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À quelques jours du premier tour des élections municipales, La France insoumise ne lâchera rien à Besançon. Le mouvement appelle les électeurs à soutenir la liste conduite par Séverine Véziès, qu’il présente comme le « vote efficace » pour imposer une orientation de gauche et préparer un rassemblement face à la droite au second tour.

Quels sont, selon vous, les enjeux de cette élection ?

L’enjeu de cette élection est de mener une politique au service des Bisontins et des Bisontines et de répondre à leurs besoins. C’est dans cet esprit que nous avons construit notre programme, autour de quatre piliers que l’on peut retrouver sur notre site internet. Notre objectif est que Besançon redevienne une ville d’innovations sociales, avec la création de nouveaux droits. C’est cette vision de l’action communale que nous défendons pendant cette campagne.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Les sondages semblent favorables à La France insoumise. Comment les interprétez-vous ?

Les sondages restent des sondages, bien sûr. Mais sur le terrain, nous constatons un soutien de plus en plus important. Beaucoup de personnes comprennent que la campagne menée contre La France insoumise est éminemment politique. Elle vise, selon nous, à affaiblir la seule opposition solide face à l’extrême droite. Les électeurs s’en rendent compte et viennent nous soutenir. Ils comprennent aussi que plus La France insoumise sera haute au premier tour à Besançon, plus il sera possible de battre la droite. Nous sommes les seuls à être très clairs sur notre volonté de fusionner au second tour pour battre la droite. C’est pour cela que nous pensons représenter le vote efficace.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Certains estiment que l’élection peut se jouer dès le premier tour. Qu’en pensez-vous ?

Une élection municipale se déroule en deux tours, contrairement à la présidentielle. Les deux listes arrivées en tête sont qualifiées pour le second tour. Les listes qui dépassent 10 % peuvent se maintenir, et celles qui dépassent 5 % peuvent fusionner. L’enjeu du premier tour est donc de déterminer l’orientation politique de la future majorité municipale. Les électeurs doivent choisir s’ils veulent des élus insoumis et s’ils souhaitent soutenir un programme de rupture. Ensuite, au second tour, l’objectif sera de rassembler la gauche pour battre la droite.

Qui est votre principal adversaire dans cette campagne ?

Notre adversaire politique est clairement la droite, incarnée notamment par Ludovic Fagaut, mais aussi par Jacques Ricciardetti et Eric Delabrousse. M. Delabrousse se présente comme centriste, mais les propositions qu’il avance sont des propositions de droite pour Besançon. Notre objectif est donc de défendre un programme de gauche ambitieux et de rupture, au service des Bisontins et des Bisontines.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

La France insoumise est parfois contestée au niveau national. Ressentez-vous une défiance pendant cette campagne ?

Non, pas du tout. Sur le terrain, beaucoup de personnes considèrent que ce qui se passe médiatiquement relève d’une forme de manipulation politique. Les citoyens suivent aussi ce qui se passe à l’Assemblée nationale. Ils voient que les députés insoumis restent fidèles à leurs convictions et ne transigent pas. C’est cet état d’esprit que nous voulons porter au conseil municipal.

La gauche peut-elle ressentir une pression particulière à Besançon, où la ville est dirigée par elle depuis 1953 ?

Effectivement, la ville est dirigée par la gauche depuis 1953. Mais nous sommes aussi dans un contexte national marqué par la progression de l’extrême droite et par une droite qui se rapproche de plus en plus de ses thématiques. Dans ce contexte, il est essentiel de proposer un véritable projet et un horizon d’espoir. Je ne crois pas qu’il suffise de dire aux électeurs : « Votez pour nous pour battre la droite ». Il faut voter pour nous parce que nous proposons un projet qui donne de l’espoir, et c’est cet espoir qui permettra de battre la droite et l’extrême droite, y compris à Besançon.

Continuerez-vous  de mener une campagne de terrain jusqu’au scrutin ?

À quelques jours du premier tour, la campagne se poursuit activement. Les militants multiplient les opérations de terrain, les distributions de tracts et le porte-à-porte dans plusieurs quartiers de la ville.  Nous sommes mobilisés jusqu’au bout . Nous étions dernièrement à Saint-Ferjeux et nous continuerons jusqu’au scrutin.

Pourquoi voter pour Séverine Vezier au premier tour ?

Parce que nous sommes les seuls à porter un véritable programme de transformation sociale pour Besançon, avec une écologie populaire. Notre programme est chiffré, détaillé et construit pour répondre aux besoins des habitants. Et dans la perspective du second tour, il faut voter pour la liste insoumise, car nous sommes les seuls à être clairement engagés dans une stratégie d’union pour battre la droite.  Nous sommes le vote efficace au premier tour et nous saurons construire l’union nécessaire pour battre la droite à Besançon.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Dans le Val de Morteau, dernière ligne dans la course aux municipale. Kevin Fadin, adjoint sortant, entend bien décrocher le siège laissé vacant par la maire sortante. À 30 ans, l’enseignant originaire de la commune conduit la liste « Vivre ici », un collectif sans étiquette qui s’inscrit dans la continuité du mandat actuel.

Un engagement débuté à 24 ans

Kevin Fadin n’est pas un inconnu de la vie municipale. Élu adjoint en 2020 à seulement 24 ans, à la sortie de ses études dans le domaine de l’eau, il s’est notamment occupé des dossiers liés à l’eau et à l’assainissement, ainsi que du projet de la sablière, destiné à accueillir un futur aménagement urbain. Parallèlement à son mandat communal, il a  exercé des responsabilités à la communauté de communes du Val de Morteau, notamment sur le plan climat, et dans différentes structures liées à la gestion de l’eau.

