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La clôture du dépôt des candidatures pour les élections municipales dans le Doubs permet de dresser un premier état des lieux. Au total, 683 listes ont été enregistrées dans le département. Sur les 563 communes que compte le Doubs, 449 disposent d’au moins une liste candidate.

Arrondissement de Besançon : 297 listes

Dans l’arrondissement de Besançon, qui regroupe 252 communes, 297 listes ont été déposées.
210 communes comptent au moins une liste.
Une commune reste, à ce stade, sans candidat déclaré : Saules.

Arrondissement de Pontarlier : quatre communes sans liste

L’arrondissement de Pontarlier, qui comprend 143 communes, totalise 167 listes.
113 communes disposent d’au moins une liste.
Quatre communes ne comptent aucun candidat : Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée et Rochejean.

Arrondissement de Montbéliard : aucune commune sans candidat

Dans l’arrondissement de Montbéliard (168 communes), 219 listes ont été enregistrées.
126 communes présentent au moins une liste.
Aucune commune n’est, pour l’heure, sans candidature.

Un panorama départemental contrasté

À l’échelle du Doubs, cinq communes se retrouvent donc sans liste à l’issue de cette première phase. La grande majorité du territoire est toutefois couverte par au moins une candidature, avec parfois plusieurs listes en concurrence dans certaines communes.

Des éléments statistiques plus détaillés seront communiqués demain, à l’occasion du tirage au sort des panneaux d’affichage électoraux. Ce moment permettra également aux services concernés de répondre aux questions sur l’organisation du scrutin.

Lundi soir, vers 21h45, à Besançon, place de l’Europe ?  à Planoise, une patrouille de police  a interpellé un jeune homme de 20 ans surpris dans des garages avec des stupéfiants. Les policiers ont saisi 5 grammes de cocaïne et 11 grammes de résine de cannabis. Placé en garde à vue, il a reconnu consommer des produits. Il fera l’objet d’une ordonnance pénale en mai prochain pour usage de stupéfiants.

Ce jeudi, la Banque de France à Besançon, a dressé un état des lieux du surendettement dans le Doubs. Si les profils restent globalement stables, une augmentation des dossiers et un rajeunissement des déposants sont observés. Rencontre avec Christine Hacquard, adjointe du directeur départemental de la structure.

Une augmentation de 7 % des dossiers

En 2025, le Doubs enregistre une hausse de 7 % des dossiers de surendettement déposés auprès de la Banque de France. « Les grandes tendances restent relativement homogènes par rapport aux années précédentes », précise Christine Hacquard. Les femmes représentent 51 % des dossiers déposés. Par ailleurs, 28 % des situations concernent des personnes séparées ou des familles monoparentales. Autre évolution notable : une augmentation du nombre de déposants âgés de moins de 30 ans. Une tendance également constatée au niveau national, bien que de manière un peu moins marquée dans le département.

L'interview de la rédaction : Christine Hacquard adjointe du directeur départemental de la Banque de France

 

Des accidents de la vie plus que des excès de crédit

Le profil des situations de surendettement a évolué ces dernières années. « Nous sommes désormais davantage face à un surendettement passif qu’actif », explique la représentante de la Banque de France. Concrètement, les dossiers sont majoritairement liés à des accidents de la vie : séparations, problèmes de santé et perte d’emploi. S’ajoute la situation des « travailleurs pauvres » et des retraités aux revenus modestes, dont les ressources insuffisantes ne permettent pas de dégager une capacité de remboursement suffisante. Le surendettement n’est donc plus principalement lié à une accumulation excessive de crédits à la consommation, mais à une fragilisation économique durable.

Oser franchir la porte de la Banque de France

Face à ces difficultés, Christine Hacquard invite les personnes concernées à ne pas attendre. « Il ne faut pas hésiter à pousser la porte de la Banque de France, même si cela peut impressionner ». Les équipes travaillent en lien étroit avec les travailleurs sociaux afin d’accompagner les ménages dans leurs démarches. Un numéro unique, le 34 14, permet d’obtenir des informations sur la procédure et les solutions envisageables. « Il y a une grande bienveillance de la part des agents qui travaillent pour les particuliers », insiste-t-elle. Le dépôt d’un dossier constitue souvent la première étape vers un rééquilibrage de la situation financière.

