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Deux génisses ont été tuées et une troisième probablement prédatée lors d'une attaque attribuée au loup dans la nuit du 5 au 6 juin aux Verrières, dans le canton de Neuchâtel, à proximité de la frontière avec le Haut-Doubs. Les autorités suisses soupçonnent la meute de loups de Jougne-Suchet, déjà impliquée dans plusieurs attaques de troupeaux dans la région. Il s'agit de la première attaque de loup recensée cette année dans le canton de Neuchâtel.

Un jeune lynx mâle a retrouvé la liberté le 1er juin dans le secteur de Moirans-en-Montagne, dans le Jura. Victime d'une collision routière en mars dernier, l'animal avait été recueilli et soigné par le centre Athénas avant d'être relâché dans son milieu naturel. Équipé d'un collier GPS/VHF pour suivre sa réadaptation, il devient le cinquième lynx réintroduit cette année dans le massif jurassien. La région accueille près de 80 % de la population française de lynx boréal, une espèce protégée dont les principales menaces restent les collisions routières et les destructions illégales.

Tauriel, 37e lynx relâchée par le Centre Athénas, a été tuée ce matin à Levier, dans le Doubs, après avoir été percutée par un véhicule. Selon l’association, l’automobiliste ne se serait pas arrêté ni n’aurait signalé l’accident. Cette femelle disparue porte un nouveau coup à la fragile population de lynx du massif jurassien. Depuis le début de l’année, dix lynx ont été tués sur les routes. Le Centre Athénas appelle à la vigilance et invite les communes à installer ses panneaux de prévention gratuits pour limiter ces collisions.

L'EPAGE Doubs-Dessoubre invite le public à explorer la biodiversité locale

Mieux faire connaître les richesses naturelles de la vallée du Dessoubre et sensibiliser le grand public aux enjeux de préservation de l'eau et de la biodiversité. C'est l'objectif des trois animations nature organisées au mois de juin par l'EPAGE Doubs-Dessoubre dans le cadre de l’animation  du site Natura 2000. « Le but est de permettre au public de découvrir ces milieux naturels exceptionnels tout en comprenant pourquoi il est important de les préserver », explique Gaël Le Guennec, chargé de communication de l'établissement.

L'interview de la rédaction : Gaël Le Guennec, chargé de communication de l'établissement.

Un acteur engagé pour la qualité de l'eau

L'EPAGE Doubs-Dessoubre est un établissement public qui intervient sur le bassin versant du Doubs et du Dessoubre. Ses missions sont multiples : préserver la qualité de l'eau, restaurer les milieux aquatiques, protéger la biodiversité et sensibiliser les habitants aux enjeux environnementaux. Concrètement, l'organisme mène des actions sur les cours d'eau, accompagne des projets de restauration écologique et organise régulièrement des opérations de sensibilisation auprès du grand public. « Une part importante de notre travail consiste à aller à la rencontre des habitants pour leur expliquer les enjeux liés à l'eau, aux rivières et à la biodiversité », souligne M. Le Guennec.

Natura 2000, un réseau européen au service de la biodiversité

Les animations s'inscrivent dans le cadre du programme Natura 2000. Ce dispositif européen vise à protéger des espaces naturels remarquables tout en conciliant activités humaines et préservation de l'environnement. « Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels remarquables. L'objectif est de préserver la biodiversité tout en accompagnant les activités humaines, notamment agricoles, dans le respect des milieux naturels », explique l’intervenant. Le dispositif favorise ainsi des pratiques compatibles avec la protection de la faune, de la flore et des habitats naturels.

Sensibiliser tous les publics

Si les plus jeunes constituent un public privilégié pour les actions d'éducation à l'environnement, les animations s'adressent à tous les âges. « Plus on touche de personnes, mieux c'est. Les enfants sont les citoyens de demain, mais il est tout aussi important de sensibiliser les adultes afin qu'ils deviennent eux aussi des relais auprès de leur entourage », insiste le chargé de communication. L'objectif est de créer une dynamique collective autour de la préservation des milieux naturels du territoire.

