Le collectif Écoles Vivantes Besançon poursuit sa mobilisation pour améliorer l’accueil des enfants lors des fortes chaleurs. Les parents d’élèves réclament la poursuite des rénovations thermiques et souhaitent faire de l’adaptation des bâtiments scolaires au changement climatique une priorité municipale dès cet automne. Une lettre ouverte détaillant leurs revendications sera prochainement remise à la Ville, avant le conseil municipal du 17 septembre. Une pétition est également en circulation : https://www.change.org/p/pour-des-mesures-de-protection-de-la-chaleur-sur-nos-enfants-dans-les-%C3%A9coles
Le permis de construire de la future école des Vaîtes, à Besançon, a été délivré. Estimé à environ 12 millions d’euros, le nouvel établissement remplacera l’école Tristan-Bernard et accueillera également les enfants du futur quartier. « Il réunira les classes maternelles et élémentaires, «avec une restauration scolaire commune, des locaux accessibles et des espaces extérieurs ouverts sur la nature et des potagers pédagogiques » promet la ville de Besançon.
Les élus bisontins de La France insoumise Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont présenté, ce vendredi 4 septembre, leur plan consacré à l’école. Rénovation des bâtiments, adaptation aux canicules, gratuité progressive de la restauration scolaire, inclusion des enfants en situation de handicap et démocratie scolaire figurent parmi leurs principales propositions.
À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi à Besançon, La France insoumise a souhaité apparaître comme une « force de proposition ». Les conseillers municipaux d’opposition Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont dévoilé un plan consacré aux écoles bisontines, élaboré à partir de leur programme municipal puis enrichi durant l’été avec des militants disposant de connaissances professionnelles ou associatives dans le domaine éducatif.
Présenté comme un « contre-plan de rentrée », ce projet entend montrer les mesures qui auraient été engagées si La France insoumise avait dirigé la Ville. Certaines propositions pourraient, selon ses représentants, être appliquées rapidement, tandis que les investissements les plus importants seraient échelonnés sur les six prochaines années. Le plan s’articule autour de trois axes : les actions relevant directement des compétences municipales, l’intervention de la Ville auprès de l’État et de l’Éducation nationale, et la participation des enfants, des familles et des personnels au fonctionnement des écoles.
L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion
Des mesures pour combattre les inégalités sociales
Pour justifier l’urgence de son plan, le groupe insoumis met en avant la situation sociale de nombreuses familles bisontines. Selon les chiffres communiqués pendant la conférence de presse, 23 % de la population de Besançon vivrait sous le seuil de pauvreté. Cette proportion pourrait atteindre 50 % dans certains quartiers populaires. Les élus proposent ainsi la gratuité des fournitures scolaires et une prise en charge immédiate des repas de cantine pour les familles les plus modestes. Ces foyers, qui représenteraient 42 % des familles utilisatrices, bénéficient actuellement du repas à un euro. Le dispositif serait progressivement étendu pour parvenir à une restauration scolaire gratuite pour tous les enfants au cours du mandat. À compter de la rentrée 2027, La France insoumise souhaite également proposer un petit-déjeuner et un goûter dans les écoles. Le coût de la gratuité totale de la restauration, incluant ces repas supplémentaires, est évalué par le groupe à 2,7 millions d’euros sur l’ensemble du mandat. Le plan prévoit par ailleurs une augmentation des aides aux voyages scolaires et aux associations assurant de l’accompagnement aux devoirs. Une collecte de fournitures scolaires a également été organisée par les militants bisontins. Son contenu doit être remis à une association locale, dont l’identité n’a pas été rendue publique.
132 millions d’euros envisagés pour les écoles
Le deuxième grand volet concerne la rénovation des établissements et leur adaptation au changement climatique. Après cinq épisodes caniculaires durant l’été, Séverine Véziès a notamment évoqué la situation de l’école Bourgogne, où la température aurait dépassé les 40 degrés à la fin du mois de juin. Le programme initial d’investissement dans les écoles est estimé par le groupe à 120 millions d’euros sur le mandat. La France insoumise propose de l’augmenter de 10 %, soit 12 millions d’euros supplémentaires, pour porter l’enveloppe totale à 132 millions d’euros.
Ces investissements concerneraient les bâtiments comme les espaces extérieurs. Ils permettraient notamment de financer l’isolation des façades, des planchers et des plafonds, le remplacement des fenêtres par du double ou du triple vitrage, l’amélioration de l’accessibilité et la sécurisation des abords des établissements. Les élus défendent également la création de « cours oasis », davantage végétalisées, permettant une meilleure gestion des eaux de pluie et pouvant accueillir des potagers pédagogiques. Ils souhaitent revoir leur organisation. L’objectif est de concevoir des cours mieux partagées entre les filles et les garçons.
Repenser l’organisation scolaire face aux canicules
Concernant les périodes de fortes chaleurs, le groupe distingue les mesures d’urgence, comme l’installation de brasseurs d’air, de voiles d’ombrage ou la climatisation ponctuelle de certains locaux, des investissements structurels consacrés à l’isolation et à la végétalisation. Les élus estiment toutefois que l’adaptation des bâtiments ne suffira pas. Ils souhaitent engager une réflexion plus large sur le fonctionnement de l’école pendant les canicules. Ils évoquent notamment la possibilité de modifier ponctuellement les horaires, de concentrer les cours durant la matinée ou d’organiser davantage d’activités à l’extérieur lorsque les conditions le permettent. Selon eux, inviter les familles à garder leurs enfants à domicile lors des journées les plus chaudes peut aussi renforcer les inégalités. Les conditions ne sont pas les mêmes pour un enfant vivant dans une maison avec un jardin et pour celui qui réside dans un appartement surchauffé.
La municipalité accusée d’avoir manqué d’anticipation
Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont vivement critiqué la préparation de la rentrée par la majorité municipale conduite par Ludovic Fagaut. Ils estiment que le plan de 300 000 euros annoncé par le maire pour lutter contre la chaleur dans les écoles repose principalement sur des équipements d’urgence et ne répond pas aux enjeux de long terme. Les élus insoumis reprochent également au maire de ne pas avoir exposé sa vision de l’école lors du dernier conseil municipal organisé avant l’été. Ils mettent cette enveloppe en parallèle avec les 250 000 euros consacrés au fleurissement de la ville et dénoncent les autres priorités budgétaires de la majorité, parmi lesquelles la vidéosurveillance, l’armement de la police municipale ou les installations du marché de Noël. Les représentants de La France insoumise considèrent cependant qu’un plan d’urgence reste nécessaire et se félicitent de certaines mesures annoncées par la municipalité. Ils reconnaissent également comme une avancée le fait que 99 % des familles puissent désormais bénéficier d’une place à la cantine. Ils attribuent toutefois en partie ce résultat aux actions engagées sous le précédent mandat d’Anne Vignot.
L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion
Donner davantage de pouvoir aux enfants
Le dernier axe du plan porte sur la démocratie scolaire. Martin Méllion propose la création d’un conseil éducatif local dans chaque école. Cette instance pourrait associer les enseignants, les agents municipaux, les services techniques, les parents, les élus et des habitants du quartier. Une assemblée d’enfants, dotée d’un budget participatif, permettrait également aux élèves de prendre part aux décisions concernant leur établissement. Pour le conseiller municipal, cette participation constituerait une première expérience concrète de la citoyenneté et de la vie démocratique. La France insoumise souhaite enfin ouvrir davantage les bâtiments scolaires aux associations pendant les soirées, les week-ends et les vacances.
Avec ce « contre-plan », Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion entendent défendre une école sociale, écologique, inclusive et davantage ouverte sur les quartiers. Ils demandent désormais au maire de Besançon de présenter sa propre vision de l’école publique pour les six années de son mandat.
Praticienne en intégration des réflexes archaïques, Kelly Proponnet accompagne des personnes de tous âges à travers des mouvements et des activités ludiques. Elle utilise également les célèbres briques LegoR pour développer les compétences des enfants. Dès septembre 2026, elle ouvrira à Amancey « Les Bâtisseurs en herbe », un club organisé deux fois par mois.
Comprendre les réflexes archaïques
Les réflexes archaïques correspondent aux premiers mouvements involontaires du bébé. Ils apparaissent pendant la grossesse et au cours des premières années de la vie, en réponse à des stimulations visuelles, auditives, tactiles ou encore olfactives. Ils participent progressivement à la construction des capacités motrices, cognitives et émotionnelles de l’enfant. Parmi les plus connus figure le réflexe d’agrippement : lorsqu’un objet est placé dans la main d’un nourrisson, celui-ci referme automatiquement ses doigts. À force d’être exercés, ces mouvements réflexes doivent progressivement s’effacer pour laisser place à la motricité volontaire. Selon Kelly Proponnet, lorsque certains réflexes demeurent actifs au-delà de la petite enfance, ils peuvent perturber le quotidien.
Le reportage de la rédaction : Kelly Proponnet
Un premier bilan avant l’accompagnement
La première séance prend la forme d’un bilan individuel. À travers différents tests et mouvements, la praticienne observe si certains réflexes sont toujours présents. Elle propose ensuite des exercices adaptés, réalisés avec des balles, des coussins, du papier ou du matériel très simple. « Ce sont des choses que l’on peut facilement refaire à la maison », précise-t-elle. Le travail sur un réflexe peut également contribuer, selon elle, à en faire évoluer d’autres. Cette pratique est notamment proposée face à des difficultés d’apprentissage, d’attention, de lecture, d’écriture, de sommeil ou de motricité fine. Elle peut aussi être sollicitée en présence d’énurésie ou de mal des transports. Kelly Proponnet précise toutefois que son accompagnement ne soigne pas les troubles « dys », mais cherche à en atténuer certaines conséquences dans la vie quotidienne. Cette approche complémentaire ne remplace ni un diagnostic ni une prise en charge médicale, orthophonique ou paramédicale.
Un travail possible à tous les âges
Les derniers réflexes archaïques s’intègrent généralement autour de 3 ou 4 ans. Avant cet âge, Kelly privilégie donc la prévention et donne aux parents des conseils pour accompagner le développement naturel de leur enfant. La réintégration peut ensuite être travaillée tout au long de la vie. L’accompagnement est généralement plus long chez les adultes, qui ont développé durant plusieurs années différentes stratégies de compensation. Pour les personnes âgées, les exercices peuvent être utilisés dans une recherche de confort et de maintien de la motricité. La praticienne reçoit cependant principalement des enfants. Parmi les difficultés rencontrées, elle cite notamment les troubles de l’attention, la dyslexie, certaines maladresses motrices ou encore les problèmes de coordination.
Une reconversion inspirée par son fils
Ancienne comptable, Kelly Proponnet a découvert les réflexes archaïques en cherchant des solutions pour accompagner son fils, porteur de trisomie 21. Prématuré et né par césarienne, celui-ci avait conservé un important besoin de porter les objets à sa bouche, notamment lors de son entrée à l’école. Après avoir découvert cette approche grâce à un groupe de parents d’enfants ayant des besoins particuliers, elle a commencé à se documenter. Faute de praticiens installés à proximité, elle a décidé de suivre une formation pendant la crise sanitaire. Encouragée par une ostéopathe qui utilisait déjà cette méthode, elle a ouvert son cabinet en 2022. « Les enfants qui ont des besoins particuliers nous ouvrent parfois des chemins que nous n’aurions jamais empruntés », confie-t-elle.
