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Après les vols et dégradations survenus le week-end des 17 et 18 octobre, l’Urssaf Franche-Comté et le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI)  se mobilisent pour venir en aide aux commerçants et professionnels touchés. Pour soulager leur trésorerie, plusieurs mesures d’urgence sont mises en place : un étalement du paiement des cotisations allant jusqu’à 12 mois sans pénalités, ainsi qu’un report des échéances sociales jusqu’en janvier 2027.

De son côté, le Conseil de la protection sociale débloque une aide financière exceptionnelle pouvant atteindre 6 000 euros selon l’ampleur des dégâts. Les équipes de l'organisme de recouvrement vont directement à la rencontre des professionnels concernés, mais les gérants peuvent aussi faire leurs démarches sur leur espace en ligne ou par téléphone, notamment au 3698 pour les indépendants et au 3957 pour les employeurs.

Après les violences urbaines des 17 et 18 octobre, le Gouvernement déploie plusieurs mesures exceptionnelles pour soutenir les commerces et entreprises victimes de dégradations. Parmi elles, la prise en charge intégrale de l’activité partielle par l’État, des reports de cotisations sociales jusqu’à douze mois et des facilités fiscales. Bpifrance proposera également des prêts à taux zéro pouvant atteindre 50 000 euros sur trois ans. Un fonds de soutien spécifique est prévu pour les petites entreprises les plus touchées. Les commerçants pourront aussi bénéficier d’un délai de trente jours pour déclarer leurs sinistres aux assureurs. Un numéro national d’information est mis à leur disposition : le 0 806 807 807.

 

La situation financière de la Ville de Besançon suscite de nouvelles interrogations. À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce lundi 19 octobre, le maire Ludovic Fagaut a présenté les conclusions d’un audit financier qui révèle, selon la municipalité, près de 14 millions d’euros de besoins non financés, par l'ancienne majorité,  sur plusieurs projets d’investissement. À cette difficulté s’ajoutent une augmentation des dépenses de personnel, la réduction progressive des recettes de l’État et un contexte budgétaire national jugé préoccupant. La nouvelle majorité annonce des économies, des reports et l’abandon de certaines opérations.

Une situation financière satisfaisante, mais des difficultés à anticiper

Les finances de Besançon ne sont pas dans le rouge, mais les marges de manœuvre de la collectivité pourraient se réduire sensiblement au cours des prochaines années. C’est le principal constat dressé par la municipalité à l’issue d’un audit commandé à un cabinet spécialisé pour 14 000 euros. Selon les chiffres présentés, la Ville dispose d’un taux d’épargne brute de 19,6 % et d’une capacité de désendettement proche de trois ans. Deux indicateurs considérés comme satisfaisants, qui témoignent d’une situation financière encore maîtrisée.

Mais derrière ces résultats, l’exécutif municipal pointe plusieurs fragilités. Les dépenses de personnel ont progressé de 16 millions d’euros entre 2020 et 2026, pour atteindre environ 90 millions d’euros. Elles représentent désormais près de 55 % du budget de fonctionnement. Cette évolution s’explique notamment par l’augmentation des effectifs, passés de 1 700 à 2 100 agents en six ans, mais aussi par les revalorisations salariales et les charges supplémentaires imposées aux collectivités. La municipalité estime désormais indispensable de maîtriser l’évolution de ces dépenses pour préserver sa capacité à financer les investissements.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Quatorze millions d’euros de dépenses d’investissement sans financement suffisant

Selon Ludovic Fagaut, plusieurs projets inscrits au plan pluriannuel d’investissement ne disposent pas des enveloppes nécessaires à leur réalisation. Le montant des besoins non financés atteindrait près de 14 millions d’euros. Le maire met en cause la programmation financière de la précédente municipalité, estimant que certaines opérations ont été annoncées ou engagées sans que l’intégralité de leur coût soit couverte. Plusieurs équipements sont concernés. Le Centre international de séjour figure parmi les exemples les plus significatifs. Alors que 884.000 euros étaient inscrits au plan d’investissement, la rénovation complète du bâtiment nécessiterait environ 3,5 millions d’euros. Le besoin supplémentaire atteindrait donc près de 2,6 millions d’euros. La municipalité évoque également 600.000 euros manquants pour l’école Jean-Macé et 1,1 million d’euros pour l’école des Vaîtes. Les travaux de conservation du patrimoine inscrit à l’UNESCO nécessiteraient près de 5 millions d’euros, contre 3,3 millions prévus. L’éclairage intérieur de la Citadelle présenterait, quant à lui, un besoin supplémentaire de 300 000 euros. D’autres écarts sont annoncés concernant le pôle tertiaire Viotte, à hauteur de 400 000 euros, et l’aménagement de Saint-Jacques, pour environ 2 millions d’euros.

