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À Chalezeule, la campagne municipale s’organise autour d’une démarche participative portée par Hervé Groult. L’adjoint sortant, candidat déclaré depuis octobre dernier, a réuni habitants et forces vives du village lors de huit rencontres publiques. Résultat : plus de 400 propositions recueillies et la constitution d’une liste qu’il veut « plurielle et représentative ».

Une méthode participative

Sous la bannière « Chalezeule, Faire Village Ensemble », l’équipe revendique une construction collective du programme. Femmes et hommes d’expériences, issus de milieux professionnels variés, composent une liste pensée « pour couvrir l’ensemble des compétences nécessaires à la gestion communale ». Chaque futur élu serait à la fois correspondant d’un quartier et porteur d’une délégation thématique, avec la volonté de travailler en « collectif » avec les habitants. Parmi les axes annoncés : solidarités, cadre de vie, transition écologique, action éducative, tranquillité publique, développement économique, vie associative et citoyenneté.

Un « café du village » comme projet phare

Au cœur du programme figure la création d’un « café du village ». Pensé comme un tiers-lieu interactif, cet espace aurait vocation à renforcer le lien social, accueillir des actions culturelles, proposer des rencontres pour les parents et développer des réseaux de solidarité. Ce projet s’inscrit dans un contexte d’évolution démographique : une quarantaine de logements doivent voir le jour d’ici deux ans. Pour l’équipe, il s’agit d’un défi d’accueil et d’aménagement qu’il convient d’anticiper.

Économie et transition écologique

Si le développement économique relève en partie de l’intercommunalité, les candidats souhaitent renforcer le dialogue avec les entreprises et commerces de la zone d’activités, qui représente un quart du territoire communal. Autre priorité transversale : la poursuite de la démarche « Ma Commune en Transition ». Objectif affiché : intégrer pleinement les enjeux climatiques et la protection de la biodiversité dans l’action municipale, notamment en valorisant la forêt communale, elle aussi équivalente à un quart du territoire.

Une équipe aux profils variés

La liste réunit des élus sortants et de nouveaux visages. Hervé Groult, 54 ans, attaché territorial principal et adjoint sortant, brigue également un siège de conseiller communautaire.

À ses côtés, notamment :

  • Madeleine Maire-Kaulek, responsable d’atelier retraitée, en charge de la vie du village et de l’éducation populaire.
  • Philippe Kieffer, spécialiste marketing et communication, investi sur le cadre de vie et la transition écologique.
  • Aurélie Touvrey-Tournier, employée de banque, pressentie pour les finances et le développement économique.
  • Loïc Iwasinta, cadre médico-social, sur les solidarités et la jeunesse.
  • Audrey Roux, coiffeuse, sur les questions intergénérationnelles.
  • Joël Dubois, exploitant agricole, sur la nature et la forêt.
  • Véronique Blanc, retraitée administrative, sur l’habitat et l’égalité femmes-hommes.
  • Didier Commerçon, sur la tranquillité publique.
  • Andréa Deuscher, assistante juridique, sur la santé et le handicap.
  • Michaël Gaiffe, formateur, pour le sport et l’écotourisme.
  • Mary-Bénédicte Kieffer, pour la culture et la communication.
  • Quentin Thevenot, pour la voirie et les mobilités.
  • Jeanne Chalandre, principale de collège retraitée, sur l’action éducative.
  • Jean-François Rousseau, ancien directeur de restauration collective, sur l’alimentation et les relations économiques.

Deux candidats supplémentaires complètent la dynamique : Céline Belin et Jonathan Cussey.

Une réunion publique le 11 mars

La présentation officielle de l’équipe et un échange sur le programme sont prévus le mercredi 11 mars 2026 à 20h30, à la Maison Commune. Avec « Faire Village Ensemble », Hervé Groult mise sur une gouvernance de proximité et une implication accrue des habitants pour dessiner l’avenir de Chalezeule.

Publié dans Actualités

À l’approche des élections municipales à Fontain, dans le Grand Besançon, Marc Girardot est entré dans la dernière ligne droite de sa campagne. Au micro de Plein Air, le candidat a détaillé la méthode de travail de son équipe, ses priorités pour la commune et sa vision de l’engagement municipal.

Une démarche construite « à partir de l’existant »

Marc Girardot insiste sur la dimension collective de son projet. « C’est un travail hyper collectif », souligne-t-il, précisant que l’ensemble des colistiers a participé à l’élaboration du programme. La réflexion est partie d’un constat simple : préserver la qualité de vie à Fontain. L’équipe a d’abord réalisé un état des lieux du village, mettant en avant : un tissu associatif dynamique, avec une quinzaine d’associations actives, un réseau économique varié, allant de l’entreprise individuelle à des structures de rayonnement national et international, des équipements communaux performants : une école récente, une salle des fêtes très utilisée, … et un budget communal jugé « sain ». « Nous sommes partis de ce qui fonctionne bien pour envisager ce que nous pouvons améliorer », résume le candidat.

