La Franche-Comté ne déroge pas au mouvement « bloquons tout », lancé ce mercredi 10 septembre. Environ 200 personnes se sont rassemblées ce matin, à partir de 6 heures, à hauteur du rond-point du bowling à Besançon.
Les CRS se sont chargés de disperser les manifestants qui occupaient l’endroit. Ces derniers, composés également de lycéens et collégiens, expriment leur colère au centre-ville bisontin. Des blocages se sont également tenus devant le lycée Pasteur et la faculté des lettres de Besançon.
Cinq cantons romands (Fribourg, Genève, Neuchâtel, Vaud, Valais) ont signé un accord avec la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion Valais-Wallispour créer le Centre de compétence romand pour le contrôle de l’égalité salariale entre femmes et hommes. Ce nouvel outil, né d’une volonté de coopération intercantonale, vise à garantir une application rigoureuse et harmonisée de l’égalité salariale dans les marchés publics et les subventions.
Cette concrétisation marque une étape clé dans la mise en œuvre de la Charte romande de l’égalité adoptée en 2023. Réunis à Estavayer-le-Lac, les sept conseillères et conseillers d’État en charge de l’égalité ont également discuté de mesures pour renforcer les politiques internes des administrations cantonales. Prochaine rencontre prévue en 2026, autour des liens entre éducation et égalité.
Ce samedi 30 août, l’antenne locale de L214 a marqué les esprits sur la place de la Révolution avec une mise en scène inspirée des enquêtes criminelles. Silhouettes tracées au sol, sacs mortuaires et faux sang ont attiré l’attention des passants, souvent persuadés d’être face à un crime humain. L’objectif : dénoncer les souffrances des animaux d’élevage et sensibiliser à leur invisibilisation.
Plus de 300 tracts, présentés comme des rapports d’enquête, ont été distribués par une douzaine de bénévoles. L’action s’inscrivait dans le cadre de la 11e Journée mondiale pour la fin du spécisme et faisait écho à la campagne "Le Sauvetage du Siècle", qui propose 20 mesures pour transformer notre modèle alimentaire et réduire de moitié la consommation de produits animaux.
Le Premier ministre François Bayrou donne ce lundi 25 août une conférence de presse marquant sa rentrée politique. Il y a détaillé son ambitieux projet de budget visant 44 milliards d’euros d’économies, alors que des appels à bloquer le pays le 10 septembre se multiplient. Dans un climat social tendu, Il a annoncé que le président Emmanuel Macron avait "accepté" de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre. À cette occasion, le chef du gouvernement prononcera une déclaration de politique générale engageant la responsabilité de l’exécutif, conformément à l’article 49.1 de la Constitution.
Depuis ce jeudi, le fronton de l’Hôtel de Ville de Besançon arbore un nouveau drapeau aux côtés des étendards français, européen et ukrainien : un drapeau blanc, symbole universel de paix. La maire écologiste Anne Vignot a choisi ce signe fort, dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, le conflit au Proche-Orient et d’autres crises oubliées. « C’est une demande en référence à l’humanité et à l’humanisme. Le drapeau blanc a une valeur universelle », a expliqué l’édile, insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un geste de politisation, mais d’un cri : « Ça suffit ».
De la controverse du drapeau palestinien à un symbole universel
La décision intervient après une polémique autour de la présence d’un drapeau palestinien à ce même endroit, finalement retiré sur demande du préfet du Doubs, Rémi Bastille. Respectueuse des règles républicaines, Anne Vignot s’est pliée à l’injonction : « On me demande de le retirer, je le retire. Mais je ne le regrette pas un seul instant », précise-t-elle. Pour autant, l’élue a voulu marquer la continuité de son engagement en faveur de la paix. « Le drapeau blanc représente une volonté de paix. C’est juste ça », a-t-elle insisté, rappelant que « la douleur des familles palestiniennes ne doit pas faire oublier celle des familles juives d’otages ».
L'interview de la rédaction : Anne Vignot

Entre solidarité locale et responsabilité institutionnelle
Anne Vignot revendique une approche fondée sur l’humanisme et la solidarité internationale, au-delà des lignes géopolitiques. Elle évoque la situation au Darfour, au Soudan ou encore en République du Congo, trop souvent ignorée, selon elle : « Des enfants meurent de faim, et plus personne ne s’en émeut. Nous avons l’obligation de dire que la solidarité est internationale ». La maire de Besançon souligne ainsi le rôle des collectivités locales comme relais d’une parole citoyenne : « Je représente la République, mais je relaie aussi les combats. Les citoyens attendent que l’on exprime cette volonté d’ouverture et de fraternité. »

Une position entre fermeté et respect de l’État
Anne Vignot affirme respecter la légalité, tout en cherchant à préserver l’autonomie politique et symbolique de la municipalité : « Je suis une élue de la République, je respecte la loi. Mais je ne regrette pas d’avoir donné à voir la souffrance des peuples. » Le drapeau blanc, choisi comme compromis, se veut un message fédérateur. Là où le drapeau palestinien avait suscité débats et tensions, l’édile souhaite faire entendre un appel universel à la paix, au moment où les guerres et les divisions secouent le monde.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
À compter du 1er septembre, le Programme de Réussite Éducative de la Ville de Pontarlier lance les « entretiens écrans », un dispositif gratuit et confidentiel destiné aux familles d’enfants et d’adolescents (0-18 ans).
Ces rendez-vous, animés par un binôme de professionnels formés en santé numérique, visent à informer, conseiller et proposer des solutions concrètes pour un usage équilibré des écrans, en abordant notamment les risques liés aux réseaux sociaux, jeux vidéo et cyberharcèlement.
Le rendez-vous est fixé 16 rue La Fontaine à Pontarlier. Renseignements et prise de rendez-vous au 03.81.38.81.61 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Jeudi, le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi autorisant certains commerces, comme les boulangeries et les fleuristes, à faire travailler leurs salariés le 1er Mai. Porté par l’Union des démocrates et indépendants et soutenu par le gouvernement, le texte suscite de vives critiques à gauche et du côté des syndicats. Ces derniers dénoncent une remise en cause du caractère symbolique et chômé de cette journée, emblématique des droits des travailleurs. La proposition doit désormais être examinée par l’Assemblée nationale.
A Pontarlier, une « marche des fiertés » est organisée ce samedi 28 juin, à 15h. Le rassemblement est prévu sur la place d’Arçon, au centre-ville de la capitale du Haut-Doubs. Les participants devraient ensuite sillonner les rues de la ville. A travers cet évènements, les organisateurs entendent défendre les droits des personnes LGBTQIA+, lutter contre les discriminations, promouvoir l’égalité et la visibilité des minorités de genre et sexuelles.
Le déploiement du drapeau palestinien sur l’esplanade des Droits de l’Homme, devant la mairie de Besançon, suscite depuis plusieurs jours de vives réactions sur les réseaux sociaux. Pour certains, il s'agit d'un acte de solidarité humanitaire ; pour d'autres, d'une prise de position politique jugée inappropriée dans l’espace public républicain. Face à la polémique, le préfet du Doubs a choisi d’engager une action en justice, provoquant de nouvelles interrogations sur l'équité du traitement accordé à différentes causes internationales.
Une démarche fondée sur la jurisprudence
Sollicitée par notre rédaction, la préfecture du Doubs rappelle que cette initiative judiciaire s’appuie sur des décisions de justice récentes : « Le Préfet s’en tient à l’avis des tribunaux qui ont beaucoup statué récemment sur cette question », explique-t-on. En substance, les juridictions administratives ont précisé que le pavoisement des bâtiments publics avec des drapeaux étrangers ne peut être toléré que dans des cas « largement consensuels » au sein de la société française. C’est cette interprétation qui a, par exemple, permis l’affichage du drapeau ukrainien dans de nombreuses collectivités, sans contestation majeure. Mais dans le cas du conflit israélo-palestinien, les autorités estiment que le sujet demeure hautement clivant : « Le sujet du conflit au Proche-Orient est un sujet de clivage chez les Français. »
Un conflit meurtrier aux bilans asymétriques
Derrière ces considérations juridiques et politiques se cache une réalité tragique : l’ampleur du conflit en cours à Gaza. Depuis l’offensive lancée par Israël en octobre 2023, plus de 56 000 Palestiniens ont été tués, selon les autorités sanitaires de Gaza. Certains experts indépendants, comme ceux cités dans une étude publiée dans The Lancet, estiment que ce chiffre pourrait être bien supérieur si l’on prend en compte les morts indirectes liées à la faim, aux maladies ou à l’effondrement des infrastructures. Côté israélien, le conflit a débuté par l’attaque sans précédent du 7 octobre 2023, au cours de laquelle environ 1 200 personnes ont été tuées, dont 816 civils israéliens et étrangers. Depuis, les combats à Gaza ont coûté la vie à plus de 300 soldats israéliens, selon les chiffres de l’armée israélienne (IDF).
Entre émotion, droit et symbole
La décision de la maire de Besançon d’arborer le drapeau palestinien, aussi symbolique soit-elle, entre en collision avec une lecture stricte du droit public et des règles de neutralité dans les espaces officiels. Pour les soutiens, ce geste est un cri d’alerte face à une catastrophe humanitaire ; pour ses détracteurs, il constitue une prise de position dans un conflit international qui divise profondément l’opinion française. La question qui se pose désormais est celle de l’égalité de traitement entre les causes humanitaires : pourquoi le soutien à l’Ukraine serait-il jugé « consensuel » et donc légitime, alors que celui exprimé envers la Palestine serait qualifié de « clivant » ?
Une jurisprudence à géométrie variable ?
Le débat ne fait que commencer. Si les tribunaux confirment la démarche préfectorale, cela pourrait créer un précédent concernant l’expression symbolique des collectivités sur des sujets internationaux. Il soulèverait aussi une interrogation plus large sur le rôle des institutions locales dans les grands enjeux du monde, entre solidarité et neutralité républicaine.
À Besançon, un projet d’envergure destiné à améliorer la prise en charge des femmes victimes de violences ou en difficulté est en cours de réalisation. Portée par les associations Solidarité Femmes et le CIDFF, la future Maison des Femmes verra le jour en mars 2026 au 11 rue Jean-Wyrsch, dans les locaux de l’ancienne maison Huot. Précisons que ce chantier représentant un investissement de 1,4 million d’euros.
L'interview de la rédaction : Valérie Haller
Un guichet unique pour les femmes
Pensée comme un lieu de convergence, cette maison permettra de réunir en un même site les nombreux acteurs œuvrant au service des femmes. « Aujourd’hui, une femme victime de violences doit se rendre à plusieurs endroits différents pour être aidée. Ce parcours éparpillé devient souvent un frein. L’objectif est de simplifier, fluidifier et sécuriser cet accompagnement », explique Valérie Haller, conseillère municipale déléguée aux droits des femmes. Au-delà des violences conjugales, l’accompagnement portera également sur d'autres aspects cruciaux : accès à la santé, à l’emploi, à la contraception, à la formation et à la sexualité. La maison fonctionnera ainsi en synergie avec le CHU de Besançon et d’autres structures partenaires
Un espace de 1 000 m² dédié au maillage associatif
Répartis sur trois étages, les 1 100 m² du bâtiment accueilleront des espaces dédiés pour Solidarité Femmes, le CIDFF, ainsi que des bureaux mutualisés pour les associations partenaires, selon un planning tournant. Un accueil sécurisé et un espace santé compléteront le dispositif. Cette centralisation offre une réponse adaptée à la réalité des femmes, tout en renforçant l’efficacité du réseau associatif : « Le mot-clé, c’est l'efficacité. Concrètement, cela permet un accompagnement global, au bon endroit, au bon moment », résume Valérie Haller.
L'interview de la rédaction : Valérie Haller
Un projet soutenu et financé collectivement
Estimée à 1,4 million d’euros, l’opération est financée par un partenariat entre l’État, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs et la Ville de Besançon. Une campagne d’emprunt citoyen a déjà permis de collecter 700 000 €, signe de l’adhésion locale au projet. Les travaux ont démarré en janvier 2025. « On construit bien plus qu’un bâtiment, on construit un espace de reconstruction pour les femmes », conclut la conseillère.