Des décisions à venir : certains projets seront abandonnés

Face à ces écarts, Ludovic Fagaut et son adjoint Fabrice Taillard annoncent une révision des priorités municipales. Le Centre international de séjour fait déjà les frais de cette nouvelle orientation. La municipalité a décidé de ne pas engager sa rénovation dans les conditions initialement envisagées, considérant que les financements disponibles sont insuffisants et que l’avenir de l’équipement nécessite un projet plus structurant.

D’autres opérations pourraient être reportées, redimensionnées ou abandonnées.

La question de l’entretien du patrimoine communal sera également examinée. Selon le maire, les besoins annuels seraient proches de 13 millions d’euros, alors que 10 millions seulement sont programmés. La mise en accessibilité des bâtiments nécessiterait pour sa part 2 millions d’euros par an, contre 600 000 euros prévus. Ces écarts obligent la collectivité à choisir entre la poursuite de nouveaux investissements et la rénovation des équipements existants. L’exécutif municipal entend aussi élaborer un schéma directeur de son patrimoine immobilier. Certains bâtiments pourraient être réaffectés ou vendus. Cela concernerait le site Pierre Bayle , après l’ouverture de la grande bibliothèque annoncée pour 2028.

La diminution des recettes publiques complique l’équation

Aux besoins d’investissement non couverts s’ajoute une baisse annoncée de certaines ressources. Le territoire de Grand Besançon a perdu son éligibilité au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales, le FPIC.  La municipalité conteste les nouveaux critères de calcul, qui feraient apparaître le territoire comme plus favorisé qu’il ne le serait réellement. Les versements doivent diminuer progressivement.  Selon les estimations municipales, les conséquences financières cumulées de cette évolution pourraient dépasser 5,6 millions d’euros d’ici 2029.

Le projet de loi de finances 2027 inquiète la municipalité

Ludovic Fagaut a également vivement critiqué les mesures envisagées par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027. Selon les chiffres avancés par le maire, l’effort demandé aux collectivités territoriales pourrait atteindre 6,6 milliards d’euros à l’échelle nationale. L’élu dénonce une contribution qu’il juge disproportionnée, notamment pour les grandes villes et les intercommunalités. Il relaie les préoccupations exprimées au sein de France urbaine et demande la mise en place d’un mécanisme de protection des finances locales. La municipalité s’inquiète également des évolutions envisagées concernant le Fonds de compensation pour la TVA. Une restriction des dépenses éligibles pourrait, selon elle, réduire les financements disponibles pour certaines opérations de rénovation.

Des économies à trouver dès 2027

La municipalité devra désormais traduire ces constats dans ses prochaines décisions budgétaires. Fabrice Taillard, adjoint aux finances, a évoqué la nécessité de rechercher environ 5 millions d’euros d’économies pour préparer l’exercice 2027. La maîtrise de la masse salariale constitue l’un des leviers envisagés. La Ville compte notamment examiner la situation d’environ 175 postes vacants, limiter les créations de postes aux besoins indispensables et mieux encadrer les heures supplémentaires. La réorganisation des services doit également contribuer à améliorer l’efficacité du fonctionnement municipal. En parallèle, la collectivité souhaite renforcer sa recherche de subventions. Une cellule interne travaille à identifier de nouveaux financements, avec un potentiel de recettes supplémentaires estimé à environ 2 millions d’euros. La municipalité envisage aussi de développer de nouveaux partenariats et d’étudier d’autres montages financiers pour certaines opérations.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Un programme d’investissement de 270 millions d’euros maintenu

Malgré ces difficultés, Ludovic Fagaut entend conserver un objectif de 45 millions d’euros d’investissements par an, soit 270 millions d’euros sur six ans. Cette ambition devra cependant être conciliée avec la réduction des ressources, la progression des dépenses obligatoires et les besoins de financement identifiés par l’audit. Les prochains arbitrages budgétaires devront déterminer quels projets pourront être poursuivis, lesquels seront différés et ceux auxquels la municipalité renoncera définitivement.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

La nouvelle majorité se trouve ainsi devant une équation délicate : maintenir une politique d’investissement ambitieuse tout en recherchant des économies et en absorbant une diminution annoncée des ressources publiques. Au-delà du constat financier, l’audit ouvre également un débat politique sur les choix de la précédente municipalité et les priorités de la nouvelle équipe. Les orientations budgétaires de 2027 permettront de mesurer les conséquences concrètes de ces décisions pour les équipements, les services publics et les habitants de Besançon.

