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Mis en examen depuis octobre 2024 après des plaintes de dizaines de patients opérés des hémorroïdes, le Dr Luc Clemens ne pourra pas reprendre le bistouri. Ce mercredi 27 août, la cour d’appel de Besançon a rejeté sa demande d’assouplissement de contrôle judiciaire, qui lui interdisait déjà toute intervention chirurgicale. Le praticien, urologue de formation, souhaitait de nouveau exercer dans cette spécialité, distincte de la proctologie. La juridiction a suivi les avocats des plaignants, invoquant le principe de précaution. L’instruction est toujours en cours : 71 parties civiles sont recensées à ce jour, et un procès ne devrait pas se tenir avant plusieurs mois.

Depuis la mise à l’écart de l’ancien directeur Jean-David Pillot, la gestion de l’hôpital de Pontarlier est assurée, à titre provisoire, par Thierry Gamond Rius, actuel directeur général du CHU Jean-Minjoz de Besançon. Celui-ci coordonne aujourd’hui les deux établissements, tout en s’appuyant sur une équipe de direction locale et sur une gouvernance médicale active.

Préserver l’autonomie tout en renforçant les coopérations

L’enjeu principal est de concilier l’autonomie de l’hôpital de Pontarlier avec un renforcement des coopérations médicales, notamment avec l’établissement de Morteau et le CHU de Besançon. L’objectif affiché est double : sécuriser le plateau technique de Pontarlier et lui permettre de continuer à jouer son rôle central pour la population du Haut-Doubs, tout en laissant au CHU de Besançon la responsabilité de ses missions de recours.

L'interview de la rédaction : Thierry Gamond Rius, directeur du CHU Minjoz 

Un rôle clé pour le Haut-Doubs

Pontarlier dessert un bassin de population important et bénéficie d’une confiance forte de ses usagers. La sécurisation de certaines activités sensibles, comme la maternité (déjà confortée en 2024) et désormais la chirurgie viscérale, est au cœur des priorités. Cette démarche vise à garantir l’accès à des soins de proximité de qualité, tout en évitant des fermetures qui fragiliseraient l’offre hospitalière locale.

Quelle gouvernance pour demain ?

Deux options sont actuellement sur la table, et devraient être tranchées en septembre :

  • Un retour à une direction autonome pour l’hôpital de Pontarlier.
  • Le maintien d’une gestion partagée par Thierry Gamond Rius, avec une coordination stratégique renforcée mais en préservant l’autonomie administrative de chaque établissement.

Quelle que soit l’issue, l’enjeu reste le même : assurer à Pontarlier une gouvernance claire, capable de soutenir les coopérations médicales régionales et de conforter son rôle de pôle de santé majeur du Haut-Doubs.

Un établissement en reprise d’élan

L’année 2024 aura marqué un tournant pour le CHU Jean-Minjoz de Besançon. Après une période de tensions liées au recrutement et à la fidélisation des professionnels, l’établissement a confirmé son attractivité. Le CHU a réussi à mieux faire connaître son offre et à stabiliser ses effectifs, via notamment des stages et titularisations qui renforcent l’engagement des professionnels. Sur le plan financier, la trajectoire est encourageante. Le déficit, qui s’élevait encore à 25 M€ en 2023, a été ramené à 15 M€ en 2024 et devrait atteindre 7 M€ en 2025. Cette amélioration résulte à la fois d’une maîtrise des dépenses et d’une activité en hausse, notamment

L'interview de la rédaction : Thierry Gamond Rius, directeur du CHU Jean Minjoz 

Des investissements soutenus

L'interview de la rédaction : le Professeur Samuel Lima, président de la commission médicale d'établissement du CHU Minjoz 

En 2024, le CHU a consacré 51 M€ à l’investissement. Les priorités ont concerné : le biomédical, pour maintenir un haut niveau de qualité dans les équipements, la modernisation immobilière et la réouverture de lits, notamment en gériatrie, et la préparation d’un nouveau service de médecine polyvalente en aval des urgences (24 lits prévus d’ici 2026). Les grands chantiers à venir concernent : la rénovation des deux derniers étages de la tour historique Jean-Minjoz, la création d’un nouveau bâtiment de psychiatrie (mise en service début 2027), le doublement de la capacité de chirurgie ambulatoire (de 20 à 40 places d’ici 2027), la construction d’un bâtiment dédié à la réanimation médicale (28 lits, modernisation complète) et la modernisation du Centre 15, du SAS et des activités d’hyperbarie.

L'interview de la rédaction : Thierry Gamond Rius, directeur du CHU Jean Minjoz 

Une ouverture territoriale renforcée

Le CHU de Besançon est engagé dans une dynamique de coopération territoriale de longue date. Près de 200 praticiens seniors participent à des activités dans les hôpitaux de Franche-Comté, avec des coopérations emblématiques en oncologie, neurologie, chirurgie et imagerie. La fusion prévue au 1er janvier 2026 avec plusieurs établissements (Avanne, Tilleroyes et Bellevaux), dans le cadre d’une direction commune, vise à offrir une filière gériatrique complète et développer une direction de la politique gérontologique afin de coordonner les établissements et d’ouvrir davantage l’hôpital sur son territoire. Cette fusion portera les effectifs du CHU à environ 8 300 salariés dès 2026, confirmant son rôle de pôle majeur de santé publique dans la région.

