C’est une grave crise qui touche les établissements du Haut-Doubs. Faute de personnel, répondant aux appels de l’eldorado suisse et ayant été écarté parce qu’il n’est pas en capacité de présenter un schéma vaccinal complet contre le covid-19, des fermetures de lits sont actuellement réalisées ou pensées.
Selon nos informations, une trentaine de lits auraient été fermés à la clinique Saint-Pierre à Pontarlier. A Mouthe, la situation de l’hôpital local est tout aussi préoccupante. L’établissement ne peut plus recevoir de nouveaux patients ou résidents. A l’hôpital, faute de soignants, les arrivées ont été stoppées. Au service de Soin de Suite et de Réadaptation, le manque d’aides à domicile sur ce secteur contraint l’établissement à garder ses patients, car aucune solution ne peut être trouvée à leur domicile.
A Mouthe, cette situation pourrait conduire à la fermeture d’un étage entier au service de Soin de Suite et de Réadaptation. L’établissement étant dans l’incapacité d’assurer le suivi nécessaire aux personnes âgées qu’il accueille. La direction du Centre Hospitalier de Haute Comté, basée à Pontarlier, prendra une décision pour gérer au mieux la situation la semaine prochaine.
L'interview de la rédaction / Martine De Kanel, sécrétaire de la CFDT au CHI de Mouthe
La situation se détériore dans les cliniques et hôpitaux du Haut-Doubs. Selon nos informations, faute de personnel, une trentaine de lits auraient été fermés à la clinique Saint-Pierre à Pontarlier. Pour l’heure, rien n’est actée, mais en raison du manque de personnel également, l’hôpital de Mouthe pourrait se voir contraindre de fermer des lits au sein de son service de Soin de Suite et de Réadaptation. Une décision devrait être prise la semaine prochaine.
Le CHU de Besançon ouvre une nouvelle consultation sur l’asthme et les allergies respiratoires. Ces allergies sont classées au 4e rang des maladies chroniques par l’OMS. Près de 25% des Français souffrent d’allergies respiratoires et 6% d’asthme. Un chiffre en constante augmentation depuis 30 ans.
Pour prendre rendez-vous :
CHU de Besançon > Pôle cœur-poumons > Pneumologie > Unité transversale d’allergologie. Du lundi au vendredi, 8h30-12h, 14h-16h30. Tel 03.81.21.81.08. Mail / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., 3 boulevard Alexandre Fleming, 25030 Besançon Cedex
Dans un communiqué de presse, l’union populaire de Besançon dénonce la nouvelle fermeture de lits hospitaliers qui touche le centre de Soins de Suite et de Réadaptation /Rééducation des Tilleroyes. La fermeture « temporaire » de 30 lits est évoquée.
Il est rappelé de la fermeture de 28 lits identiques au CHU de Besançon en 2020, et qui n’ont jamais été réouverts. L’écrit d’une partie de l’union de la gauche précise que sous le quinquennat d’Emmanuel Macron ’17.900 lits d’hospitalisations ont été fermés en France, dont 5700 en 2020 en pleine vague Covid ».
Le recul de l’épidémie amorcé la semaine dernière s’est poursuivi ces 7 derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. Le taux d’incidence en population générale est enfin passé en[1]dessous du millier de cas pour 100 000 habitants. Le niveau de circulation virale demeure cependant élevé dans l’ensemble des départements, où le taux de positivité des tests peine à décrocher.
Comme attendu, la Fédération SUD Santé Sociaux descendra ce dimanche 1er mai dans les rues de Besançon. Aux côtés d’autres syndicats, Marc Paulin et les siens iront défendre les milliers de soignants toujours suspendus par les centres hospitaliers. Une situation d’urgence pour nombre d’entre eux.
Un contexte alarmant
Chaque année, fête du Travail rime avec mobilisation pour les différents syndicats de travailleurs, qui profitent de cette journée pour faire part de leur mécontentement. Des revendications plein le mégaphone pour dénoncer des conditions de travail déplorables. Concernant la Fédération SUD Santé Sociaux, l’un des syndicats du secteur sanitaire et social, les protestations portent sur la situation « gravissime » qui règne au sein des services hospitaliers. Les soignants ne suivent plus la cadence, d’autant plus depuis la suspension de plusieurs de leurs collègues n’ayant pas souhaité participer à la campagne de vaccination contre la Covid-19. Marc Paulin, responsable du syndicat, met en garde : « On voit bien que le Ségur a ses limites et qu’aujourd’hui la situation hospitalière, nationale est gravissime. » Doutant sérieusement des intentions d’Emmanuel Macron quant au domaine de la santé publique, Marc Paulin soutient qu’il faut absolument que « le dossier de la santé des Français [soit] posé. »
Beaucoup d’incertitude
Le prochain mandat d’Emmanuel Macron suscite « de grosses interrogations » et notamment au niveau de la restructuration en profondeur du système de santé. Nombreux sont les soignants à lâcher prise, tombant dans une profonde dépression. Ainsi, la mobilisation du dimanche 1er mai sera une nouvelle possibilité de dénoncer, manifester leurs revendications, afin retrouver un sens à leur travail. « On ne travaille pas sur des machines, on travaille sur des humains », termine Marc Paulin.
L'interview de la rédaction / Marc Paulin
Ce vendredi 29 avril, à Besançon, se déroule la 11ème édition de la marche intergénérationnelle : « Y'a pas d'âge pour marcher » sur le quartier des Hauts-de-Chazal autour du thème « santé et nature, à fond la forme » Le départ est prévu à 13h30 devant le restaurant universitaire des Hauts-de-Chazal, situé 22 Rue Ambroise Paré. Les inscriptions se font au même endroit et au même jour à partir de 13 heures.
Le programme de cette journée se décline en deux temps :
Concernant l’épidémie de Covid-19. Le virus circule de manière plus modérée en Bourgogne-Franche-Comté sur la dernière période de 7 jours, mais les indicateurs épidémiologiques restent à un niveau élevé. Le taux d’incidence en population générale est de plus de 1 000 pour 100 000 habitants. Concernant la tranche d’âge des plus de 65 ans, le taux d’incidence continue d’augmenter et s’approche de 1 500 pour 100 000 habitants.
On fait un point sur l’épidémie de Covid-19. Si la progression de l’épidémie ralentit depuis la semaine dernière, la circulation du virus s’inscrit encore dans une tendance à la hausse en Bourgogne-Franche-Comté. Par ailleurs, l’épidémie de grippe en cours depuis un mois se stabilise.
La progression de l’épidémie s’est ralentie ces derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. Le taux d’incidence en population générale enregistre une augmentation inférieure à 10% par rapport à la semaine dernière. Le taux de positivité des tests progresse moins vite également, pour s’établir autour de 36% à l’échelle régionale. Rappelons que depuis le 7 avril dernier, les personnes âgées de 60 à 79 ans qui le souhaitent peuvent recevoir leur quatrième dose, dès 6 mois après l’injection du premier rappel ou après la dernière infection.