L'émotion était vive ce lundi soir devant le tribunal judiciaire de Besançon. À l'appel de l'intersyndicale féministe du Doubs, plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour rendre hommage à Lyhanna, la fillette de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, et pour dénoncer les défaillances dans la protection des victimes de violences sexuelles. Des rassemblements similaires se sont également tenus à Pontarlier et à Lons-le-Saunier dans le cadre d'une mobilisation nationale organisée dans plus de 200 villes.
Un hommage à Lyhanna et à toutes les victimes
A Besançon, à l’appel de l’intersyndicale féministe du Doubs à Besançon ou de l’association « Nous Toutes » à Pontarlier, des centaines de personnes ont fait le déplacement. Tous ont exprimé leur soutien à la famille de Lyhanna et rappelé que ce drame dépasse un cas individuel. « Aucune famille ne devrait avoir à traverser une telle épreuve », a notamment déclaré une représentante de La France insoumise, estimant que cette affaire soulève de nombreuses questions sur les moyens consacrés à la protection de l'enfance.
La dénonciation de défaillances structurelles
Les intervenants ont insisté sur le fait que l'auteur présumé des faits faisait déjà l'objet de plusieurs signalements pour des violences sexuelles sur mineurs. Pour Solidarité Femmes Besançon, il ne s'agit pas d'une simple erreur ou d'un dysfonctionnement isolé. L'association dénonce « des défaillances structurelles » au sein des dispositifs de prévention, de protection et de traitement judiciaire des violences sexuelles. « Combien de victimes ont été agressées, violées ou tuées alors que leur agresseur avait déjà été signalé ? », ont interrogé les militantes, appelant à une réforme en profondeur du système. Les associations ont également dénoncé le manque de moyens accordés à la justice et à la protection de l'enfance. Plusieurs chiffres ont été rappelés au cours du rassemblement : la France compterait deux fois moins de juges et quatre fois moins de procureurs par habitant que la moyenne européenne.

Une loi-cadre réclamée en urgence
Au cœur des revendications figure la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, portée par plus de 130 associations, syndicats et collectifs. Les organisateurs demandent notamment le renforcement des moyens humains et financiers consacrés à la justice, à la police, à la prévention et à l'accompagnement des victimes. Ils réclament également la formation obligatoire des professionnels amenés à recueillir la parole des victimes, en particulier celle des enfants. Cette loi prévoit notamment un socle minimal d'enquêtes en cas de plainte, des mesures de protection immédiate pour les enfants en danger, des juridictions spécialisées ainsi qu'un investissement annuel estimé à 2,6 milliards d'euros.
« Quand les enfants parlent, ils doivent être entendus »
Au fil des prises de parole, plusieurs intervenants ont souligné la difficulté persistante à faire reconnaître la parole des enfants victimes de violences. « Lorsqu'ils parlent, ils ne sont pas toujours écoutés ni crus », a rappelé Solidarité Femmes Besançon, dénonçant une culture de l'inceste et du silence encore trop présente dans la société. Pour les participants, la protection des enfants ne peut reposer uniquement sur la réponse pénale. Elle suppose également un travail de prévention, d'éducation et une transformation des mentalités afin que les violences sexuelles soient davantage identifiées, signalées et prises en charge.
Des slogans pour réclamer des moyens
Le rassemblement s'est achevé par plusieurs slogans scandés devant le tribunal : « Lyhanna, plus jamais ça » ou encore « Des moyens humains pour la justice ». Au-delà de l'émotion suscitée par ce drame, les organisateurs espèrent que cette mobilisation nationale permettra d'accélérer l'examen de la proposition de loi et de renforcer durablement la protection des enfants victimes de violences sexuelles.
À l'appel du collectif féministe Nous Toutes, un rassemblement en hommage à la jeune Lyhanna se tiendra ce lundi 8 juin à 19 heures devant le tribunal de Pontarlier. Cette mobilisation s'inscrit dans un mouvement national qui doit réunir plus de 200 villes à travers la France.
L'interview de la rédaction : Lylou Sauvonnet, la présidente de l’associations « Nous Toutes » à Pontarlier*
Un hommage à Lyhanna et à toutes les victimes
Au-delà de l'émotion suscitée par le drame de Lyhanna, les organisateurs souhaitent rendre hommage à l'ensemble des victimes de violences sexistes et sexuelles, en particulier les enfants. Une minute de silence sera observée avant plusieurs prises de parole. Les participants sont invités à apporter des bougies, des fleurs ou encore des peluches afin de marquer symboliquement ce moment de recueillement.
Dénoncer les défaillances de la protection de l'enfance
Pour les représentants de Nous Toutes, ce rassemblement vise également à interpeller les pouvoirs publics sur les failles de la protection de l'enfance. « Nous dénonçons des dysfonctionnements et demandons des actes concrets pour protéger tous les enfants », explique Lylou Sauvonnet, la présidente de l’association pontissalienne. Parmi les revendications mises en avant figure notamment une meilleure prise en compte de la parole des enfants et la mise en place de dispositifs permettant de prévenir de nouveaux drames.
