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Après le large écho médiatique suscité par la paire de lunettes Pacific S 01 portée récemment par Emmanuel Macron, l’entreprise Henry Jullien a reçu la visite du président d’ECLA Lons Agglomération, Claude Borcard, et du maire de Lons‑le‑Saunier, Jean‑Yves Ravier.

Accueillis par le PDG Stefano Fulchir et le responsable industriel, les élus ont parcouru un site qui emploie aujourd’hui dix salariés et revendique une identité singulière : associer savoir‑faire français et italien pour produire des lunettes haut de gamme, alliant précision industrielle et culture du design. Cette rencontre a aussi permis d’évoquer le récent coup de projecteur international autour du modèle porté par le Chef de l’état, fabriqué à Lons‑le‑Saunier.

Dans le Doubs et le Jura, l’interdiction du transit des poids lourds sur la RN83 entraîne une chute nette de fréquentation pour les restaurants routiers et les petits commerces. Privés des chauffeurs longue distance, essentiels à leur activité, plusieurs professionnels alertent sur la fragilité de leurs emplois. Ils appellent désormais les restaurateurs de la RN83 à se mobiliser et interpellent les élus. L’un d’eux écrit sur Facebook : « Aujourd’hui, la survie de nos commerces et de nos emplois est en jeu. Ensemble, faisons entendre notre réalité aux autorités. Élus, sachez que derrière chaque relais, il y a des équipes qui comptent sur vous. »

En France, les nouvelles lunettes d’Emmanuel Macron créent la controverse. Le président les porte depuis quelques jours après un souci de vue, mais un doute circule : sont‑elles vraiment fabriquées en France ?
La marque mise en cause assure que oui en partie : seules trois personnes travaillent encore sur le site historique de Lons‑le‑Saunier, mais une petite production y subsiste. Le reste des modèles est fabriqué là où se trouvent les machines nécessaires, affirme l’entreprise italienne. 

Les Urssaf Bourgogne et Franche‑Comté annoncent une nouvelle baisse de l’emploi privé au 3ᵉ trimestre 2025 : –1 590 salariés, soit –0,2 %, effaçant la reprise observée au trimestre précédent. La chute de l’intérim (–1,9 %, soit –610 postes) et le recul de l’emploi permanent (–980 postes) expliquent l’essentiel du repli, seul le commerce progressant légèrement.
Côté territoires, la Saône‑et‑Loire est le seul département en hausse (+0,1 %), tandis que les autres reculent, du Jura (–0,7 %) au Doubs (–0,1 %).

Selon une dernière enquête de l’Insee, malgré les incertitudes politiques, la France présente actuellement une croissance modérée. Néanmoins, en Bourgogne-Franche-Comté, la timide amélioration de l’activité économique au printemps ne se confirme pas au troisième trimestre 2025. Quel que soit le secteur d’activité, l’emploi salarié est stable ou en baisse. L’intérim et la construction perdent à nouveau des effectifs. L’emploi dans l’industrie continue de s’éroder. Le taux de chômage augmente sur un an. Toutefois le recours des entreprises à l’activité partielle est moins fréquent et les impayés de cotisations Urssaf sont à un niveau bas.

Le Conseil départemental du Jura a adopté son budget 2026, fixé à 382 millions d’euros (31 voix pour, 2 contre, 1 abstention). La moitié des crédits, soit 188,7 M€, est consacrée aux solidarités. Suivent les mobilités (60,4 M€), l’éducation et la jeunesse (38 M€), l’aménagement du territoire (27,3 M€), les fonctions supports (28,7 M€), l’agriculture et l’environnement (12,1 M€), le SDIS (11,4 M€) et la dette (15,5 M€).

Parmi les principaux investissements 2026 :

Routes et voirie : 22,5 M€ pour l’entretien et la modernisation des infrastructures.

Collèges et bâtiments : 13,2 M€ pour la rénovation et l’efficacité énergétique.

Habitat et aide à la pierre : 14,5 M€ pour la rénovation et le logement social.

Aides aux territoires : 4 M€ pour soutenir les projets locaux.

Remboursement de la dette : 10,6 M€ pour renforcer la soutenabilité financière.

L’Assemblée départementale du Doubs se réunit ce lundi 15 et mardi 16 décembre, à l’Hôtel du Département, Besançon, pour une nouvelle séance de travail.  À l’ordre du jour figure le vote du budget primitif 2026, avec 676,5 millions d’euros engagés au service des Doubiens, dont 83,9 millions d’euros d’investissement (+ 6,2 % par rapport à 2025).

Parmi les rapports ponctuels examinés : le contrat territorial de santé mentale 2026‑2030, un soutien de 5,5 millions d’euros pour la rénovation énergétique de l’habitat privé, la modernisation des collèges publics (12,82 M€) ainsi qu’un nouveau partenariat entre le Musée Courbet et le Musée du Petit Palais.

La liquidation judiciaire du groupe Brandt et la fermeture de ses sites de production ont suscité une réaction de Benoît Vuillemin, maire de Saône et vice-président de Besançon Métropole. Dans une tribune, l’élu, également commerçant en électroménager, exprime son émotion face à la disparition d’un symbole industriel français et sa solidarité envers les salariés et leurs familles.

Il dénonce un « échec économique, politique et collectif » et estime que la France doit repenser son rapport à la consommation. M. Vuillemin appelle à la création d’une mission interministérielle pour bâtir un « grand plan consommation France 2035 », une feuille de route prospective visant à partir des besoins des foyers pour adapter les modèles économiques et industriels.

Selon lui, « Brandt s’éteint », mais il appartient désormais au pays de tirer les leçons de cette disparition pour éviter de répéter ce scénario.

Le tribunal de commerce de Lyon a examiné ce mardi l’avenir du groupe industriel ACI, placé en redressement judiciaire. La décision est attendue pour le 16 décembre.  La firme et son dirigeant bénéficient d’un sursis d’une semaine. Ce jugement concerne également les filiales du groupe, dont Fralsen à Besançon, qui emploie 68 personnes, ainsi que SV Industries et Vissal, toutes implantées à Saint-Vit dans le Grand Besançon.

 Le ministre de l’Économie Roland Lescure a promis que l’État examinerait chaque filiale individuellement pour tenter de trouver des repreneurs. En attendant, l’incertitude demeure pour les quelque 1.200 salariés encore concernés par le sort du groupe ACI.

Dans un climat national marqué par les inquiétudes sur l’emploi, les salaires et la loi de finances, la CGT  appelle à manifester ce mardi. Dans le Jura, des rassemblements sont annoncés à 10h30 sur la place de la Sous-Préfecture à Dole, à 15h sur la place de la liberté à Lons-le-Saunier et à 18h sur la place de la mairie à Champagnole.

Le syndicat dénonce la stagnation des salaires et une loi de finances jugée « injuste ». Les militants  espèrent une forte mobilisation pour rappeler que salariés, précaires, retraités et jeunes ne doivent pas être les seuls à supporter le poids de la crise.