Le Grand Besançon connaît un vieillissement marqué de sa population. En 2021, selon une dernière étude de l'Insee, les personnes âgées de 60 ans ou plus représentent déjà un quart des habitants de l’agglomération. Cette tendance s’accentue depuis deux décennies et devrait se poursuivre dans les prochaines années avec l’avancée en âge des générations du baby-boom.
Selon les projections, le nombre de personnes âgées de 85 ans ou plus pourrait être multiplié par quatre entre 1999 et 2040. À ces âges avancés, les besoins spécifiques en matière de logement et d’accompagnement deviennent particulièrement importants.
Des logements souvent inadaptés aux seniors
Le vieillissement de la population soulève un enjeu central : l’adaptation des logements. Les seniors du Grand Besançon déménagent peu et occupent souvent des logements devenus inadaptés à leur situation. Après le départ des enfants ou la perte du conjoint, ces logements, souvent spacieux, peuvent poser des difficultés en termes d’entretien, d’accessibilité et de confort.
L’adaptation des domiciles est donc essentielle pour permettre le maintien à domicile le plus longtemps possible. Elle passe notamment par l’aménagement des pièces de vie, la sécurisation des salles de bain ou encore l’installation d’ascenseurs dans les immeubles collectifs.
Une part croissante de seniors en institution
Lorsque le maintien à domicile n’est plus possible, l’entrée en institution devient fréquente. Actuellement, dans le Grand Besançon, 17 % des personnes de 85 ans ou plus résident en établissement spécialisé. Cette proportion devrait augmenter avec l’allongement de l’espérance de vie et l’accroissement du nombre de personnes en perte d’autonomie.
Des fragilités sociales chez les plus âgés
Si les seniors bisontins sont globalement moins exposés à la précarité que le reste de la population, certaines catégories apparaissent particulièrement vulnérables. C’est le cas notamment des femmes seules de 85 ans ou plus, qui cumulent isolement, fragilités économiques et problèmes de santé.
Face à ces défis, les collectivités locales, les bailleurs sociaux et les acteurs médico-sociaux devront intensifier leurs efforts pour développer une offre de logements adaptés et accessibles financièrement, tout en favorisant le lien social et les services de proximité indispensables au bien-vieillir.
Dans un communiqué de presse, la préfecture de région rappelle que la fête de l’Aïd-el-Kébir, qui se tiendra à compter de ce vendredi 6 juin, doit respecter les normes sanitaires, environnementales et de protection animale. L’abattage rituel est autorisé uniquement dans les abattoirs agréés, sous le contrôle des services de l’État. Tout abattage hors de ce cadre est interdit et passible de sanctions pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.
Dans un contexte de vigilance renforcée contre la fièvre aphteuse en Europe, la circulation des ovins et caprins sera temporairement réglementée pour éviter tout risque sanitaire. L’importation illégale de produits d’origine animale est strictement interdite et réprimée par des sanctions lourdes. Les autorités veilleront au bon déroulement des festivités dans le respect de la réglementation.
La natalité atteint un niveau historiquement bas en Bourgogne-Franche-Comté. En 2024, seulement 22 500 bébés y sont nés, faisant de la région l’une des plus touchées par la baisse des naissances en France métropolitaine. Ce phénomène s’explique par le recul du nombre de femmes en âge de procréer depuis vingt ans et par un ralentissement accru de la fécondité depuis 2010, qui concerne désormais toutes les classes d’âge. Cependant, certains territoires, comme la bande frontalière, affichent une fécondité plus élevée. Dans le Jura, entre 2000 et 2024, la baisse est de 38%. Dans le département du Doubs, elle est de 25%.
La ville de Besançon, en collaboration avec les musées d’art et du temps et avec le soutien financier de la Drac, a lancé un projet ambitieux d’ateliers d’écriture destinés aux demandeurs d’asile. Initié il y a six mois, ce programme a réuni 16 participants de neuf nationalités différentes autour d’un objectif commun : l’expression et l’intégration par les mots. Il a été confié à l’écrivaine Leila Bashain.
Un travail collectif autour de l’art et de la langue
Animés par l’écrivaine Leila Bashain, les ateliers ont permis aux participants, dont certains étaient allophones, de découvrir la langue française par le biais d’œuvres artistiques. Chaque séance s’appuyait sur une œuvre des musées partenaires, offrant une source d’inspiration pour l’écriture. Grâce à un accompagnement structuré et bienveillant, les participants ont progressivement trouvé leur voix en français, certains débutant leurs textes dans leur langue maternelle avant de les adapter à la langue de Molière. Ce projet a aussi bénéficié du soutien précieux des équipes du musée et des travailleurs sociaux des centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada), qui ont facilité l’organisation et l’implication des participants.
L'interview de la rédaction : l'écrivaine Leila Bashain
Une exposition pour valoriser le travail des participants
L’aboutissement de ces ateliers se traduit aujourd’hui par une exposition au musée de Besançon, ouverte jusqu’en septembre. Les visiteurs peuvent y découvrir les textes produits, certains reposant sur des contraintes littéraires inspirées d’œuvres artistiques comme le Pyrococotte de François Morlé. Parmi les créations marquantes, un exercice original a conduit les participants à écrire sur des pages de journaux, affirmant leur présence et leur expression face aux discours médiatiques.
