Un mouvement social national perturbera plusieurs secteurs ce jeudi 18 septembre, notamment les transports, l’administration et l’éducation. En Bourgogne-Franche-Comté, la circulation des trains sera fortement impactée : certains TER seront remplacés par des cars, selon les informations disponibles sur les plateformes MOBIGO et TER BFC.
Les transports seront également perturbés sur le réseau urbain Ginko. À Besançon, un rassemblement est prévu à 14h au départ de la place de la Révolution. Le cortège empruntera les rues Battant, Sarrail, des Granges, ainsi que le pont de Bregille, avant de rejoindre Chamars, où une assemblée générale se tiendra pour décider de la suite du mouvement.
Dans le cadre de la manifestation "Patrimoines écrits en Bourgogne-Franche-Comté", la BU Éducation de Besançon ( 57 avenue de Montjoux) présente une exposition originale consacrée aux émotions dans le monde scolaire. À travers des documents des XIXe et XXe siècles issus des Écoles Normales de Franche-Comté, l’exposition interroge la place des émotions chez l’élève : colère, peur, tristesse ou joie, elles façonnent son quotidien en classe. Les ouvrages exposés abordent la psychologie de l’enfant et donnent la parole à des pédagogues d’hier. Une plongée sensible dans l’histoire de l’éducation. Horaires : lundi 13h–18h, mardi à jeudi 8h30–18h, vendredi 8h30–17h.
Ce jeudi, les vignes du Clos Rouget-de-Lisle ont accueilli élus, enfants et enseignants des écoles Rousseau pour une journée de vendanges placée sous le signe du partage. Ce moment emblématique, porté depuis plus de 30 ans, offre bien plus qu’une récolte : une immersion dans le métier de vigneron, au cœur du patrimoine jurassien.
Dans une ambiance conviviale, les participants ont découvert les gestes de la vigne et savouré les fruits de leur travail lors d’une dégustation finale. Une belle manière de relier générations et savoir-faire autour d’un terroir vivant.
Claudine Caulet, élue en charge de l’éducation, dresse un état des lieux de la rentrée 2025 pour le périscolaire et la restauration scolaire. Entre amélioration des inscriptions, hausse des effectifs et défis d’organisation, le service éducatif poursuit son adaptation.
Une campagne d’inscription simplifiée et efficace
La campagne d’inscription au périscolaire et à la restauration scolaire, qui s’est terminée mi-mai, s’est déroulée dans de bonnes conditions. « Nous avons simplifié le portail famille, qui avait posé problème il y a deux ans. Cette fois-ci, tout s’est très bien passé », explique Claudine Caulet. Les parents ont également pu recourir à un dossier papier classique, ce qui a facilité les démarches. Toutes les demandes déposées dans les délais ont été satisfaites. Les services ont ensuite traité les dossiers arrivés après la date limite. Au total, 5 300 enfants sont accueillis au restaurant scolaire cette année.
L'interview de la rédaction : Nathalie Albert Moretti
Des refus, mais en nombre limité
Malgré ces efforts, une centaine de refus « secs » a été enregistrée pour le périscolaire du midi. Une partie est liée à des situations d’impayés : « Nous avions prévenu dès janvier-février les familles concernées qu’elles ne pourraient pas réinscrire leurs enfants si la situation n’était pas régularisée », précise l’élue.
Une organisation repensée pour accueillir plus d’enfants
L’organisation évolue progressivement afin de faire face à une demande croissante.
Entre le début du mandat et aujourd’hui, 400 à 500 places supplémentaires ont été créées, et près de 800 par rapport à la fin du mandat précédent. Pourtant, la fréquentation continue de progresser : environ 70 % des enfants déjeunent désormais à la cantine.
Une rentrée sous le signe de l’émotion et de la vigilance
Pour Claudine Caulet, la rentrée reste un moment fort : « J’adore voir arriver les CP, avec leurs sourires parfois édentés, c’est toujours touchant. » Si quelques inquiétudes ont existé concernant la météo ou des risques d’inondations, la rentrée s’est globalement bien déroulée. L’élue conclut sur un ton optimiste, tout en reconnaissant les défis à venir : « La demande continue de croître, nous devons courir un peu derrière, mais nous allons y arriver. »
À l’heure de la rentrée, en Franche-Comté, l’Enseignement catholique enregistre environ 24.470 élèves, un chiffre qui devrait atteindre les 25 000 une fois intégrés les effectifs de l’enseignement agricole. Si une légère baisse est constatée dans les écoles, les lycées professionnels affichent une bonne dynamique, tout comme les lycées généraux, technologiques et BTS. Les disparités territoriales persistent cependant : le Jura et la Haute-Saône demeurent les départements les plus fragilisés par le contexte démographique et économique.
