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À Besançon, la situation de mineurs étrangers isolés sans hébergement suscite une vive indignation. Dans un communiqué, l’association Solmiré alerte sur la présence d’enfants contraints de dormir dehors, dénonçant non pas une fatalité, mais le résultat de politiques publiques jugées défaillantes.

Des mineurs laissés sans protection

Selon l’association, plusieurs jeunes, parfois âgés de 13 à 17 ans, se retrouvent à la rue après avoir été exclus du dispositif de protection de l’enfance. En cause : les évaluations de minorité menées par le SEAMNA, structure mandatée par le Département du Doubs. Ces évaluations, censées déterminer si un jeune peut bénéficier d’une prise en charge, sont fortement critiquées. Solmiré évoque des conditions jugées « intolérables » : auditions de jeunes malades ou épuisés, absence de traduction adaptée, et décisions rendues très rapidement. Plus préoccupant encore, les rapports d’évaluation seraient rédigés après coup, parfois plusieurs semaines après la décision de refus.

Près de 250 jeunes laissés à la rue en 2024

Malgré des recours engagés par certains mineurs devant la justice, souvent couronnés de succès, la situation perdure. D’après les données avancées par l’association, près de 248 jeunes se déclarant mineurs auraient été laissés sans solution dans le Doubs en 2024, soit environ 20 nouveaux jeunes à la rue chaque mois.

Des responsabilités politiques pointées

Solmiré met directement en cause Ludovic Fagaut, également vice-président du Département du Doubs, accusé d’avoir soutenu ces pratiques. L’association dénonce également le rôle des institutions locales dans l’accès à l’hébergement d’urgence. Le dispositif du 115 est notamment pointé pour des pratiques jugées discriminatoires envers les personnes étrangères, via une « instance de régulation » limitant fortement l’accès à un abri. Autre critique : le refus de domiciliation par certains services sociaux, pourtant un droit fondamental pour les personnes sans domicile, qui empêche ces jeunes d’accéder à un accompagnement.

La ville interpellée sur ses leviers d’action

Pour Solmiré, la municipalité dispose pourtant de moyens concrets via le CCAS, la veille mobile ou encore des associations locales financées par la ville. L’association affirme avoir transmis un dossier détaillé à la nouvelle équipe municipale, resté sans réponse. Elle regrette des priorités jugées décalées face à l’urgence sociale.

Un statut de « ville amie des enfants » questionné

Besançon est labellisée « ville amie des enfants » par l’Unicef depuis 2005, un engagement qui implique le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant. Or, selon Solmiré, les pratiques actuelles ne respecteraient pas ce cadre, notamment le principe selon lequel tout jeune doit être présumé mineur et protégé jusqu’à décision judiciaire.

Une mobilisation pour alerter les élus

Réunie devant l’hôtel de ville à l’occasion du conseil municipal, l’association entend interpeller plusieurs responsables locaux, dont Clément Darcq, adjoint en charge du CCAS, Isabelle Bordat, adjointe à l’enfance et à la jeunesse et le maire Ludovic Fagaut. Objectif : obtenir des engagements concrets pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « violence institutionnelle ».

Une situation qui relance le débat local

Au-delà de ce cas, la situation des mineurs isolés à Besançon pose la question plus large de l’accueil et de la protection des publics les plus vulnérables. Entre critiques des dispositifs existants et appel à une mobilisation politique, l’association Solmiré espère remettre ce sujet au cœur du débat public local.

Le Secours populaire français lance un appel d’urgence face à la situation dramatique au Proche‑Orient. Des populations civiles vivent sous les bombes, des milliers d’enfants sont victimes, et au Liban, son partenaire DPNA a dû évacuer ses locaux. L’association appelle à une mobilisation massive pour soutenir les équipes sur le terrain. Les dons sont possibles dans tous les départements ou au siège parisien, en précisant « Solidarité au Proche et au Moyen‑Orient », ainsi qu’en ligne sur don.secourspopulaire.fr/orient.

À Besançon, l’intervention du collectif Némésis lors du carnaval suscite de vives réactions. Dans un communiqué, l’intersyndicale féministe du Doubs (Solidaires, FSU, CGT Éducation et Spectacle) accuse ce groupe, classé à l’extrême droite, d’instrumentaliser les luttes féministes pour diffuser des messages racistes et xénophobes.

Les organisations s’appuient sur des données nationales relatives aux violences sexuelles pour contester les positions du collectif, estimant qu’elles reposent sur des amalgames entre immigration et violences faites aux femmes.

L’intersyndicale annonce avoir saisi plusieurs députés afin qu’ils prennent position, allant jusqu’à demander la dissolution du collectif pour incitation à la haine raciale. Une demande similaire a également été adressée à Ludovic Fagaut, le Maire de Besançon.

À Pontarlier, le CA Pontarlier Rugby monte au créneau après des propos racistes visant l’un de ses joueurs lors d’un match à l’extérieur. Dans un communiqué officiel, le club condamne fermement ces actes et réaffirme une position de tolérance zéro. Il apporte son soutien total au joueur et appelle l’ensemble de la famille du rugby à défendre les valeurs de respect, de solidarité et d’unité.

Ce jeudi matin, une centaine de retraités se sont rassemblés place Pasteur à Besançon pour défendre leur pouvoir d’achat, l’accès aux soins et la préservation de la Sécurité sociale et des services publics. Une mobilisation modeste mais déterminée.

« La santé, c’est un problème gravissime »

Parmi les manifestants, Martine Chevillard, retraitée et membre de Solidaires, insiste sur l’urgence des enjeux. « À nos âges, la santé, c’est vraiment un problème gravissime », explique-t-elle. Elle dénonce des difficultés croissantes face au système de soins, qu’il soit public ou privé : « Quand on est confronté aux structures hospitalières, c’est vraiment dramatique. » Au cœur des revendications : un meilleur accès aux soins pour tous, alors que le vieillissement de la population accentue les besoins.

L'interview de la rédaction :Martine Chevillard

 

Pouvoir d’achat et précarité en toile de fond

Au-delà de la santé, les retraités dénoncent également une dégradation de leurs conditions de vie. « Il y a les ressources des uns et des autres, les attaques sur les conditions de vie au quotidien », souligne Martine Chevillard. La question de la précarité est particulièrement marquante. À Besançon, certains quartiers comme Planoise comptent une part importante de la population vivant sous le seuil de pauvreté. « C’est inadmissible dans un pays riche », déplore la retraitée. Elle évoque aussi des situations concrètes : « J’ai vu des femmes avec des retraites de 500 à 700 euros. Ce n’est pas possible de vivre avec ça. »

L'interview de la rédaction :Martine Chevillard

Une mobilisation limitée mais persistante

Si la mobilisation reste modeste — une centaine de participants présents — les manifestants entendent maintenir la pression. « On a toute raison de se faire entendre », affirme Mme Chevillard, tout en reconnaissant les difficultés : « On est dans une tranche d’âge où le nombre n’augmente pas. » Elle regrette également un manque d’écoute des pouvoirs publics : « Les problèmes perdurent et ça n’avance pas ou très peu. »

« Le combat continue »

Malgré les obstacles, les retraités présents ce jeudi assurent vouloir poursuivre leur mobilisation. « Tout est à gagner », conclut la représentante syndicale. « Le combat continue, malgré le grand âge ».

À Besançon, les retraités appellent à se mobiliser ce jeudi. Ils dénoncent les attaques répétées contre les pensions, la Sécurité sociale et l’accès aux soins, aggravé selon eux par la désertification médicale et l’augmentation des restes à charge. À l’initiative de cette mobilisation, une intersyndicale, baptisée, le « groupe des neuf Â», composée notamment de la FSU, de la CGT et de solidaires. Le rassemblement bisontin se tiendra ce jeudi 2 avril, à 10h30, place Pasteur.

À Morteau, la MJC Centre Social, Rés’ado et la CCAS relancent leur action « Parents / Ados : restons connectés ». Une conférence animée par le psychothérapeute familial Gérard Vallat est proposée ce mardi 31 mars à 20h, salle des fêtes. Au programme : comprendre la place des écrans et des réseaux sociaux dans la vie des ados, et aider les parents à accompagner leur autonomie. Une soirée soutenue par la CAF dans le cadre du dispositif « Tous Famille ».

Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars, la France passera à l’heure d’été. À 2 heures du matin, il sera directement 3 heures. Une heure de sommeil en moins, donc, pour marquer ce changement saisonnier. Ce passage permet de profiter de journées plus longues en soirée, avec davantage de luminosité en fin de journée. En revanche, il peut entraîner une légère perturbation du rythme biologique, notamment chez les enfants et les personnes sensibles.

Il est conseillé d’anticiper ce changement en adaptant progressivement ses horaires de coucher. Les appareils connectés effectueront le changement automatiquement, mais pensez à vérifier les horloges manuelles. Le prochain changement d’heure, à l’automne, rétablira l’heure d’hiver.

La mobilisation s’organise à Montlebon, dans le Haut-Doubs. Les parents d’élèves se mobilisent contre la possible fermeture d’une classe de maternelle. Actuellement, l’école compte quatre classes. Une suppression ramènerait ce nombre à trois, avec des effectifs plus chargés, ce qui inquiète les familles pour la qualité de l’enseignement et le suivi des enfants. Les parents mettent également en avant le rôle inclusif de l’établissement, qui accueille notamment des enfants en situation de handicap. Une pétition en ligne a été lancée pour tenter de faire reculer cette décision. Pour apporter votre soutien à la démarche : lien de la pétition

À l’approche du second tour des élections municipales,  une intersyndicale, composée de la CGT, de la CFDT, UNSA, Solidaire et la FSU, a adressé une tribune à 25 communes du Doubs, cosignée par plusieurs responsables syndicaux nationaux,  dont Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT),. Objectif : appeler les candidats à refuser toute alliance avec l’extrême droite.  Â« Il s’agit d’alerter sur les dangers d’une banalisation de ces idées et sur les risques d’alliances opportunistes », explique Mélanie Meyer, secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.

L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer,  secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.

Une position syndicale claire et assumée

Les syndicats affirment ainsi une ligne rouge : aucune alliance, aucun compromis avec l’extrême droite. Ils alertent sur les risques de discriminations accrues, d’atteintes aux droits des femmes, des travailleurs étrangers ou encore des personnes LGBT. Les organisations syndicales revendiquent un engagement qui dépasse le seul cadre social. « Nous ne sommes pas apolitiques. Nous portons un projet de société basé sur l’égalité, la solidarité et la dignité », insiste Mélanie Meyer.

L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer,  secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.

Des inquiétudes sur les services publics

Les syndicats dénoncent une opposition fondamentale entre les principes d’universalité et les politiques défendues par l’extrême droite. Ils redoutent des mesures d’austérité, des privatisations et des logiques de « préférence nationale » susceptibles d’accentuer les inégalités. « Hôpitaux, écoles, universités ou encore justice pourraient être fragilisés, avec des conséquences directes pour les populations les plus vulnérables Â».

Immigration : déconstruire les idées reçues

Les organisations syndicales ont également tenu à rappeler certaines données sur l’immigration. En France, elle représente environ 10,7 % de la population, avec des flux jugés stables. Loin des discours alarmistes, elles soulignent le rôle essentiel des travailleurs immigrés dans des secteurs en tension comme le bâtiment, la santé ou la restauration. « L’immigration est une réalité économique et sociale qu’il faut accompagner avec des droits égaux et un accueil digne », défendent-elles.

Des alertes sur la santé et l’éducation

Les syndicats mettent également en garde contre des projets jugés dangereux pour la protection sociale et l’éducation. Ils dénoncent notamment les risques de restriction d’accès aux soins, de remise en cause des droits des femmes ou encore de dérives autoritaires dans le système éducatif. Selon eux, ces orientations pourraient remettre en cause les libertés publiques et accentuer les inégalités sociales.

Une vigilance particulière dans le Doubs

Dans le département, la situation est suivie de près. Si l’extrême droite n’a pas accédé au second tour dans certaines communes comme Besançon, les syndicats s’inquiètent du report des voix et de la diffusion de ces idées dans d’autres listes. À ce stade, aucune réponse n’a été apportée par les candidats interpellés.

Informer et mobiliser

Face à ces enjeux, les syndicats misent sur la sensibilisation et l’éducation populaire. Depuis 2024, des actions sont menées dans toute la région pour déconstruire les discours jugés simplistes et apporter des éléments factuels au débat public. « Notre rôle est d’informer et de défendre un modèle de société juste et solidaire », conclut Mélanie Meyer.