 L'entreprise ferroviaire vient de signer un contrat d'environ cent millions d'euros avec la société allemande Northrail. Ce marché concerne la fourniture d'une centaine de motrices hybrides capables de circuler à cent vingt kilomètres par heure. L'ingénierie ainsi que le montage de ces véhicules seront entièrement réalisés dans l'usine belfortaine.

Les premiers exemplaires doivent être acheminés outre-Rhin à l'horizon de la fin d'année 2029. En intégrant les options ultérieures et l'entretien sur deux décennies, le montant global dépasserait six cents millions supplémentaires. Pour l'instant, la direction n'a pas communiqué sur les retombées en termes d'embauches ou de planning de production local.

La CCI du Jura prépare pour le 29 septembre une soirée consacrée à la transmission et à la reprise d’entreprise, en partenariat avec la Ville de Dole et le Grand Dole. De 18 h à 21 h, plusieurs spécialistes — notaires, banquiers, assureurs et conseillers en financement — détailleront la préparation d’une cession, la valorisation, le financement et les aspects juridiques liés à la reprise. La rencontre se tiendra à Locodole, 2 rue des Messageries, avec inscription demandée auprès de la CCI.

Face aux dégâts causés par la sécheresse et la canicule cet été, l'État déploie un plan de soutien exceptionnel de près de 6 millions d'euros pour les agriculteurs du Jura. Parmi les mesures immédiates : un dégrèvement d'office de la taxe foncière, sans aucune démarche requise, allant de 30 % pour les terres arables à 55 % pour les prairies.

Dès la semaine prochaine, un fonds d'aide directe d'un million d'euros sera également débloqué pour les exploitants les plus en difficulté. Enfin, l'aide à l'achat de carburant agricole est officiellement prolongée pour les mois de septembre et octobre. Pour toute question, les modalités et les contacts de la préfecture sont à retrouver sur le site internet de la direction des finances publiques : https://www.impots.gouv.fr/accueil

La Communauté de Communes du Grand Pontarlier organise le 15 octobre une matinée de rencontre économique destinée aux entreprises du territoire. Deux thèmes centraux ouvriront les échanges : l’emploi, avec la présentation des dispositifs de France Travail pour accompagner les recrutements, et le logement, avec les aides d’Action Logement pour faciliter l’accès des salariés à un logement.

Des temps d’échanges permettront aux entreprises de poser leurs questions et de partager leurs expériences. La matinée sera également marquée par la remise du label Grand Pontarlier Excellence 2026 aux trois structures lauréates. Participation sur inscription, les places étant limitées : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

C’est une institution pontissalienne qui s’apprête à fermer ses portes. Installée au centre-ville de Pontarlier depuis le début du XXe siècle, la pharmacie du Centre n’accueillera plus le public à compter du 1er novembre prochain. Contactée, la direction nous a confirmé cette fermeture, sans souhaiter apporter davantage de précisions sur ses raisons.

En ville, certains établissent un lien avec la piétonnisation d’une partie du centre-ville, qui aurait freiné la venue de clients suisses, notamment intéressés par les produits de parapharmacie proposés par l’enseigne. Cette explication n’a toutefois pas été confirmée par la direction. La responsable n’a pas non plus confirmé l’avenir des deux salariées en poste et leur reprise par une autre enseigne pontissalienne.

À Souvans (39), l’ancien site Jura Placages, fermé en 2019, retrouve une activité. Inaugurée vendredi, l’usine EC Bioénergie annonce une capacité de production de 80 000 tonnes de granulés de bois par an. Vingt-sept emplois ont déjà été créés, avec un objectif de trente à trente-cinq à terme. Le projet bénéficie du soutien de l’État dans le cadre de France 2030.

 

Un nouveau centre de tri de piles et d’accumulateurs usagés sortira prochainement de terre à Nance, près de Bletterans. La première pierre de cet équipement porté par l’association La Demi-Lune a été posée jeudi 10 septembre, en présence du préfet du Jura, Pierre-Édouard Colliex. Représentant un investissement de près de quatre millions d’euros, le projet bénéficie notamment de 950 000 euros apportés par l’État et l’Agence de la transition écologique. La Région, le Département et l’Union européenne participent également à son financement. Attendu au printemps prochain, le centre doit favoriser le recyclage, l’activité économique locale et l’insertion de personnes éloignées de l’emploi ou confrontées à des addictions.