Depuis le 15 septembre, le chantier de la centrale photovoltaïque « Les Andiers » a officiellement démarré sur l’ancien site d’enfouissement de déchets inertes à Chalezeule. le projet avance avec les premières étapes de défrichage et la pose de clôtures. La mise en place des structures métalliques est prévue dans les prochaines semaines, en vue d’une mise en service début 2026.
Produisant 3 350 MWh par an, la centrale alimentera en circuit court les habitants, entreprises et bâtiments publics dans un rayon de 10 km. Ce projet incarne une reconversion exemplaire d’un ancien site industriel en moteur de transition énergétique locale.
Danielle Brulebois, députée Renaissance du Jura, se rend, ce lundi 29 septembre, au lac du Coiselet pour évaluer les mesures de prévention des risques naturels, notamment les glissements de terrain. Ce déplacement vise à évaluer les mesures de sécurité mises en place suite à la décision d’abaisser le niveau du barrage de quatre mètres, prise en mai 2025 par les préfectures du Jura et de l’Ain, en raison du risque de chute de trois plaques rocheuses instables. Cette démarche s’inscrit dans son rapport budgétaire sur la sécurité en vue du projet de loi de finances 2026.
Ce vendredi, à Besançon, les agriculteurs du Doubs se mobilisent contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur et contre la loi Duplomb. Les Écologistes de Franche-Comté annoncent leur soutien, dénonçant « une concurrence jugée déloyale » : des importations agricoles produites avec des pesticides interdits en Europe, comme l’acétamipride, pourraient inonder le marché.
Pour les écologistes, il s’agit aussi d’obtenir l’abrogation de la loi Duplomb, votée au printemps, qui affaiblit selon eux « la protection des paysages, des rivières et de la santé publique ». Ils appellent « à défendre une agriculture locale, respectueuse de l’environnement et des citoyens ».
Deux nouvelles espèces de champignons parasites ont été découvertes en Haute-Saône : Stylonectria hygrophila et Cosmospora nemaniae. Elles mesurent quelques millimètres et vivent sur d’autres champignons. La découverte a été réalisée par le mycologue du Conservatoire botanique national de Franche-Comté. Elle s’inscrit dans le programme Les Méconnus de Bourgogne-Franche-Comté. Ce projet vise à mieux connaître champignons, bryophytes, orthoptères et mollusques. Il est soutenu par l’Union européenne, la région et la DREAL Bourgogne-Franche-Comté.
La Ville de Besançon franchit une nouvelle étape dans son Plan Eau avec un projet novateur en France : la récupération et la réutilisation de l’eau de la piscine Mallarmé pour l’arrosage du complexe sportif Léo Lagrange.
Un double constat : sécheresses et gaspillage d’eau
Depuis plusieurs années, les sécheresses estivales fragilisent les terrains de sport de la ville, au point d’obliger la municipalité à négocier des dérogations préfectorales pour maintenir un minimum d’arrosage. Parallèlement, la réglementation impose aux piscines municipales de renouveler régulièrement leur eau : près de 20.000 m³ par an sont ainsi rejetés vers la station d’épuration. « Il nous fallait trouver une convergence entre ces deux problématiques : éviter de gaspiller l’eau des piscines et sécuriser l’entretien de nos terrains », a résumé la maire Anne Vignot.
L'interview de la rédaction : Jean Emmanuel Lafarge, l’élu en charge de la maîtrise d’énergie à la Ville de Besançon
La solution : décloration, stockage et pompage
Le dispositif repose sur trois étapes :
Déchlorer les eaux issues de la piscine Mallarmé, qu’il s’agisse des vidanges annuelles ou du renouvellement quotidien imposé (30 litres par nageur et par jour).
Stocker l’eau traitée dans deux cuves géantes de 4 000 m³ installées sur le site de la piscine.
Acheminer cette ressource, grâce à un réseau de pompes et de canalisations enterrées, jusqu’aux terrains du complexe Léo Lagrange, équipés d’arrosage automatique.
Ce volume tampon assure deux mois d’autonomie en période de sécheresse et couvre l’essentiel des besoins annuels du stade (environ 8 000 m³).
Un projet pionnier et collectif
Ce chantier, chiffré à près d’un million d’euros, mobilise plusieurs services municipaux : sports, espaces verts, bâtiments. Sa mise en service est prévue pour janvier 2026, en cohérence avec la vidange hivernale de la piscine Mallarmé. « Ce système n’a pas d’équivalent en France, du moins à cette échelle », souligne Jean Emmanuel Lafarge, l’élu en charge de la maîtrise d’énergie. Outre l’arrosage des terrains, l’eau récupérée pourra aussi servir à d’autres usages : balayeuses de voirie, nettoyage des engins, voire arrosage d’arbres nouvellement plantés.
L'interview de la rédaction : Jean Emmanuel Lafarge, l’élu en charge de la maîtrise d’énergie à la Ville de Besançon
Des bénéfices écologiques et financiers
L’opération réduit la pression sur le réseau d’eau potable, limite l’envoi d’eaux propres à la station d’épuration et sécurise la pratique sportive même en période de restriction préfectorale. Comparée à d’autres projets de récupération pluviale (ex. cuve de 130 m³ à l’école Brossolette), l’investissement se révèle trois fois plus efficient au mètre cube. « Ce n’est pas seulement un geste écologique, c’est aussi un choix économique et une garantie pour nos clubs sportifs et nos plantations », a insisté la maire.
Grâce à des précipitations abondantes et des températures plus fraîches ces dernières semaines, les débits des rivières du Doubs sont désormais supérieurs aux seuils de vigilance sécheresse. Le préfet du Doubs a donc levé l’ensemble des restrictions d’usage de l’eau sur le territoire, précédemment en alerte renforcée. L’arrêté officiel est affiché dans les mairies et disponible sur le site de la préfecture : https://www.doubs.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement/Eau/Secheresse
Alors que la France traverse l’un des étés les plus éprouvants de son histoire, marqué par une sécheresse exceptionnelle et des incendies d’une ampleur inédite, plusieurs associations environnementales, dont le centre jurassien Athenas, chargé de la protection de la faune et de la flore sauvage, ont dernièrement lancé un appel urgent : suspendre la chasse sur l’ensemble du territoire. Ils demandent un moratoire immédiat sur la chasse et dénoncent une activité incompatible avec l’état de fragilité extrême des écosystèmes.
La nature s’invite à Maîche pour la 3ᵉ édition du Festival Photo, devenu un rendez-vous incontournable pour les passionnés d’image et d’environnement. Pendant trois jours, à compter de ce vendredi, et jusqu’à dimanche, le Château du Désert se transforme en un véritable écrin artistique, accueillant plus de 100 exposants venus de toute la France et d’ailleurs.
Au programme : 40 expositions réparties dans 8 salles, des photographes professionnels et amateurs, des artistes engagés, des associations environnementales, des conférences, des tables rondes, un espace dédié au matériel photo, un forum sur les enjeux écologiques, des producteurs locaux et une restauration sur place.
Ce festival est une invitation à célébrer la beauté sauvage, à éveiller les consciences et à créer du lien entre l’art et la nature. C’est aussi un moment de partage, de découverte et d’émotion, où chaque image raconte une histoire et chaque regard devient engagement. Entrée libre.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel : www.festivalphotomaiche.fr
Une tradition franc-comtoise qui renaît
La commune de Touillon et Loutelet va introniser son premier sapin président, renouant ainsi avec une coutume bien ancrée dans le Haut-Doubs et en Franche-Comté. « Pour moi, c’est une tradition forte. Avec l’ONF, nous avons désigné un arbre remarquable de la forêt communale », explique le maire, Sébastien Populaire.
L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire
Un symbole pour une forêt fragilisée
Au-delà de l’ancrage culturel, la désignation de ce sapin s’inscrit dans un contexte marqué par les défis climatiques. Sécheresses, dépérissement des arbres : la forêt souffre. « C’est une manière de rappeler l’importance de notre patrimoine forestier et de le valoriser », souligne l’édile. Le choix de ce sapin se veut également symbolique pour les habitants, afin qu’ils puissent s’identifier à leur commune et à sa nature.

Un arbre remarquable et accessible
Le sapin président choisi mesure 40 mètres de haut et serait âgé d’environ 170 ans. S’il n’est pas le plus ancien ni le plus imposant de la commune, il a été sélectionné pour son accessibilité. Situé à proximité des pistes forestières, il est désormais desservi par un chemin aménagé et un panneau explicatif permettant aux visiteurs de mieux comprendre son histoire et sa valeur patrimoniale.
L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire
Une forêt modeste mais précieuse
La commune de Touillon et Loutelet s’étend sur 5 km², dont environ 60 hectares de forêt soumise. Un espace limité en surface, mais essentiel pour le paysage, l’environnement et l’identité du territoire. « C’est un élément fort et marquant de notre patrimoine », insiste le maire.
Une fête populaire autour du baptême
L’intronisation du sapin président aura lieu dimanche matin dans la forêt communale. Un temps festif et symbolique est prévu, avec la présence exceptionnelle de Laura Chaplin, artiste et petite-fille de Charlie Chaplin. Elle participera à la cérémonie en hommage à la nature, mais aussi en mémoire des valeurs humanistes et joyeuses portées par son grand-père.

Ce samedi 6 septembre, de 10 h à 14 h, la Société nautique de Besançon (SNB) organise sa traditionnelle opération de nettoyage des rives et du lit du Doubs, entre le pont de la République et la Gare d’eau. Lancée il y a bientôt dix ans, l’initiative se tient chaque premier week-end de septembre. « C’est notre terrain de jeu, il est normal de l’entretenir », rappelle Laurent Michaut, membre du comité directeur de la Société Nautique Bisontine et coordinateur de l’événement.
Un inventaire toujours surprenant
Chaque année, les bénévoles découvrent leur lot d’objets inattendus. Si les canettes, sacs plastiques et mégots sont fréquents, les trouvailles insolites ne manquent pas : vélos, mobylettes, portières de voiture, voire un fauteuil roulant l’an passé. L’aide de plongeurs bisontins permet d’atteindre des déchets inaccessibles depuis la berge. Résultat : jusqu’aux trois quarts d’une benne de 16 m³ remplis en une seule matinée.
L'interview de la rédaction : Laurent Michaut (SNB)
Une mobilisation ouverte à tous
Licenciés, compétiteurs, habitants : tout le monde peut prêter main-forte. La SNB met à disposition gants, pinces, sacs, mais aussi paddles et canoës pour collecter sur l’eau. « Ce n’est pas une journée portes ouvertes de canoë, précise M. Michaut. L’objectif est bien d’aller ramasser dans les zones difficiles d’accès. » Les participants sont invités à venir équipés de chaussures résistantes et, si possible, de leurs propres gants.
L'interview de la rédaction : Laurent Michaut (SNB)
Une conscience écologique qui progresse
Selon l’organisateur, la quantité de déchets récoltés tend à diminuer, signe d’une évolution des comportements. « Peut-être que les gens jettent moins, ou bien que certains ramassent déjà lorsqu’ils se baladent », estime M. Michaut. Les déchets collectés sont ensuite pris en charge par la société Bonnefoy, partenaire de l’opération, qui assure leur revalorisation.