À l’approche des élections municipales, les différentes listes affûtent leurs arguments. À Besançon, Lutte ouvrière mène campagne en mettant en avant la colère des travailleurs face à l’inflation, aux licenciements et à la situation internationale. Pour Nicole Friess et son équipe, ces élections sont avant tout l’occasion d’exprimer un mécontentement social plus large, bien au-delà des enjeux strictement locaux. Elle répond à nos questions.
Quels sont, à votre avis, les principaux enjeux de cette élection ?
Cela dépend pour qui. Pour les partis politiques en lice, l’enjeu sera surtout de compter leurs points au second tour. En réalité, ces élections servent aussi de préparation pour la présidentielle de 2027. Pour nous, l’enjeu est de permettre aux travailleurs d’exprimer leur colère face à tout ce qu’ils vivent aujourd’hui. Nous le répétons tout au long de la campagne : inflation, hausse des prix de l’énergie, bas salaires, suppressions d’emplois… Plus de 500 plans de licenciements ont été annoncés, ce qui représente environ 200.000 travailleurs qui risquent de se retrouver au chômage. Retrouver un emploi à 50 ans est aujourd’hui presque impossible. Dans ce contexte, les travailleurs ont besoin d’exprimer leur colère lors de ces élections. C’est ce cri de colère que nous voulons faire entendre. Les élections ne changeront pas notre vie, mais elles peuvent au moins permettre d’exprimer cette colère face à un système qui s’aggrave et qui nous mène vers la guerre, car la guerre est aujourd’hui à nos portes.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
Vous êtes-vous fixé un objectif en termes de participation ou de score pour ces municipales ?
Je ne sais pas si nous aurons un maire, mais nous aurons probablement des élus dans certaines petites communes. Pour nous, c’est un enjeu important, car cela permettrait à des communistes révolutionnaires de siéger dans les conseils municipaux. Ils pourraient être les porte-parole et les appuis des travailleurs et de la population, dénoncer les mauvais coups lorsqu’il y en a et être les yeux et les oreilles des travailleurs dans ces conseils municipaux.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
En quoi voter Lutte ouvrière changerait-il le quotidien des Bisontins et des Bisontines ?
Cela ne changera pas directement la vie des Bisontins. En revanche, cela permettra de s’exprimer. Beaucoup de partis politiques se cachent derrière des appellations parfois fantaisistes et ne disent pas la vérité aux travailleurs. Les élections ne changeront pas notre vie, c’est une réalité. Mais elles permettent d’exprimer sa colère, de choisir son camp et de dire que nous ne voulons plus subir. Nous sommes fiers d’appartenir à une classe qui fait fonctionner toute la société mais qui, pour l’instant, n’a souvent que le droit de se taire.
Nous présentons plus de 246 listes dans le pays, ce qui représente environ 11 000 travailleurs engagés dans ces élections pour défendre cette politique. Nous disons aussi que tant que ce système capitaliste perdurera, nous irons vers la guerre. L’actualité internationale le montre. Les enjeux dépassent largement les municipales. Pourtant, beaucoup de candidats se limitent à des promesses locales parfois dérisoires. La guerre menace, et les budgets des communes diminuent d’année en année. Promettre une ville idéale sans parler de ces réalités, c’est tromper les travailleurs.
Le risque d’un basculement de la ville de gauche à droite vous préoccupe-t-il ?
Non, car cela ne changera rien au fond. Quel que soit le maire élu, la réalité finira par s’imposer. Les municipalités seront toutes contraintes par les budgets et les politiques nationales. Les partis politiques le savent, mais ils se présentent sous des appellations qui masquent souvent leur identité politique. Ils cherchent avant tout à compter leurs voix pour les échéances nationales, notamment pour 2027. Il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
Donnerez-vous des consignes de vote au second tour, dans le duel entre Anne Vignot et Ludovic Fagaut ?
Non, bien sûr. Nous ne sommes pas propriétaires des voix. Pour nous, l’essentiel est le premier tour : que les travailleurs choisissent leur camp. Au second tour, chacun fera ce qu’il veut. Les voix des électeurs ne nous appartiennent pas, donc nous ne donnerons aucune consigne de vote.
La progression du Rassemblement national au sein des travailleuses et travailleurs vous inquiète-t-elle ?
Ce qui nous inquiète, c’est la montée réactionnaire dans la société, et notamment la progression de l’extrême droite. C’est effectivement préoccupant. Mais le gouvernement actuel n’a parfois rien à envier à l’extrême droite : la politique menée à l’égard des travailleurs étrangers, par exemple, va dans le même sens. Aucun parti ne propose réellement le droit de vote pour eux.
Cette situation s’accompagne d’une montée du racisme, de la division et de l’autoritarisme. On le voit aussi dans les débats publics : certaines positions sont immédiatement disqualifiées. Face à cela, nous nous sentons parfois impuissants. Pourtant, les seuls capables de changer réellement le cours des choses sont les travailleurs eux-mêmes, car ce sont eux qui font fonctionner toute la société. Mais cela dépendra d’eux. Bien sûr que la situation est inquiétante.