Maintenir l’école et maîtriser le foncier

Parmi les axes forts du programme figure la question du foncier, avec un objectif clair : enrayer la baisse des effectifs scolaires, constatée comme dans de nombreuses communes rurales. L’équipe souhaite privilégier la réhabilitation du bâti existant afin d’accueillir de nouveaux habitants, tout en limitant l’impact sur les terres agricoles. Une coopération est également envisagée avec les communes voisines membres du syndicat intercommunal scolaire. Autre projet structurant : la réhabilitation de l’ancienne fruitière, bâtiment centenaire aujourd’hui inoccupé, afin d’y créer de nouveaux logements.

L'interview de la rédaction : Marc Girardot 

Transition énergétique et restauration scolaire

Marc Girardot évoque également des actions concrètes en matière d’énergie, notamment l’installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments communaux pour renforcer leur autonomie énergétique. La restauration scolaire constitue un autre chantier prioritaire. La commune bénéficie d’une tradition de cantine ancienne de plus de soixante ans. L’équipe souhaite améliorer le « bol alimentaire » des élèves en développant les circuits courts et les produits de qualité. Une réflexion est aussi engagée sur une dimension intergénérationnelle : proposer, à terme, des repas aux aînés en lien avec la cantine scolaire.

Plus de participation citoyenne

Le candidat affirme vouloir associer davantage les habitants aux grandes décisions communales. Des commissions participatives pourraient être mises en place selon les thématiques abordées. « À chaque grande décision, il faudra impliquer les citoyens », insiste-t-il.

Une campagne de terrain

Dans cette phase décisive, l’équipe multiplie les rencontres : réunions publiques, permanences, cafés de quartier et campagne de porte-à-porte. « Tout le monde est sur le pont », assure Marc Girardot, qui dit vouloir rencontrer associations, acteurs économiques et électeurs avant le scrutin.

Une équipe « sans ambition personnelle »

Marc Girardot tient à préciser l’état d’esprit de sa liste : aucune ambition personnelle et aucun encartage politique parmi les colistiers. « Ce n’est pas mon équipe, c’est notre équipe », répète-t-il. Le candidat annonce par ailleurs qu’il ne briguerait qu’un seul mandat, refusant toute idée de carrière politique. Il met également en avant les compétences professionnelles présentes sur la liste : direction d’entreprise, responsabilités bancaires, enseignement universitaire ou encore expérience de gestion d’établissements scolaires en France et à l’étranger.  « Nous avons des personnes capables de gérer des équipes, des finances et des projets », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Marc Girardot 

 

Entre grotesque et tragédie, la nouvelle création mise en scène par Tommy Milliot s’attaque à un sujet brûlant : les violences conjugales. Adaptée d’un texte d’un auteur australien, « L’Arbre à sang » pourrait pourtant se dérouler ici, en France, tant son propos résonne avec l’actualité. Cette création est encore à découvrir les mercredi 4 et jeudi 5 mars au Nouveau Théâtre de Besançon, avenue Edouard Droz.

Un théâtre du grotesque noir

C’est d’abord un texte de théâtre », précise Tommy Milliot. « Un genre qui jongle entre la comédie et la tragédie. Du grotesque noir. » Ici, pas de théâtre documentaire, mais une fiction puissante, portée par trois interprètes. Le rire y côtoie l’effroi, et l’absurde souligne la violence des situations. Au cœur du récit : des violences sexuelles et physiques subies par les personnages, dont un viol conjugal explicitement évoqué. Des faits racontés, jamais montrés. La pièce débute après la mort de l’auteur des atrocités ; cette disparition libère la parole. Le passé refait surface, brut, sans filtre.

L'interview de la rédaction : Tommy Milliot, metteur en scène 

Un écho direct à l’actualité

Les violences conjugales occupent aujourd’hui une place majeure dans l’espace public. Procès médiatisés, mobilisation associative, hausse des signalements : la société regarde enfin en face ce fléau longtemps tu., « L’Arbre à sang » s’inscrit dans cette dynamique. Sans didactisme, la pièce donne chair à des trajectoires abîmées

Une intimité construite avec précision

Comment maintenir une proximité forte entre les comédiennes et le public sur un sujet aussi sensible ? La réponse tient dans un travail d’orfèvre : jeu des interprètes, lumières, création sonore et scénographie. « C’est un équilibre entre tous ces ingrédients », explique le metteur en scène. Depuis plusieurs jours de répétition, l’équipe affine chaque détail pour préserver cette tension intime. Le spectateur n’est pas simple observateur : il devient témoin.

