Un nouveau centre de tri de piles et d’accumulateurs usagés sortira prochainement de terre à Nance, près de Bletterans. La première pierre de cet équipement porté par l’association La Demi-Lune a été posée jeudi 10 septembre, en présence du préfet du Jura, Pierre-Édouard Colliex. Représentant un investissement de près de quatre millions d’euros, le projet bénéficie notamment de 950 000 euros apportés par l’État et l’Agence de la transition écologique. La Région, le Département et l’Union européenne participent également à son financement. Attendu au printemps prochain, le centre doit favoriser le recyclage, l’activité économique locale et l’insertion de personnes éloignées de l’emploi ou confrontées à des addictions.
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La Ville de Saint-Claude organise un après-midi destiné aux personnes ayant créé ou repris une entreprise depuis moins de trois ans. Le rendez-vous se tiendra lundi 14 septembre, de 14 h à 16 h, au centre social Espace Mosaïque. Témoignages, présentation des accompagnements de la Chambre de commerce et d’industrie du Jura et table ronde sont au programme. Cette rencontre est gratuite et ouverte aux entrepreneurs de tous les secteurs. Inscription en ligne sur le site de la CCI du Jura
À compter du mardi 1er septembre, les automobilistes bénéficieront de deux heures gratuites dans plusieurs parkings du centre-ville de Besançon, à condition d’y entrer entre midi et 14h30. Présentée par Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole et maire de Besançon, cette mesure doit faciliter l’accès à la Boucle et soutenir les commerçants et les restaurateurs. Adoptée le 25 juin, elle figurait parmi les engagements pris pendant la campagne des élections municipales. Elle associe la Ville de Besançon, compétente pour le stationnement en surface, et Grand Besançon Métropole, qui gère les parkings en ouvrage.
Une gratuité liée à l’heure d’entrée
Pour profiter des deux heures gratuites, l’automobiliste devra entrer dans l’un des parkings concernés entre 12 heures et 14 h 30. Une personne arrivant après midi et repartant avant 14 h 30 pourra donc stationner gratuitement pendant deux heures au maximum. En cas de dépassement, seul le temps supplémentaire sera facturé. Un stationnement de deux heures et demie entraînera, par exemple, le paiement d’une demi-heure. En revanche, une entrée effectuée avant midi ne donnera pas droit à cette gratuité. Cette mesure ne remet pas en cause les 59 minutes gratuites déjà proposées sur le territoire bisontin.
Près de 3 000 places concernées
Le dispositif s’appliquera aux parkings en ouvrage ou enclos proches du centre-ville : Beaux-Arts, Mairie, Cusenier, Pasteur, Chamars, Petit Chamars, Arènes, Glacis, Saint-Paul et Rivotte. Ces équipements représentent près de 3 000 places. Selon les collectivités, environ 30 % d’entre elles restent inoccupées en milieu de journée. Près de 900 places seraient ainsi disponibles en moyenne, tandis que les emplacements sur voirie sont régulièrement saturés.
Relancer l’activité commerciale de la Boucle
Cette nouvelle politique doit inciter les Bisontins et les habitants du Grand Besançon à revenir dans le centre-ville pour déjeuner ou effectuer leurs achats. Les élus espèrent également que certains commerces pourront adapter ou élargir leurs horaires d’ouverture pendant la pause méridienne. Ludovic Fagaut présente la Boucle comme un « centre commercial à ciel ouvert » dont l’accessibilité et l’attractivité doivent être renforcées. La mesure répond également à une demande formulée par plusieurs commerçants. « Si la ville de Besançon va bien, si son cœur de ville va bien, c’est toute l’agglomération qui en profite », a souligné le président de Grand Besançon Métropole et maire de Besançon.
Une mesure intégrée à un projet métropolitain
Première vice-présidente de Grand Besançon Métropole, Catherine Barthelet a replacé cette mesure dans le projet d’attractivité de l’agglomération. Selon elle, la vitalité du centre-ville bénéficie aux communes périphériques et contribue à l’équilibre de l’ensemble du territoire. L’objectif est notamment de faciliter la venue des automobilistes habitant dans des secteurs plus éloignés. La collectivité assure toutefois qu’elle ne souhaite pas opposer les modes de déplacement. Les habitants venant à pied ou à vélo restent encouragés à le faire, tandis que le développement des transports collectifs doit se poursuivre.
Une perte de recettes estimée à 66 000 euros
Le coût annuel du dispositif est estimé à 66 000 euros. Cette perte de recettes sera répartie entre la Ville de Besançon, à hauteur de 39 600 euros, et Grand Besançon Métropole, pour 26 400 euros. Cette répartition correspond au poids démographique de Besançon au sein de l’agglomération. Les parkings en ouvrage enregistrent environ 2,3 millions d’entrées et génèrent 3,2 millions d’euros de recettes par an. La diminution attendue représente donc un peu plus de 2 % de ces recettes. Pour les élus, l’effort financier reste maîtrisé au regard des retombées économiques espérées.
Une évaluation après un an
Le dispositif sera évalué au terme de sa première année d’application. La Ville et Grand Besançon Métropole mesureront notamment son efficacité sur la fréquentation du centre-ville et ses effets pour les commerces et les restaurants. Les collectivités estiment disposer d’une marge de manœuvre suffisante, compte tenu des 30 % de places actuellement inoccupées dans les parkings en ouvrage à certaines heures de la journée.
Trente minutes gratuites aux Chaprais
Une autre évolution concernera le quartier des Chaprais. Sur les places de stationnement en surface, la période gratuite passera de 15 à 30 minutes. Cette possibilité sera limitée à une utilisation par demi-journée et par plaque d’immatriculation. Elle doit permettre aux clients de disposer de davantage de temps pour fréquenter les commerces de proximité du quartier.
L’équipementier automobile Grupo Antolin prévoit de supprimer 35 postes sur son site de TEMIS à Besançon, soit environ 10 % de ses effectifs. Annoncée au début du mois de juillet, cette restructuration intervient dans un contexte particulièrement difficile pour l’ensemble de la filière automobile. Elle doit notamment entraîner la fermeture du service d’outillage.
Un site pourtant récemment modernisé
Spécialisée dans les systèmes d’éclairage et les équipements intérieurs pour automobiles, l’entreprise espagnole est implantée à Besançon depuis 2012. Elle avait regroupé ses activités industrielles, logistiques et de recherche et développement au sein d’une usine de 22 000 m² construite sur le parc TEMIS. Cet investissement de 34 millions d’euros, présenté comme un projet d’« usine 4.0 », devait permettre de moderniser la production et de conforter durablement la présence du groupe dans la capitale comtoise. Le nouveau site, inauguré à la fin de l’année 2023, avait alors été érigé en symbole du renouvellement industriel bisontin. Moins de trois ans plus tard, Antolin invoque une baisse de son activité, des coûts fixes élevés et le poids financier des machines pour justifier cette réduction d’effectifs. Le service d’outillage devrait être particulièrement touché.
Ludovic Fagaut à la rencontre des salariés
Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, s’est rendu dans les locaux de l’entreprise le 20 août, accompagné d’Anne Falga, vice-présidente chargée du développement économique, de l’industrie, de l’emploi, de l’insertion et de l’innovation à Grand Besançon Métropole. Les deux élus ont rencontré les équipes afin d’échanger sur les difficultés du site et sur les conséquences humaines de la restructuration. « Au-delà des chiffres, ce sont des femmes et des hommes, des compétences et un savoir-faire industriel qui sont concernés », souligne Ludovic Fagaut.
Le maire assure que les collectivités resteront « à l’écoute et disponibles » pour accompagner l’entreprise, dans la limite de leurs compétences et de leurs moyens. Il insiste également sur la nécessité, pour les élus locaux, d’être présents sur le terrain afin de mieux comprendre les contraintes qui pèsent sur l’activité industrielle.
Toute la filière régionale sous pression
La situation d’Antolin s’inscrit dans une crise plus large. La baisse des volumes produits en Europe, la transition vers les véhicules électriques, la pression exercée sur les prix par les constructeurs et la concurrence internationale, notamment chinoise, fragilisent les sous-traitants. Cette évolution est particulièrement sensible en Bourgogne-Franche-Comté, l’une des régions françaises les plus dépendantes de l’automobile. Fin 2023, la filière représentait 28 700 emplois répartis dans près de 430 établissements. Près des trois quarts de leurs effectifs travaillaient directement pour l’automobile, une proportion alors plus élevée que dans toutes les autres régions françaises. À l’échelle du groupe, Antolin affirme pourtant avoir amélioré sa rentabilité en 2025, malgré la diminution de son chiffre d’affaires. L’équipementier a parallèlement poursuivi son plan de transformation et de réduction des coûts. Il a annoncé 28 millions d’euros de dépenses de restructuration sur l’exercice.
À Besançon, la suppression annoncée de 35 postes fait donc craindre une perte durable de compétences industrielles, quelques années seulement après un investissement majeur destiné à consolider l’avenir du site.
Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté, demande à la Région Bourgogne-Franche-Comté de cesser le financement de « La Pive », qualifiant de « gaspillage » les 440 000 € alloués à la monnaie locale sur 2019-2025. S'appuyant sur des rapports d'activité, il dénonce un échec après dix ans, avec seulement 493 adhérents fin 2024 contre 4 500 espérés, et un taux d'autofinancement bien en deçà des projections.
Bonne nouvelle pour les automobilistes : le SP95-E10 coûte de nouveau moins de 2 euros le litre en moyenne, après plusieurs semaines de forte hausse. En une semaine, son tarif a diminué de plus de 1 %. Cette détente s’explique notamment par le recul des cours du pétrole, favorisé par l’espoir d’une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz.
Au deuxième trimestre 2026, la Bourgogne-Franche-Comté compte en moyenne 111.110 demandeurs d’emploi sans aucune activité, inscrits en catégorie A à France Travail. Leur nombre augmente de 0,3 % sur trois mois et de 2,2 % sur un an. Dans le Doubs, 24 800 personnes sont concernées, soit une hausse annuelle de 2,3 %. Le Jura en recense 8 600, un chiffre en baisse de 1,6 % sur le trimestre, mais en progression de 0,6 % sur un an.
Les travailleurs frontaliers s'inquiètent de la réforme européenne de l'assurance chômage, adoptée le 7 juillet. Le texte prévoit qu'à terme, les allocations seront versées par le pays du dernier employeur, et non plus par le pays de résidence, sous certaines conditions de cotisation. Plusieurs organisations de frontaliers redoutent une baisse des droits, des démarches administratives plus complexes et des conséquences pour les salariés proches de la retraite. La réforme n'entrera toutefois en vigueur qu'après sa publication au Journal officiel de l'Union européenne, suivie d'une période transitoire de deux ans durant laquelle les règles actuelles resteront applicables
En pleine période de départs en vacances, les prix des carburants continuent de grimper. Le gazole dépasse désormais 2,10 euros le litre en moyenne, tandis que le SP95-E10 franchit la barre des 2 euros et que le SP98 atteint 2,09 euros. Cette hausse, liée notamment au rebond des cours du pétrole sur fond de tensions au Moyen-Orient, représente une augmentation de 3,5 % à plus de 6 % en une semaine selon les carburants et alourdit le budget des automobilistes.