Choix du secteur :
Se connecter :
 

En Suisse, dans le Valais, les habitants ont rejeté majoritairement le décret qui permet d'accélérer les procédures d'autorisation des grands projets solaires alpins. La procédure d’autorisation de construire de grandes installations photovoltaïques a été refusée à hauteur de 54% des votants. Notons de grandes disparités entre la partie francophone et la partie germanophone de ce territoire. Le Haut-Valais a soutenu ce décret par 68% des voix. Le taux de participation atteint 36%. Un caillou dans la chaussure des huit projets dans les cartons.

L’état de catastrophe naturelle vient d’être reconnu pour 19 communes du département du Doubs, au titre de la sécheresse pour l’année 2022. Cette décision fait suite aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols. Les sinistrés disposent désormais d’un délai de trente jours à compter de la date de publication au journal officiel de l’arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, le 8 septembre 2023,  pour déposer un état estimatif de leurs pertes auprès de leurs compagnies d’assurance.

Liste des communes du Doubs reconnues au J.O du 8 septembre 2023 au titre de la sécheresse et réhydratation des sols

Allenjoie pour la période du 1er janvier 2022 au 30 septembre 2022 ;
Amagney pour période du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Arc-sous-Cicon pour période du 1er avril 2022 au 30 septembre 2022 ;
Boussières période du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Brognard pour les périodes du périodes du 1er janvier 2022 au 31 mars 2022 et du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Chalezeule pour les périodes du 1er janvier 2022 au 31 mars 2022 et du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Charmauvillers pour la période du 1er avril 2022 au 30 septembre 2022 ;
Chemaudin et Vaux pour la période du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Dambenois pour les périodes du 1er janvier 2022 au 31 mars 2022 et du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Franois pour les périodes du 1er janvier 2022 au 31 mars 2022 et du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Hérimoncourt pour les périodes du 1er janvier 2022 au 31 mars 2022 et du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Jougne pour la période du 1er avril 2022 au 30 septembre 2022 ;
Lavernay pour la période du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Mercey-le-Grand pour les périodes du 1er janvier 2022 au 31 mars 2022 et du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Morteau pour la période du 1er avril 2022 au 30 septembre 2022 ;
Nancray pour les périodes du 1er janvier 2022 au 31 mars 2022 et du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Rosureux pour la période du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Saint-Julien-lès-Montbéliard pour les périodes du 1er janvier 2022 au 31 mars 2022 et du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022 ;
Soye 1er janvier 2022 au 31 mars 2022 et du 1er juillet 2022 au 30 septembre 2022

136 communes du Jura ont été reconnues en état de catastrophe naturelle. Cela fait référence aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols au titre de l’année 2022. Les administrés concernés disposent d'un délai de 30 jours, à compter de la date de la publication de l’arrêté au journal officiel, le 8 septembre, pour déclarer un sinistre ou déposer auprès de leurs compagnies d'assurances un état estimatif de leurs pertes.

L'arrêté est disponible sur :  https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2023/7/21/IOME2313528A/jo/texte

Compte tenu de l’épisode de sécheresse en cours sur le département du Jura, le préfet a pris un arrêté de renforcement des mesures de restriction d’usage de l’eau, qui place pour les usages non-économiques, le secteur de la « Seille » en « crise ». Les secteurs « Nord Jura », Plateau Calcaire » et « Haute Chaîne » sont maintenus en « alerte renforcée ». La pluviométrie était déficitaire de plus de 35 % par rapport à la normale sur l’ensemble du département pour le mois d’août 2023.

Dans un communiqué de presse, les membres du conseil d’administration de « Pays de Salins Environnement » se disent « terriblement attristés par la catastrophe écologique qu’a subie la Furieuse le week-end dernier à Salins-les-Bains ». Pour le collectif, « des sanctions doivent être prises contre les responsables ». Une plainte a été déposée. L’association appelle le maire de Salins à « se porter partie civile » dans cette affaire et en vue de l’éventuel procès qui pourrait se tenir.

Du 18 au 22 septembre, le territoire de la Communauté de Communes du Val de Morteau participera au challenge de la Mobilité 2023, organisée par l’ADEME et la Région Bourgogne-Franche-Comté. L’objectif est d’encourager les employés des entreprises à repenser leurs modes de déplacement. Pour participer au Challenge, il suffit d’inscrire son  entreprise avant le 17 septembre, via le site internet : www.challengemobilite-bfc.fr . Pensez à sélectionner le territoire du Val de Morteau.

Les investigations risquent d’être encore longues. Et ce, même si l’enquête pour essayer de comprendre ce qui s’est passé à Salins-les-Bains, ce week-end, a commencé. Rappelons qu’à la suite d’une pollution dans la Furieuse, samedi matin, 300 poissons ont été retrouvés morts.

Le collectif « Loue et rivières comtoises » ne cache pas son exaspération. Si la pollution de Salins-les-Bains est spectaculaire, elle met en exergue des pratiques quotidiennes qui tuent et fragilisent la biodiversité. C’est la raison pour laquelle ses adhérents mènent un combat permanent et entreprennent des démarches devant les tribunaux, sans oublier de médiatiser ces affaires. « Des poissons morts, on en trouve toute l’année, et la pollution est permanente » explique Emmanuelle, membre du collectif. Et de poursuivre : « Ce qui s’est passé à Salins-les-Bains est une illustration de ce qui se déroule  depuis plus de 10 ans et que l’on dénonce ». « Sur des rivières, où l’on est censé trouver 350, voire 400 kilos de poissons à l’hectare, aujourd’hui, on en trouve 35, 40. C’est un énorme problème qu’il faut empoigner au niveau public pour que des décisions fortes soient prises ». La situation est telle qu’à la problématique de la qualité de la ressource en eau, s’ajoute celle de la quantité.  A Salins, ces conditions étaient malheureusement réunies. La faible quantité d’eau dans le lit de la rivière a été perturbée par un polluant, aux effets dévastateurs. « Peu importe le polluant. Même si ce n’est que du savon ». « S’il y a beaucoup d’eau, l’indésirable sera dilué, mais si la quantité est faible dans le cours d’eau, les conséquences seront plus graves, voire mortelles pour la biodiversité » ajoute Emmanuelle.

Une pression de l’opinion publique

Pour le collectif, la balle est dans le camp de pouvoirs publics.  Certes, chacun est invité à faire attention à ce qu’il fait au quotidien, mais une amélioration notoire  ne peut passer que par des décisions politiques fortes, en matière de gestion des eaux usées, d’implantation de stations d’épuration et de changement dans les pratiques agricoles.  « Tout un chacun est appelé à faire pression auprès des institutions et des autorités. « Pour quelles autres espèces, on tolèrerait cela ?  Si on trouve 300 chamois morts, tout le monde va halluciner. Pour les poissons, on réagit moins. Souvent, à part les pêcheurs, ça ne crie pas beaucoup » conclut la jeune femme. Et de terminer définitivement : « La furieuse mettra des années avant de s’en remettre, et encore, seulement  si on s’en  donne  les moyens,  en arrêtant tous les types de polluants».

L'interview de la rédaction : Emmanuelle, membre du collectif "Loue et rivières comtoises"

Face à la situation de sécheresse actuelle, le préfet du Jura a décidé de maintenir l’arrêté de restriction temporaire d’usage de l’eau en date du 23 août, qui avait placé, pour les usages non-économiques, l’ensemble du département du Jura en « alerte renforcée ».

Ce vendredi, ANV COP 21 et Extinction Rébellion Besançon ont mené une action de collage pour « dénoncer la responsabilité de TotalEnergies dans les sécheresses ». Une action qui a également été  menée à l'échelle nationale, dans une cinquantaine de villes.  Parmi les lieux visés par les collages à Besançon, la station essence TotalEnergies rue de Vesoul, « où l'on peut laver sa voiture alors que Besançon se trouve en alerte sécheresse renforcée » explique le communique de presse.


Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a indiqué que 632.400 euros supplémentaires seront alloués à la lutte contre les feux de forêt dans le Jura. Ce dispositif a pour vocation de permettre l’acquisition de moyens de lutte contre les feux de forêt ou de détection des départs de feu.

Concrètement, dans le Jura, cette enveloppe va permettre l’achat de 2 véhicules de type camion-citerne feux de forêt super (CCFS), d’une capacité de 13 000 litres chacun, dont le montant global d’achat s’élève à 990 000 € HT. Ce sont plus de 1100 véhicules de lutte contre les feux de forêts qui vont être acquis au plan national, avec ce fond de soutien.