Aujourd’hui, il souhaite franchir une étape supplémentaire. « Quand je m’engage, je ne fais pas les choses à moitié. La fonction de maire, dans une commune de plus de 2 000 habitants comme Montlebon, est devenue une fonction à part entière. Je veux m’y consacrer pleinement », explique-t-il.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

 

Une liste de 19 candidats

La liste « Vivre ici » rassemble 19 candidats et deux suppléants, avec une équipe paritaire composée d’habitants âgés de 30 à 69 ans, issus de professions variées. Trois conseillers municipaux de l’équipe actuelle figurent également sur la liste. La commune de Montlebon compte environ 2 250 habitants.

Photo Vivre Ici fadin  montlebon

Dans la continuité du mandat

Le projet porté par Kevin Fadin s’inscrit dans la continuité des réalisations du mandat précédent, marqué notamment par la voie douce entre Morteau et Montlebon, la rénovation complète de l’école ou encore la mise en service d’une station d’ultrafiltration pour la potabilisation de l’eau. « Nous avons lancé des projets structurants et nous voulons poursuivre dans cette dynamique », souligne le candidat.

Trois axes pour le programme

Le programme de la liste s’articule autour de trois grandes priorités.

La première concerne le renforcement du cadre de vie, avec notamment la création d’un lieu de vie destiné aux habitants et aux associations, afin de favoriser les rencontres et le lien social. L’équipe souhaite également améliorer certaines infrastructures communales, comme la salle Saint-Louis, la salle de Derrière-le-Mont ou encore la maison de l’enfance, très attendue par les familles.

Le second axe porte sur la sécurité des déplacements. La liste propose la création de trottoirs dans les rues les plus fréquentées et le prolongement d’un itinéraire sécurisé pour les piétons et les cyclistes, dans la continuité de la voie douce reliant Morteau à Montlebon, notamment vers l’école et la rue de la Fruitière. 

Enfin, le troisième volet concerne le logement. Dans ce secteur frontalier où la pression immobilière est forte, le projet de la sablière doit permettre de développer de nouveaux logements en centre-bourg. « La commune doit prendre sa part pour anticiper les besoins futurs et soutenir les services publics et les entreprises locales », estime Kevin Fadin.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

À la rencontre des habitants

Avant le scrutin, l’équipe poursuit sa campagne de terrain. Une réunion publique est prévue ce mardi soir, à 20h,  à la salle Desjardins, à la mairie. Les membres de la liste disent également aller régulièrement à la rencontre des habitants, notamment à travers la distribution de questionnaires et de tracts. Objectif affiché : présenter leur projet et convaincre les électeurs de Montlebon de leur confier les rênes de la commune pour le prochain mandat.

À Besançon, le procès d’un jeune bûcheron accusé d’avoir piégé des adolescents avec des chantages à la sextape s’est ouvert lundi. L’homme est poursuivi pour harcèlement, agressions sexuelles et viols présumés. Les enquêteurs ont identifié 43 victimes, âgées de 13 à 19 ans au moment des faits, entre 2018 et 2023. À l’ouverture du procès, l’accusé a déclaré reconnaître les faits. Les débats doivent durer trois semaines.

Le sénateur du Doubs Jean-François Longeot interpelle la nouvelle ministre de la Culture au sujet du tableau « Le Désespéré » de Gustave Courbet. Cette œuvre majeure, liée à l’histoire de la Franche-Comté, aurait été acquise par Qatar Museums après avoir longtemps été conservée au musée d’Orsay. Le sénateur demande des explications sur les conditions de cette cession et sur l’éventuelle sortie de ce chef-d’œuvre du patrimoine national.

À Métabief, la saison de ski se termine bientôt, mais la station propose une dernière semaine à prix réduit. Jusqu’au 15 mars, le forfait journée de ski alpin est proposé à 20 euros. L’occasion de profiter une dernière fois des pistes et du soleil printanier. D’autres activités restent aussi accessibles, comme la luge sur rails ou l’Explor Games. Le détail de l’ouverture des pistes est à retrouver sur le site de la station de Métabief.

Publié dans Actualités

À Besançon, les enseignants du lycée Victor Hugo appellent à un rassemblement ce mercredi 11 mars, à 14 heures, au centre Nelson Mandela à Planoise. Ils dénoncent une baisse des moyens pour la rentrée 2026, avec 46 heures d’enseignement en moins malgré un nombre d’élèves similaire. Selon eux, cette situation entraînera des classes plus chargées et la disparition progressive de certaines options.

À Besançon, deux hommes de 21 ans ont été interpellés vendredi matin rue des Hauts de Saint-Claude. Lors d’un contrôle routier, les policiers ont constaté qu’ils faisaient tous les deux l’objet d’une interdiction d’entrer en contact l’un avec l’autre. Placés en garde à vue, ils ont reconnu être au courant de cette mesure, expliquant simplement se rendre service. Ils ont été placés en détention provisoire en attendant leur comparution immédiate, qui était prévue ce lundi.

À Besançon, dans la nuit de samedi à dimanche, un jeune homme de 18 ans a été interpellé. Vers 3h15, rue des Villas, la police a tenté de contrôler un scooter roulant à vive allure. Le conducteur refusa de décliner son identité et de se soumettre aux vérifications. Lors de son interpellation, il s’est débattu et a insulté les policiers. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits. Il  été remis en liberté avec une convocation devant le délégué du procureur fin mai.