Un appel à l'unité des associations
L'association rappelle que cette mobilisation s'inscrit dans un engagement plus large mené tout au long de l'année contre les violences sexistes et sexuelles. Elle appelle également les différentes structures engagées sur ces questions à unir leurs forces afin de porter des actions plus fortes et plus efficaces. Le rendez-vous est fixé à 19 heures devant le tribunal de Pontarlier, face à la gare, où toutes les personnes souhaitant rendre hommage à Lyhanna sont invitées à se joindre au rassemblement.
Une femme qui marchait le long de la véloroute entre Tarragnoz et Chalezeule a été légèrement blessée après avoir été percutée par une voiture. Selon les premiers éléments, une dispute aurait éclaté entre la piétonne et un automobiliste. Après s'être arrêté, ce dernier serait reparti en la heurtant avant de quitter les lieux. Quelques minutes plus tard, apercevant les gendarmes, il s'est présenté spontanément à eux et a reconnu être impliqué dans les faits. Le conducteur a été placé en garde à vue. L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.
Dimanche matin, un cambriolage a été constaté dans un restaurant à Malpas. Selon les premiers éléments, l'auteur a forcé une fenêtre en lui portant un coup de pied afin de pénétrer dans l’enseigne. Il est ensuite reparti avec le fond de caisse. Une enquête est en cours afin d'identifier le ou les responsables.
Les secours sont intervenus ce lundi au 56 chemin de Mazagran à Besançon après le signalement d'un corps flottant dans le Doubs. Repêché par l'équipe nautique des sapeurs-pompiers, l'homme, âgé de 72 ans, a fait l'objet d'une tentative de réanimation qui n'a pas permis de le sauver. Son décès a été constaté sur place. Trois engins et neuf sapeurs-pompiers de Besançon ont été mobilisés. La Police nationale était également présente sur les lieux.
Les sapeurs-pompiers du Doubs ont été engagés ce lundi au 56 chemin de Mazagran à Besançon après le signalement d’un corps flottant dans le Doubs. Les secours sont actuellement en transit vers les lieux afin de procéder aux reconnaissances et aux opérations nécessaires. Les circonstances de cette intervention restent pour l’heure inconnues.
Un rassemblement en hommage à Lyhanna se tiendra ce lundi 8 juin à 19 h devant le tribunal de Pontarlier. Organisé dans le cadre d’un appel national, ce moment de recueillement vise également à rendre hommage aux victimes de violences sexuelles et à dénoncer les défaillances dans la protection des enfants. Une minute de silence sera observée, suivie de prises de parole et de dépôts symboliques de bougies, fleurs et peluches.
Les sapeurs-pompiers sont intervenus ce lundi à l'entreprise R. Bourgeois, rue de Trépillot à Besançon, après un départ de feu survenu au niveau d'un groupe de ventilation installé en toiture. Selon Cédric Robelin, directeur des ressources humaines de l'entreprise, l'incident est resté très limité. Le feu a pris sur le moteur d'un extracteur mais a été rapidement maîtrisé par les équipes de l'entreprise avant même l'arrivée des secours.
« Nos équipes ont agi immédiatement et ont stoppé le feu très rapidement », explique-t-il. Les pompiers ont toutefois été appelés afin de vérifier l'absence de propagation dans la toiture, un risque toujours possible en cas de feu couvant.
L'interview de la rédaction : Cédric Robelin, directeur des ressources humaines de R. Bourgeois

Par mesure de sécurité, l'activité de la fonderie a été temporairement interrompue et les énergies coupées sur ce secteur. Le reste du site a continué à fonctionner normalement. Aucun blessé n'est à déplorer et les dégâts matériels apparaissent limités. Formés aux premières interventions incendie, les salariés et les techniciens de maintenance ont utilisé les moyens de lutte contre le feu disponibles sur le site pour éviter toute propagation du sinistre.
Une phase de surveillance a ensuite été mise en place afin d'écarter tout risque de reprise.
Les recherches visant à retrouver Aude Fagot se poursuivront ce lundi 8 juin à Jougne. Après plusieurs opérations menées sur le terrain, les gendarmes de la compagnie de Pontarlier lancent un nouvel appel à la mobilisation citoyenne. Les volontaires sont invités à se rendre à partir de 14 heures au refuge de la Joux, où des équipes encadrées par des militaires seront constituées pour explorer différentes zones de recherche. Cette battue, prévue jusqu’à 18 heures, nécessitera une bonne condition physique, des chaussures de marche et le respect strict des consignes données par les gendarmes. Les autorités remercient les nombreuses personnes ayant déjà relayé l’appel à témoins et soutenu les recherches.
Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce dimanche matin, vers 8h, pour un feu de toiture au 23 rue Principale aux Fins. L'incendie a touché un immeuble d'habitation comprenant sept appartements. Au plus fort de l'intervention, quatre lances, dont deux sur échelle aérienne, ont été déployées pour maîtriser le sinistre. Aucune victime n'est à déplorer, mais les sept logements sont désormais inhabitables, affectant huit occupants. Une personne, sans solution de relogement, a été prise en charge par la mairie. L'atelier d'une boulangerie a également été touché, entraînant un chômage technique d'au moins une journée. Ce dimanche soir, les opérations de déblai se poursuivent avec l'appui des services partenaires.