Les LegoR comme outil de développement
En complément de ses séances individuelles, Mme Proponnet s’est formée à la légothérapie. Cette méthode utilise les briques LegoR comme supports pour travailler la communication, le langage, la mémoire, l’attention, la coopération, la persévérance et la motricité fine. Les ateliers sont organisés en groupes de six enfants, ensuite répartis en équipes de trois ou quatre. Chaque participant reçoit une responsabilité précise : ingénieur, fournisseur, constructeur ou inspecteur. L’ingénieur est le seul à consulter la notice. Il doit décrire les pièces nécessaires et expliquer comment les assembler. Le fournisseur recherche les briques correspondant aux indications, tandis que le constructeur réalise le montage. L’inspecteur vérifie enfin que les consignes ont été respectées. Pour réussir, les enfants doivent s’écouter et employer un vocabulaire précis. Ils apprennent notamment à indiquer la couleur, la forme et le nombre de picots d’une pièce. « Ils savent qu’ils n’ont pas le droit de demander simplement un “truc” », sourit la praticienne.
Le reportage de la rédaction : Kelly Proponnet
Apprendre à planifier et à maîtriser son impulsivité
Les exercices permettent aussi de solliciter les fonctions exécutives, c’est-à-dire les capacités nécessaires pour organiser une action et l’adapter à une situation. La planification, l’attention, la flexibilité, l’activation et l’inhibition sont notamment travaillées. L’activation désigne, par exemple, la capacité d’un enfant à se mettre au travail. L’inhibition lui permet de mieux contrôler son impulsivité, de ne pas répondre avant la fin d’une question ou de laisser les autres s’exprimer. La méthode LegoR a notamment été développée par un neuropsychologue pédiatrique danois à partir de ses observations auprès d’enfants autistes. Il avait remarqué que des enfants communiquant habituellement très peu entre eux commençaient à échanger spontanément lorsqu’ils partageaient leur intérêt pour les LegoR.
« Les Bâtisseurs en herbe » dès septembre
Pour prolonger les ateliers ponctuels organisés au cours de l’année, Kelly Proponnet lancera en septembre, à Amancey, le club LegoR « Les Bâtisseurs en herbe ». Il accueillera des enfants à partir de 5 ans, à raison de deux séances par mois jusqu’en avril 2027. Chaque atelier durera une heure et demie. Les premiers créneaux envisagés sont le mercredi à 14 heures et le samedi à 10 heures. D’autres horaires pourront être proposés en fonction des demandes. Cette organisation sur plusieurs mois doit permettre aux participants d’aller au bout de leurs constructions, mais aussi d’observer l’évolution de leurs compétences. « Avec les ateliers ponctuels, les enfants étaient parfois frustrés de devoir s’arrêter avant d’avoir terminé. Le club permettra de mener des projets sur le long terme », explique la praticienne.
Le reportage de la rédaction : Kelly Proponnet
Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes. Pour la joindre : 06.70.02.99.75 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Alors que les épisodes de canicule se multiplient, des parents d'élèves de plusieurs écoles bisontines, dont celle de Bregille Plateau, se sont rassemblés ce mercredi 1er juillet devant la mairie de Besançon. Leur objectif : demander à la municipalité des mesures rapides et durables afin d'améliorer les conditions d'accueil des enfants dans des établissements parfois confrontés à des températures dépassant les 33 °C dans les salles de classe. Les familles estiment que ces épisodes de fortes chaleurs ne relèvent plus de l'exception et qu'ils nécessitent désormais une véritable politique d'adaptation des bâtiments scolaires.
Des mesures d'urgence réclamées
Les parents demandent la mise en place immédiate d'équipements permettant d'atténuer les effets de la chaleur : installation de brumisateurs, voiles d'ombrage dans les cours, protection solaire des salles de classe ou encore amélioration de la ventilation. Selon eux, ces dispositifs permettraient de préserver des conditions d'apprentissage acceptables en attendant des travaux plus importants.
Le reportage de la rédaction
« Les canicules sont désormais prévisibles »
Les organisateurs expliquent que leur mobilisation dépasse la seule vague de chaleur actuelle. Pour eux, le changement climatique impose d'anticiper des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents. « Les situations de canicule sont prévisibles et vont se répéter dans les années à venir », explique une représentante des parents. Les parents considèrent que les collectivités ont la responsabilité de garantir un accueil dans des conditions compatibles avec les apprentissages. « Les enfants doivent pouvoir apprendre sans étouffer », résume-t-elle.
Le reportage de la rédaction
Une rénovation globale plutôt que la climatisation
Les manifestants insistent sur le fait qu'ils ne réclament pas une généralisation de la climatisation, jugée peu compatible avec les enjeux environnementaux. Ils défendent plutôt un ensemble de solutions durables : végétalisation des cours, désimperméabilisation des sols afin de favoriser le rafraîchissement naturel, plantations d'arbres, meilleure isolation thermique des bâtiments, protections solaires sur les baies vitrées et installation de brasseurs d'air dans les classes. Selon l'un des participants, ces aménagements permettraient d'abaisser sensiblement la température intérieure. « Entre une salle à 33 °C et une salle à 28 ou 29 °C avec des brasseurs d'air, la différence est très importante pour les élèves et les enseignants », estime-t-il.
« Les écoles ne peuvent pas passer après »
Au-delà de la chaleur, les participants souhaitent faire de la rénovation des établissements scolaires une priorité budgétaire. Ils rappellent que plusieurs écoles ont déjà bénéficié de travaux, mais jugent le rythme insuffisant. Pour eux, l'investissement dans les écoles doit être considéré comme un choix prioritaire. « Les enfants sont l'avenir. Les écoles ne peuvent pas passer après », affirme un manifestant, qui estime que les investissements éducatifs doivent être placés au premier rang des politiques publiques.

Une rencontre avec la Ville reportée
La Ville de Besançon avait proposé aux représentants des parents une rencontre ce mercredi à 18 heures, en réponse à leur courrier d'interpellation. Les organisateurs ont toutefois préféré reporter cet échange. Ils souhaitent d'abord réunir les représentants de plusieurs écoles afin d'élaborer une plateforme commune de propositions et présenter à la municipalité un plan d'action partagé à l'échelle de la ville. Cette mobilisation pourrait ainsi constituer la première étape d'un mouvement inter-écoles destiné à obtenir un programme global d'adaptation des établissements scolaires face au réchauffement climatique.
Le reportage de la rédaction
Des propositions pour adapter durablement les écoles
Dans un texte diffusé à l'occasion de la mobilisation, des parents de l'école Henri-Fertet appellent à dépasser les mesures d'urgence pour engager une véritable adaptation des établissements scolaires au changement climatique. Ils estiment que les ventilateurs ne suffisent pas et plaident pour des solutions durables : rénovation thermique des bâtiments, protections solaires, ventilation naturelle, végétalisation des cours et désimperméabilisation des sols. Ils demandent également la réalisation d'un audit de chaque école afin de définir les aménagements prioritaires, jugeant que les épisodes de fortes chaleurs sont désormais appelés à devenir la norme.
A Lons le Saunier. La Ville poursuit ses actions pour améliorer le confort des élèves face aux épisodes de fortes chaleurs. Deux grandes toiles d'ombrage ont été installées dans la cour de l'école maternelle Paul-Émile Victor afin d'offrir des espaces ombragés pendant les récréations. Cette initiative complète l'achat d'une centaine de ventilateurs pour les établissements scolaires. Prochainement, des brise-soleil orientables seront installés dans les écoles Jean-Jacques Rousseau et François Rollet. La municipalité annonce également le lancement d'un vaste programme de rénovation thermique des écoles de la ville.
L'ancien lycée des Fontenelles, dans le Haut-Doubs, pourrait bientôt retrouver sa vocation éducative. C'est en tout cas l'ambition de Frédérick Gautron, fondateur du projet, qui souhaite y créer un centre de formation destiné aux jeunes de 14 à 20 ans en rupture avec le système scolaire traditionnel. Selon lui, l'objectif est d'offrir un parcours davantage tourné vers l'insertion professionnelle, en mettant autant l'accent sur les compétences techniques que sur le savoir-être, devenu essentiel aux yeux des employeurs.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet
Un premier pôle consacré à l'hôtellerie-restauration
Frédérick Gautron explique que le projet débutera par un pôle de formation dédié à l'hôtellerie-restauration. Les jeunes évolueront entre une cuisine pédagogique et une cuisine de collectivité afin d'acquérir une expérience concrète des différents environnements de travail. Le fondateur prévoit également la création d'un restaurant d'application ouvert au public. Les stagiaires pourront ainsi se former aux différents aspects du métier : préparation des repas, service en salle, accueil de la clientèle, gestion des encaissements et organisation du service.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet
L'industrie dans un second temps
Un second pôle consacré aux métiers de l'industrie est également envisagé. Son ouverture dépendra toutefois des financements qui pourront être réunis. Frédérick Gautron assume une stratégie de développement progressive. « Nous voulons commencer petit pour grandir sereinement et démontrer que le modèle fonctionne », explique-t-il. Une manière, selon lui, de garantir la pérennité du projet.
Le permis de conduire comme levier d'insertion
Au-delà de la formation professionnelle, Frédérick Gautron souhaite lever l'un des principaux freins à l'emploi en milieu rural : la mobilité. Son projet prévoit ainsi d'accompagner les jeunes vers l'obtention du permis de conduire. Selon lui, disposer d'un véhicule ou du permis est souvent indispensable pour accéder à un emploi dans le Haut-Doubs, où les transports en commun restent limités. L'objectif est donc de proposer un accompagnement global, qui ne se limite pas à l'apprentissage d'un métier mais prépare les jeunes à une insertion durable dans la vie active.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet
Une attestation de compétences et de savoir-être
À l'issue de la formation, les jeunes ne décrocheront ni CAP, ni baccalauréat professionnel, mais une attestation de compétences et de savoir-être. Pour Frédérick Gautron, cette reconnaissance permettra de valoriser les acquis techniques, mais aussi les qualités comportementales recherchées par les employeurs : ponctualité, sérieux, respect des consignes et capacité à travailler en équipe. « Les employeurs ont besoin de savoir que si l'entreprise ouvre à 7 heures, le jeune sera présent à 7 heures. Ce savoir-être est devenu indispensable », souligne-t-il.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet
Une cagnotte pour lancer le projet
Afin de concrétiser cette initiative, une cagnotte en ligne a été ouverte par l'association Les Enfants d'Alain, créée pour porter le projet. Selon son fondateur, cette structure permettra de recueillir des dons, du mécénat et des soutiens bénévoles afin de financer les premières années de fonctionnement du futur centre. L'ambition est de redonner vie à l'ancien lycée des Fontenelles en en faisant un lieu de reconstruction, de formation et d'insertion professionnelle pour des jeunes en difficulté, tout en répondant aux besoins de recrutement des entreprises du Haut-Doubs.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet
Le groupe de la Droite et du Centre au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté réagit au projet de réorganisation des cantines dans plusieurs lycées. S'il se dit favorable à une rationalisation du patrimoine et des cuisines, il dénonce une méthode jugée insuffisamment concertée avec les agents. Les élus s'inquiètent également des conséquences pour les élèves, certains devant, selon eux, se rendre dans un autre établissement pour déjeuner durant la pause méridienne. « Réunir les cuisines, pourquoi pas. Mais imposer de nouveaux trajets aux élèves, c'est non », conclut le communiqué signé par Céline Bähr, Martine Dechaud et Jean-Marie Sermier.
Dans le cadre du Contrat Local d'Éducation Artistique des Portes du Haut-Doubs, les élèves de Bouclans, Gonsans, Étalans, Naisey-les-Granges et Vercel-Villedieu-le-Camp ont participé cette année à la création d'un spectacle de théâtre musical. Accompagnés par les artistes Clotilde Moulin et Théo Lanatrix, de la compagnie Ofam, les enfants ont imaginé, écrit et interprété leur propre œuvre au cours de dix séances. Ce dispositif, porté par la Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs, la DRAC et l'Éducation nationale, vise à favoriser l'accès à la culture pour tous les jeunes du territoire.
À travers une adolescente curieuse et des illustrations ludiques, chercheurs, auteurs et éditeurs lancent une collection destinée à faire découvrir aux jeunes lecteurs le rôle essentiel des microbes dans notre quotidien. Le premier tome du Journal de Chloé vient de paraître aux Presses Universitaires de Franche-Comté.
Un projet de recherche au service des grands défis de demain
Les microbes souffrent souvent d'une mauvaise image. Associés aux maladies et aux infections, ils sont pourtant omniprésents et indispensables au fonctionnement de notre planète. C'est ce message que souhaitent faire passer les chercheurs du projet HARMI (HARnessing MIcrobiomes for Sustainable Development) à travers un nouvel ouvrage jeunesse présenté à Besançon : Le journal de Chloé – Les microbes, mes nouveaux BFF (ou presque) – Enquête n°1. Publié aux Presses universitaires de Franche-Comté, ce premier volume s'inscrit dans une collection de livres graphiques et pédagogiques consacrée aux microbiomes et destinée au jeune public.
À l'origine de cette initiative se trouve HARMI, un programme de recherche d'excellence financé dans le cadre de France 2030 avec le soutien de l'Agence nationale de la recherche (ANR) et de l'Union européenne. Coordonné par Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI, ce projet réunit des chercheurs de plusieurs disciplines autour d'une ambition commune : mieux comprendre les microbes, leurs interactions avec le vivant et leur potentiel pour répondre aux grands défis contemporains. « L'idée est d'utiliser le levier microbien pour répondre aux enjeux de demain », résume Fabrice Martin. Les recherches menées dans le cadre de HARMI concernent aussi bien la santé humaine et animale que l'agriculture durable, l'alimentation, la préservation de l'environnement ou encore l'adaptation au changement climatique.
L'interview de la rédaction : Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI
Faire dialoguer science et société
Le livre s'inscrit dans le quatrième pilier du projet HARMI, consacré au lien entre science et société. Pour les chercheurs, il était important de trouver une nouvelle manière de transmettre leurs travaux au grand public et plus particulièrement aux jeunes générations. « Nous savons que les enfants et les adolescents influencent souvent les comportements au sein de leur famille. Ils participent aux changements de demain », souligne M. Martin. L'objectif est donc double : transmettre des connaissances scientifiques tout en développant l'esprit critique des futurs citoyens. Le projet est né de la volonté des scientifiques impliqués dans HARMI de créer un outil de médiation original. Grâce au partenariat avec le Centre de Culture Scientifique Louis Pasteur, ils ont rencontré l'autrice Claire Morel et l'illustratrice Charlotte Cornudet. Très rapidement, l'idée d'un récit illustré s'est imposée.
Chloé, une collégienne à la découverte du monde microbien
Le livre suit les aventures de Chloé, une adolescente qui doit réaliser un devoir de sciences de la vie et de la Terre. À travers ses recherches, ses échanges avec sa mère et ses professeurs, elle découvre progressivement l'univers des microbes. Où vivent-ils ? À quoi servent-ils ? Pourquoi sont-ils si importants ? Autant de questions qui rythment l'enquête menée par la jeune héroïne. « Nous avons voulu montrer que ce sujet concerne tout le monde », explique Claire Morel. « Les microbes touchent à la santé, à l'environnement, à l'alimentation. Nous sommes partis de questions très concrètes du quotidien pour rendre ces notions accessibles aux plus jeunes ». Le récit mêle ainsi aventure, humour, vie quotidienne et découvertes scientifiques.
L'interview de la rédaction : Claire Morel, autrice
Une immersion au cœur des laboratoires
Pour construire l'ouvrage, Claire Morel et Charlotte Cornudet ont passé plusieurs mois à rencontrer les chercheurs du projet HARMI. Les deux créatrices ont visité des laboratoires, observé les équipements scientifiques et découvert des domaines de recherche qu'elles connaissaient peu. « Nous ne connaissions pratiquement rien aux microbes au départ », reconnaît Claire Morel. « Les chercheurs ont pris énormément de temps pour nous expliquer leurs travaux et se sont véritablement prêtés à l'exercice pédagogique ». Les scientifiques ont également participé à de nombreuses relectures afin de garantir la rigueur du contenu. « Cela nous a permis de prendre des libertés dans la narration tout en sachant que les informations seraient validées », poursuit l'autrice.
L'interview de la rédaction : Charlotte Cornudet, illustratrice et graphiste
Cinq chercheurs au cœur de l'enquête
Le premier tome s'appuie sur les travaux de cinq scientifiques impliqués dans HARMI :
Ces rencontres ont permis aux autrices de découvrir à quel point les microbes interviennent dans des domaines très différents. « Ce qui nous a frappées, c'est que les microbes peuvent parfois aider à réparer certaines des dégradations causées par l'activité humaine », souligne Charlotte Cornudet.
Le dessin comme outil de vulgarisation
Illustratrice et graphiste, Charlotte Cornudet a participé à l'ensemble des visites de laboratoires afin de nourrir son travail graphique. « J'avais besoin de voir les lieux, les machines, les panneaux de sécurité et toute cette ambiance particulière pour pouvoir ensuite la retranscrire dans les dessins », explique-t-elle. Le livre prend la forme d'un carnet de bord tenu par Chloé. Schémas, annotations manuscrites, dessins humoristiques et scènes de la vie quotidienne accompagnent les explications scientifiques. « Il faut trouver un équilibre entre une histoire suffisamment ludique pour accrocher les lecteurs et un contenu scientifique suffisamment riche pour transmettre des connaissances », précise l'illustratrice.
Déconstruire les idées reçues
L'un des objectifs majeurs de l'ouvrage est de changer le regard porté sur les microbes. Car si certains sont responsables de maladies, la très grande majorité joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du vivant. Les microbes participent à la fertilité des sols, à la croissance des plantes, à la fabrication de nombreux aliments, à la santé humaine ou encore à la dépollution de certains milieux. « Le projet HARMI vise à mieux comprendre tous les services rendus par ces microbes », rappelle Fabrice Martin. Cette approche permet d'aborder des enjeux contemporains majeurs comme la transition agroécologique, la sécurité alimentaire, la santé publique ou la protection de l'environnement.
Un outil de culture scientifique
Au-delà de la vulgarisation, les partenaires du projet voient dans cet ouvrage un moyen de renforcer le dialogue entre la recherche et la société. Dans un contexte marqué par la circulation de fausses informations et la remise en cause de certaines connaissances scientifiques, plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de rendre la science plus accessible. « Nous devons faire l'effort de communiquer et montrer en quoi la démarche scientifique est utile à la société. Il faut aussi combattre les contre-vérités et apporter la connaissance au plus grand nombre », estime Fabrice Martin.
Quatre tomes déjà programmés
Ce premier volume n'est qu'un début. Selon Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté, la collection comptera quatre enquêtes mettant en scène Chloé, qui grandira au fil des ouvrages. Le deuxième tome est déjà en préparation et sera consacré à la fermentation. Disponible dès à présent en librairie, ce premier opus marque le lancement d'une collection qui entend démontrer qu'il est possible de parler de science autrement, en racontant des histoires capables de susciter la curiosité tout en donnant aux jeunes lecteurs les clés pour mieux comprendre le monde qui les entoure.
L'interview de la rédaction : Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté