Choix du secteur :
Se connecter :
 

Une entreprise historique fragilisée par la concurrence internationale

À Besançon, l’inquiétude grandit autour de R. BOURGEOIS. L’entreprise spécialisée dans les moteurs et les pièces métalliques traverse une crise majeure, conséquence directe de la concurrence asiatique et de la chute des prix dans la filière métallurgique. Pour la direction, la situation est devenue critique. Malgré des années d’efforts pour améliorer la productivité et maintenir la compétitivité du site, les résultats ne suffisent plus à compenser l’écart de concurrence avec certains producteurs étrangers. « Nous sommes arrivés à un point où notre destin n’est plus entre nos mains », résume la direction du groupe.

Des efforts internes devenus insuffisants

Depuis plusieurs années, l’entreprise a multiplié les plans d’amélioration, les investissements industriels et les gains de productivité afin de préserver son activité à Besançon. Mais selon les dirigeants, ces efforts sont aujourd’hui devenus insuffisants face à une concurrence jugée « faussée », alimentée par des coûts de production très inférieurs et des mécanismes de dumping qui fragilisent toute la chaîne européenne de transformation de l’acier. La direction souligne que le problème n’est plus lié à la performance industrielle du site, mais à un déséquilibre économique mondial contre lequel les industriels européens peinent à lutter. Cette situation provoque une profonde frustration parmi les salariés et les responsables de l’entreprise, qui constatent que les leviers traditionnels de compétitivité ne permettent plus de protéger l’activité.

Une mobilisation symbolique des salariés

Mardi, les salariés du site bisontin ont observé un arrêt de travail symbolique afin d’alerter les pouvoirs publics sur la gravité de la situation. Les employés redoutent une réduction progressive de l’activité, voire une délocalisation partielle de certaines productions dans les prochaines années si aucune mesure de protection n’est prise rapidement. L’entreprise appelle désormais l’État français et l’Union européenne à agir en urgence pour soutenir l’industrie métallurgique européenne face aux importations à bas coût.

Activité partielle et projets suspendus

Les difficultés économiques ont déjà des conséquences concrètes au sein de l’usine. Plusieurs projets de développement seraient actuellement gelés, faute de visibilité sur l’évolution du marché. Une partie des salariés des services, de l’assemblage et du bureau d’études a été placée en activité partielle à 50 %, avec une perte de revenus estimée à environ 30 % pour les personnels concernés. Pour les syndicats, ces premières mesures pourraient annoncer des difficultés plus profondes si la situation continue de se dégrader dans les prochains mois.

Bruxelles accusée d’agir trop lentement

Au cœur des inquiétudes figure également le délai d’instruction des éventuelles mesures de sauvegarde européennes. Selon la direction, une décision de Bruxelles pourrait nécessiter jusqu’à deux années de procédure, un calendrier jugé incompatible avec la réalité industrielle. « Deux ans, c’est une éternité pour notre secteur », estime Raymond Nicolas BOURGEOIS, le directeur général de R. BOURGEOIS à Besançon. « D’ici là, des pans entiers de la production européenne risquent d’avoir disparu. » La direction craint que cette attente ne provoque des dommages irréversibles non seulement pour R. BOURGEOIS, mais aussi pour l’ensemble des transformateurs d’acier européens et leurs sous-traitants.

L'interview de la rédaction : Raymond Nicolas BOURGEOIS, le directeur général de R. BOURGEOIS à Besançon.

Un enjeu majeur pour l’économie régionale

Avec plus de 1 100 salariés dans le monde, dont 450 à Besançon, R. BOURGEOIS demeure l’un des principaux acteurs industriels de la métropole bisontine. L’entreprise occupe une place stratégique dans une région historiquement liée aux métiers de la métallurgie et de la mécanique. Sa fragilisation inquiète autant les élus locaux que les représentants syndicaux.

Le ministre de l’Industrie ainsi que plusieurs responsables politiques régionaux ont affiché leur soutien à l’entreprise et appellent à des réponses rapides au niveau européen. Pour de nombreux observateurs, la situation de R. BOURGEOIS symbolise aujourd’hui les difficultés croissantes rencontrées par l’industrie européenne face à la mondialisation et à une concurrence internationale jugée déloyale.

Les 27 et 28 avril, la Communauté de Communes du Val de Morteau organise les Journées de l’Industrie à la salle L’Escale. Destiné principalement aux collégiens, lycéens et demandeurs d’emploi, cet événement vise à faire découvrir les métiers industriels et les opportunités du territoire.

Au programme : salon des entreprises et des formations, démonstrations, visites d’ateliers du Greta et immersion dans plusieurs entreprises locales. Un camion de l’UIMM proposera également des animations autour des métiers de l’industrie.

Avec plus de 600 emplois, l’industrie est un pilier économique local que ces journées souhaitent valoriser, tout en suscitant des vocations chez les jeunes.

