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Le Parc naturel régional du Haut‑Jura lance la saison 2 de sa websérie « Le Haut‑Jura face au changement climatique ». Trois nouveaux épisodes abordent des enjeux du quotidien : la gestion de l’eau, l’alimentation bas‑carbone et l’avenir du sport en montagne. Objectif : montrer des solutions locales et concrètes pour s’adapter au climat, dans la continuité de la démarche « Ambition Climat 2030 ». Pour regarder le Teaser de ces nouvelles créations, on a mis le lien sur pleinair.net

Depuis le 1er février, Pirey et Pouilley-les-Vignes expérimentent une autoconsommation collective ouverte unique en France. Porté par une gouvernance associative, le dispositif permet aux habitants, commerçants et industriels de produire et partager une électricité solaire locale et compétitive. Une vingtaine de « pionniers testeurs » sont déjà engagés, avant une ouverture à tous dans les prochains mois.

Lancé en décembre 2023, et après un temps d’études environnementales et de concertation,   le projet d’éclairage de la Citadelle de Besançon, entre dans une phase concrète. Des tests techniques seront menés ce mercredi soir sur les remparts  afin de choisir les futurs projecteurs qui mettront en valeur le site classé à l’UNESCO. Un projet ambitieux, étalé jusqu’en 2027, qui conjugue valorisation du patrimoine, sobriété énergétique et protection stricte de la biodiversité.

Un vaste projet de mise en valeur du site UNESCO

Le projet global vise à moderniser un système d’éclairage vieux de près de 40 ans, aujourd’hui en fin de vie. Il comprend l’illumination des remparts extérieurs de la Citadelle ainsi que les fronts Saint-Étienne et Royal. La mise en service de cette première phase est attendue à l’automne 2026. Une seconde phase, programmée pour 2027, concernera l’éclairage intérieur du site, actuellement très limité. Elle vise notamment à améliorer la sécurité et le confort des déplacements des visiteurs à l’intérieur de l’enceinte.

La biodiversité au cœur des choix techniques

Dès la conception, le projet intègre de forts enjeux environnementaux. Un inventaire de la faune a été réalisé en lien avec des écologues et des associations spécialisées. Oiseaux nicheurs et chauves-souris, dont le grand rhinolophe, ont guidé les arbitrages. Ainsi, aucune intervention n’est autorisée sur les falaises entre le 15 février et le 15 juin, période de nidification. Les zones accueillant des faucons pèlerins et des choucas ne seront plus éclairées. Une « trame noire » est également préservée pour permettre aux chauves-souris de se déplacer sans perturbation lumineuse.

L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet. 

 

Un éclairage adapté aux cycles naturels

Le calendrier d’allumage ne suivra pas uniquement les saisons touristiques, mais surtout les rythmes biologiques des espèces présentes. En période sensible, l’éclairage sera déclenché une à une heure et demie après le coucher du soleil. L’extinction interviendra à 1 heure du matin, conformément à la réglementation. Les nouveaux projecteurs, installés au pied des remparts en réutilisant autant que possible les supports existants, permettront de réduire significativement la pollution lumineuse vers le ciel.

L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet. 

Deux phases, des financements distincts

La première phase, consacrée à l’éclairage extérieur, est portée par Grand Besançon Métropole. Son coût est actuellement en cours de négociation avec les entreprises. Le montant actuel s’élève à 1,6 millions d’euros. La seconde phase, dédiée à l’intérieur du site, sera financée par la Ville de Besançon. Son budget est estimé à un peu moins d’un million d’euros.

Sobriété énergétique et attractivité

Outre l’amélioration esthétique, le projet promet une réduction par trois de la consommation électrique, passant de 60 à 20 kW. Une fois installé, l’éclairage fonctionnera tous les soirs, avec des adaptations saisonnières et des extinctions partielles pour préserver la faune.

L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet. 

En 2026, la Réserve naturelle régionale (RNR) des tourbières de Frasne-Bouverans célèbre 40 années d’engagement en faveur de la préservation d’un patrimoine naturel exceptionnel. À cette occasion, la Communauté de communes Frasne-Drugeon organise le lancement officiel de cet anniversaire le jeudi 5 février, à partir de 19h, à la salle des fêtes de Bouverans, lors d’une soirée ouverte à tous.