Une expérience enrichissante pour tous
Selon Leila Bashain, chaque personne a quelque chose à raconter, et l’écriture représente un puissant moyen de partage et d’ouverture. Ce projet dépasse le cadre artistique : il permet aux demandeurs d’asile de se sentir partie intégrante de la société, de gagner en confiance et de s’approprier des espaces culturels souvent perçus comme élitistes.
L'interview de la rédaction : l'écrivaine Leila Bashain
À travers ces ateliers, ces hommes et femmes ont démontré leur capacité à enrichir la société par leurs récits et leurs perspectives uniques. L’écrivaine espère que ces initiatives se poursuivront et permettront à d’autres demandeurs d’asile de se réapproprier leur histoire et de s’affirmer grâce aux mots.
Comme dans 30 autres villes françaises, l’antenne L214 Besançon a mené ce samedi deux actions devant les magasins Grand Frais d’École-Valentin et de Besançon. L’objectif : pousser l’enseigne à signer l’European Chicken Commitment et à exclure les pires pratiques d’élevage et d’abattage des poulets.
À École-Valentin, 17 bénévoles ont déployé une banderole « Grand Frais, grande cruauté » et échangé avec la direction, tout en recevant le soutien de certains salariés. Malgré l’interdiction de tracter sur place, ils ont pu s’entretenir avec des clients.

Devant le magasin de Besançon, « après avoir été sommés de partir », les militants se sont positionnés à l’entrée du parking. Là , ils ont sensibilisé la clientèle, distribuant une centaine de tracts et recueillant une soixantaine de lettres de réclamation remises à la direction. « Une cliente, choquée par les conditions d’élevage, a même fait demi-tour » explique le communiqué de presse des manifestants. . Enfin, une opération de contre-promotion a été menée à l’intérieur du magasin, avec la pose d’une centaine de stickers sur les barquettes de poulet.
Le comté, trésor gastronomique de la région se retrouve au cœur d'une controverse initiée par des militants écologistes et animalistes. Pierre Rigaux, activiste reconnu, a récemment appelé au boycott du comté, dénonçant son impact environnemental et la souffrance animale qui découlerait de sa production. Selon lui, l’élevage des vaches laitières contribue à la pollution des sols et des cours d’eau, et les animaux finissent leur vie à l’abattoir.
Réaction de la filière
Cette prise de position a provoqué une riposte immédiate de la filière fromagère et des défenseurs du terroir. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #TouchePasAuComté est apparu, porté par des consommateurs et des producteurs qui refusent la stigmatisation de ce fromage ancestral. Le préfet du Jura, Pierre-Édouard Colliex, s'est lui-même exprimé sur le sujet, affirmant que "le comté est un produit de qualité, inscrit dans une démarche artisanale et respectueuse des traditions".
Un débat qui dépasse le comté
Derrière cette polémique, c'est un affrontement plus large qui se dessine entre les écologistes et la filière fromagère. Des associations comme L214 et le Parti animaliste critiquent depuis longtemps l’élevage intensif et son impact sur la biodiversité. De leur côté, les producteurs de comté rappellent que ce fromage est essentiel à leur survie économique et qu’il représente un savoir-faire unique qui participe au rayonnement de la gastronomie française.
Face à une demande croissante, SOS Amitié Besançon Franche-Comté lance une campagne de recrutement pour renforcer son équipe d'écoutants bénévoles. Affiliée à SOS Amitié France, l’association offre une écoute anonyme, bienveillante et sans jugement, 24h/24 et 7j/7, par téléphone, chat et messagerie.
Son objectif principal est la prévention du suicide, mais elle accueille toute personne en détresse cherchant du soutien. Pour garantir une écoute de qualité, une formation complète de 100 heures est proposée. Elle débutera en octobre et s’achèvera en février.
Les candidatures sont à envoyer à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Plus d’informations sur : www.besancon.sosamitie.org
L’association UKRaide organise la projection du film documentaire Ukraine : enfants de l’espoir, en présence du réalisateur Maxime Vivien, ce mardi 13 mai, à 19h, à la salle des fêtes de Saint-Vit. Ce film, tourné en février 2024, plonge au cœur du quotidien des enfants ukrainiens face à la guerre, mettant en lumière leur résilience et leur espoir. Elle sera suivie d’un débat, d’un entracte avec petite restauration et d’un concert de chants ukrainiens.
L’entrée est gratuite et les dons seront utilisés pour soutenir des écoles ukrainiennes et rénover un pensionnat à Tchernivtsi. Retrouvez la bande annonce du film : Bande annonce du film : Ukraine : enfants de l'espoir (2025)
L'Association des Musulmans du Territoire de Belfort et le Conseil Départemental du Culte Musulman du Doubs, qui jouent un rôle dans la représentation et la défense des droits des musulmans en France, expriment leur profonde douleur et leur indignation après l’assassinat d’Aboubakar Cissé dans une mosquée dans le Gard. Ils dénoncent « un climat de haine qui menace la cohésion sociale ». Ils appellent les autorités « à prendre des mesures immédiates pour garantir la sécurité des fidèles et restaurer un climat de paix et de fraternité ».
Ce mardi, à Besançon, un rassemblement est prévu, à 13h, devant l’UFR santé contre la loi Garot, qui vise à réguler l’installation des praticiens pour lutter contre les déserts médicaux. Cette mesure prévoit notamment d’imposer aux médecins jusqu’à deux jours de consultation par mois dans les zones sous-dotées. Les participants appellent à des solutions alternatives pour lutter contre les déserts médicaux, tout en préservant la liberté d'installation. Ils jugent cette initiative contraignante et risquant de décourager les professionnels.