À l’approche des élections municipales, la candidate Amandine Rapenne met en avant plusieurs mesures axées sur le pouvoir d’achat et l’aménagement du territoire aux Fins. Parmi ses propositions figurent notamment la mise en place d’une mutuelle communale santé et une position critique sur le tracé de la future route des Microtechniques.
Une mutuelle communale pour alléger le coût de la santé
Face à la hausse des cotisations de mutuelle, estimée entre 6 et 10 % depuis 2024, l’équipe d’Amandine Rapenne propose de mettre en place une mutuelle communale. Le principe : la municipalité lance un appel d’offres afin de négocier un contrat de groupe avec un organisme de complémentaire santé. Les habitants qui le souhaitent pourraient ensuite adhérer à cette mutuelle à des tarifs préférentiels. « Cela permet d’obtenir des prix qui ne sont pas accessibles à titre individuel », explique la candidate. Selon elle, les économies pourraient atteindre entre 5 et 30 % sur les cotisations, avec une couverture santé potentiellement améliorée. Ce dispositif, déjà mis en place dans de nombreuses communes, ne représenterait aucun coût pour la municipalité. L’objectif est aussi de faciliter l’accès à une complémentaire santé pour tous, notamment pour les retraités et les familles monoparentales, particulièrement touchés par l’augmentation des tarifs.

L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne
La route des Microtechniques au cœur des inquiétudes
Autre sujet évoqué par la candidate : le dossier de la route des Microtechniques, projet d’infrastructure évoqué depuis plus de trente ans dans le Haut-Doubs. Cette future liaison doit relier Besançon à la Suisse et traverser notamment la commune des Fins. Aujourd’hui encore, le projet reste hypothétique, les financements n’étant pas réunis. Toutefois, les communes concernées doivent conserver une emprise foncière dans leur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUiH) afin de permettre la réalisation éventuelle de la route.
Le tracé inscrit récemment dans le document d’urbanisme suscite des critiques. Selon Amandine Rapenne, il couperait le quartier des Sangles du reste de la commune, empiéterait sur des terrains agricoles et pourrait impacter plusieurs exploitations. Le projet prévoit également l’implantation d’équipements sportifs sur des terres agricoles, notamment pour un futur gymnase intercommunal. La candidate se dit également préoccupée par les conséquences pour les habitants et l’environnement, estimant que ce tracé pourrait isoler une partie de la forêt et porter atteinte au patrimoine naturel local. Son équipe affirme donc s’opposer à cette version du projet.
L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne
Faire entendre la voix des habitants
Interpellée par des habitants lors de réunions publiques et par courriel, Amandine Rapenne assure vouloir agir si elle est élue. Elle indique notamment qu’elle saisirait le commissaire enquêteur lors de l’enquête publique à venir afin de défendre les intérêts des habitants et le cadre de vie de la commune.
Dans la dernière ligne droite de la campagne, une nouvelle réunion publique est prévue vendredi à 20 heures, à l’annexe de la salle polyvalente des Fins. La candidate y invite les habitants à venir échanger avant la fin officielle de la campagne.
Face à la hausse des prix, la préfecture du Jura a lancé des contrôles dans les stations-service du département pour vérifier les tarifs pratiqués. Depuis vendredi soir, cinq contrôles ont déjà été réalisés et une verbalisation a été dressée contre la station Avia de Chaussin. Ces opérations visent à s’assurer du respect de la réglementation et à éviter toute hausse abusive à la pompe.
Face à la hausse des prix des carburants, le député du Doubs Laurent Croizier demande au gouvernement d’étendre les contrôles à l’ensemble de la filière, notamment aux raffineurs. Dans un courrier adressé au ministre de l’Économie, il s’interroge sur l’augmentation rapide des prix à la pompe ces derniers jours. Si des contrôles sont déjà prévus dans 500 stations-service par la répression des fraudes, l’élu souhaite davantage de transparence afin de prévenir toute spéculation et protéger le pouvoir d’achat des Français.
Le week-end des 5 et 6 septembre 2026, la Transju’Cyclo fera son retour pour une cinquième édition très attendue. Au départ de Champagnole, près de 2 500 participants sont annoncés pour parcourir les routes du Jura et du Doubs, au cœur des paysages emblématiques des Montagnes du Jura. Entre défi sportif et convivialité, l’événement promet une nouvelle fois de rassembler passionnés et amateurs de vélo.
Un rendez-vous sportif au cœur des paysages jurassiens
Créée dans l’esprit de la célèbre Transjurassienne, la Transju’Cyclo mêle performance sportive et découverte du territoire. Les cyclistes emprunteront durant tout le week-end des routes panoramiques entre forêts, lacs, plateaux et villages jurassiens. L’événement propose six parcours cyclistes allant de 70 à 220 kilomètres, afin de permettre à chacun de trouver un défi adapté à son niveau.
Samedi 5 septembre
Dimanche 6 septembre
L’esprit Transju’, entre sport et convivialité
Au-delà de la performance, la Transju’Cyclo revendique un esprit chaleureux et convivial, fidèle à l’ADN de la marque Transju’. L’événement attire aussi bien des cyclistes expérimentés que des amateurs venus découvrir les routes des Montagnes du Jura dans une ambiance festive. Les organisateurs invitent dès à présent les passionnés à réserver leur place : les inscriptions sont ouvertes sur le site officiel de l’événement. La Transju’Cyclo donne donc rendez-vous les 5 et 6 septembre 2026 à Champagnole pour un week-end de sport, de nature et de partage au cœur du massif jurassien.
À Besançon, dans le quartier de Planoise, avenue île de France, un mineur de 16 ans a été interpellé samedi après-midi avenue Île-de-France lors d’une opération de surveillance de la brigade spécialisée de terrain. Les policiers ont observé une transaction de stupéfiants avant l’intervention. Le jeune homme, qui tentait de prendre la fuite, a été retrouvé en possession de 8 grammes de résine de cannabis. Il reconnaît avoir acheté la drogue pour sa consommation personnelle. Il sera convoqué devant le juge des enfants début avril.
Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus cet après-midi à Trévillers, rue de la Seigne, pour un feu sur un compteur électrique dans une habitation. Le sinistre a rapidement été maîtrisé et ne s’est pas propagé au reste du logement. Aucune victime n’est à déplorer.
À l’approche des élections municipales, Laurent Petit est dans les starting-blocks à Doubs, près de Pontarlier. Composée de 25 personnes aux profils variés, son équipe se présente « sans étiquette » et met en avant plusieurs priorités pour les années à venir, notamment la sécurité routière, le logement et la création d’une salle omnisports.
Une liste de 25 candidats aux profils variés
La liste est constituée de 23 candidats titulaires et de deux suppléants. Laurent Petit souligne la diversité des compétences présentes au sein de l’équipe. « C’est une liste sans étiquette composée de personnes issues de milieux professionnels très différents », explique-t-il. Éducation, social, agriculture, forêt, communication, finances ou encore gestion des voiries et des bâtiments : selon lui, ces expériences variées doivent permettre de répondre aux enjeux de gestion d’une commune d’environ 3 700 habitants.
La sécurité routière parmi les priorités
Parmi les axes majeurs du programme figure la sécurité routière. Laurent Petit rappelle qu’un diagnostic a été réalisé en novembre 2024 afin d’analyser les vitesses et les flux de circulation dans les rues traversantes de la commune. L’équipe souhaite s’appuyer sur ces données pour mettre en place un plan de sécurité routière. L’objectif est notamment de réduire la vitesse des véhicules grâce à différents aménagements techniques et de limiter le trafic de transit dans les quartiers résidentiels. « Il faut éviter que certaines rues servent d’itinéraires de substitution pour gagner quelques minutes », explique le candidat, qui souhaite renforcer la sécurité des habitants, notamment des familles et des enfants.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Un enjeu majeur : l’accès au logement
Autre sujet central pour la liste : la question du logement. Selon Laurent Petit, les jeunes actifs et les familles rencontrent de plus en plus de difficultés pour se loger dans la commune, et plus globalement dans le Huat-Doubs. Le nombre de logements disponibles à la location est limité et les loyers sont jugés élevés. L’accès à la propriété est également devenu difficile en raison du prix du mètre carré. Pour répondre à cette situation, plusieurs pistes sont avancées : faire respecter les règles du plan local d’urbanisme et de l’habitat, développer des logements abordables dans les futurs projets communaux et lutter contre la sous-occupation de certains logements. La liste souhaite également encourager la rénovation via l’opération programmée d’amélioration de l’habitat portée par la communauté de communes.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Une salle omnisports pour la commune
Le projet de création d’une salle omnisports constitue un autre engagement du programme. Pour Laurent Petit, une commune de la taille de Doubs ne dispose pas aujourd’hui d’équipements permettant à tous de pratiquer une activité sportive dans de bonnes conditions. Une telle infrastructure permettrait d’accueillir les activités associatives, scolaires et individuelles, quelle que soit la météo. « Dans le Haut-Doubs, les conditions climatiques ne sont pas toujours simples », rappelle-t-il. Le candidat affirme que les projets proposés sont « réalistes et réalisables » et assure qu’ils pourraient être menés sans augmentation des taux d’impôts communaux.
Une réunion publique avant le scrutin
Laurent Petit invite les habitants à venir échanger avec son équipe lors d’une réunion publique prévue le 13 mars à 20 heures à l’Espace des Rives. Ce rendez-vous sera l’occasion de présenter plus en détail le programme et de répondre aux questions des habitants. Le candidat appelle également les électeurs à se mobiliser lors du scrutin pour choisir la future équipe municipale de la commune.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit