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Un rassemblement est annoncé ce lundi 23 février devant l’Hôtel de Ville de Besançon, place du 8 Septembre, à l’occasion du conseil municipal. À l’ordre du jour : le vote d’une modification de la ZAC des Vaîtes. Selon les organisations mobilisées, cette révision valide un nouveau programme d’aménagement qu’elles qualifient de « bétonnage », s’appuyant sur une étude d’impact environnemental jugée sous-évaluée.

Le rassemblement débutera à 16h30 avec l’accueil des élus se rendant au conseil. Des prises de parole sont prévues à 17h30, pour une fin annoncée à 18h. L’appel est lancé par plusieurs organisations locales, dont Les Jardins des Vaîtes, Alternatiba, la Confédération Paysanne Doubs Territoire de Belfort,  le Comité local des Soulèvements de la Terre Besançon….

Les organisateurs veulent réaffirmer leur opposition à l’urbanisation du secteur des Vaîtes et appellent à une large mobilisation.

 

En ce mois de février, Préval Haut-Doubs lance une campagne pour mieux trier les déchets médicaux à domicile. Aiguilles et seringues, les déchets d’activités de soins à risques infectieux ne doivent jamais finir à la poubelle classique. Jusqu’à 700 sont encore retrouvés chaque mois au centre de tri de Pontarlier, exposant les agents à des risques graves. Bien trier ses déchets médicaux, c’est protéger celles et ceux qui les manipulent chaque jour. Il est rappelé que des boîtes gratuites sont disponibles en pharmacie pour les collecter en toute sécurité.

Les travaux de sécurisation du barrage de Coiselet, situé sur les communes de Thoirette-Coisia (Jura) et Samognat (Ain), sont désormais achevés. Exploité par EDF, l’ouvrage situé entre le Jura et l’Ain avait vu son niveau abaissé de quatre mètres par arrêté préfectoral en mai 2025, par mesure de précaution face à un risque rocheux. Le bloc, d’un volume de 3 000 m³, a été consolidé par 42 ancrages métalliques. La remontée progressive du plan d’eau a débuté ce mardi 17 février, en deux phases, sous contrôle de l’État, afin de préserver la biodiversité et notamment la reproduction du brochet.

Un recours gracieux pour freiner la bétonisation

Dix organisations ( association les Jardins des Vaîtes, Alternatiba, la Confédération Paysanne, la Confédération Nationale du Logement, FSU 25, Solidaires 25,…) ont déposé un recours gracieux collectif contre la modification n°13 du Plan local d’urbanisme (PLU) de Besançon. Ce texte ouvre la voie à l’urbanisation du secteur des Vaîtes, un espace maraîcher et naturel situé en cœur de ville.

L'interview de la rédaction : Claire Arnoux

Des enjeux sociaux et environnementaux majeurs

Pour Claire Arnoux, figure de l’opposition au projet, les Vaîtes représentent bien plus qu’une réserve foncière. Le projet d’urbanisation menace d’expulser des jardiniers installés parfois depuis plus de 50 ans, via un plan de remembrement. Le collectif défend ces terres comme des îlots de fraîcheur, des espaces de biodiversité et des lieux de sociabilité essentiels dans une ville confrontée au réchauffement climatique. S’il reconnaît la nécessité de logements, il plaide pour une réhabilitation du parc existant.

Alternatiba : des alternatives existent

Du côté d’Alternatiba Besançon, le projet ne répond toujours pas à une raison impérative d’intérêt public majeur. En 2023, le tribunal administratif avait déjà bloqué un premier projet de 1 150 logements pour cette raison. Le nouveau projet, réduit à 600 logements, reste selon l’association incompatible avec la préservation d’une vingtaine d’espèces protégées. Pour démontrer que d’autres solutions sont possibles, Alternatiba a lancé une carte participative recensant des friches industrielles (8 identifiées) et des bâtiments vacants (environ 19) pouvant être réhabilités ou densifiés. Les habitants sont invités à contribuer pour prouver que l’urbanisation des Vaîtes n’est pas indispensable.

L'interview de la rédaction : Une militante du collectif Alternatiba Besançon

Le regard des acteurs du logement

Pour Alain Jeunot, représentant de la Confédération Nationale du Logement, les grands projets de construction répondent souvent davantage aux besoins du secteur du BTP qu’à ceux des habitants. Il appelle à réorienter les efforts vers la réhabilitation thermique et structurelle du parc existant. Il rappelle que la densification excessive peut nuire à la qualité de vie, évoquant les difficultés rencontrées dans des quartiers, comme Planoise,  lors du confinement. Enfin, il souligne l’importance climatique des Vaîtes : « lors des épisodes de canicule, ces zones maraîchères affichent des températures plus basses que le reste de la ville Â».

L'interview de la rédaction : Alain Jeunot 

Une opposition structurée et déterminée

Environnement, logement, justice sociale : l’opposition au projet des Vaîtes se révèle multisectorielle et cohérente. Les associations mobilisées défendent une stratégie fondée sur la préservation des terres agricoles, la réhabilitation du bâti existant et l’utilisation des friches urbaines. Le recours gracieux vise à maintenir la pression sur la future municipalité et à rappeler l’importance de préserver ces espaces naturels, considérés comme essentiels pour la biodiversité et la résilience climatique de Besançon.

Le début d’année reste sombre pour le lynx dans le massif jurassien. Après la mort d’un jeune mâle percuté sur l’A40, près de Nantua, le 26 janvier, une femelle adulte a été tuée le 3 février sur la RN83, aux portes de Lons‑le‑Saunier. Le Centre Athenas rappelle que « chaque collision fragilise une population déjà vulnérable, en particulier lorsqu’il s’agit d’une femelle reproductrice Â».

L’association appelle les automobilistes à ralentir et invite les communes à installer les panneaux de prévention qu’elle met gratuitement à disposition. Toute collision ou animal en difficulté peut être signalé directement au Centre Athenas, qui réaffirme l’urgence d’agir pour limiter ces morts évitables

Le Parc naturel régional du Haut‑Jura lance la saison 2 de sa websérie « Le Haut‑Jura face au changement climatique ». Trois nouveaux épisodes abordent des enjeux du quotidien : la gestion de l’eau, l’alimentation bas‑carbone et l’avenir du sport en montagne. Objectif : montrer des solutions locales et concrètes pour s’adapter au climat, dans la continuité de la démarche « Ambition Climat 2030 ». Pour regarder le Teaser de ces nouvelles créations, on a mis le lien sur pleinair.net

Depuis le 1er février, Pirey et Pouilley-les-Vignes expérimentent une autoconsommation collective ouverte unique en France. Porté par une gouvernance associative, le dispositif permet aux habitants, commerçants et industriels de produire et partager une électricité solaire locale et compétitive. Une vingtaine de « pionniers testeurs » sont déjà engagés, avant une ouverture à tous dans les prochains mois.

Lancé en décembre 2023, et après un temps d’études environnementales et de concertation,   le projet d’éclairage de la Citadelle de Besançon, entre dans une phase concrète. Des tests techniques seront menés ce mercredi soir sur les remparts  afin de choisir les futurs projecteurs qui mettront en valeur le site classé à l’UNESCO. Un projet ambitieux, étalé jusqu’en 2027, qui conjugue valorisation du patrimoine, sobriété énergétique et protection stricte de la biodiversité.

Un vaste projet de mise en valeur du site UNESCO

Le projet global vise à moderniser un système d’éclairage vieux de près de 40 ans, aujourd’hui en fin de vie. Il comprend l’illumination des remparts extérieurs de la Citadelle ainsi que les fronts Saint-Étienne et Royal. La mise en service de cette première phase est attendue à l’automne 2026. Une seconde phase, programmée pour 2027, concernera l’éclairage intérieur du site, actuellement très limité. Elle vise notamment à améliorer la sécurité et le confort des déplacements des visiteurs à l’intérieur de l’enceinte.

La biodiversité au cœur des choix techniques

Dès la conception, le projet intègre de forts enjeux environnementaux. Un inventaire de la faune a été réalisé en lien avec des écologues et des associations spécialisées. Oiseaux nicheurs et chauves-souris, dont le grand rhinolophe, ont guidé les arbitrages. Ainsi, aucune intervention n’est autorisée sur les falaises entre le 15 février et le 15 juin, période de nidification. Les zones accueillant des faucons pèlerins et des choucas ne seront plus éclairées. Une « trame noire » est également préservée pour permettre aux chauves-souris de se déplacer sans perturbation lumineuse.

