Alors que la haute saison touristique touche à sa fin, le Jura dresse un premier bilan de la période printemps / été 2025. Malgré une légère baisse de fréquentation en juillet et août (-2 %), principalement liée au recul de la clientèle étrangère (-12 %), la saison reste globalement stable.
Les sites culturels et patrimoniaux tirent leur épingle du jeu, bénéficiant d’un regain d’intérêt pour l’offre locale. En revanche, la restauration et les campings enregistrent une baisse modérée. Autre tendance marquante : l’essor des réservations de dernière minute, qui accentue la pression sur les professionnels en matière de réactivité et de compétitivité tarifaire.
À noter que l’automne, de plus en plus prisé, pourrait encore venir étoffer ce bilan.
Cinq cantons romands (Fribourg, Genève, Neuchâtel, Vaud, Valais) ont signé un accord avec la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion Valais-Wallispour créer le Centre de compétence romand pour le contrôle de l’égalité salariale entre femmes et hommes. Ce nouvel outil, né d’une volonté de coopération intercantonale, vise à garantir une application rigoureuse et harmonisée de l’égalité salariale dans les marchés publics et les subventions.
Cette concrétisation marque une étape clé dans la mise en œuvre de la Charte romande de l’égalité adoptée en 2023. Réunis à Estavayer-le-Lac, les sept conseillères et conseillers d’État en charge de l’égalité ont également discuté de mesures pour renforcer les politiques internes des administrations cantonales. Prochaine rencontre prévue en 2026, autour des liens entre éducation et égalité.
Depuis mars 2025, BGE Franche-Comté pilote la première promotion régionale de l’Accélérateur Émergence, dispositif national Entrepreneuriat Quartiers 2030 dédié aux porteurs de projets issus ou implantés dans les quartiers prioritaires.
Après six mois d’accompagnement intensif, les 15 entrepreneurs clôtureront leur parcours lors d’un séminaire de restitution le 10 septembre 2025 à TEMIS Innovation, Besançon. Au programme : interventions des partenaires (BPI France, Région, Préfecture, Grand Besançon Métropole), remise des diplômes et distribution des emblématiques Coqs BPI France.
BGE ouvre déjà les candidatures pour la prochaine session de l’Accélérateur, prévue en décembre 2026. 15 places sont disponibles. Les candidatures sont ouvertes.
L’Union des Commerçants de Besançon (UCB) a réagi ce mercredi 27 août au soutien affiché par la maire Anne Vignot en faveur du blocage national prévu le 10 septembre. Dans un communiqué, son président Serge Couësmes dénonce une « position irresponsable et dangereuse » pour des commerces déjà fragilisés par la crise sanitaire, l’inflation et la concurrence du e-commerce. L’organisation craint un scénario comparable à celui des « gilets jaunes », marqué par des pertes de chiffre d’affaires et la mise en difficulté de nombreux indépendants.
Le Premier ministre François Bayrou convoquera l’Assemblée nationale en session extraordinaire le 8 septembre pour engager la responsabilité de son gouvernement sur un plan d’économies de 44 milliards d’euros. Cette déclaration de politique générale, centrée sur la maîtrise des finances publiques, s’annonce comme un moment clé de la rentrée parlementaire. Plusieurs forces d’opposition — dont La France insoumise, le Parti communiste, le Rassemblement national et les Ciottistes — ont déjà annoncé leur intention de voter contre, menaçant la stabilité de l’exécutif.
Le Premier ministre François Bayrou donne ce lundi 25 août une conférence de presse marquant sa rentrée politique. Il y a détaillé son ambitieux projet de budget visant 44 milliards d’euros d’économies, alors que des appels à bloquer le pays le 10 septembre se multiplient. Dans un climat social tendu, Il a annoncé que le président Emmanuel Macron avait "accepté" de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre. À cette occasion, le chef du gouvernement prononcera une déclaration de politique générale engageant la responsabilité de l’exécutif, conformément à l’article 49.1 de la Constitution.
Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole, souligne la résilience d’un territoire qui a su, au fil des dernières années, traverser des épreuves majeures : crise sanitaire liée au Covid-19, flambée des coûts de l’énergie et des matières premières, tensions géopolitiques mondiales, multiplication des mesures protectionnistes. Dans ce contexte instable, la collectivité a choisi d’assumer pleinement son rôle de soutien et d’accompagnement.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole
Un investissement massif et structuré
Le Grand Besançon s’investit fortement dans l’économie locale :
Ces dispositifs permettent d’offrir aux acteurs économiques une meilleure lisibilité, une capacité d’analyse renforcée et un accompagnement ciblé.
Un écosystème riche et diversifié
Le territoire du Grand Besançon s’appuie sur un tissu économique reconnu, notamment dans les microtechniques et le luxe, deux filières stratégiques qui trouvent ici un ancrage solide.
L’écosystème local s’articule autour :
Le rôle du Grand Besançon est donc celui d’un facilitateur, capable de fédérer et de soutenir les initiatives tout en renforçant l’attractivité du territoire.
L’insertion et le capital humain au cœur de la stratégie
La collectivité place la question de l’insertion et de l’emploi au centre de son action. Il s’agit d’accompagner les demandeurs d’emploi vers une insertion durable, mais aussi de permettre aux entreprises de rencontrer de nouveaux profils parfois éloignés de leurs métiers.
Cette dynamique contribue à répondre à un double enjeu :
La qualité de vie comme facteur d’attractivité
Au-delà de l’économie, Grand Besançon Métropole investit dans le cadre de vie : culture, sport, vie associative, services de proximité. Le tissu associatif local représente à lui seul plus de 5 400 emplois équivalent temps plein, preuve de son poids économique. Mais il constitue aussi un levier d’émancipation, de cohésion sociale et de bien-être, renforçant l’attractivité globale du territoire pour les entreprises et leurs salariés.
Les incertitudes liées à la loi de finances 2025
Toutefois, cette stratégie ambitieuse se trouve confrontée à des contraintes budgétaires. La loi de finances 2025 pourrait, selon Anne Vignot, limiter les marges de manœuvre des collectivités et retarder des projets déjà programmés pour 2026 ou 2027. Le risque est clair : un ralentissement du soutien au monde économique, alors même que les collectivités locales sont des leviers essentiels de croissance et d’innovation.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole
Conclusion : un territoire structuré, tourné vers l’avenir
Grand Besançon Métropole démontre sa volonté politique d’assumer un rôle moteur dans le développement économique de son territoire.
En conjuguant investissements massifs, soutien à l’innovation, accompagnement des acteurs économiques et valorisation de la qualité de vie, la collectivité construit un territoire attractif, solidaire et durable, capable de résister aux chocs et de se projeter vers l’avenir.
Quelques chiffres
Le Jura traverse une période sombre sur le front de l’emploi. Le rachat du groupe Colruyt par Intermarché entraîne la suppression de 370 postes dans le Grand Dole, touchant principalement les sites de Rochefort-sur-Nenon et de Choisey. Les fonctions supports et plusieurs services logistiques ne seront pas repris par les Mousquetaires. Au total, 450 salariés voient leur avenir suspendu aux décisions à venir, malgré la promesse d’Intermarché de proposer 175 CDI sur d’autres bases logistiques.
La députée jurassienne centriste Danielle Brulebois a voté en faveur du projet de loi portant sur la simplification de la vie économique, un texte très attendu par les entreprises jurassiennes. Elle a vu plusieurs de ses amendements adoptés, notamment pour renforcer la protection des consommateurs face au renouvellement automatique des contrats d’assurance, simplifier l’accès des PME/TPE à la commande publique, ou encore faciliter les projets industriels créateurs d’emplois comme l’extension de Smoby à Arinthod. Ce texte, bien que perfectible, selon la députée, « marque un pas vers un environnement plus lisible et favorable à l’innovation locale ».
Face à la suspension du dispositif MaPrimeRénov’, la députée jurassienne centriste Danielle Brulebois, accompagnée de 11 autres parlementaires, a adressé un courrier aux membres du gouvernement pour exprimer « sa profonde inquiétude ».
« Ce programme, crucial pour la rénovation énergétique et le secteur du bâtiment, est actuellement en péril, mettant en difficulté artisans et ménages » dit-elle. Les élus demandent « une réforme adaptée pour 2026, tout en renforçant la lutte contre la fraude, afin de garantir l’avenir de la politique de rénovation énergétique et la protection des emplois ».