Trois rendez-vous au cœur de la nature

Les trois animations gratuites programmées en juin permettront de découvrir plusieurs facettes de la vallée du Dessoubre. Le public pourra notamment partir à la découverte de la tourbière de Verbois au Russey, un milieu naturel fragile et riche en biodiversité ( 13 juin). Une autre sortie sera consacrée aux plantes sauvages et à leurs usages à Montjoie-le-Château (20 juin), tandis qu'une troisième animation permettra d'explorer les milieux aquatiques et les rivières du secteur du Dessoubre ( secteur de la Reverotte).

À chaque fois, les participants seront accompagnés par des professionnels de la nature et de l'environnement. « Nous serons directement sur le terrain pour montrer concrètement les actions menées et expliquer le fonctionnement de ces écosystèmes », précise Gaël Le Guennec.

L'interview de la rédaction : Gaël Le Guennec, chargé de communication de l'établissement.

Montrer l'utilité des actions financées par les collectivités

Pour l'EPAGE Doubs-Dessoubre, ces rendez-vous sont également l'occasion de rendre visibles les actions réalisées grâce aux financements publics. « Nos actions ont du sens. Elles permettent de préserver l'environnement et d'assurer sa transmission aux générations futures », rappelle le chargé de communication. Les visiteurs pourront ainsi découvrir les travaux de restauration écologique réalisés sur le territoire et mieux comprendre leur intérêt pour la qualité de l'eau et la biodiversité.

L'interview de la rédaction : Gaël Le Guennec, chargé de communication de l'établissement.

Un concours photo ouvert à tous

En parallèle de ces animations, l'EPAGE Doubs-Dessoubre et Natura 2000 organisent un concours photo consacré à la vallée du Dessoubre. Trois catégories sont proposées : la faune , la flore et les milieux naturels. Chaque participant peut envoyer une photographie dans chacune des catégories. Les clichés devront avoir été réalisés dans la vallée du Dessoubre et être accompagnés du lieu de prise de vue. Les meilleures photographies seront exposées lors du festival photo de Maîche. Plusieurs récompenses sont également prévues pour les lauréats.

Inscriptions obligatoires

La participation aux animations est gratuite mais l'inscription est obligatoire en raison du nombre limité de places. Les personnes intéressées peuvent s'inscrire par courriel à l'adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Une occasion de découvrir les richesses naturelles du Haut-Doubs tout en comprenant les enjeux liés à leur préservation.

La commune de Charquemont accueillera ce samedi 23 mai  une grande journée consacrée à la nature et à la protection du vivant. Organisée dans le cadre de la Fête nationale de la nature, cette manifestation se déroulera de 10 heures à 18 heures sur la place de la mairie et réunira de nombreuses associations environnementales du territoire. À l’origine de cette initiative, la délégation doubiste de l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages. Reconnue d’utilité publique, l’association œuvre depuis plusieurs décennies pour la défense de la faune sauvage. Dans le Doubs, elle est notamment engagée depuis plusieurs années dans la protection du chamois. « Protéger la nature, c’est préserver notre avenir à tous », résume Jean Chapuis, délégué de l’ASPAS dans le Doubs. Pour lui, cette journée doit permettre de sensibiliser le public aux enjeux environnementaux actuels et de favoriser les échanges avec les habitants.

Une quinzaine d’associations mobilisées

Tout au long de la journée, les visiteurs pourront rencontrer une quinzaine d’associations et d’acteurs locaux engagés dans la défense de l’environnement et de la biodiversité. Parmi eux figurent notamment Focus Nature, organisateur du festival photographique “Maîche avec la nature”, le Centre Athénas, le Pôle Grands Prédateurs ou encore les Gazouillis du Plateau de Charquemont. Des stands d’information, des échanges avec les bénévoles, des expositions photographiques ainsi que des projections de films seront proposés au public. Certaines animations se dérouleront également dans la salle de la mairie située à proximité de la place principale. La commune de Charquemont soutient pleinement l’événement et offrira un vin d’honneur entre midi et 13 heures.