L’effacement de dettes : une procédure encadrée

L’idée selon laquelle la Banque de France effacerait automatiquement les dettes est un mythe. « Ce n’est pas aussi simple », rappelle Christine Hacquard. En 2025, l'organisme a prononcé 376 dossiers en rétablissement personnel (effacement total des dettes) et 192 avec un effacement partiel,  sur les 1170 dossiers traités. Mais chaque situation fait l’objet d’une analyse approfondie. La bonne foi du demandeur est examinée avec attention. Il ne s’agit pas d’un dispositif permettant de contracter des crédits sans intention de remboursement. Par ailleurs, les créanciers disposent d’un droit de recours. En cas de contestation, le dossier est transmis au tribunal, et c’est le juge qui décide in fine d’un éventuel effacement.

Une réalité sociale persistante

La progression des dossiers en 2025 confirme que le surendettement demeure un enjeu social majeur dans le Doubs. Derrière les chiffres, ce sont des parcours de vie fragilisés que la commission de surendettement tente d’accompagner, avec pour objectif de permettre aux ménages de retrouver une stabilité financière durable.

Le 22 février,  vers 19h30, rue de Dole, à Besançon, une patrouille de police est intervenue après des signalements de riverains concernant un point de deal. Dans un véhicule, les policiers ont découvert plus de 2 kilos de résine de cannabis. La perquisition d’un appartement a permis  la saisie de près de 10 kilos de stupéfiants, de cocaïne et de munitions. Deux hommes de 20 et 25 ans ont été condamnés à 12 mois de prison, aménageables sous bracelet.

Ce jeudi vers 16 heures, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus à Pierrefontaine-les-Varans, sur la départementale 73, pour un accident impliquant un véhicule seul. La voiture, sortie de route, s’est embrasée dans un champ. Le conducteur, 39 ans, avait pu s’extraire avant l’arrivée des secours. Légèrement blessé, il a été transporté aux urgences de l’HNFC. La gendarmerie était sur place.

À Chalezeule, la campagne municipale s’organise autour d’une démarche participative portée par Hervé Groult. L’adjoint sortant, candidat déclaré depuis octobre dernier, a réuni habitants et forces vives du village lors de huit rencontres publiques. Résultat : plus de 400 propositions recueillies et la constitution d’une liste qu’il veut « plurielle et représentative ».

Une méthode participative

Sous la bannière « Chalezeule, Faire Village Ensemble », l’équipe revendique une construction collective du programme. Femmes et hommes d’expériences, issus de milieux professionnels variés, composent une liste pensée « pour couvrir l’ensemble des compétences nécessaires à la gestion communale ». Chaque futur élu serait à la fois correspondant d’un quartier et porteur d’une délégation thématique, avec la volonté de travailler en « collectif » avec les habitants. Parmi les axes annoncés : solidarités, cadre de vie, transition écologique, action éducative, tranquillité publique, développement économique, vie associative et citoyenneté.

Un « café du village » comme projet phare

Au cœur du programme figure la création d’un « café du village ». Pensé comme un tiers-lieu interactif, cet espace aurait vocation à renforcer le lien social, accueillir des actions culturelles, proposer des rencontres pour les parents et développer des réseaux de solidarité. Ce projet s’inscrit dans un contexte d’évolution démographique : une quarantaine de logements doivent voir le jour d’ici deux ans. Pour l’équipe, il s’agit d’un défi d’accueil et d’aménagement qu’il convient d’anticiper.

Économie et transition écologique

Si le développement économique relève en partie de l’intercommunalité, les candidats souhaitent renforcer le dialogue avec les entreprises et commerces de la zone d’activités, qui représente un quart du territoire communal. Autre priorité transversale : la poursuite de la démarche « Ma Commune en Transition ». Objectif affiché : intégrer pleinement les enjeux climatiques et la protection de la biodiversité dans l’action municipale, notamment en valorisant la forêt communale, elle aussi équivalente à un quart du territoire.

Une équipe aux profils variés

La liste réunit des élus sortants et de nouveaux visages. Hervé Groult, 54 ans, attaché territorial principal et adjoint sortant, brigue également un siège de conseiller communautaire.

À ses côtés, notamment :

  • Madeleine Maire-Kaulek, responsable d’atelier retraitée, en charge de la vie du village et de l’éducation populaire.
  • Philippe Kieffer, spécialiste marketing et communication, investi sur le cadre de vie et la transition écologique.
  • Aurélie Touvrey-Tournier, employée de banque, pressentie pour les finances et le développement économique.
  • Loïc Iwasinta, cadre médico-social, sur les solidarités et la jeunesse.
  • Audrey Roux, coiffeuse, sur les questions intergénérationnelles.
  • Joël Dubois, exploitant agricole, sur la nature et la forêt.
  • Véronique Blanc, retraitée administrative, sur l’habitat et l’égalité femmes-hommes.
  • Didier Commerçon, sur la tranquillité publique.
  • Andréa Deuscher, assistante juridique, sur la santé et le handicap.
  • Michaël Gaiffe, formateur, pour le sport et l’écotourisme.
  • Mary-Bénédicte Kieffer, pour la culture et la communication.
  • Quentin Thevenot, pour la voirie et les mobilités.
  • Jeanne Chalandre, principale de collège retraitée, sur l’action éducative.
  • Jean-François Rousseau, ancien directeur de restauration collective, sur l’alimentation et les relations économiques.

Deux candidats supplémentaires complètent la dynamique : Céline Belin et Jonathan Cussey.

Une réunion publique le 11 mars

La présentation officielle de l’équipe et un échange sur le programme sont prévus le mercredi 11 mars 2026 à 20h30, à la Maison Commune. Avec « Faire Village Ensemble », Hervé Groult mise sur une gouvernance de proximité et une implication accrue des habitants pour dessiner l’avenir de Chalezeule.

Publié dans Actualités

À l’approche des élections municipales à Fontain, dans le Grand Besançon, Marc Girardot est entré dans la dernière ligne droite de sa campagne. Au micro de Plein Air, le candidat a détaillé la méthode de travail de son équipe, ses priorités pour la commune et sa vision de l’engagement municipal.

Une démarche construite « à partir de l’existant »

Marc Girardot insiste sur la dimension collective de son projet. « C’est un travail hyper collectif », souligne-t-il, précisant que l’ensemble des colistiers a participé à l’élaboration du programme. La réflexion est partie d’un constat simple : préserver la qualité de vie à Fontain. L’équipe a d’abord réalisé un état des lieux du village, mettant en avant : un tissu associatif dynamique, avec une quinzaine d’associations actives, un réseau économique varié, allant de l’entreprise individuelle à des structures de rayonnement national et international, des équipements communaux performants : une école récente, une salle des fêtes très utilisée, … et un budget communal jugé « sain ». « Nous sommes partis de ce qui fonctionne bien pour envisager ce que nous pouvons améliorer », résume le candidat.

Maintenir l’école et maîtriser le foncier

Parmi les axes forts du programme figure la question du foncier, avec un objectif clair : enrayer la baisse des effectifs scolaires, constatée comme dans de nombreuses communes rurales. L’équipe souhaite privilégier la réhabilitation du bâti existant afin d’accueillir de nouveaux habitants, tout en limitant l’impact sur les terres agricoles. Une coopération est également envisagée avec les communes voisines membres du syndicat intercommunal scolaire. Autre projet structurant : la réhabilitation de l’ancienne fruitière, bâtiment centenaire aujourd’hui inoccupé, afin d’y créer de nouveaux logements.

L'interview de la rédaction : Marc Girardot 

Transition énergétique et restauration scolaire

Marc Girardot évoque également des actions concrètes en matière d’énergie, notamment l’installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments communaux pour renforcer leur autonomie énergétique. La restauration scolaire constitue un autre chantier prioritaire. La commune bénéficie d’une tradition de cantine ancienne de plus de soixante ans. L’équipe souhaite améliorer le « bol alimentaire » des élèves en développant les circuits courts et les produits de qualité. Une réflexion est aussi engagée sur une dimension intergénérationnelle : proposer, à terme, des repas aux aînés en lien avec la cantine scolaire.

Plus de participation citoyenne

Le candidat affirme vouloir associer davantage les habitants aux grandes décisions communales. Des commissions participatives pourraient être mises en place selon les thématiques abordées. « À chaque grande décision, il faudra impliquer les citoyens », insiste-t-il.

Une campagne de terrain

Dans cette phase décisive, l’équipe multiplie les rencontres : réunions publiques, permanences, cafés de quartier et campagne de porte-à-porte. « Tout le monde est sur le pont », assure Marc Girardot, qui dit vouloir rencontrer associations, acteurs économiques et électeurs avant le scrutin.

Une équipe « sans ambition personnelle »

Marc Girardot tient à préciser l’état d’esprit de sa liste : aucune ambition personnelle et aucun encartage politique parmi les colistiers. « Ce n’est pas mon équipe, c’est notre équipe », répète-t-il. Le candidat annonce par ailleurs qu’il ne briguerait qu’un seul mandat, refusant toute idée de carrière politique. Il met également en avant les compétences professionnelles présentes sur la liste : direction d’entreprise, responsabilités bancaires, enseignement universitaire ou encore expérience de gestion d’établissements scolaires en France et à l’étranger.  « Nous avons des personnes capables de gérer des équipes, des finances et des projets », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Marc Girardot 

 

Entre grotesque et tragédie, la nouvelle création mise en scène par Tommy Milliot s’attaque à un sujet brûlant : les violences conjugales. Adaptée d’un texte d’un auteur australien, « L’Arbre à sang » pourrait pourtant se dérouler ici, en France, tant son propos résonne avec l’actualité. Cette création est encore à découvrir les mercredi 4 et jeudi 5 mars au Nouveau Théâtre de Besançon, avenue Edouard Droz.

Un théâtre du grotesque noir

C’est d’abord un texte de théâtre », précise Tommy Milliot. « Un genre qui jongle entre la comédie et la tragédie. Du grotesque noir. » Ici, pas de théâtre documentaire, mais une fiction puissante, portée par trois interprètes. Le rire y côtoie l’effroi, et l’absurde souligne la violence des situations. Au cœur du récit : des violences sexuelles et physiques subies par les personnages, dont un viol conjugal explicitement évoqué. Des faits racontés, jamais montrés. La pièce débute après la mort de l’auteur des atrocités ; cette disparition libère la parole. Le passé refait surface, brut, sans filtre.

L'interview de la rédaction : Tommy Milliot, metteur en scène 

Un écho direct à l’actualité

Les violences conjugales occupent aujourd’hui une place majeure dans l’espace public. Procès médiatisés, mobilisation associative, hausse des signalements : la société regarde enfin en face ce fléau longtemps tu., « L’Arbre à sang » s’inscrit dans cette dynamique. Sans didactisme, la pièce donne chair à des trajectoires abîmées

Une intimité construite avec précision

Comment maintenir une proximité forte entre les comédiennes et le public sur un sujet aussi sensible ? La réponse tient dans un travail d’orfèvre : jeu des interprètes, lumières, création sonore et scénographie. « C’est un équilibre entre tous ces ingrédients », explique le metteur en scène. Depuis plusieurs jours de répétition, l’équipe affine chaque détail pour préserver cette tension intime. Le spectateur n’est pas simple observateur : il devient témoin.

Le bois comme paysage mental

Le décor fait la part belle au bois. Une matière vivante, naturelle, que Tommy Milliot affectionne particulièrement. Teinté au brou de noix, le matériau devient toile abstraite : ciel, désert, horizon brûlé… chacun y projette son imaginaire. Ce choix n’est pas anodin. Il évoque l’aridité du lieu où se déroule l’histoire : une nature rude, presque hostile, que l’on pourrait situer en Australie, aux États-Unis  ou même dans certaines régions françaises. Un paysage universel, comme la violence qu’il abrite.

Aller vers les publics

Au-delà de la création artistique, le projet s’inscrit dans une volonté d’ouverture. Après avoir porté des formes « hors les murs » à la rencontre des habitants, l’équipe inverse aujourd’hui la démarche : des navettes gratuites sont mises en place pour permettre à des publics éloignés de venir découvrir les spectacles. « Aller vers eux et leur permettre de venir jusqu’à nous », résume Tommy Milliot. Une circulation dans les deux sens, essentielle pour faire du théâtre un espace partagé.