Recrutement : postes vacants dans certaines disciplines
Du côté des enseignants, la rentrée se prépare avec sérénité pour le premier degré, où tous les postes sont pourvus. En revanche, une douzaine de postes restent à pourvoir dans le second degré, notamment en mathématiques, sciences, allemand et lettres. Les difficultés tiennent à des postes à temps partiel et parfois éloignés, ce qui freine le recrutement.
L'interview de la rédaction : Mireille Besseyre, directrice de l’Enseignement catholique de Franche-Comté
Projet éducatif : quatre valeurs réaffirmées
L’Enseignement catholique a travaillé cette année sur une redéfinition de sa raison d’être, articulée autour de quatre grandes valeurs : l’accueil de tous, quelles que soient les origines ou croyances, la fraternité et l’alliance, comme rempart contre les tensions sociales, le respect de la maison commune, avec une attention particulière aux enjeux environnementaux et à l’éco-anxiété des jeunes et un regard d’espérance, ancré dans une ouverture spirituelle et tournée vers l’avenir. Ces valeurs sont destinées à irriguer le quotidien, de la maternelle à l’enseignement supérieur, à travers des projets éducatifs concrets.
Sécurité et prévention des abus : audits en cours
Interrogée sur les scandales d’abus passés, la direction de l’Enseignement catholique franc-comtoise rappelle sa compassion pour les victimes et son engagement dans une politique de prévention renforcée : formation et sensibilisation de tous les acteurs, y compris les parents, vigilance collective face aux « signaux faibles » et audits externes dans les internats, afin de renforcer la qualité relationnelle et éducative. « C’est un engagement collectife, insiste la direction. « Plus jamais ça. ».
L'interview de la rédaction : Mireille Besseyre, directrice de l’Enseignement catholique de Franche-Comté
Transports scolaires : un compromis trouvé
Après les tensions de la rentrée 2024 sur la prise en charge des transports par la Région, un accord a été trouvé pour maintenir les lignes dédiées à l’enseignement catholique, minimisant ainsi la charge financière des familles. Des ajustements restent à réaliser, notamment en Haute-Saône, où certaines conventions doivent encore être clarifiées. Une vigilance particulière sera apportée aux familles soumises au nouveau règlement. Affaire à suivre.
Les cours de récréation ne seront plus des espaces asphaltés, mais de véritables jardins vivants. C’est l’ambition affichée par la Ville de Besançon à travers un vaste programme de requalification et de rénovation énergétique des établissements scolaires. À l’école Viotte, comme dans sept autres établissements, l’objectif est clair : offrir aux enfants des espaces émancipant, où l’on grandit au contact de la nature plutôt que sur du macadam brûlant.
Une cour-jardin plutôt qu’un parking
Les nouveaux aménagements privilégient la végétalisation, la plantation d’arbres et la création de zones de jeux naturelles. Les sols, désimperméabilisés, permettent désormais à l’eau de pluie de s’infiltrer directement dans la terre, soulageant ainsi les réseaux d’assainissement et reconstituant les réserves naturelles. « Planter aujourd’hui, c’est préparer la fraîcheur de demain », souligne Johnny Magnenet, chargé de mission à la direction biodiversité et des espaces verts à la ville de Besançon, tout en rappelant que les arbres mettront dix à vingt ans à exprimer tout leur potentiel climatique.
L'interview de la rédaction : Johnny Magnenet
Des bâtiments rénovés et plus sobres
Au-delà des cours, les écoles bénéficient aussi d’importantes rénovations énergétiques : isolation renforcée, meilleure installation de brise soleil, lutte contre les déperditions thermiques. Les selfs et espaces de restauration ont été repensés pour être plus accueillants, tant sur le plan esthétique que sonore. Les élèves déjeunent désormais dans des lieux lumineux, confortables et apaisants. Ainsi, le site de l’école Viotte bénéficie de ces nouveaux aménagements. Il est également devenu la première école qui bénéficie d’un self en liaison froide, assurée par un prestataire. Ce qui permettra d’améliorer la rotation des enfants durant la pause méridienne et, normalement, d’accueillir plus de petites convives.
Une transformation à l’échelle de la ville
Ce chantier n’est pas isolé : il s’inscrit dans un programme global qui concerne déjà huit écoles, parmi lesquelles Pierre et Marie Curie, Jules Ferry, Brossolette, Granvelle, Kergomard, Île de France et Dürer ou encore d’autres crèches. Partout, la logique est la même : désimperméabiliser, végétaliser, rafraîchir et rendre les espaces plus agréables pour les enfants comme pour les équipes éducatives. Au total, pour ce mandat, la Ville aura injecté 80 millions d’euros dans le cadre de son plan école et crèche, qui comprend 12 écoles et quatre crèches.
Une école tournée vers l’avenir
Ces transformations ne sont pas qu’une réponse aux défis climatiques : elles participent aussi à offrir aux élèves un environnement propice à l’apprentissage et à l’épanouissement. Cour verte, classes plus sobres en énergie, espaces de vie accueillants.
L'interview de la rédaction : Johnny Magnenet
À quelques jours de la rentrée, Claudine Caulet, adjointe aux écoles de la Ville de Besançon, revient sur l’état d’avancement des chantiers, les nouveautés pour les familles et l’accueil des élèves.
Une rentrée préparée dès le printemps
La rentrée scolaire ne s’improvise pas. « Elle se prépare dès le mois de juillet, et même plus tôt puisque les inscriptions au périscolaire s’achèvent en mai », explique Claudine Caulet. Cette année, plus de 5 200 enfants seront accueillis dans les écoles bisontines, inscrits dans les délais ou juste après. Les dossiers arrivés durant l’été sont encore en cours d’instruction.
L'interview de la rédaction : Claudine Caulet
Des écoles en pleine transformation
L’école Viotte illustre bien l’ampleur des travaux engagés : rénovation énergétique totale, requalification de la cour et création d’un restaurant scolaire flambant neuf.
D’autres établissements bénéficient également d’investissements importants :
Au total, 12 écoles sont concernées par des rénovations, certaines lourdes, d’autres centrées sur l’efficacité énergétique et la modernisation des cantines.
L'interview de la rédaction : Claudine Caulet
Un plan école et crèches renforcé
Initialement doté de 60 millions d’euros, le plan écoles et crèches atteint désormais plus de 81 millions d’euros. Une hausse liée à l’intégration des constructions de restaurants scolaires, mais aussi à l’augmentation des coûts des matériaux et de l’énergie, en raison notamment de la guerre en Ukraine. Par ailleurs, un budget d’1 million d’euros est spécifiquement consacré à la lutte contre les îlots de chaleur urbains, en particulier dans les cours d’école, désormais végétalisées et désimperméabilisées.
L'interview de la rédaction : Claudine Caulet
Restauration scolaire : vers plus de souplesse
L’école Viotte inaugure une nouveauté : un self-service en liaison froide, permettant des rotations plus fluides que le service à table classique. « Cela devrait permettre d’accueillir davantage d’élèves sans transformer l’école en usine », nuance l’adjointe. Selon les sites, les repas sont assurés par la Ville, par des prestataires, ou encore via les collèges de proximité (Voltaire, Diderot). Certaines écoles, comme celle des Chaprais, conservent le service à table en liaison froide, faute de restaurant scolaire rénové.
L'interview de la rédaction : Claudine Caulet
Un accueil périscolaire étendu
Pour répondre aux besoins des familles, la Ville assure une couverture large : matin, midi et soir, avec des formules modulables. Une quarantaine d’animateurs spécifiques sont mobilisés pour les enfants à besoins particuliers. En tout, plus de 330 postes sont pourvus, mais la Ville continue de recruter afin d’anticiper les désistements de dernière minute.
Un investissement pour le confort et l’avenir
Au-delà des économies d’énergie, ces rénovations visent surtout à améliorer le quotidien des élèves et des équipes éducatives. « L’objectif, c’est que les enfants comme les adultes travaillent et vivent dans de bonnes conditions », insiste l’adjointe. Avec plusieurs chantiers déjà achevés, dont celui de l’école Kergomard, et d’autres en phase de démarrage, la Ville poursuit un effort de long terme. La rentrée 2025 marque ainsi une étape importante dans la transformation du patrimoine scolaire bisontin.