L'interview de la rédaction : Jean Chapuis 



La question de la chasse au cœur des préoccupations

Au-delà de l’aspect festif et pédagogique, cette journée sera aussi l’occasion pour les associations présentes d’alerter sur certaines pratiques qu’elles dénoncent depuis plusieurs années, notamment autour de la chasse des grands ongulés dans le massif jurassien. L’ASPAS critique ouvertement les prélèvements de chamois et de chevreuils dans le Doubs, estimant que les niveaux actuels de chasse ne sont plus compatibles avec une véritable politique de préservation de la biodiversité. « Il faut que cette fête de la nature soit réellement une fête de la nature et non une guerre à la nature », insiste Jean Chapuis, qui appelle à une prise de conscience collective autour de la protection du vivant.

L'interview de la rédaction : Jean Chapuis 

À travers cette première édition organisée à Charquemont, les associations espèrent surtout créer un moment de dialogue avec le grand public autour des grands enjeux environnementaux qui traversent aujourd’hui le Haut-Doubs et le massif jurassien.

Une habitante du Bas-Rhin a été condamnée hier par le tribunal correctionnel de Strasbourg après avoir tué en 2024 un jeune lynx réfugié dans son poulailler à Niederbronn-les-Bains. L’animal avait été frappé à coups de pelle. La prévenue écope de trois mois de prison avec sursis ainsi que de 30 000 euros au titre du préjudice écologique.

Le Centre Athénas, partie civile aux côtés de One Voice, a obtenu 25 000 euros de dommages et intérêts. L’association souligne une décision importante, évoquant une première reconnaissance judiciaire du préjudice écologique lié à la destruction d’un lynx en France. Le centre rappelle que sur 80 cas de destructions volontaires recensés ces dernières années, très peu ont débouché sur des condamnations. Cette décision est donc perçue comme un signal fort pour renforcer la protection de cette espèce menacée.

 

Dans le cadre du « printemps des luttes », plusieurs associations et collectifs de Franche-Comté annoncent cette semaine des actions pour dénoncer l’artificialisation croissante des terres agricoles et naturelles autour de Besançon. Les militants s’inquiètent notamment des projets de nouvelles zones d’activités économiques prévus dans le Grand Besançon Métropole et ses alentours, à Marchaux, Marnay, Ruffey, Saône, Saint-Vit ou encore aux Vaîtes.

Selon les collectifs, plus de 100 hectares de terres agricoles pourraient être urbanisés dans les prochaines années. Ils dénoncent une « bétonisation » jugée incompatible avec la préservation de la biodiversité, alors que des zones d’activités déjà existantes resteraient partiellement inoccupées. Des actions visuelles sont annoncées sur plusieurs sites concernés afin de sensibiliser la population à ces enjeux environnementaux.

Les Montagnes du Jura lancent « Jurassic Vélo Tours », un nouveau réseau cyclotouristique de 1 500 kilomètres accessible à tous. Porté par le Parc naturel régional du Haut-Jura avec plusieurs intercommunalités du massif, le dispositif propose 44 itinéraires et 5 grands tours à vélo, VTT ou gravel à travers le Haut-Doubs, le Haut-Jura, la Région des Lacs et le Haut-Bugey. Les parcours mettent en valeur les lacs, rivières et cascades du territoire, avec une application mobile intégrant guidage, points d’intérêt et services utiles. L’offre vise un large public grâce aux circuits familiaux et au développement du vélo à assistance électrique.

Quatre lynx boréaux, trois mâles et une femelle recueillis cet hiver dans le massif du Jura, ont été remis en liberté ces derniers jours après plusieurs mois de soins au centre Athénas. Les félins, retrouvés notamment à Baume-les-Dames, Premiers-Sapins et Morteau, ont été relâchés sur les secteurs de Mont-sous-Vaudrey, Valdahon, Saint-Laurent-en-Grandvaux et Baume-les-Dames. L’un des jeunes avait survécu après la mort de sa mère, percutée par un véhicule. Espèce strictement protégée, le lynx boréal reste fortement menacé par les collisions routières et le braconnage.

