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Ce jeudi, dans le cadre de l’opération Movember, qui invite les hommes à se laisser pousser la moustache dans le but de sensibiliser l’opinion publique et de lever des fonds pour la recherche dans les maladies masculines telles que le cancer de la prostate, le CHRU de Besançon organisait une opération de sensibilisation et d’information sur ce mal. Avec 50.000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate est le premier cancer masculin.  Stands d’information en continu et mini-conférences thématiques étaient au programme.

Chaque année, 8000 patients meurent d’un cancer de la prostate. Certaines formes  peuvent être très agressives  et résistent aux thérapies et aux chimiothérapies. Le plus sage pour l'éradiquer est de faire un contrôle entre 45 et 50 ans pour apprécier la situation. La vigilance doit être de mise, car les formes les plus graves ne sont pas celles qui présentent des symptômes apparents. Le fait par exemple d’aller uriner  très souvent ne signifie pas qu’un cancer se manifeste. Il existe deux formes de maladie, l’une est donc  bénigne. L’autre est plus grave et présente des formes asymptomatiques. Un diagnostic est alors posé et une prise en charge est effectuée, en fonction de la situation.

Un centre du cancer de la prostate

Depuis 2018, le CHRU de Besançon dispose d’un centre du cancer de la prostate. Ses objectifs sont de fluidifier le parcours du patient et d’assurer  une prise en charge personnalisée avec une équipe multidisciplinaire : urologues, radiothérapeutes, oncologues, radiologues, kinésithérapeutes, … . En cas de doute ou de besoin de voir un diagnostic être posé, n’hésitez pas à contacter votre médecin traitant.

L'interview de la rédaction : Professeur François Kleinclauss, chef du service d'urologie au CHRU Minjoz

Olivier Veran, le ministre de la Santé donnait une conférence de presse ce jeudi 25 novembre, pour annoncer de nouvelles mesures destinées à faire face à la crise sanitaire, alors que celui-ci repart à la hausse. Il a annoncé qu’à partir du samedi 27 novembre, le rappel vaccinal sera ouvert à tous les adultes dès cinq mois après leur dernière injection. Cette dose de rappel, faite dans les sept mois après la dernière injection deviendra par ailleurs obligatoire à partir du 15 janvier pour bénéficier du pass sanitaire.

Le masque va redevenir obligatoire en intérieur, a aussi annoncé Olivier Véran. Cela concernera "tous les lieux fermés, y compris les lieux soumis au pass sanitaire"  a précisé le ministre de la Santé. Par ailleurs, à l'école primaire, "il n'y aura plus de fermeture systématique de classe dès le premier cas" de Covid-19, a annoncé Jean-Michel Blanquer. "Un dépistage systématique de toute la classe aura lieu et seuls les élèves présentant un test négatif pourront revenir en classe", a-t-il complété.

Un mois après le lancement de la vaccination contre la grippe saisonnière, l’ARS et l’Assurance maladie Bourgogne Franche-Comté rappellent les enjeux de cette campagne dans un contexte sanitaire déjà fragilisé par l’épidémie de Covid-19, qui connaît un net rebond.

Selon l’ARS, « avec la couverture vaccinale habituellement atteinte en France contre la grippe, la vaccination permettrait d’éviter 2000 décès en moyenne chez les plus de 65 ans Â». L’Organisation Mondiale de la Santé indique qu’avec une couverture vaccinale de 75%, 3000 décès supplémentaires pourraient être évités chaque année.

La Ville de Besançon indique dans un communiqué de presse qu’Anne Vignot, Maire de Besançon et présidente du Grand Besançon, a été testée positive au Covid-19 ce mardi 23 novembre. Dans ces conditions, les réunions de ce soir à Planoise sont annulées et son agenda sera aménagé de façon à pouvoir s’isoler tout en maintenant dans la mesure du possible des réunions en visio.

Depuis quelques mois déjà, plusieurs services de chirurgie du CHU de Besançon disposent de 10 casques de réalité virtuelle hypnoVR conçus et développés en France, qui permettent, avant ou pendant l’opération, de diminuer la douleur, le stress et l’anxiété des patients tout en présentant également de sérieux avantages pour les équipes soignantes.

Le patient est invité à choisir l’univers en 3D dans lequel il évoluera. Il peut aussi choisir dans quelle langue s’exprimera la voix (féminine ou masculine) qui l’accompagnera et guidera sa respiration. S’appuyant sur l’hypno analgésie et la musicothérapie, en quelques secondes, ce dispositif plonge le patient en immersion totale dans un monde virtuel éloigné de l’hôpital.

Selon les derniers chiffres de l’éducation nationale concernant l’épidémie de Covid-19, le rectorat de Besançon indique, qu’à la date de jeudi, en début d’après-midi, « aucune structure scolaire n’est fermée. 74 classes à distance bénéficient de la continuité pédagogique dans l'académie Â».

Toujours selon cette même source, 224 élèves et 28 personnels sont cas confirmés à la Covid-19 en cumul sur les 7 derniers jours.   L’administration souligne que « les campagnes de tests salivaires se poursuivent dans les écoles de l'académie Â».

L’Agence Régionale de Santé indique que la situation épidémique continue de se dégrader significativement en Bourgogne-Franche-Comté, où le taux d’incidence s’apprête à franchir le seuil de 100 cas pour 100 000 habitants, soit le double du seuil d’alerte. On notera que les quatre départements francs-comtois présentent un taux d’incidence en population générale supérieur à 100.

La préfecture du Doubs tire la sonnette d’alarme en raison du risque de propagation de la grippe aviaire observée au sein de l’union européenne. Depuis le début du mois d’août, 130 cas ou foyers d’influenza aviaire ont été détectés dans la faune sauvage ou dans des élevages en Europe, notamment au bord de la mer du Nord et de la mer Baltique.

Dans ce contexte et à l’approche de la période migratoire à risque, la France est en situation de forte vigilance. Trois basses-cours contaminées ont été recensées dans les départements des Ardennes et de l’Aisne en septembre dernier. Dans ces conditions, le niveau de risque a été élevé de « modéré » à "élevé" sur tout le territoire national par arrêté ministériel en date du 4 novembre 2021.

La question se pose dans certains pays européens. Alors que l’épidémie prend de l’ampleur. En France, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, s’est voulu rassurant sur ce point ce matin.  Même s’il reconnaît une recrudescence des cas de covid19, il a assuré « qu’aucun confinement n’est prévu aujourd’hui Â» dans l’Hexagone.  Ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays européens.

Que pense-t-on de cette décision en Franche-Comté, nous sommes allés poser la question dans les rues du centre-ville de Besançon.  Les réponses sont diverses et aucune tendance véritable ne se dégage. Il est parfois difficile de se positionner entre l’obligation de préserver les personnes vulnérables, conserver ses libertés et agir en citoyen responsable, désireux d’en finir avec cette épidémie qui hante notre quotidien depuis près de deux ans. Paroles de bisontins…

Le micro-trottoir de la rédaction