Selon une récente étude de l’Insee, l’espérance de vie en Bourgogne-Franche-Comté reste inférieure d’environ un an à la moyenne nationale : 85 ans pour les femmes, 79,1 ans pour les hommes. L’état de santé général y est moins favorable, avec 1 habitant sur 5 souffrant d’une maladie chronique.
La région compte 345 300 patients hypertendus (+1,4 %) et 139 000 diabétiques (+3,9 %). La mortalité prématurée, avant 75 ans, y est 4 % plus élevée, en lien avec les maladies cardiovasculaires, le tabac, l’alcool et d’autres causes externes. Il est bon de rappeler que la mortalité prématurée recule depuis 15 ans grâce aux efforts de dépistage et de prévention.
Le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint 84 862 au 1er octobre 2025, selon les données publiées par le ministère de la Justice. Ce chiffre marque une légère hausse par rapport au mois précédent, illustrant une tendance persistante à la surpopulation carcérale.
La région compte aujourd’hui près de 350 000 jeunes de 18 à 29 ans, soit 130 000 de moins qu’en 1980. En cause : baisse de la natalité et départs pour études ou emploi. À la campagne, l’accès aux services essentiels (France Travail, auto-écoles, sport, cinémas…) reste difficile. 1 jeune sur 5 n’est ni en études ni en emploi, et 10 % vivent encore chez leurs parents à l’approche de la trentaine. D’ici vingt ans, la Bourgogne-Franche-Comté pourrait perdre encore 50 000 jeunes adultes.
Le Relais Petite Enfance du CCAS de Pontarlier organise la semaine "Tous famille", jusqu’au 25 octobre, dédiée à la parentalité. En partenariat avec la CAF et les acteurs du Haut-Doubs, dans le cadre du Réseau d’Écoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents (REAAP), cette initiative propose aux familles des activités gratuites : éveil musical, danse, contes, baby gym, ateliers de portage… ainsi que des cafés-parents pour échanger et partager.
Inscriptions obligatoires :
Plus d’informations sur https://www.ville-pontarlier.fr/page/vivre-a-pontarlier/vie-quotidienne-2/petite-enfance/semaine-tous-famille
Ce vendredi, à 17 h 30, à Besançon, un rassemblement est organisé sur le Pont Battant à Besançon en hommage aux Algériens massacrés lors de la répression du 17 octobre 1961 à Paris pour le droit à l’indépendance de l’Algérie, pour leur droit à l’égalité et à la dignité, contre le couvre-feu raciste qui leur était imposé. Des fleurs seront jetées dans le Doubs pour honorer la mémoire des victimes de cette tragédie longtemps occultée.
Portée par des associations, syndicats et partis politiques de gauche, cette initiative appelle à la reconnaissance officielle des crimes d’État liés à la colonisation et à l’ouverture complète des archives de la guerre d’Algérie et de la colonisation aux chercheurs français et étrangers, sans restrictions, ni exclusives et refuser tous les discours xénophobes, racistes et colonialistes.
Face à la recrudescence de l’usage détourné du protoxyde d’azote, notamment chez les jeunes, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a pris un arrêté interdisant sa consommation dans l’espace public du 1er octobre 2025 au 1er février 2026. Cette mesure s’applique aux mineurs comme aux majeurs. Le texte rappelle également l’interdiction de dépôt ou d’abandon de bonbonnes et cartouches usagées dans l’espace public. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 15 000 € pour consommation et 3 750 € pour commercialisation. Un courrier de sensibilisation a été adressé aux familles d’élèves du département.
Ce jeudi 25 septembre, de 9 h à 12 h 30, la Maison de la vie associative de Lons-le-Saunier accueillera la matinée départementale du Programme National Nutrition Santé (PNNS), organisée par Promotion Santé Bourgogne Franche-Comté. Ce rendez-vous vise à promouvoir une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et à réduire les inégalités sociales de santé liées à la nutrition.
Au programme : échanges, sensibilisation et mobilisation des acteurs locaux autour des recommandations du Programme National Nutrition Santé, telles que les célèbres « 5 fruits et légumes par jour ». Point fort de la matinée : la signature officielle de la charte du programme par la ville de Lons-le-Saunier et par ECLA, le regroupement de communes du territoire lédonnien, marquant leur engagement public en faveur de la santé et du bien-être de tous. Un événement fédérateur pour inscrire le territoire dans une dynamique collective de santé publique.
Les syndicats n’en ont pas terminé avec la contestation. Ce vendredi 19 septembre, deux actions marquantes se tiendront à Besançon. Dès 7h15, un rassemblement est prévu devant le lycée Pasteur, en réaction à la présence controversée de forces de l’ordre aux abords et à l’intérieur des lycées Pasteur et Ledoux hier matin. L’intersyndicale dénonce des « actes d’intimidation ». En soirée, à 18h, une « casserolade » est annoncée place du 8 septembre, au cœur du centre-ville. Ce rassemblement citoyen, organisé « pour la justice sociale et la justice fiscale », s’inscrit dans une mobilisation plus large portée par les syndicats et les collectifs locaux.
Le Medef Territoires Franc-Comtois exprime ses vives inquiétudes « face à l’instabilité fiscale persistante et à la menace de nouvelles charges pesant sur les entreprises ». En réponse à l’appel de Patrick Martin, président du MEDEF, le collectif franc-comtois ne se dit pas opposé à l’idée d’une mobilisation patronale dans les semaines à venir. Et d’expliquer qu’elle se ferait « de manière républicaine, pacifique et déterminée », pour rappeler que « sans entreprises, il n’y a ni emploi, ni croissance, ni recettes fiscales ».
On n’avait pas vu cela depuis 2023 et les mobilisations contre la réforme des retraites, les huit grandes organisations syndicales appellent à la grève et à une manifestation ce jeudi pour dénoncer « le budget d’austérité », la réforme des retraites et les coupes dans les services publics. Des perturbations dans les transports, les administrations et l’éducation sont annoncées.
Le départ de François Bayrou et l’arrivée à Matignon de Sébastien Lecornu n’y changeront rien. Réunis en conférence de presse ce matin, les porte-parole syndicaux départementaux ont dressé un même constat : les mesures annoncées font peser l’effort sur les salariés, alors que, selon eux, de lourdes exonérations et des dividendes continuent d’enrichir une poignée d’acteurs économiques sans contrepartie. « Ce n’est pas aux salariés de payer ce que nous n’avons pas contracté », a résumé Rachel Messous, secrétaire départementale de Force Ouvrière, en appelant non seulement à la grève le 18, mais aussi à la mobilisation dans les entreprises.
L'interview de la rédaction : Stéphane Fauconnier (UNSA)
Revendications et message politique
Les syndicats concentrent leurs revendications autour de quatre axes : l’abrogation — ou la renégociation — de la réforme des retraites, l’arrêt des suppressions de postes et du gel du point d’indice dans la fonction publique, la défense des services publics (santé, éducation, secteur médico-social) et une redistribution plus équitable des richesses. Ils dénoncent notamment, chiffres à l’appui, l’ampleur des aides publiques aux entreprises et la part des dividendes reversés aux actionnaires, arguments utilisés pour réclamer un « budget de justice sociale et environnementale ».
L'interview de la rédaction : Rachel Messous ( Force Ouvrière)
Situations concrètes à Besançon : écoles, hôpitaux, médico-social
Les représentants syndicaux ont dressé un tableau local alarmant : manque d’AESH dans les écoles, postes non remplacés dans l’éducation, suppressions de lits et tensions à l’hôpital, fragilité des structures médico-sociales. « Cette rentrée, les notifications d’accompagnement ne sont pas honorées », a alerté Karine Laurent du syndicat FSU, pointant les conséquences pour les élèves et les enseignants. Il en est de même dans le secteur hospitalier et social, où les dernières déclarations de Sébastien Lecornu sur l’implantation de maisons de santé dans les zones déficitaires suscitent la colère, compte tenu de la situation en termes de recrutement et d’emplois dans ces structures.
L'interview de la rédaction : Karine Laurent (FSU)
Organisation de la journée et perturbations attendues
Les syndicats ont dévoilé l’itinéraire du cortège traversant des lieux symboliques de la ville — place de la Révolution, Battant, Pont de Bregille, Sarrail, Préfecture— avant une dissolution en fin de parcours à Chamars. Une assemblée générale « éducation » est programmée à 10h30 le matin même, et une assemblée générale est prévue à l’issue de la manifestation pour envisager les suites. Les syndicats de cheminots seront fortement mobilisés. À Besançon, la CGT estime à « environ 30 % » le taux de grévistes du réseau de transports urbains.
Unité syndicale et stratégie
La mobilisation se veut interprofessionnelle : la présence conjointe des huit grandes organisations syndicales est présentée comme un signal fort au gouvernement et au patronat. Les responsables syndicaux appellent à la reconduction des mouvements par assemblées générales et à des actions visant « à stopper la production » pour faire plier. Ils excluent pour l’heure toute demande visant à renverser des responsables politiques — « nous sommes une organisation syndicale », précisent-ils — mais affichent une volonté de peser sur l’orientation budgétaire.
Après le 18 : vers une mobilisation prolongée ?
Les syndicats laissent la porte ouverte à la reconduction du mouvement. Tous les représentants syndicaux insistent sur l’importance de la grève comme levier : « si on arrête de produire quelques jours d’affilée, ils plient ». La journée de jeudi servira de test sur la capacité de mobilisation locale et sur l’adhésion des salariés à une mobilisation sur la durée.