Face à la progression du loup dans le massif jurassien et aux inquiétudes du monde agricole, l’association FERUS poursuit le développement de son programme PastoraLoup-Massif du Jura. Lancé en 2023, ce dispositif de soutien aux éleveurs repose sur l’intervention de bénévoles chargés d’assurer une surveillance nocturne des troupeaux dans les secteurs exposés à la prédation. Depuis plus de vingt-cinq ans, l’association mène ce type d’actions dans les Alpes et en région PACA. Plus de 800 bénévoles se sont succédé sur les alpages depuis 1999. Dans le Jura, plus de 150 personnes ont déjà été formées et mobilisées depuis le lancement du programme.

Une présence humaine pour sécuriser les troupeaux

La mission de ces bénévoles consiste à passer la nuit à proximité des troupeaux afin de détecter et faire fuir le prédateur en cas d’approche. « Le tout, c’est justement d’être assez réactif et réveillé à ce moment-là pour faire fuir le loup », explique Natacha Bigan, bénévole au sein de l’association. Elle rappelle toutefois que cette présence humaine ne constitue pas une solution permanente. « L’idée, c’est que ce soit une aide relativement temporaire pour soulager les éleveurs, le temps qu’ils trouvent une solution plus pérenne », précise-t-elle.

L'interview de la rédaction : Natacha Bigan 

Des résultats jugés encourageants

Selon FERUS, les résultats obtenus jusqu’à présent sont très positifs. En 2025, les bénévoles ont assuré 238 nuits de garde entre la mi-mai et la fin octobre, sans qu’aucune prédation ne soit constatée pendant leur présence. « Les bénévoles ont pourtant vu des loups à plusieurs reprises, parfois d’assez près », souligne Natacha Bigan. Une quinzaine d’éleveurs ont fait appel au dispositif l’an dernier, un chiffre en augmentation constante. Certains exploitants quittent ensuite le programme après avoir mis en place d’autres moyens de protection, comme des chiens de protection ou des parcs de nuit adaptés. « Quand l’éleveur nous confie ses bêtes, l’idée, c’est qu’il puisse dormir sur ses deux oreilles », résume la bénévole.

L'interview de la rédaction : Natacha Bigan 

Deux nouvelles formations prévues dans le Jura

Pour faire face à la demande croissante, l’association organise deux nouvelles sessions de formation en 2026 : les 23 et 24 mai à Lajoux dans le Haut-Jura et les 6 et 7 juin dans le Haut-Doubs.  Les futurs bénévoles doivent ensuite s’engager à assurer au minimum deux nuits de garde entre mai et octobre. « Ce n’est pas énorme, même si certains bénévoles très investis réalisent jusqu’à vingt nuits durant l’été », souligne Natacha Bigan.

Une formation centrée sur la sécurité et les troupeaux

Contrairement aux idées reçues, les formations ne portent pas uniquement sur le loup. « Ce qu’on apprend surtout, c’est à gérer les bovins », explique la bénévole. Le programme comprend une présentation sur le comportement du loup et sa présence dans le massif jurassien, mais aussi des ateliers pratiques : installation d’un bivouac, déplacements de nuit dans les pâtures, approche des troupeaux en sécurité ou encore gestion du stress des animaux. « Faire fuir un loup, ça consiste surtout à taper dans les mains et crier un coup. Ce n’est pas ça la difficulté », sourit-elle.

Une méthode déjà éprouvée

Le dispositif développé par FERUS s’inspire des gardes de troupeaux mises en place dans les Alpes. L’association fait figure de pionnière dans ce domaine en France. Aujourd’hui, d’autres structures appliquent des méthodes similaires, notamment Opale en Suisse ou Vigie Jura dans le Doubs. En parallèle, FERUS poursuivra également en 2026 son programme « Parole de Patou », destiné à sensibiliser les randonneurs au rôle des chiens de protection et aux comportements à adopter lors des rencontres sur les sentiers du massif jurassien.

L'interview de la rédaction : Natacha Bigan 

Pour de plus amples informations : https://www.ferus.fr/benevolat/parole-de-patou#utm_source=newsletter_157&utm_medium=email&utm_campaign=communique-pastoraloup-massif-du-jura-saison-2026