À compter du 1er septembre, le Programme de Réussite Éducative de la Ville de Pontarlier lance les « entretiens écrans », un dispositif gratuit et confidentiel destiné aux familles d’enfants et d’adolescents (0-18 ans).
Ces rendez-vous, animés par un binôme de professionnels formés en santé numérique, visent à informer, conseiller et proposer des solutions concrètes pour un usage équilibré des écrans, en abordant notamment les risques liés aux réseaux sociaux, jeux vidéo et cyberharcèlement.
Le rendez-vous est fixé 16 rue La Fontaine à Pontarlier. Renseignements et prise de rendez-vous au 03.81.38.81.61 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
L’allocation de rentrée scolaire (ARS), destinée à aider les familles à financer fournitures, vêtements ou cantine, est versée à compter de ce mardi 19 août. Près de trois millions de foyers en bénéficient chaque année. Son montant varie selon l’âge de l’enfant : 423,48 € pour les 6-10 ans, 446,85 € pour les 11-14 ans et 462,33 € pour les 15-18 ans. L’ARS est attribuée sous conditions de ressources et versée automatiquement par la CAF ou la MSA.
Ce jeudi après-midi, dans une ambiance aussi solennelle qu’émouvante, la 8ᵉ édition des Victoires de l’École a une nouvelle fois mis à l’honneur des élèves et personnels méritants de toute l’académie de Besançon. Une cérémonie particulière, qui récompense non pas des notes ou des classements, mais des engagements humains, des actes de solidarité et des parcours inspirants.
Une célébration du mérite autrement
Loin des podiums scolaires traditionnels, les Victoires de l’École célèbrent des valeurs fondamentales : l’engagement, le dépassement de soi, la solidarité, et la citoyenneté active. Cette manifestation a été pensée pour valoriser les élèves qui s'investissent dans la vie de leur établissement ou de leur territoire, qui tendent la main aux autres, ou qui font preuve d’un engagement personnel hors du commun. Cette année, 91 élèves issus de collèges et lycées ont été distingués, ainsi que 38 personnels scolaires. Ces derniers – enseignants, assistants d’éducation, personnels de santé, CPE, agents administratifs – sont eux aussi mis à l’honneur pour leur contribution au bien-être et à la cohésion des établissements.
Des histoires exemplaires
Parmi les jeunes récompensés, Mathias, collégien à Clerval, incarne parfaitement l’esprit des Victoires. Jeune sapeur-pompier, il s’est engagé au sein du Conseil Départemental des Jeunes pour initier une formation aux premiers secours dans son établissement. Grâce à ce projet, plusieurs camarades de 4ᵉ ont été formés, et l’initiative sera reconduite à plus grande échelle l’an prochain. D'autres parcours ont marqué l’assistance : des élèves réfugiés intégrés avec dignité et courage dans leur nouveau cadre scolaire, des jeunes engagés dans des projets associatifs, des écrivains en herbe partageant leurs poèmes avec la communauté éducative, autant de témoignages forts et touchants qui illustrent une jeunesse responsable et solidaire.
L'interview de la rédaction : Guillaume Rivoire, responsable communication au réctorat de Besançon
Une cérémonie fédératrice et porteuse de sens
Initiée il y a dix ans, la cérémonie a été interrompue à deux reprises durant la crise sanitaire. Mais aujourd’hui, elle s’impose comme un moment phare de la fin d’année scolaire. Plus qu’une remise de prix, elle agit comme une vitrine des valeurs que l’École souhaite porter : la bienveillance, l’attention à l’autre, l’investissement collectif. Les familles étaient présentes dans la salle, fières d’accompagner leurs enfants. Les regards émus, les applaudissements nourris et les témoignages poignants ont donné à l'événement une chaleur humaine rare dans le cadre institutionnel.
L'interview de la rédaction : Mathias, élève de 4è au collège de Clerval
L’école, reflet d’une société en devenir
L’école, microcosme de la société, est un lieu où s’apprennent les savoirs, mais aussi la vie en communauté. Cette cérémonie rappelle que former un citoyen, ce n’est pas seulement lui apprendre à résoudre une équation, mais aussi à tendre la main, à coopérer, à s’engager.Et c’est bien là tout le sens des Victoires de l’École : montrer que la réussite scolaire ne se mesure pas qu’en chiffres, mais aussi en valeurs humaines