Un homme de 36 ans a été interpellé mardi 28 juillet, avenue de Bourgogne, à Besançon. Les policiers, qui surveillaient un sachet contenant des stupéfiants caché dans l’enceinte d’une école élémentaire, ont assisté à une transaction. Le suspect a tenté de fuir en escaladant un grillage et en abandonnant le sachet. Placé en garde à vue, il a contesté les faits mais reconnu être en situation irrégulière en France. Remis en liberté, il est convoqué devant la justice le 9 avril 2027.
Comme chaque été, le musée Courbet d'Ornans propose une grande exposition temporaire. Cette année, l'établissement met à l'honneur « Réalisme animal », une exposition visible jusqu'à la mi-novembre, qui réunit près de 80 œuvres – peintures, sculptures, dessins et photographies – prêtées par de prestigieuses institutions françaises et internationales. Pour Benjamin Foudral, directeur-conservateur du musée Courbet, cette exposition s'inscrit dans la tradition des grands rendez-vous estivaux de l'établissement. « Chaque été, nous présentons une exposition événement, tant par sa thématique que par l'importance des prêts obtenus auprès des plus grands musées nationaux et internationaux », explique-t-il.
Des chefs-d'œuvre exceptionnellement réunis
L'un des temps forts de cette exposition est la présentation du Labourage nivernais de Rosa Bonheur, prêt exceptionnel du musée d'Orsay. Habituellement visible à Paris, cette œuvre majeure est exceptionnellement exposée à Ornans pendant plusieurs mois. Au total, près de 80 prêts permettent au public de découvrir des œuvres rarement présentées ensemble, ainsi que des artistes aujourd'hui parfois méconnus, aux côtés de Gustave Courbet.
Quand l'animal devient un sujet artistique
L'exposition montre comment, au XIXe siècle, les artistes vont profondément renouveler leur manière de représenter le monde animal. Jusqu'alors souvent relégué au second plan, l'animal devient progressivement un sujet à part entière. Le parcours fait dialoguer les œuvres de Gustave Courbet avec celles de grands peintres animaliers de son époque. Il révèle comment ces artistes participent à un changement de regard sur le vivant et témoignent des évolutions de la société. Pour Benjamin Foudral, cette transformation artistique accompagne une prise de conscience plus large : l'animal est désormais considéré comme un être sensible, capable d'émotions, d'intelligence et de souffrance.

L'art, témoin des évolutions de la société
Cette évolution se déroule dans un contexte marqué par une nouvelle sensibilité à la condition animale, illustrée notamment par la création de la Société protectrice des animaux (SPA) en 1845. À travers leurs œuvres, les artistes rendent compte de cette mutation des mentalités. Ils montrent un rapport nouveau entre l'homme et l'animal et, plus largement, une réflexion sur la place du vivant dans la société. Selon Benjamin Foudral, l'exposition ne se limite pas à raconter le XIXe siècle. Elle entre aussi en résonance avec les préoccupations contemporaines. Les questions soulevées par ces œuvres – notre relation à l'animal, au vivant et à la nature – restent d'une grande actualité.
Une exposition qui parle aussi de notre époque
En réunissant des chefs-d'œuvre, des artistes célèbres et d'autres aujourd'hui moins connus, « Réalisme animal » invite les visiteurs à porter un regard nouveau sur une évolution majeure de l'histoire de l'art. Au-delà de l'intérêt patrimonial, l'exposition montre que les œuvres du XIXe siècle interrogent encore notre rapport au monde vivant et trouvent un écho dans les débats actuels sur la place de l'animal dans nos sociétés.*
L’exposition « Réalisme animal » est à découvrir tout au long de cet été, et jusqu’au 8 novembre prochain, au Musée Gustave Courbet d’Ornans.
Un feu de végétation s'est déclaré ce jeudi matin, vers 10h, au lieu-dit Bois de la Dame, chemin de Somelaine, à Serre-les-Sapins. L'incendie a parcouru environ 200 m² de végétation avant d'être maîtrisé par les sapeurs-pompiers.. Quatorze sapeurs-pompiers et quatre engins ont été mobilisés. La gendarmerie, l'Office national des forêts (ONF) et le maire étaient présents sur les lieux.
