Un homme de 33 ans et une femme de 32 ans ont été interpellés mercredi 29 juillet, vers 22 h 40, à Besançon. Alcoolisé, le couple est soupçonné d’avoir dérobé le portefeuille d’une personne handicapée dans le secteur de l’avenue du 8-Mai-1945. Repérés dans un bus en direction de Planoise, les suspects ont été arrêtés à un arrêt de bus, puis placés en garde à vue. Ils devront comparaître devant la justice le 8 mars 2027.
La section de Besançon du Parti communiste français réagit vivement à la récente démission de l’adjoint aux Sports. Il s’agit, selon le PCF, du deuxième départ au sein de l’exécutif municipal en moins de quatre mois, après celui de l’adjointe à la Culture.
Dans un communiqué, les communistes critiquent la manière dont cette démission a été rendue publique et reprochent au maire de ne pas avoir suffisamment protégé son équipe. Ils estiment que cet épisode révèle un manque de cohésion et de projet partagé au sein de la majorité municipale.
Le PCF met également en cause l’action de plusieurs élus, notamment celle de l’adjoint aux Espaces verts, Guillaume Bailly. Le parti lui reproche certaines prises de position et pratiques concernant l’arrosage des fleurs et le puisage d’eau dans le Doubs à Avanne. La section communiste dénonce plus largement ce qu’elle qualifie d’« amateurisme » dans la conduite de la municipalité.
Météo-France place le Jura en vigilance orange aux orages ce vendredi 31 juillet, de 14 heures jusqu’au milieu de la nuit. De fortes rafales de vent, comprises entre 80 et 100 km/h, voire 110 km/h localement, sont attendues. Ces orages pourront également s’accompagner de pluies intenses, de grêlons dépassant ponctuellement 5 centimètres et de nombreux impacts de foudre.
La préfecture appelle à la prudence, notamment lors des événements extérieurs, dans les campings et à proximité des structures temporaires. Il est conseillé de limiter ses déplacements et de s’abriter dans un bâtiment en dur.
Un important incendie s’est déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi, au lieu-dit Bois Laurent, à Augea. À l’arrivée des secours, vers 3h30, un bâtiment agricole de 1 000 m² contenant près de 1.000 tonnes de fourrage ainsi qu’un stockage extérieur étaient entièrement embrasés. Les pompiers ont protégé les bâtiments voisins pour empêcher la propagation du feu.
La sécheresse continue de s’aggraver dans le Jura. Alors que le département traverse son quatrième épisode de canicule en moins de deux mois, les autorités constatent un assèchement inédit des cours d’eau pour cette période de l’année. Face à cette situation, le préfet a décidé de placer plusieurs secteurs en niveau « crise » et de renforcer les restrictions sur les usages de l’eau et les activités aquatiques.
Des indicateurs particulièrement inquiétants
L’indice d’humidité des sols atteint un niveau historiquement bas. Dans le même temps, les nappes phréatiques diminuent, les difficultés d’alimentation en eau potable concernent un nombre croissant de communes et les cyanobactéries prolifèrent désormais dans une majorité des lacs et plans d’eau jurassiens. La situation est particulièrement préoccupante dans la moitié sud-est du département. Dans le nord-ouest, la baisse des nappes reste moins marquée, mais les autorités appellent malgré tout à une grande vigilance. L’absence de précipitations annoncée pour les prochains jours devrait encore accentuer cette sécheresse déjà qualifiée d’historique.
Les particuliers et les collectivités placés en crise
Les usages non économiques, qui concernent les particuliers et les collectivités, passent au niveau « crise » dans les secteurs du Nord Jura, de la Seille, du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne. Ce classement entraîne notamment l’interdiction d’arroser les espaces verts et les massifs fleuris. Le remplissage et la remise à niveau des piscines sont également strictement interdits. Les habitants sont invités à limiter au maximum leur consommation d’eau et à réserver la ressource aux usages indispensables.
Des restrictions renforcées pour les entreprises
Dans les secteurs du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne, où les ressources souterraines sont particulièrement fragilisées, les usages économiques passent également au niveau « crise ». Les industriels, les entreprises et les exploitants agricoles doivent réduire drastiquement leur consommation. Les stations de lavage automobile doivent notamment cesser leur activité. Le nettoyage des toitures et des façades est également interdit. Dans les secteurs du Nord Jura et de la Seille, les professionnels restent pour le moment placés en vigilance. Un passage au niveau « alerte » pourrait toutefois intervenir dès la semaine prochaine si la situation continue de se dégrader.
Baignade, pêche et sports de pagaie limités
Les très faibles débits observés dans les cours d’eau du premier plateau et du Haut-Jura conduisent également la préfecture à renforcer les restrictions concernant les loisirs aquatiques. La baignade, la pêche et les sports de pagaie sont désormais interdits sur certaines portions de l’Ain et de ses affluents. Les mesures déjà appliquées sur la Bienne, le Tacon et leurs affluents sont maintenues. La pratique du canyoning est interdite sur l’Ain, la Saine, la Bienne, le Tacon et leurs affluents, sauf entre 8 heures et midi. Cette limitation vise à protéger les milieux aquatiques pendant les heures les plus chaudes, lorsque les cours d’eau sont les plus vulnérables.
La préfecture du Jura appelle enfin l’ensemble des habitants, des collectivités et des professionnels à faire preuve de solidarité et à réduire autant que possible leurs usages de l’eau. Les mesures détaillées sont consultables sur le site des services de l’État dans le Jura.
Météo France place le Doubs en vigilance orange aux orages ce vendredi 31 juillet, à partir de 14 heures. De fortes pluies, des chutes de grêle et une importante activité électrique sont attendues jusqu’en soirée. Les rafales pourraient atteindre 70 à 90 km/h, localement 110 km/h, tandis que les grêlons pourraient mesurer jusqu’à 5 centimètres. Ces orages sont susceptibles de provoquer des dégâts, des inondations rapides dans les caves et les points bas, ainsi que des départs de feu liés à la foudre.
Les factrices et facteurs du centre de distribution de Dannemarie-sur-Crête ont observé, ce vendredi 31 juillet, leur quatrième journée de grève, avec un débrayage de 59 minutes par vacation à l’appel de SUD PTT. Après une rencontre avec le personnel et le syndicat, la direction s’est engagée à rétablir une première position de travail jusqu’au 15 août, puis une seconde à compter de cette date.
L’organisation passerait ainsi à 17 tournées sur les 18 jugées nécessaires. Le mouvement est suspendu jusqu’à lundi, mais pourrait reprendre dès mardi si ces engagements ne sont pas respectés. SUD PTT réclame toujours le rétablissement des 18 tournées afin d’assurer la distribution du courrier, des colis et de la presse dans de meilleures conditions.
Installé dans une imposante demeure vigneronne du XVIe siècle, le musée de la Vigne et du Vin de Lods raconte plusieurs siècles de travail, de traditions et de vie quotidienne dans la vallée de la Loue. Créé en 1969 grâce à la mobilisation de passionnés et aux dons des habitants, il abrite également une étonnante « cachette des Suédois ».
Un village façonné par la vigne
Dans la partie haute de Lods, les anciennes maisons vigneronnes sont particulièrement nombreuses. Certaines conservent de belles fenêtres à meneaux, tandis que des dates gravées sur les linteaux des portes permettent de retrouver l’époque de leur construction. Leurs vastes caves témoignent de l’importance autrefois occupée par la viticulture. « Ces maisons possèdent des caves magnifiques. Pour en avoir visité plusieurs, elles sont vraiment très belles », souligne Yoko Mabille, présidente du musée de la Vigne et du Vin. Les vignerons ont profondément façonné l’identité et l’architecture du village. Très croyants, ils priaient notamment pour protéger leurs récoltes des aléas climatiques. Ils auraient également joué un rôle important dans la construction de l’église Saint-Théodule.
Une culture attestée dès le XIe siècle
La culture de la vigne à Lods pourrait remonter à la fondation du prieuré de Mouthier-Haute-Pierre. Elle apparaît pour la première fois dans les textes en 1083. Les XVIIe et XVIIIe siècles représentent les périodes les plus prospères pour le vignoble local. À la veille de la Révolution française, 138 hectares de vignes étaient cultivés, principalement par de grands propriétaires. Le vignoble couvrait encore 135 hectares en 1875, avant d’amorcer un important déclin. Sa superficie est passée à 54 hectares en 1909, puis à seulement 31 hectares en 1916. L’année 1982 marque la fin de l’exploitation du vignoble de Lods. Cette disparition progressive peut notamment s’expliquer par les crises viticoles, l’évolution de l’agriculture et l’abandon de parcelles difficiles à travailler sur les coteaux.
Plusieurs cépages cultivés à Lods
Vers 1850, six plants de vigne étaient utilisés à Lods. Parmi les cépages rouges figuraient le pulsart, également appelé poulsard, et le noirien ou meunier, dérivé du pinot noir de Bourgogne. Les vignerons cultivaient également des variétés blanches, comme le bon blanc, dont le véritable nom est le savagnin, ainsi que le lausannois, également appelé chasselas. D’autres plants étaient considérés comme plus ordinaires. Il s’agissait notamment du gamay, dont il existait de nombreuses variétés, et du melon. Ce dernier ne doit pas être confondu avec le melon d’Arbois, nom autrefois donné au chardonnay. Le melon blanc avait d’ailleurs été interdit en 1567 par Philippe II d’Espagne.
Un musée né de la mobilisation des habitants
Le musée a été créé en 1969 à l’initiative de deux passionnés de patrimoine. À cette époque, les anciens du village ont largement participé à la constitution de ses collections en donnant des outils, des meubles et différents objets utilisés dans les vignes, les caves ou les maisons. « Ce sont eux qui, quelque part, ont fait ce musée », rappelle Yoko Mabille. Installé dans une authentique maison vigneronne construite en 1570, le lieu permet aujourd’hui de découvrir les conditions de vie et de travail des anciennes familles de Lods. La cuisine, le four à pain, le tuyé et les caves plongent les visiteurs dans le quotidien d’autrefois. Les collections retracent les différentes étapes de la culture de la vigne et de la fabrication du vin.
Le reportage de la rédaction : Yoko Mabille, présidente de l'association des amis du musée de la vigne et du vin
La mystérieuse cachette des Suédois
La pièce maîtresse du musée se dissimule dans la cave. Connue sous le nom de « cachette des Suédois », cette petite pièce secrète, aménagée dans la pierre derrière un placard, continue d’intriguer les visiteurs. À l’origine, elle aurait servi de coffre-fort à une famille relativement aisée. Les propriétaires pouvaient y mettre à l’abri leurs papiers, leurs meilleurs vins et leurs objets précieux. Protégée par une porte en pierre et une autre en métal, elle offrait également une protection contre les incendies, alors fréquents dans les villages.
Durant la guerre de Dix Ans, elle aurait changé de fonction. Des femmes et des enfants auraient trouvé refuge dans ce réduit lors du passage des soldats. Une fois la cache refermée, rien ne permettait de deviner que des personnes se trouvaient derrière la paroi. « Cette cachette intrigue énormément. Lorsque les soldats passaient devant cette pièce, rien ne laissait penser qu’il y avait de la vie derrière », explique Yoko Mabille. Ce type d’aménagement reste particulièrement rare. La présidente du musée indique n’en connaître que trois dans le village.
Le reportage de la rédaction : Yoko Mabille, présidente de l'association des amis du musée de la vigne et du vin
Des visites pendant tout l’été
Le musée de la Vigne et du Vin accueille les visiteurs durant les mois de juillet et d’août. Des visites peuvent également être organisées hors saison pour les groupes, sur réservation. Cette plongée dans une authentique maison vigneronne permet de mieux comprendre la place autrefois occupée par la vigne à Lods, mais aussi le rôle déterminant joué par les habitants dans la sauvegarde et la transmission de ce patrimoine.
Le musée est ouvert les mercredis, jeudi, samedis et dimanches de 14h à 18h.