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Le CCAS de Morteau lance un appel à bénévoles afin de renforcer son Réseau Pass’âge, un dispositif créé en 2019 pour accompagner les personnes âgées isolées de la commune. Une dizaine de bénévoles assurent déjà des visites régulières, des temps d’échange, des promenades ou encore des activités conviviales selon les envies des bénéficiaires. Des rencontres hors domicile sont également organisées plusieurs fois par an pour maintenir le lien social. Le réseau joue aussi un rôle de veille renforcée lors des périodes de canicule ou de grand froid. Les personnes souhaitant rejoindre l’équipe ou signaler une situation peuvent contacter le CCAS de Morteau au 03 81 68 56 86.

La section bisontine de la LICRA a vivement réagi après la découverte d’un autocollant à caractère antisémite apposé sur une pompe à essence d’une station-service de Besançon. Le visuel incriminé associait la hausse du prix des carburants à Israël, en reprenant, selon l’association, des caricatures inspirées de la propagande nazie ou vichyste.

Dans un communiqué, la LICRA dénonce un acte « prémédité » et estime que « l’antisémitisme avance souvent masqué sous couvert d’antisionisme ». L’association réclame l’ouverture d’une information judiciaire et indique se réserver la possibilité de déposer plainte auprès du procureur de la République.

Un rassemblement est annoncé ce mardi 12 mai, à 18h, place Pasteur à Besançon, à l’appel de la CGT Salarié-e-s étudiant-e-s du Doubs. Le syndicat proteste contre la volonté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, de supprimer la possibilité d’exonération des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne.

Depuis 2019, dans le cadre du plan « Bienvenue en France », ces frais sont passés de 170 à 2.900 euros en licence et de 250 à 3.900 euros en master pour les étudiants extra-communautaires. La CGT dénonce une politique « xénophobe et libérale » et réclame le maintien des exonérations, la fin des frais différenciés et un meilleur financement de l’enseignement supérieur public.

Le député du Doubs Laurent Croizier a annoncé avoir saisi le procureur de la République de Besançon, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, après la découverte d’une affiche à caractère antisémite dans une station-service bisontine. Dans un communiqué, l’élu condamne « avec la plus grande fermeté » cet acte qu’il qualifie d’atteinte aux valeurs républicaines. Il dénonce une affiche reprenant « les codes des caricatures antisémites les plus abjectes » et appelle à une réponse judiciaire ferme. Le gérant de l’établissement a indiqué mettre à disposition des enquêteurs les images de vidéoprotection.

Comment continuer à soigner, accompagner et maintenir les solidarités dans une société vieillissante, confrontée à la baisse de la natalité et à la fragilisation du système de santé ? C’est autour de cette question que se sont tenues à Dijon puis à Besançon deux journées de débats démocratiques régionaux intitulées « Qui prendra soin de nous demain ? ». Organisées conjointement par le CESER Bourgogne-Franche-Comté et l’Institut pour la prévention des vulnérabilités liées à la santé (IPVS), ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des États généraux de la bioéthique pilotés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE).

L'interview de la rédaction : Elise Moreau, présidente du CESER (Conseil économique, social et environnemental de Bourgogne Franche-Comté) 

Une réflexion sur le modèle de société de demain

« C’est une première régionale, mais avec une portée nationale », souligne Élise Moreau, la présidente du CESER. Pour elle, cette initiative répond à une transformation profonde de la société : allongement de la durée de vie, progrès de la médecine, augmentation des maladies chroniques et multiplication des situations de vulnérabilité. « Cela questionne la soutenabilité de notre système de santé, mais aussi notre vision de l’avenir et de la société que nous voulons construire », insiste-t-elle. Trois grands enjeux structurent les débats : la responsabilité sociale de la médecine, la soutenabilité du système de santé et l’avenir des solidarités. L’objectif : faire émerger collectivement des pistes de réflexion sur le modèle de soins et d’accompagnement souhaitable pour les décennies à venir.

L'interview de la rédaction : le Professeur Régis Aubry, président de l'Institut pour la prévention des vulnérabilités liées à la santé 

« La science va plus vite que notre capacité à suivre ses effets »

Chargé de mission par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) pour animer cette réflexion dans le cadre des États généraux de la bioéthique, le professeur bisontin Régis Aubry rappelle que ces consultations citoyennes précèdent chaque révision des lois de bioéthique, organisées tous les sept ans. « La France est le premier pays à s’être doté de lois de bioéthique pour encadrer les avancées de la médecine », rappelle-t-il. « La science va souvent plus vite que notre capacité à suivre ses effets ».  Habituellement centrés sur des sujets comme la procréation médicalement assistée, les greffes, la génétique ou les neurosciences, les États généraux intègrent cette année un nouveau thème : les vulnérabilités liées à la santé. Pour Régis Aubry, les progrès médicaux ont profondément changé la donne : « Nous avons aujourd’hui des millions de personnes vivant avec des fragilités liées à leur santé, aux conséquences de leur maladie ou des traitements. »

« Plus de personnes âgées, moins de professionnels »

Au fil des échanges, un constat revient avec insistance : la transition démographique bouleverse déjà l’organisation des soins. « Demain, il y aura probablement moins de professionnels de santé, plus de personnes âgées et davantage de malades », prévient le professeur Aubry. Une réalité liée à la baisse du nombre de jeunes, mais aussi à une perte d’attractivité des métiers du soin. Le médecin refuse toutefois une vision uniquement pessimiste du vieillissement : « On n’a jamais eu autant de sexagénaires, septuagénaires et octogénaires en aussi bonne forme », observe-t-il, estimant que ces générations peuvent jouer un rôle majeur dans le maintien des solidarités.

