Au quatrième trimestre 2024, en Bourgogne-Franche-Comté, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité, autrement dit de la catégorie A, s'établit en moyenne sur le trimestre à 106.230. Ce nombre augmente de 4 % sur le trimestre (soit + 4.000 personnes) et de 5,7 % sur un an. En France métropolitaine, ce nombre augmente de 4 % ce trimestre (+3,7 % sur un an). Par département, le nombre de demandeurs d’emploi progresse de 5,7%, sur un trimestre, dans le Doubs. Il augmente de 2%, sur la même période, dans le Jura.
Plusieurs dossiers seront à l’ordre du jour du conseil municipal de Besançon de ce jeudi soir. Ce mercredi, lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant séance, la majorité bisontine a souhaité en décliner plusieurs.
Déploiement final de la fibre optique au centre-ville
Hier, Anne Vignot a annoncé le déploiement total de la fibre optique dans le centre-ville de Besançon. Les travaux, gérés par l’opérateur historique Orange, doivent débuter en février, et pour une durée de six mois. Symboliquement, et parce que la Ville veut montrer son attachement à ce quartier, le secteur de Battant sera le premier concerné. Les copropriétés et syndicats seront informés au fur et à mesure de l’arrivée de la fibre au pied des immeubles. Le coût d’installation à l’intérieur de la propriété incombera aux copropriétaires. Une centaine de rues sont visées par ces travaux.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, Maire de Besançon
Inclusion éducative
Dans le cadre de sa politique inclusive, la Ville de Besançon a choisi, en 2025, de participer au financement du dispositif permettant la scolarisation des enfants hospitalisés. Concrètement, elle soutient deux unités d’enseignement : au CHU de Besançon et aux Salins de Bregille. La subvention couvre l’achat de fournitures et l’informatique pour éviter l’interruption scolaire, si l’hospitalisation dure plus de 15 jours. L’éducation nationale dépêche des enseignants sur ces sites. Claudine Caulet, l’élue charge de l’éducation, est au micro de la rédaction.
L'interview de la rédaction :
Investissements de proximité
Lors du prochain Conseil Municipal, la Ville de Besançon validera le programme 2025 des investissements de proximité. Le montant s’élève à plus de 16 millions d’euros. Cela concerne notamment : les bâtiments, l’énergie, la santé, les espaces verts et la biodiversité, les équipements numériques, le parc automobile… . La continuité des travaux de rénovation du tiers lieu jeunesse (190.000 euros), la réfection de la toiture du gymnase de Chateaufarine (250.000 euros), avec, à plus long terme, l’installation de panneaux photovoltaïques, l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments publics, la mise en place de tableaux interactifs dans les écoles, la mise en conformité et l’amélioration fonctionnelle du pôle des Tilleuls (100.000 euros) et du Fort de Bregille (240.000 euros), l’installation d’une nouvelle fontaine, en circuit fermé, sur la place Victor Hugo, l’achat de 130 photocopieurs reconditionnés pour les écoles, … font partie des investissement consentis.
Statue de Jenny d’Héricourt
Dans son combat pour la représentation des femmes dans l’espace public, la Ville de Besançon se prépare à accueillir une sculpture de l’artiste Lili Reynaud-Dewar. Le montant s’élève à plus de 103.300 euros. La sculpture, qui formera un groupe de quatre femmes, soudées et volontaires, sera installée Place de la Révolution, en face du musée des Beaux-Arts. Ces quatre bisontines d’aujourd’hui, une sage-femme, une écrivaine, une enseignante et une militante, incarnent « les différentes facettes et les combats de la vie de Jenny d’Héricourt pour le droit des femmes et l’égalité dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’écriture » explique Aline Chassagne, l’élue en charge de la culture
Selon une dernière étude de l’INSEE, on apprend « que le climat économique et politique incertain pèse sur l’activité en Bourgogne Franche-Comté ». Il apparaît, qu’au 3è trimestre 2024, les défaillances d’entreprises restent élevées et le taux de chômage augmente légèrement (6,7%). Par ailleurs, l’emploi salarié industriel se dégrade et atteint un niveau historiquement bas dans l’automobile. Il diminue encore dans l’intérim et la construction. Le nombre de créations d’entreprises se stabilise. Enfin, les frontaliers sont encore plus nombreux. Ils sont plus de 48.000. Soit une augmentation de 0,3% sur ce trimestre et 2,5% sur un an.
Il n’y a pas de doute. La baisse de l’activité horlogère en Suisse a des conséquences sur le taux de chômage sur le territoire du Haut-Doubs. En fin de 3è trimestre 2024, il apparaît que le nombre de demandeurs d’emploi atteint 5,1%. Ce qui reste très en deçà d’autres secteurs de la région et de l’Hexagone. En un an, le taux de chômage augmente de 0,5%. Il est de 6,2% sur cette même période de référence à Besançon. Soit une progression de 0,2% sur un an.
Ce mardi, à Besançon, les services, qui composent le comité départemental d’examen des difficultés de financement des entreprises, le CODEFI, s’est réuni en préfecture. Cette instance interministérielle, rassemblant la DDFIP, la DDETSPP, La Banque de France et l’Urssaf, qui échange environ deux fois par an, examine la situation des entreprises de moins de 400 salariés, tous secteurs confondus, rencontrant des difficultés, afin de leur apporter conseil et accompagnement.
