Jusqu’au 21 septembre, le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon accueille une exposition exceptionnelle consacrée à l’artiste rom autrichienne Ceija Stojka. Intitulée « Garder les yeux ouverts », elle est proposée en partenariat avec le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon. À travers des peintures, des dessins et des textes, le public découvre le parcours hors du commun d’une femme qui a survécu aux camps de concentration et qui, bien des années plus tard, a choisi de témoigner par l’art.
Une enfance libre, brisée par la guerre
Ceija Stojka naît en 1933 en Autriche, dans une famille rom du Burgenland. Elle grandit dans une vie semi-itinérante. Son père est marchand de chevaux, et la famille voyage en roulotte. La nature, les chevaux, les paysages font partie de son quotidien. Mais en 1938, l’Autriche est annexée par l’Allemagne nazie. Comme des centaines de milliers de Roms et de Sinti, sa famille est persécutée. En 1943, elle est déportée. Elle survivra à trois camps : Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen. Elle est libérée en avril 1945. Après la guerre, elle reprend une vie simple. Elle fonde une famille à Vienne, devient marchande de tissus puis de tapis. Pendant des décennies, elle ne parle presque pas de ce qu’elle a vécu.
Une artiste née sur le tard
Ce n’est qu’à la fin des années 1980 que Ceija Stojka commence à témoigner. D’abord par l’écriture, puis par le dessin et la peinture. Son œuvre s’étend de 1989 à 2011. L’exposition de Besançon montre les différentes facettes de son travail.
La nature comme refuge
La première partie de l’exposition présente ses paysages. On y voit des roulottes, des chevaux, des arbres balayés par le vent, des couchers de soleil intenses. Ces tableaux sont souvent lumineux. Ils racontent l’enfance, la liberté, le lien profond avec la nature. Pour l’artiste, la nature représente la vie d’avant, un monde encore intact.
La déportation, peindre l’indicible
La deuxième section aborde les camps. Les formats deviennent plus petits, les couleurs plus sombres. Ceija Stojka peint les barbelés, les baraquements, les silhouettes, la peur. Elle montre aussi les regards — ceux des vivants et ceux des morts. Le génocide des Roms pendant la Seconde Guerre mondiale reste encore méconnu en France. L’exposition rappelle cette histoire douloureuse et nécessaire.
« Garder les yeux ouverts »
La dernière partie est plus symbolique. Un motif revient souvent : l’œil. Ces yeux peuvent évoquer les souvenirs de l’artiste — notamment ceux des corps qu’elle a vus à Bergen-Belsen. Mais ils interrogent aussi le visiteur. Que faisons-nous de cette mémoire ? Sommes-nous prêts à regarder cette histoire en face ?
Une femme qui brise les silences
Ceija Stojka n’est pas seulement une survivante. Elle est aussi une femme rom qui a pris la parole dans une communauté où la tradition orale domine. Elle a osé écrire, peindre, témoigner. Elle a transformé sa mémoire en œuvre d’art. Aujourd’hui, son travail est reconnu en Europe. Après des expositions en Allemagne et à Paris, Besançon lui consacre à son tour une grande exposition.
Pourquoi aller la voir ?
Parce que c’est une œuvre forte et accessible. Parce qu’elle parle d’histoire, mais aussi de liberté et de dignité. Parce qu’elle nous rappelle l’importance de la mémoire. Et surtout, parce qu’elle nous invite, comme le dit le titre, à garder les yeux ouverts.
Un feu d’habitation s’est produit en début d’après-midi, ce samedi, à Besançon, chemin des Montarmots. On déplore trois victimes. Deux personnes sont décédées. Une autre, plus légèrement touchée , a été transportée sur le CHU Jean Minjoz de la ville.