Deux départs de feu dans des friches ont été maîtrisés par les pompiers hier après-midi, vers 16h45, en bordure de la départementale 5 à Miserey-Salines, près de Besançon. Un témoin affirme avoir aperçu une voiture blanche quitter rapidement les lieux après l’apparition des flammes sur le bas-côté. Son modèle et son immatriculation n’ont pas été relevés. Une enquête est en cours.
Un accident s’est produit ce jeudi matin, vers 1h30, sur la départementale 67, à Franois. Une voiture avec cinq personnes à bord a quitté la chaussée. Une bouteille de protoxyde d’azote a été retrouvée dans le véhicule. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de l’accident.
Une altercation a éclaté hier soir, vers 22h, devant la salle Basic-Fit de Chalezeule, alors qu’un dépannage était en cours. Le ton est monté entre deux hommes avant que des coups soient échangés. Contrôlé positif à l’alcool, le dépanneur a été placé en garde à vue. Les investigations se poursuivent.
Face à la sécheresse et à la canicule, cinq territoires du Doubs sont placés en vigilance orange pour le risque d’incendie depuis mercredi 29 juillet à midi. Cette mesure concerne l’ensemble des intercommunalités, à l’exception de Lacs et Montagnes du Haut-Doubs. Les feux, les travaux forestiers et certaines manifestations sont notamment interdits dans les zones exposées, entre 14 h et 22 h. Les feux d’artifice et pétards privés sont également prohibés dans tout le département.
Installé dans une ancienne chapelle du monastère de la Visitation à Ornans, le Musée de la vie d'avant, anciennement Musée du costume, est bien plus qu'un simple espace d'exposition. Il propose un véritable voyage dans le temps à travers des scènes de la vie quotidienne, des costumes, des meubles et des objets qui racontent la Franche-Comté entre 1850 et 1950. Né de la passion d'Irène Gauthier, ce musée est aujourd'hui animé par une équipe de bénévoles qui perpétue son œuvre avec enthousiasme.
Une collection née d'une passion
Administratrice du musée, Michèle Tardy Thiébaut rappelle que cette aventure est avant tout une histoire familiale. Irène et Claude Gauthier étaient cousins de la famille Tardy. Kinésithérapeute à la Comédie-Française, Irène Gauthier côtoyait le monde du spectacle. Passionnée par les vêtements, les costumes et les belles étoffes, elle était notamment amie avec l'actrice italienne Isa Miranda. Peu à peu, certains de ses clients, issus du théâtre ou de la mode, lui offraient des vêtements en guise de paiement. C'est ainsi qu'elle a constitué une collection devenue exceptionnelle.
Le reportage de la rédaction : Michèle Tardy Thiébaut
Un musée privé devenu patrimoine communal
À sa retraite, en 1989, Irène Gauthier et son mari Claude s'installent à Montgesoye. Dans leur maison, elle crée un musée privé où plus de 120 mannequins présentent déjà des costumes anciens dans différentes scènes de vie. En 2005, elle fait don de l'ensemble de sa collection à la Ville d'Ornans afin d'assurer sa pérennité. L'inventaire réalisé à cette occasion est considéré comme un document patrimonial remarquable. Depuis, les collections continuent de s'enrichir, même si le manque de place ne permet pas d'exposer toutes les pièces.
Un musée porté par des bénévoles
Après avoir été géré directement par la Ville d'Ornans jusqu'en 2020, le musée fonctionne désormais grâce à une association conventionnée avec la municipalité. Cinq administratrices et six à sept bénévoles assurent son fonctionnement quotidien. Tous participent à la conservation des collections, à l'entretien des locaux, à la création des nouvelles scènes, à l'accueil du public et à l'organisation des animations.
Une nouvelle vie grâce au bénévolat
Parmi ces bénévoles figure Marie-Jo Jacquin. Arrivée à Ornans en 2021, elle découvre le musée alors que celui-ci vient de traverser une période de fermeture. Souhaitant s'investir dans la vie locale, elle rejoint rapidement l'association. « J'étais surtout très contente de trouver une association qui me plaisait », explique-t-elle. Très vite, elle participe à toutes les tâches : entretien, habillage des mannequins, rangement, communication et préparation des expositions. Cet engagement lui permet également de tisser de nouveaux liens dans une ville où elle venait de s'installer.
Une ancienne chapelle qui renforce la magie du lieu
Depuis 2005, les collections sont présentées dans une ancienne chapelle désacralisée du monastère de la Visitation. Pour Françoise Dumont, le lieu participe pleinement à l'émotion ressentie par les visiteurs. Dès sa première visite, elle a été séduite par l'atmosphère qui se dégage de cette chapelle et des scènes reconstituées. Elle évoque notamment l’hôtel, spécialement créé pour les lieux, qu'elle considère comme l'une des plus belles du musée. « En fin d'après-midi, lorsque les rayons du soleil illuminent un mannequin tenant une ombrelle, le décor prend une dimension presque magique ».
Le reportage de la rédaction : Françoise Dumont
Une immersion dans la vie quotidienne de 1850 Ã 1950
Le musée présente une succession de scènes de la vie paysanne et bourgeoise, reconstituées avec des costumes authentiques, du mobilier ancien et des objets du quotidien. Chaque année, deux ou trois nouvelles scènes viennent enrichir le parcours afin de donner envie aux visiteurs de revenir tout en conservant les décors les plus emblématiques. Pour Hélène Caras, la scène présentant une famille paysanne du 18è siècle demeure l'une des plus représentatives des racines rurales franc-comtoises.
L'interview de la rédaction : Hélène Caras
Un travail minutieux toute l'année
Derrière chaque décor se cache un important travail de conservation. Les bénévoles entretiennent les meubles anciens, nettoient les objets, habillent les mannequins et imaginent de nouvelles mises en scène. Marie-Jo Jacquin raconte avec humour que l'une de ses premières missions a consisté à recoller les cils des mannequins, tandis qu'une autre bénévole s'occupe régulièrement de leur maquillage afin de préserver leur réalisme.
Le reportage de la rédaction : Marie-Jo Jacquin
Un musée qui émerveille
Les administratrices n'hésitent pas à qualifier le musée de « petite merveille ». Selon elles, chaque visite transporte le public dans une autre époque. Les visiteurs découvrent la richesse des costumes, la qualité des décors et les différences entre la vie paysanne et la vie bourgeoise. Les mannequins, soigneusement maquillés et habillés, renforcent encore cette impression de réalisme.
Un formidable outil de transmission
Le musée s'adresse à toutes les générations. Les adultes retrouvent souvent des objets ou des scènes qu'ils ont connus chez leurs grands-parents. Les plus jeunes découvrent quant à eux un mode de vie totalement différent du leur. Les visites scolaires permettent d'aborder de nombreux aspects de la vie quotidienne d'autrefois et suscitent souvent l'étonnement des enfants lorsqu'ils découvrent des objets aujourd'hui disparus, comme le confessionnal. Michèle Pina souligne que ses propres grands-parents, originaires du Haut-Doubs, lui reviennent immédiatement en mémoire lorsqu'elle découvre certaines scènes de cuisine ou de la vie paysanne.
Le reportage de la rédaction : Michèle Pina
Des visites guidées costumées
L'équipe ne se contente pas de présenter des objets. Chaque scène raconte une histoire. Les bénévoles proposent des visites guidées, au cours desquelles ils expliquent le contexte historique, les usages des objets et la vie quotidienne de l'époque. Pour renforcer l'immersion, ils accueillent également les visiteurs en costume d'époque. Le musée est ouvert jusqu'au 30 octobre. En juillet et août, il accueille le public tous les jours, puis principalement les week-ends le reste de la saison. Les groupes de plus de dix personnes peuvent bénéficier d'une ouverture spécifique sur réservation.
Des animations tout au long de la saison
Le 9 août, un après-midi convivial est organisé de 14 h à 18 h avec café, thé et petits gâteaux servis au milieu des décors du musée. Les Journées européennes du patrimoine constituent également un temps fort avec un salon de thé 1900 installé sous le cloître du musée, où les visiteurs pourront déguster du thé dans de la vaisselle en faïence accompagné de pâtisseries maison, au milieu des dentelles, nappes brodées et décors d'époque.
Préserver un patrimoine vivant
Grâce à l'engagement d'une équipe de bénévoles passionnées, le Musée de la vie d'avant est devenu bien plus qu'un musée du costume. C'est un lieu de mémoire où chaque salle raconte une histoire, où chaque objet retrouve sa fonction et où chaque visite permet de mieux comprendre la vie quotidienne des Francs-Comtois d'autrefois. Pour les bénévoles, le message est simple : il faut venir découvrir ce musée. Car au-delà des collections, ce sont des histoires, des émotions et une part du patrimoine régional qui continuent de vivre au fil des visites.