Globalement, les directeurs de ces structures reconnaissent que ces entreprises éprouvent des difficultés. Et ce, même s’il convient de relativiser cette situation, qui apparaît différemment en fonction des secteurs d’activité et des territoires. La diversité, qui compose le département, lui apporte également une résilience nécessaire. Il en ressort que l’industrie, et notamment l’automobile, mais également le BTP, la construction et même l’horlogerie de luxe, engendrée par une dynamique moindre de l’autre côté de la frontière, connaissent une période compliquée.
L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs
Différents critères d’appréciation
Une baisse de l’emploi salarié (-0,3%), de l’intérim ( -5,8%), des déclarations préalables à l’embauche (-16% dans le BTP), le rétrécissement des carnets de commande dans l’industrie, la dégradation des trésoreries et la tension sur les chiffres d’affaires déclarés (- 0,43% par rapport à 2023), … sont autant d’indicateurs surveillés de près. Un contexte économique, jugé « incertain », qui interroge sur la capacité des entreprises à investir. D’autant plus que, d’un point de vue juridique, les dossiers traités par les tribunaux de commerce de Besançon et Belfort croissent, avec un nombre de liquidations judiciaires plus important sur le territoire montbéliardais.
L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs
L’Etat au chevet des entreprises
Les différents services de l’état restent mobilisés aux côtés des chefs d’entreprise. Des aides et des soutiens financiers et des facilités de paiement, concernant leurs obligations et leurs charges, leur sont proposés. Via le dispositif « France 2030 », près de 90 projets ont été soutenus, en apportant près de 100 millions d’euros pour faciliter le développement et la réussite de leurs initiatives. Parmi les trois grands projets du territoire, celui du groupe FM Industries-Sycrilor à Charquemont, et ses 200 emplois estimés, mobilise les services de l’état.
La cinquième édition du salon de l’emploi et de la formation se prépare sur le territoire de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier. L’évènement se tiendra le 27 mars, de 9h à 18h, à l’Espace Pourny. Ainsi, les entreprises, structures d’insertion et centres de formation qui souhaitent exposer sont invitées à se faire connaître. Pour ce faire, n’hésitez pas à contacter l’organisateur, via l’adresse mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Une bonne nouvelle pour Alstom, qui vient de faire l’objet d’une nouvelle commande de 35 rames par la SNCF pour île de France Mobilités. Le montant de ce contrat s’élève à 520 millions d’euros. Le site d’Ornans sera concerné. Le site du Doubs sera chargé de produire les moteurs. Il fait partie de la liste des usines françaises mobilisées
Selon une nouvelle étude de l’Insee Bourgogne Franche-Comté, la population active en Bourgogne-Franche-Comté pourrait passer de 1,27 million en 2021 à 1,12 en 2050. Il s’agirait d’une des plus fortes baisses régionales. Celle-ci s’expliquerait principalement par le vieillissement de la population, avec davantage de départs à la retraite que d’arrivées de jeunes actifs. Seules les zones d’emploi de Dijon, Besançon et Pontarlier seraient préservées d’un fort recul de leur population active.
La journée intersyndicale des retraités se tiendra ce mardi 3 décembre. A Besançon, le rendez-vous est fixé, à 10h, sur la place du huit septembre. Les neuf organisations syndicales de retraités demandent « une autre politique budgétaire, le renforcement des services publics dont ceux du soin et de la santé, le renforcement de la sécurité sociale et l’indexation totale et entière de toutes les retraites sur l’inflation dès le 1er janvier 2025 ».
L’Insee vient de rendre publique une nouvelle étude sur le travail frontalier en Bourgogne Franche-Comté. Il en ressort que, selon l’Office fédéral de la statistique suisse, « près de 48 000 actifs résidant sur ce territoire traversent la frontière pour rejoindre leur lieu de travail en Suisse en 2024. Leur nombre a fortement augmenté depuis une dizaine d’années, stimulé par des emplois mieux rémunérés. En 2021, ils représentent 3 % de la population active de la région.
Près de la moitié travaille dans l’industrie, principalement comme ouvriers. Leur temps moyen de trajet domicile-travail est plus élevé que celui des frontaliers des autres régions, En 2021, les frontaliers de la région parcourent en moyenne 22 km pour se rendre sur leur lieu de travail.
L’accessibilité aux emplois suisses
La croissance du nombre de frontaliers augmente la saturation aux points de passage, peu nombreux, en raison de l’aspect montagneux. Le flux de frontaliers passant par la commune frontalière de Villers-le-Lac, dans la zone d’emploi de Pontarlier, atteindrait quotidiennement 8 300 individus en 2021, contre 6 100 en 2010. Plus au sud, il serait de 7 600 au col de Jougne, contre 4 500 auparavant. Près de la moitié des frontaliers de la zone d’emploi de Pontarlier travaille dans le canton de Neuchâtel (12 000 individus) et plus du tiers dans celui de Vaud (8 700). D’autres, de plus en plus nombreux, occupent des emplois dans des pôles helvètes plus éloignés. Ainsi, la distance domicile-travail moyenne des frontaliers résidant dans la zone de Pontarlier augmente, +8 % entre 2010 et 2021.