Le bois comme paysage mental

Le décor fait la part belle au bois. Une matière vivante, naturelle, que Tommy Milliot affectionne particulièrement. Teinté au brou de noix, le matériau devient toile abstraite : ciel, désert, horizon brûlé… chacun y projette son imaginaire. Ce choix n’est pas anodin. Il évoque l’aridité du lieu où se déroule l’histoire : une nature rude, presque hostile, que l’on pourrait situer en Australie, aux États-Unis  ou même dans certaines régions françaises. Un paysage universel, comme la violence qu’il abrite.

Aller vers les publics

Au-delà de la création artistique, le projet s’inscrit dans une volonté d’ouverture. Après avoir porté des formes « hors les murs » à la rencontre des habitants, l’équipe inverse aujourd’hui la démarche : des navettes gratuites sont mises en place pour permettre à des publics éloignés de venir découvrir les spectacles. « Aller vers eux et leur permettre de venir jusqu’à nous », résume Tommy Milliot. Une circulation dans les deux sens, essentielle pour faire du théâtre un espace partagé.

Les faits ont été constatés à Charquemont. Ce jeudi matin, un témoin a signalé la présence d’un véhicule incendié en forêt. Après vérifications, le véhicule avait été dérobé au cours de la nuit sur la commune de Damprichard. Le propriétaire s’est présenté ce matin à l’unité pour signaler le vol. Une enquête est en cours.

Les faits se sont produits dans la nuit, entre 0h45 et 1h du matin, aux Hôpitaux-Neufs. Trois individus ont forcé le volet roulant du Bar-Tabac de la commune avant de s’introduire dans l’établissement. Le préjudice n’a pas encore été précisé. La Communauté de brigades des Hôpitaux-Neufs est chargée de l’enquête. Des investigations sont en cours pour identifier et interpeller les auteurs

Cette nuit, vers 2h15, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus au 107 rue du Turlu, à Vernierfontaine, pour une suspicion d’intoxication au monoxyde de carbone. En cause : un poêle à granulés défectueux, refoulant de la fumée dans un appartement situé au sein d’une ancienne ferme rénovée comprenant quatre logements.

Les locaux avaient été ventilés avant l’arrivée des secours et l’appareil a été immédiatement mis hors service. Des relevés de monoxyde de carbone ont été effectués dans l’ensemble des appartements ; ils se sont révélés négatifs. Les occupants du logement concerné — une femme de 30 ans et ses deux filles âgées de 3 et 5 ans — ont été pris en charge pour un bilan de contrôle puis transportés, non médicalisés, au CHU Minjoz. Les victimes ont été classées en blessés légers.

Grand Besançon Métropole présentera et soumettra au vote son budget 2026 ce jeudi soir, lors d’une nouvelle assemblée communautaire, la dernière de la mandature. Le montant global s’élève à près de 388 millions d’euros, dont 129 millions consacrés à de nouveaux investissements. Le programme pluriannuel 2025-2029 atteint 570 millions d’euros. La collectivité met en avant un projet de territoire tourné vers la transition et l’attractivité, dans un contexte marqué par les contraintes de la loi de finances 2026.

Grand Besançon Métropole poursuit le déploiement de son plan de mobilité avec un nouveau projet structurant : la création d’un pôle d’échanges multimodal à la gare de Montferrand-le-Château. Le coût prévisionnel de cet investissement s’élève à 700.000 euros. Les recherches de subvention sont actées. Le début du chantier d’aménagement du pôle est prévu en 2027.

Favoriser l’intermodalité et le report modal

L’objectif est clair : encourager les habitants à diversifier leurs modes de déplacement et réduire la place de la voiture individuelle. En renforçant l’intermodalité — train, car, vélo et voiture — la collectivité entend faciliter le report modal et contribuer à la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Après les réalisations de Saint-Vit, Saône et Roche-lez-Beaupré entre 2023 et 2025, Montferrand-le-Château devient le quatrième site à bénéficier de ce type d’aménagement en périphérie bisontine.

Un site repensé autour de la gare

Le projet vise à concentrer en un lieu unique plusieurs solutions de transport. Autour de la gare, plusieurs aménagements sont envisagés : la création d’environ 45 places de stationnement, dont des emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite ; une zone de dépose-minute ; des stationnements vélos sécurisés et des espaces désimperméabilisés pour limiter l’impact environnemental. L’objectif est d’adapter les infrastructures aux nouvelles pratiques de mobilité, tout en améliorant le confort des usagers.

Des cheminements sécurisés vers le centre-bourg

Le projet ne se limite pas au parvis de la gare. Il prévoit également la mise aux normes d’accessibilité des voiries reliant la gare au centre-bourg, à la mairie et aux commerces de proximité. La sécurisation des cheminements piétons constitue un axe fort du programme, afin de garantir des déplacements sûrs entre la gare et les principaux pôles d’intérêt de la commune. Avec ce nouveau pôle d’échanges, Grand Besançon Métropole confirme sa volonté de structurer un réseau de mobilités complémentaires à l’échelle du territoire et d’accompagner la transition vers des déplacements plus durables.