Créée en 1986, la RNR des tourbières de Frasne-Bouverans protège aujourd’hui l’un des plus vastes complexes tourbeux de montagne en France. Véritable réservoir de biodiversité, ce site emblématique du Haut-Doubs joue un rôle majeur dans la régulation de l’eau, le stockage du carbone et la préservation de paysages remarquables.

Un voyage entre passé, présent et futur

La soirée anniversaire se veut à la fois festive, culturelle et prospective. À 19h, le public est invité à un temps fort original intitulé « Rendez-vous dans le futur : en 2046 ! ». Messages des tourbières, paroles de jeunes du territoire et regards croisés sur l’avenir seront au cœur de ce moment symbolique. Des lettres imaginant le futur de la réserve seront glissées dans une capsule temporelle, qui sera scellée pour les vingt prochaines années et rouverte en 2046.

Conférences et échanges autour du territoire

À 19h45, une conférence sera consacrée à « La Haute vallée du Drugeon », à l’occasion de la parution récente de l’ouvrage de référence du même nom. Les coordinateurs du livre présenteront ce travail collectif réunissant 56 auteurs, qui retrace l’histoire, les paysages, la biodiversité et la vie humaine des cinq villages de la vallée.

La soirée se poursuivra à 20h30 avec une conférence de Patrick Giraudoux, professeur émérite à l’Université Marie et Louis Pasteur, intitulée « Biodiversité, eau, alimentation, santé, climat : tout est lié (y compris dans le Haut-Doubs !) ». À travers des exemples concrets du territoire, il mettra en lumière les liens étroits entre écosystèmes et santé humaine, avant un temps d’échanges convivial avec le public.

Un anniversaire qui se prolonge toute l’année

Cette soirée marque le coup d’envoi d’une année anniversaire riche en animations, sorties nature et événements, destinés à faire découvrir ou redécouvrir la réserve et ses enjeux. Le programme complet est à retrouver sur le site de la Communauté de communes Frasne-Drugeon.

Entrée libre – Tout public

À la Maison de la Réserve de Labergement‑Sainte‑Marie, une nouvelle exposition vient d’ouvrir : Mille milliards de fourmis. Proposée par le Pavillon des sciences de Montbéliard, elle est visible jusqu’à fin 2026 et plonge le public dans l’univers fascinant des fourmis du monde entier. Plus de 14 000 espèces, leurs modes de vie, leurs colonies et leurs rôles essentiels dans l’environnement sont présentés à travers expériences et manipulations. Une découverte ludique et scientifique pour tous les âges.

Ce jeudi soir, lors d’une avant-dernière assemblée communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole se positionneront sur la signature d’un nouveau contrat avec l’Agence de l’eau. Un contrat pluriannuel, multipartite, visant à protéger ou améliorer l’environnement sur le territoire. Au programme : refonte de stations d’épuration, réalisation de multiples schémas d’assainissement, désimperméabilisation de voiries. Rencontre avec Christophe Lime, l’élu bisontin en charge de l’eau et de l’assainissement au sein de la collectivité.

Un nouveau contrat stratégique avec l’Agence de l’eau

Grand Besançon Métropole s’apprête à signer un nouveau contrat de trois ans avec l’Agence de l’eau, pour un montant de 26 millions d’euros. Cette enveloppe représente environ la moitié des investissements prévus pour l’eau et l’assainissement sur la période, estimés à 54 millions d’euros. À l’échelle du Grand Besançon, la politique de l’eau se distingue par son caractère consensuel : « toutes les délibérations ont été votées à l’unanimité depuis le 1er janvier 2018 ».

L'interview de la rédaction : Christophe Lime 

Des partenaires élargis pour une approche globale

Le nouveau contrat s’inscrit dans une logique de coopération renforcée, avec l’intégration de nouveaux signataires afin de mener une politique plus transversale. Parmi les partenaires figurent notamment : le Conseil départemental du Doubs, toujours financeur malgré une baisse notable de ses subventions (de 6 à 2 millions d’euros par an à l’échelle départementale) ; le Sybert, syndicat de traitement des déchets ; le syndicat du Marais de Saône, engagé dans la protection de la ressource en eau,  et la Chambre de commerce et d’industrie et des métiers et de l’artisanat. L’objectif affiché est clair : accompagner les activités économiques et agricoles dans leur adaptation aux contraintes environnementales, sans les opposer à la préservation de la ressource.

Assainissement : des investissements lourds et structurants

Une part majeure des investissements concerne la modernisation des stations d’épuration. Plusieurs projets concrets ont été annoncés : le démarrage imminent des travaux à Mamirolle ; l’attribution de l’appel d’offres pour Pouilley-les-Vignes et Nancray, avec un lancement des travaux prévu en 2026 ; un projet de 4 millions d’euros à Dannemarie-sur-Crète et des réflexions en cours à Fontain. À cela s’ajoute une étude majeure d’un million d’euros pour le schéma d’assainissement de Port-Douvot, un équipement stratégique qui dessert 29 communes.

Désimperméabilisation : agir à la source contre les risques climatiques

Face aux enjeux de ruissellement, d’inondations et de sécheresse, Grand Besançon Métropole mise fortement sur la désimperméabilisation des voiries et des cours d’école, afin de favoriser l’infiltration de l’eau à la source. Cette politique volontariste positionne la collectivité comme précurseur dans ce domaine, ce qui lui a permis d’obtenir des taux de subvention élevés, compris entre 70 et 80 %.

Restaurer les milieux aquatiques pour renforcer la biodiversité

Au-delà des infrastructures, le contrat prévoit des actions de restauration des cours d’eau, afin d’améliorer l’infiltration et de favoriser la biodiversité. Des travaux sont programmés : à Thoraise, aux Mercureaux et sur le ruisseau de la Mouillère. Selon les élus, ces opérations produisent des résultats rapides, avec un retour visible de la biodiversité, comme cela a déjà été constaté près de Dannemarie-sur-Crète.

Qualité de l’eau : la recherche mobilisée contre les PFAS

La question de la qualité de l’eau, et notamment des PFAS, occupe une place croissante. Une coopération est engagée avec l’université, autour de projets de recherche d’envergure. La stratégie privilégiée repose sur un principe fort : supprimer les émissions de polluants à la source, plutôt que multiplier les traitements de l’eau. Des investigations sont également en cours pour comprendre l’origine de la hausse des PFAS observée l’été dernier sur le secteur d’Arcier, dont les causes restent à identifier.

L'interview de la rédaction : Christophe Lime 

Lors de la séance du mardi 20 janvier, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet a interpellé le Gouvernement sur la situation critique du lynx boréal, espèce emblématique des massifs du Jura et protégée à tous les niveaux — international, européen et national. Elle a rappelé que le lynx, « loin de s’attaquer au bétail, joue un rôle essentiel dans la régulation des ongulés et contribue ainsi à la régénération des forêts ». Dans le Doubs, le Jura et l’Ain, l’animal est devenu un véritable symbole de biodiversité.

Braconnage, collisions routières et omerta : un cocktail mortel

La députée a dénoncé une série de menaces croissantes : près d’une centaine de lynx tués en cinq ans, des collisions routières en hausse et surtout un braconnage persistant, parfois revendiqué par certaines associations communales de chasse, bien que minoritaires. Elle a évoqué un cas récent particulièrement choquant : une femelle lynx retrouvée dans l’Ain, caillassée, extrêmement amaigrie, puis diagnostiquée avec plusieurs blessures par balle, dont l’une ayant crevé son œil gauche. Malgré les soins du Centre Athénas, elle n’a pas survécu. Ses petits, livrés à eux-mêmes, sont probablement condamnés. Pour Dominique Voynet, ces actes « scandaleux » ne sont ni des accidents, ni des cas isolés, et ils prospèrent dans un « climat d’omerta ». Elle demande au Gouvernement de mettre fin à l’impunité des braconniers et d’interpeller les fédérations de chasse qui « trahissent leur mission de préservation de la biodiversité ».

La réponse du Gouvernement : enquêtes en cours et nouvelles mesures en 2026

Le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, a confirmé que la justice avait été doublement saisie. L’Office français de la biodiversité mène une enquête, et la personne suspectée dans l’affaire de l’Ain a été entendue le 12 janvier pour déterminer l’intentionnalité des tirs. Le ministre a réaffirmé « la détermination du Gouvernement »  à protéger la population d’environ 200 lynx présents dans l’Est de la France. Il a annoncé : une expérimentation dès 2026 avec de nouveaux panneaux de signalisation pour réduire les collisions routières, un travail conjoint avec le WWF et un rappel des sanctions encourues : 150 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement pour destruction illégale d’une espèce protégée. Il a également salué le travail du Centre Athénas, malgré l’issue tragique de la femelle blessée.