La vente aux enchères du 16 avril prochain, à 14 heures, organisée par le Crédit Municipal de Besançon, donnera le coup d’envoi d’une nouvelle vacation très attendue. Pilotée par Maître Dufreche, commissaire-priseur, elle se déroulera à l’étude, avec une retransmission en ligne sur la plateforme Interenchères. Derrière cet événement, un mécanisme méconnu du grand public : celui du prêt sur gage, dont le Crédit Municipal détient le monopole en France.

 Â« Une solution rapide pour obtenir des liquidités »

« Nos clients déposent des objets de valeur, principalement des bijoux en or, en échange d’un prêt immédiat », explique Françoise Henriot-Donier , responsable du Crédit Municipal de Besançon. Contrairement à un crédit bancaire classique, ici, pas d’étude de solvabilité : seule compte la valeur de l’objet confié. Le client reste propriétaire de son bien et peut le récupérer à tout moment en remboursant la somme prêtée, assortie de frais. Pour un prêt de 1 000 euros, il faut ainsi compter environ 75 euros de frais.

L’or, plus que jamais valeur refuge

Dans les coffres de l’établissement, l’or domine largement. Et pour cause : sa valeur a explosé ces dernières années. Aujourd’hui, le lingot d’un kilo atteint environ 130 000 euros, contre à peine 6 000 euros il y a quinze ans. Une hausse spectaculaire qui confirme son statut de valeur refuge. Le Crédit Municipal prête actuellement 40 euros par gramme d’or 18 carats, un indicateur direct de cette envolée. Contrairement aux idées reçues, les dépôts ne se soldent pas systématiquement par une vente. « La plupart de nos clients récupèrent leurs biens », insiste la responsable. Les enchères concernent uniquement les objets non réclamés à l’issue du délai légal.

L'interview de la rédaction : Françoise Henriot-Donier , responsable du Crédit Municipal de Besançon.

Sécurité renforcée autour des ventes

Conséquence directe de la flambée des cours : les conditions de sécurité ont été durcies. Les objets ne sont plus exposés physiquement avant la vente. Les acheteurs doivent désormais se fier aux catalogues en ligne, consultables sur le site Interenchères et celui du Crédit Municipal.

Un rendez-vous ouvert au public

La vente du 16 avril reste accessible à tous, amateurs comme professionnels. Il est possible d’y assister sur place, en se présentant avant 14 heures, ou d’enchérir à distance après inscription en ligne. À Besançon, cette institution discrète continue ainsi de jouer un rôle clé, à la croisée de l’action sociale et du marché de l’or.

Plus d’information : https://www.interencheres.com/art-decoration/credit-municipal-671525

L’emploi se dégrade en 2025 en Bourgogne-Franche-Comté, avec plus de 6 000 postes perdus dans le privé et un chômage à 7,1 %. Le Doubs et le Jura enregistrent une baisse de 0,9 % des emplois salariés. Dans le même temps, l’emploi frontalier continue de progresser légèrement : 48 300 actifs, soit +0,5 %. Une hausse portée par le tertiaire, malgré un recul dans l’industrie.

Suite au bilan économique, en Bourgogne Franche-Comté, dressé par la Banque de France du Doubs, les chefs d’entreprise entrevoient une reprise modérée sur le territoire pontissalien.

Une conjoncture 2025 sous tension

Selon une enquête menée auprès de 1 339 entreprises régionales, l’année 2025 a été globalement négative. En cause : une forte volatilité du commerce mondial et un contexte politique et fiscal instable. Ces incertitudes ont freiné l’investissement des entreprises, en net recul dans plusieurs secteurs. Les services marchands enregistrent une chute de 37 %, suivis par la construction (-17 %) et l’industrie (-14 %). Dans ce dernier secteur, l’activité a été particulièrement affectée par les difficultés de l’automobile et de l’horlogerie. À l’inverse, certaines PME de Franche-Comté, positionnées sur l’aéronautique, ont profité d’une dynamique plus favorable.

Des défaillances contenues

Malgré ce contexte tendu, les défaillances d’entreprises sont restées globalement stables au niveau régional par rapport à 2019. Dans le Doubs, la situation apparaît même relativement mieux maîtrisée, avec un niveau de défaillances inférieur à celui observé en Côte-d’Or ou dans le Territoire de Belfort.

2026 : une reprise attendue

Pour 2026, les chefs d’entreprise affichent un optimisme mesuré. Plusieurs secteurs clés du Haut-Doubs anticipent une progression de leur activité.  Dans l’industrie, les prévisions sont encourageantes, notamment dans les matériels électriques et électroniques (+7,9 %) et les matériels de transport (+2,2 %). Du côté des services marchands, une hausse du chiffre d’affaires de 1,5 % est attendue, accompagnée d’un solde d’effectifs positif.

Enfin, la construction pourrait retrouver des couleurs, avec une légère croissance tirée par le gros œuvre en seconde partie d’année. Cette reprise serait notamment liée au projet de loi de défiscalisation « Jeanbrun » en faveur des logements locatifs.

Un optimisme prudent

Si les signaux pour 2026 sont globalement encourageants, ils restent fragiles. Dans un contexte encore incertain, les entreprises avancent avec prudence, espérant une stabilisation durable de l’environnement économique.

Lancé par la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, ce label récompense les entreprises qui se distinguent par leur savoir-faire, leur innovation et leur ancrage local. Après une première édition qui avait notamment distingué la Fromagerie Badoz ou encore la Distillerie Guy, l’opération revient cette année avec des nouveautés.

Désormais, les associations à impact économique peuvent elles aussi candidater. Autre évolution : un bonus sera accordé aux structures qui renouvellent leur candidature, afin d’encourager la persévérance. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 mars 2026. Trois lauréats seront récompensés cette année. Pour de plus amples informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

À quelques jours du second tour, plusieurs acteurs économiques de Besançon et du Grand Besançon appellent à soutenir la liste de Ludovic Fagaut. Dans un communiqué, ils défendent un « pacte de croissance et d’avenir » et estiment que son programme répond aux enjeux de développement du territoire.

Parmi les priorités mises en avant : le soutien aux entreprises, la création d’emplois, mais aussi l’amélioration des infrastructures, notamment la RN57 et les liaisons TGV. Ils plaident également pour la revitalisation du centre-ville et un renforcement des liens économiques avec la Suisse. Pour ces acteurs, Besançon doit redevenir une locomotive économique régionale.

Ce mercredi 18 mars, les taxis conventionnés se mobilisent massivement en Franche-Comté. Une « journée blanche » est annoncée : aucun transport sanitaire ne sera assuré, à l’exception des cas urgents. Une opération escargot est prévue dès 8 h 30 sur la RN57 entre Besançon et Vesoul. Environ 200 véhicules sont attendus, avec un départ devant la Sécurité sociale de Besançon (rue Denis-Papin) avant un rassemblement devant la Caisse primaire d’assurance-maladie à Vesoul. Des ralentissements importants sont à prévoir tout au long de la matinée. Rencontre avec Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs.

Une mobilisation face à une chute des revenus

À l’origine de cette mobilisation, la réforme tarifaire. Selon les représentants de la profession, elle a entraîné une baisse du chiffre d’affaires comprise entre 20 % et 38 %. « Un tiers des entreprises sont aujourd’hui en difficulté », alertent les professionnels, évoquant déjà plusieurs redressements judiciaires et des licenciements dans la région.

Des entreprises fragilisées et des patients impactés

Les taxis dénoncent des tarifs devenus incompatibles avec leurs charges, notamment la hausse du carburant et des coûts salariaux. Certaines courses, en particulier les trajets courts, ne sont plus rentables. Conséquence directe : des transports commencent à être refusés. « Laisser des patients sur le bord de la route, c’est psychologiquement très dur », confient les professionnels. À terme, ils redoutent une désorganisation de l’accès aux soins, notamment pour les personnes âgées ou malades.

L'interview de la rédaction : Johannes Ussel 

Un service maintenu pour les cas vitaux

Malgré la mobilisation, les taxis assurent vouloir préserver les situations urgentes.  Les professionnels dénoncent une réforme nationale mal adaptée aux réalités locales, en particulier dans les zones rurales. Ils pointent aussi des écarts tarifaires importants entre départements similaires, parfois jusqu’à 20 %. « Ce qui est applicable dans les grandes métropoles ne l’est pas en Franche-Comté », explique Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs,  dénonçant une inégalité territoriale incompréhensible.

Des revendications pour sauver la profession

Face à cette situation, les taxis demandent une revalorisation des tarifs, une harmonisation nationale et une meilleure prise en compte des charges, notamment le temps d’attente et les trajets à vide. Une réunion est prévue le 23 mars avec les autorités. Les professionnels préviennent : sans avancée, de nouvelles actions pourraient être menées, potentiellement plus radicales.

L'interview de la rédaction : Johannes Ussel 

À Vesoul, lors de son assemblée générale, la CCI Saône-Doubs a adressé un message clair aux futurs élus locaux : faire de l’économie une priorité. Dans une lettre ouverte, son président Jean-Luc Quivogne rappelle le rôle essentiel des entreprises dans l’emploi et l’attractivité des territoires. La CCI appelle notamment à soutenir le commerce, faciliter l’implantation des entreprises et développer les compétences.

L’entreprise d’horlogerie Fralsen à Besançon va disparaître. Le tribunal des activités économiques de Lyon a prononcé sa liquidation judiciaire. Ce fleuron de l’horlogerie bisontine, fragilisé par les difficultés financières du groupe ACI dont il dépendait, n’a pas trouvé de repreneur. Sur le site historique de Besançon, les 63 salariés vont perdre leur emploi. Une seule offre de reprise avait été déposée, mais elle ne prévoyait de maintenir que neuf postes. Elle a finalement été rejetée.