L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet. 

 

Un éclairage adapté aux cycles naturels

Le calendrier d’allumage ne suivra pas uniquement les saisons touristiques, mais surtout les rythmes biologiques des espèces présentes. En période sensible, l’éclairage sera déclenché une à une heure et demie après le coucher du soleil. L’extinction interviendra à 1 heure du matin, conformément à la réglementation. Les nouveaux projecteurs, installés au pied des remparts en réutilisant autant que possible les supports existants, permettront de réduire significativement la pollution lumineuse vers le ciel.

L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet. 

Deux phases, des financements distincts

La première phase, consacrée à l’éclairage extérieur, est portée par Grand Besançon Métropole. Son coût est actuellement en cours de négociation avec les entreprises. Le montant actuel s’élève à 1,6 millions d’euros. La seconde phase, dédiée à l’intérieur du site, sera financée par la Ville de Besançon. Son budget est estimé à un peu moins d’un million d’euros.

Sobriété énergétique et attractivité

Outre l’amélioration esthétique, le projet promet une réduction par trois de la consommation électrique, passant de 60 à 20 kW. Une fois installé, l’éclairage fonctionnera tous les soirs, avec des adaptations saisonnières et des extinctions partielles pour préserver la faune.

L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet. 

En 2026, la Réserve naturelle régionale (RNR) des tourbières de Frasne-Bouverans célèbre 40 années d’engagement en faveur de la préservation d’un patrimoine naturel exceptionnel. À cette occasion, la Communauté de communes Frasne-Drugeon organise le lancement officiel de cet anniversaire le jeudi 5 février, à partir de 19h, à la salle des fêtes de Bouverans, lors d’une soirée ouverte à tous.

Créée en 1986, la RNR des tourbières de Frasne-Bouverans protège aujourd’hui l’un des plus vastes complexes tourbeux de montagne en France. Véritable réservoir de biodiversité, ce site emblématique du Haut-Doubs joue un rôle majeur dans la régulation de l’eau, le stockage du carbone et la préservation de paysages remarquables.

Un voyage entre passé, présent et futur

La soirée anniversaire se veut à la fois festive, culturelle et prospective. À 19h, le public est invité à un temps fort original intitulé « Rendez-vous dans le futur : en 2046 ! ». Messages des tourbières, paroles de jeunes du territoire et regards croisés sur l’avenir seront au cœur de ce moment symbolique. Des lettres imaginant le futur de la réserve seront glissées dans une capsule temporelle, qui sera scellée pour les vingt prochaines années et rouverte en 2046.

Conférences et échanges autour du territoire

À 19h45, une conférence sera consacrée à « La Haute vallée du Drugeon », à l’occasion de la parution récente de l’ouvrage de référence du même nom. Les coordinateurs du livre présenteront ce travail collectif réunissant 56 auteurs, qui retrace l’histoire, les paysages, la biodiversité et la vie humaine des cinq villages de la vallée.

La soirée se poursuivra à 20h30 avec une conférence de Patrick Giraudoux, professeur émérite à l’Université Marie et Louis Pasteur, intitulée « Biodiversité, eau, alimentation, santé, climat : tout est lié (y compris dans le Haut-Doubs !) ». À travers des exemples concrets du territoire, il mettra en lumière les liens étroits entre écosystèmes et santé humaine, avant un temps d’échanges convivial avec le public.

Un anniversaire qui se prolonge toute l’année

Cette soirée marque le coup d’envoi d’une année anniversaire riche en animations, sorties nature et événements, destinés à faire découvrir ou redécouvrir la réserve et ses enjeux. Le programme complet est à retrouver sur le site de la Communauté de communes Frasne-Drugeon.

Entrée libre – Tout public

À la Maison de la Réserve de Labergement‑Sainte‑Marie, une nouvelle exposition vient d’ouvrir : Mille milliards de fourmis. Proposée par le Pavillon des sciences de Montbéliard, elle est visible jusqu’à fin 2026 et plonge le public dans l’univers fascinant des fourmis du monde entier. Plus de 14 000 espèces, leurs modes de vie, leurs colonies et leurs rôles essentiels dans l’environnement sont présentés à travers expériences et manipulations. Une découverte ludique et scientifique pour tous les âges.