Deux vols de carburant ont été constatés sur des aires de reposn sur l’A36, dans le Grand Besançon dans la nuit de jeudi à vendredi. Sur l’aire de Marchaux-Chaudefontaine, les auteurs ont profité du sommeil d’un chauffeur poids lourd roumain pour percer le réservoir à l’aide d’une scie cloche. Plusieurs centaines de litres de carburant ont été dérobées., Sur l’aire du Bois de Frachère, à hauteur de Pelousey, le ou les auteurs ont également percé les réservoirs de deux poids lourds pendant le sommeil des chauffeurs, selon le même mode opératoire. Là encore, plusieurs centaines de litres de carburant ont été volées.
Football
National
FC Sochaux Montbéliard 2 – 1 Villefranche Beaujolais
National 3
Belfort 1 – 1 Troyes
16ès de finale de la Coupe de Franche-Comté
FC Sochaux Montbéliard (2) 3 – 2 Ornans
Morteau Montlebon 7 – 1 Champagnole
Larians Munans 0 – 6 Pontarlier
Grandvillars – Luronnes
Audincourt 1 – 1 Poligny Grimont ( 3 TAB 4 )
Pays Maîchois 0 – 1 Baume les Dames
Mellecey Mecrurey 3 – 2 Racing Besançon
Handball
¼ de finale de la Coupe de France féminine
Paris 92 31 – 31 ESBF ( 5 tab 4)
ProLigue
Massy Essone 36 – 35 Grand Besançon Doubs Handball
D2F
Palente Besançon 26 – 33 Bouillargues
Nationale 1 féminine
ESBF 39 – 21 Yutz
Nationale 2 féminine
Palente Besançon 34 – 29 Reichstett
Dambach 22 – 28 Saône Mamirolle
Nationale 3 masculine
Pontarlier 31 – 34 Val de Gray
Homecourt 30 – 32 Franois
Dijon 36 – 28 Saône Mamirolle
Basket
N2M
Tremblay 82 – 92 Lons le Saunier
N3M
Montmorot 91 – 83 WOBST
N3F
Champagnole 80 – 67 Schirrhein
Rugby
Fédérale 2
Lons le Saunier 16 – 20 AS Bièvre Saint Geoirs
Saint Claude 38 – 10 Saint Savin
Fédérale 3
Grand Dole – Illkirch
Genlis 36 – 31 Pontarlier
L’ESBF a vu son parcours s’arrêter en quart de finale de la Coupe de France féminine de handball, hier soir au Palais des Sports d’Issy-les-Moulineaux. Au terme d’un combat intense et indécis jusqu’au bout, les Bisontines ont fait jeu égal avec Paris 92 ( 31 – 31 à l’issue du temps réglementaire), avant de s’incliner aux tirs au but (5 à 4 ). Si l’élimination est cruelle, le contenu reste encourageant pour la suite.
Opposé au FC Villefranche Beaujolais ce vendredi soir, le FC Sochaux-Montbéliard s’est imposé 2-1 et valide un deuxième succès consécutif en National. Dominateurs en première période, les Lionceaux ont davantage souffert après la pause, subissant la pression de leur adversaire sans toutefois rompre. Solides jusqu’au bout, ils sécurisent trois points précieux.
La saison se poursuit à la Station des Rousses. La neige est encore là et les conditions de glisse sont jugées très satisfaisantes. Côté alpin, 30 pistes et 18 remontées mécaniques sont ouvertes sur les domaines de la Dôle, des Tuffes et de la Serra. En ski nordique, 13 pistes sont accessibles depuis Darbella, Frasse ou encore la Serra. Les forfaits sont disponibles en ligne.
Exploit pour le Pontissalien Marco Heinis. Ce vendredi, lors de l’épreuve de Coupe du monde à Kulm, en Autriche, le jeune Franc-Comtois a réalisé un saut impressionnant à 233,5 mètres, établissant ainsi un nouveau record de France, amélioré de trois mètres. Deuxième au départ de la poursuite, il a finalement bouclé la course à la treizième place.