La Coordination rurale estime que la gestion du loup en France est dans l’impasse. Selon le syndicat, l’augmentation annoncée des prélèvements n’aura aucun effet concret alors que la population lupine dépasserait désormais les mille individus. Il dénonce des méthodes de comptage jugées peu fiables, des coûts laissés aux éleveurs pour les chiens de protection et réclame la liberté de tir sur les loups à proximité des troupeaux, sans quota.

À Bonnétage, le Parc naturel régional du Doubs Horloger organise ce jeudi 22 janvier une conférence dédiée au hérisson d’Europe. De 19h à 20h30, à la mairie, le public pourra découvrir son mode de vie, les menaces qui pèsent sur lui et les gestes simples pour le protéger, jusque dans son jardin. Une soirée gratuite, ouverte à tous, dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité intercommunal.

La commune de Pirey (Doubs) franchit une étape décisive dans sa stratégie de transition énergétique avec le lancement d’un vaste projet agrivoltaïque mêlant production d’électricité renouvelable et maintien d’une activité agricole. Portée par la municipalité, l’entreprise Opale Énergies Engagées et l’exploitant local Emmanuel Châtelain, l’initiative entend produire une énergie verte, locale et décarbonée tout en préservant l’usage agricole des terres.

Un projet structurant pour le territoire

Implantée sur une parcelle communale de près de 8 hectares, à proximité du terrain militaire de Pirey, la future centrale photovoltaïque développera une puissance d’environ 4 mégawatts-crête”, c’est‑à‑dire la puissance maximale qu’une installation solaire peut produire dans des conditions idéales d’ensoleillement. Selon Florence Morin, directrice des activités solaires et biogaz d’Opale Énergie Engagée, cette capacité équivaut « à la consommation électrique d’environ 2 000 habitants », soit la population de Pirey. La production annuelle attendue avoisine 4 500 MWh, une contribution significative à l’autonomie énergétique locale. L’électricité produite sera 100 % renouvelable, sans émission directe de CO₂.

Une énergie locale et partagée

Le projet s’inscrit dans une logique d’autoconsommation collective. Une partie de l’électricité pourra être distribuée directement : aux bâtiments communaux, aux entreprises du secteur et aux habitants volontaires. Ce modèle vise à stabiliser les coûts de l’énergie, réduire la dépendance aux marchés extérieurs et ancrer localement la valeur créée. Le surplus sera injecté sur le réseau public.

L'interview de la rédaction : Florence Morin, directrice des activités solaires et biogaz d’Opale Énergie Engagée

Agrivoltaïsme : énergie et agriculture main dans la main

Le site restera dédié au pâturage ovin. Les panneaux, installés sur des structures surélevées de type trackers, suivront la course du soleil du matin au soir. Ce dispositif permet : de maintenir l’activité agricole, d’offrir ombrage et confort au troupeau et de renforcer la résilience de l’exploitation face aux aléas climatiques. « L’objectif est de marier durablement production solaire et activité agricole », souligne Florence Morin.

Un projet encadré et concerté

Les études environnementales, agricoles et techniques ont débuté en ce début d’année pour une durée d’un an. S’ensuivra une année d’instruction par les services de l’État : DDT, services environnementaux, SDIS, services patrimoniaux… Une enquête publique permettra aux habitants de s’exprimer. Le préfet rendra sa décision d’ici deux ans. Une phase de financement, incluant une possible participation citoyenne, précédera la construction. Précisons que le conseil municipal de Pirey a validé, le 10 décembre 2025, la signature d’une promesse de bail emphytéotique, ouvrant la voie au dépôt des autorisations administratives.

Des retombées économiques locales

Le projet générera des recettes pérennes pour la commune grâce : au bail emphytéotique conclu pour l’occupation du terrain et à la fiscalité liée à la production d’électricité. La municipalité souhaite également associer les habitants via des dispositifs d’investissement participatif.