançon compte près de 100.000 emplois, soit une hausse de 6,3% par rapport à 2016.
  • Sur Besançon, le monde associatif concentre 5.400 emplois.
  • En 2024, la masse salariale globale s’établit à plus de 650 millions d’euros sur ce territoire, contre 600 millions en 2020
  • Le territoire du Grand Besançon compte près de 5.800 établissements privés.
  • 654 procédures collectives ont été recensés en 2024.
  • En 2025, le taux de chômage est estimé 6,2% sur le bassin d’emploi de Grand Besançon Métropole. Il était de 8,2% en 2014.