L'interview de la rédaction : le Professeur Régis Aubry, président de l'Institut pour la prévention des vulnérabilités liées à la santé 

La Bourgogne-Franche-Comté en première ligne

La région Bourgogne-Franche-Comté apparaît comme un territoire particulièrement exposé à ces évolutions. Vieillissement accéléré, baisse de la population et désertification médicale y sont déjà très visibles, notamment dans les territoires ruraux. « La Bourgogne-Franche-Comté est malheureusement pionnière de cette réalité démographique », note Élise Moreau, évoquant une situation observée depuis plus d’une décennie.

Les difficultés d’accès aux soins dans des départements comme la Nièvre ou la Haute-Saône ont largement nourri les discussions. Pour Régis Aubry, ces problématiques montrent justement les limites des réponses uniformes. « Il faut des règles, mais aussi de la souplesse pour les adapter aux territoires », défend-il. Selon lui, les solutions aux déserts médicaux ne pourront pas être uniquement nationales, mais devront s’appuyer sur les réalités locales et les dispositifs existants.

Une parole ouverte aux citoyens

L’une des originalités de ces débats réside dans leur format participatif. Experts scientifiques, professionnels de santé, représentants associatifs, étudiants en médecine, lycéens et simples citoyens ont été réunis autour d’ateliers thématiques destinés à faire émerger des propositions concrètes. Les contributions recueillies à Dijon et Besançon doivent désormais être synthétisées avant d’être transmises dans le cadre des États généraux de la bioéthique. « Le propre de l’éthique, c’est de poser collectivement les bonnes questions », résume Régis Aubry. Une manière, peut-être, de commencer à dessiner les contours du soin et des solidarités de demain.

Ce jeudi 7 mai, l’Intersyndicale Féministe du Doubs organise à la Maison des syndicats de Besançon une journée de formation consacrée au combat des femmes dans le monde du travail. Intitulée « Luttes syndicales, luttes féministes : les chemins de la victoire », cette rencontre réunira militantes, salariées et intervenantes autour des enjeux sociaux et féministes actuels. Parmi les invitées figurent Anouk Colombani, universitaire et militante engagée autour des questions féministe,  et Julie Ferrua, responsable syndicale. L’événement est organisé par l’Intersyndicale Féministe Solidaires, FSU ainsi que les branches CGT Éducation et Spectacle du Doubs.

Le préfet du Jura a annoncé l’éloignement, le 27 avril dernier, d’un ressortissant étranger en situation irrégulière faisant l’objet d’une interdiction définitive du territoire français. Condamné pour des infractions liées aux stupéfiants et des faits de vols, l’homme était considéré comme représentant une menace importante pour l’ordre public. Cette mesure a été prise dans le cadre de la loi du 26 janvier 2024 relative au contrôle de l’immigration.

La France Insoumise du Haut-Doubs, le Parti Communiste Français, le Parti Ouvrier Indépendant (POI) et le Nouveau Parti Anticapitaliste- Révolutionnaire  appellent à un rassemblement citoyen ce samedi 2 mai, à 17h, place d’Arçon à Pontarlier. Cette mobilisation se veut un moment de solidarité et d’engagement contre la guerre, l’impérialisme et la colonisation.

Dans le Jura, la lutte contre la fraude aux prestations sociales se renforce. Un protocole a été signé entre le préfet, la Caisse d’allocations familiales et la justice pour améliorer le partage d’informations et accélérer le traitement des dossiers. Objectif : mieux détecter les revenus illicites et garantir un versement plus juste des aides. Une première application concrète concerne des situations liées à un trafic de stupéfiants à Dole.

Ce jeudi soir, à Besançon, l’association Solmiré a rassemblé plusieurs personnes devant la mairie, en marge du conseil municipal. Une action destinée à interpeller les élus sur la situation des mineurs isolés étrangers, que l’association juge préoccupante.

Des refus de prise en charge dénoncés

Selon Solmiré, près de 250 jeunes auraient été laissés sans solution en 2024, certains contraints de dormir à la rue après un refus de prise en charge. L’association met en cause les évaluations de minorité, qu’elle estime « précaires » et « discriminatoires », conduisant à considérer des mineurs comme majeurs. Ces évaluations sont réalisées par le SEAMNA, une structure soutenue notamment par Ludovic Fagaut, également vice-président du Département du Doubs. Contestées dans certains cas par la justice, ces décisions conditionnent l’accès – ou non – à la protection de l’enfance. Pour Solmiré, la situation est « inacceptable », rappelant que ces jeunes devraient être protégés au regard de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Des démarches judiciaires lourdes

Face aux refus, l’association accompagne régulièrement les jeunes dans des recours devant le juge pour enfants. « Il arrive souvent que nous obtenions gain de cause », souligne un membre. Mais ces procédures demandent du temps, des moyens financiers et une forte implication des bénévoles. « On ne peut pas laisser à des associations la charge d’aider des jeunes mis à la rue. C’est une question d’intérêt public et de santé publique », insiste Solmiré.

L'interview de la rédaction : Militant de l'association Solmiré 

Des craintes sur la politique locale

Dans un contexte de changement politique local, l’association se montre prudente mais inquiète. Elle redoute la poursuite, au sein de la nouvelle majorité bisontine, d’une ligne fondée sur une « présomption de majorité », qu’elle juge contraire aux droits fondamentaux des enfants.

L'interview de la rédaction : Militant de l'association Solmiré 

Un appel à des mesures concrètes

À travers ce rassemblement, l’association appelle les institutions à agir rapidement. Elle demande la mise en place de solutions d’hébergement adaptées et le respect effectif des droits des mineurs isolés. La mobilisation, organisée dans le calme, visait à maintenir la pression sur les pouvoirs publics et à sensibiliser l’opinion à une situation que Solmiré juge urgente.