La diminution de la circulation du virus s’accentue en Bourgogne-Franche-Comté, où l’incidence en population générale, encore proche de 1 000 cas pour 100 000 habitants la semaine dernière, s’établit désormais autour de 540 cas pour 100 000 habitants. Le taux de positivité des tests baisse enfin également, pour passer en-dessous de la barre des 30%.
Ce jeudi 5 mai, la Ville de Morteau inaugure sa maison des soignants. Il s’agit de la deuxième structure avec ce concept fort en région Bourgogne Franche-Comté. Son principe est simple, mais répond aux attentes des professionnels ou futurs professionnels et du territoire. Cette maison n’a pas vocation d’accueillir des patients, mais des soignants. Il leur est ainsi proposer un lieu d’hébergement et des conditions de vie des plus agréables pour les aider à s’installer sur ce secteur du Haut-Doubs et venir compléter l’offre de soins et les maisons de santé locales. Les loyers pratiqués sont intéressants et assurent à ces internes en médecine et autres stagiaires un précieux point à terre.
Cédric Bole, le Maire de Morteau, le reconnaît, « cette démarche répond complètement aux enjeux du Val de Morteau dans le domaine de la santé et de l’organisation des soins ». Eloigné des grands pôles universitaires de médecine, ce secteur géographique doit innover pour mieux envisager l’avenir. « Près de 60% de nos médecins ont fait valoir leur droit à la retraite entre 2019 et 2022. Face à ce constat, nous avons souhaité réagir et rendre attractif notre territoire » précise l’édile.
Une initiative payante
Ce projet porte les fruits attendus. « A ce jour, sur les cinq espaces créés, trois seront prochainement occupés » se félicite le maire de Morteau. La question du logement est un véritable problème, qui touche aussi ce secteur d’activité. Au total, la maison des soignants de Morteau, située non loin de l’hôpital de proximité, se décline en trois chambres individuelles, avec sanitaires et des espaces communs, et deux studios d’environ 30 m2 chacun.
L'interview de la rédaction / Cédric Bole, Maire de Morteau
Dimanche 8 mai est organisée, par les amicales de Gilley et Avoudrey, une marche pour inviter le plus grand nombre à donner son sang. Différents circuits sont prévus pour petits et grands. Une manifestation de l’Union Départementale du don du sang du Doubs (UD).
Le départ est prévu à la salle des fêtes de Gilley. Jean-Sébastien Moulin, président de l’amicale d’Avoudrey, souligne : « le but de cet évènement est de promouvoir le don du sang neuf ». Des bénévoles seront présents pour expliquer aux personnes présentes l’utilité de donner son sang. Le président de l’amical espère que les jeunes présents à cette marche pourront à l’avenir donner leur sang : « Si on sensibilise dès maintenant des adolescents, qui n’ont pas encore 18 ans, dès lors qu’ils auront l’âge de donner, ils le feront. C’est plus facile quand on commence étant jeune ».
Des circuits pour tous
Cette marche est composée de trois circuits qui tournent autour de Gilley. Il y a un circuit dit « poussette » de 6km, un circuit familial de 10km avec un dénivelé de 102 mètres cumulés et un circuit sportif de 19km avec un dénivelé cumulé de 357 mètres. Jean-Sébastien Moulin espère une météo clémente pour ce dimanche, ce qui permettrait d’attirer plus de 1000 marcheurs. Il est possible de manger le midi sur place, une restauration sera présente. Il faudra compter 5 euros pour l’inscription et 13 euros pour le repas, pour lequel il est conseillé de réserver.
Infos pratiques : Pour réserver, prendre contact avec Jean-Sébastien Moulin au 06 73 89 62 07 ou avec Jérôme Bez au 06 22 50 90 55
L'interview de la rédaction / Jean-Sébastien Moulin
La clinique Saint-Pierre, les hôpitaux locaux de Mouthe et Morteau et l’Ehpad du Larmont, la situation est critique dans ces établissements. Le manque de personnel conduit ces structures à réduire leur activité. La fermeture de lits est bien réelle ou le deviendra. Lorsqu’elle n’est pas encore actée, elle oblige les directions à ne plus accueillir de nouveaux patients ou résidents. A l’Ehpad du Larmont, à Doubs, c’est déjà le cas. Une unité de 42 lits pourrait progressivement être fermée. Actuellement, faute de personnel, ce sont des ASH qui font office d’aides-soignantes.
Les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Ils demandent une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail. Epuisés, les soignants quittent le navire, malgré toute la passion qu’ils éprouvent pour le métier et ses missions.
L'interview de la rédaction / Lydie Lefebvre, secrétaire générale de la CGT à l'hôpital de Pontarlier
C’est une grave crise qui touche les établissements du Haut-Doubs. Faute de personnel, répondant aux appels de l’eldorado suisse et ayant été écarté parce qu’il n’est pas en capacité de présenter un schéma vaccinal complet contre le covid-19, des fermetures de lits sont actuellement réalisées ou pensées.
Selon nos informations, une trentaine de lits auraient été fermés à la clinique Saint-Pierre à Pontarlier. A Mouthe, la situation de l’hôpital local est tout aussi préoccupante. L’établissement ne peut plus recevoir de nouveaux patients ou résidents. A l’hôpital, faute de soignants, les arrivées ont été stoppées. Au service de Soin de Suite et de Réadaptation, le manque d’aides à domicile sur ce secteur contraint l’établissement à garder ses patients, car aucune solution ne peut être trouvée à leur domicile.
A Mouthe, cette situation pourrait conduire à la fermeture d’un étage entier au service de Soin de Suite et de Réadaptation. L’établissement étant dans l’incapacité d’assurer le suivi nécessaire aux personnes âgées qu’il accueille. La direction du Centre Hospitalier de Haute Comté, basée à Pontarlier, prendra une décision pour gérer au mieux la situation la semaine prochaine.
L'interview de la rédaction / Martine De Kanel, sécrétaire de la CFDT au CHI de Mouthe
La situation se détériore dans les cliniques et hôpitaux du Haut-Doubs. Selon nos informations, faute de personnel, une trentaine de lits auraient été fermés à la clinique Saint-Pierre à Pontarlier. Pour l’heure, rien n’est actée, mais en raison du manque de personnel également, l’hôpital de Mouthe pourrait se voir contraindre de fermer des lits au sein de son service de Soin de Suite et de Réadaptation. Une décision devrait être prise la semaine prochaine.
Le CHU de Besançon ouvre une nouvelle consultation sur l’asthme et les allergies respiratoires. Ces allergies sont classées au 4e rang des maladies chroniques par l’OMS. Près de 25% des Français souffrent d’allergies respiratoires et 6% d’asthme. Un chiffre en constante augmentation depuis 30 ans.
Pour prendre rendez-vous :
CHU de Besançon > Pôle cœur-poumons > Pneumologie > Unité transversale d’allergologie. Du lundi au vendredi, 8h30-12h, 14h-16h30. Tel 03.81.21.81.08. Mail / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., 3 boulevard Alexandre Fleming, 25030 Besançon Cedex
Dans un communiqué de presse, l’union populaire de Besançon dénonce la nouvelle fermeture de lits hospitaliers qui touche le centre de Soins de Suite et de Réadaptation /Rééducation des Tilleroyes. La fermeture « temporaire » de 30 lits est évoquée.
Il est rappelé de la fermeture de 28 lits identiques au CHU de Besançon en 2020, et qui n’ont jamais été réouverts. L’écrit d’une partie de l’union de la gauche précise que sous le quinquennat d’Emmanuel Macron ’17.900 lits d’hospitalisations ont été fermés en France, dont 5700 en 2020 en pleine vague Covid ».
Le recul de l’épidémie amorcé la semaine dernière s’est poursuivi ces 7 derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. Le taux d’incidence en population générale est enfin passé en[1]dessous du millier de cas pour 100 000 habitants. Le niveau de circulation virale demeure cependant élevé dans l’ensemble des départements, où le taux de positivité des tests peine à décrocher.
Comme attendu, la Fédération SUD Santé Sociaux descendra ce dimanche 1er mai dans les rues de Besançon. Aux côtés d’autres syndicats, Marc Paulin et les siens iront défendre les milliers de soignants toujours suspendus par les centres hospitaliers. Une situation d’urgence pour nombre d’entre eux.
Un contexte alarmant
Chaque année, fête du Travail rime avec mobilisation pour les différents syndicats de travailleurs, qui profitent de cette journée pour faire part de leur mécontentement. Des revendications plein le mégaphone pour dénoncer des conditions de travail déplorables. Concernant la Fédération SUD Santé Sociaux, l’un des syndicats du secteur sanitaire et social, les protestations portent sur la situation « gravissime » qui règne au sein des services hospitaliers. Les soignants ne suivent plus la cadence, d’autant plus depuis la suspension de plusieurs de leurs collègues n’ayant pas souhaité participer à la campagne de vaccination contre la Covid-19. Marc Paulin, responsable du syndicat, met en garde : « On voit bien que le Ségur a ses limites et qu’aujourd’hui la situation hospitalière, nationale est gravissime. » Doutant sérieusement des intentions d’Emmanuel Macron quant au domaine de la santé publique, Marc Paulin soutient qu’il faut absolument que « le dossier de la santé des Français [soit] posé. »
Beaucoup d’incertitude
Le prochain mandat d’Emmanuel Macron suscite « de grosses interrogations » et notamment au niveau de la restructuration en profondeur du système de santé. Nombreux sont les soignants à lâcher prise, tombant dans une profonde dépression. Ainsi, la mobilisation du dimanche 1er mai sera une nouvelle possibilité de dénoncer, manifester leurs revendications, afin retrouver un sens à leur travail. « On ne travaille pas sur des machines, on travaille sur des humains », termine Marc Paulin.
L'interview de la rédaction / Marc Paulin