Moderniser le parcours patient

Au-delà des investissements techniques, l’établissement place le patient au cÅ“ur de sa stratégie. Plusieurs projets visent à fluidifier les parcours et améliorer l’accueil : le projet J0, permettra aux patients de chirurgie de rentrer le matin de l’intervention plutôt que la veille, la création de salons de sortie, réduisant le temps d’attente entre la sortie médicale et le retour au domicile et la révision des conditions d’accueil administratif et logistique, pour simplifier les démarches et améliorer « l’expérience patient Â».

Perspectives et vision

Pour rester attractif et fort, voire leader, sur ses missions, le CHU de Besançon poursuit une stratégie de consolidation de ses pôles de spécialité de haut niveau, de développement de coopérations territoriales renforcées et des investissements continus en biomédical et immobilier Enfin, l’établissement entend affirmer son identité régionale en associant plus explicitement son nom à celui de la Franche-Comté, reflet de son rôle structurant pour l’ensemble du territoire. Et ce, à compter du 1er janvier prochain.

Selon les derniers chiffres de santé publique France, après l’épisode caniculaire du 29 juin au 2 juillet, notre région a de nouveau été confrontée à une période de fortes chaleurs du 10 au 16 août. Les températures élevées ont entraîné une hausse des recours aux urgences et des actes réalisés par SOS Médecins pour des pathologies liées à la chaleur, avec un pic d’activité observé les 14 et 15 août.

Si l’on constate bien une augmentation des prises en charge en lien avec les effets de la chaleur (déshydratation, malaises, coups de chaleur notamment), leur nombre est resté inférieur à celui enregistré lors de la première vague caniculaire de début juillet.

Une surveillance sanitaire renforcée

Selon les données de la surveillance non spécifique SurSaUD, aucune augmentation inhabituelle de l’activité globale n’a été relevée. Les passages aux urgences et les interventions des associations SOS Médecins toutes causes confondues se sont maintenus à un niveau comparable à celui des deux étés précédents, pour la même période.

Face au mouvement de grève des gardes des pharmaciens d’officines, l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté indique qu’elle est particulièrement attentive à la situation « pour garantir le service d’urgence pharmaceutique en tous points du territoire, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 Â». Dans ces conditions, les pharmacies déclarées grévistes seront réquisitionnées les dimanches et les jours fériés, ainsi que les nuits dès la semaine prochaine. La Bourgogne-Franche-Comté compte 885 officines. A ce jour, près de 65% se sont déclarées grévistes

L’info est relatée par l’Est Républicain.  Le centre hospitalier Paul-Nappez de Morteau a récemment détecté la présence de punaises de lit dans deux chambres voisines du secteur sanitaire. A nos confrères, Thibault Euvrard, directeur délégué, a assuré une réaction rapide : « toutes les mesures ont été prises pour éviter leur propagation. Une entreprise spécialisée interviendra sous peu pour la désinsectisation. Bien que non vecteurs de maladies, ces insectes causent d’importants désagréments Â». Tout en confirmant qu’« une vigilance accrue est maintenue par les équipes de l’établissement Â».

Le département du Doubs a été placé en vigilance orange canicule, un épisode de chaleur intense qui pourrait durer jusqu’à jeudi. Face à cette situation, la Ville de Pontarlier réactive son dispositif de prévention à destination des personnes les plus vulnérables, notamment les personnes âgées, en situation de handicap ou isolées.

Le Centre Communal d’Action Sociale (C.C.A.S.) invite ces personnes – ou leurs proches – à se signaler afin de bénéficier d’un accompagnement personnalisé en cas de besoin : visites de courtoisie, appels de vérification ou soutien des services sanitaires et sociaux. Ce recensement est confidentiel et permet de réagir rapidement en cas d’aggravation des conditions météorologiques.

En cas d'urgence ou pour toute information, un numéro vert national est à disposition : 0 800 06 66 66 (Canicule Info Service, appel gratuit).

Alors que l'été 2025 s'installe, les plaisirs de la baignade attirent de nombreux vacanciers dans les plans d’eau naturels de la Bourgogne-Franche-Comté. Pour éviter tout désagrément, l’ARS rappelle l’importance de choisir des zones de baignade surveillées, soumises à un contrôle sanitaire strict.

Une surveillance renforcée pour protéger la santé des baigneurs

Chaque année, pendant la saison estivale, l’ARS Bourgogne-Franche-Comté assure une surveillance sanitaire rigoureuse de l’ensemble des sites de baignade de la région. Ce dispositif comprend :

  • Des analyses microbiologiques régulières de l’eau (au maximum tous les 30 jours)
  • Des relevés de paramètres physico-chimiques
  • Un prélèvement préalable 10 à 20 jours avant l’ouverture des sites

Certaines zones, identifiées comme sensibles à la prolifération de cyanobactéries, font également l’objet de recherches spécifiques. Ces micro-algues peuvent provoquer des irritations, vomissements ou troubles digestifs en cas de contact ou d’ingestion. En cas de résultats inquiétants, l’ARS peut demander la fermeture immédiate d’un site et en informer le public. La sécurité prime.

Une eau majoritairement de bonne qualité

Le classement établi en 2024 sur la base des analyses de 2021 à 2024 révèle une tendance globalement très positive. Soit plus de 87 % des sites classés en excellente ou bonne qualité :52 sites affichent une qualité excellente. 10 sites ont une bonne qualité. 4 sites présentent une qualité suffisante. Un  site est jugé de qualité insuffisante. 4 sites ne sont pas classés, soit par manque de prélèvements, soit en raison de leur nouveauté

 

52 sites classés « excellente qualité » en Bourgogne France-Comté

D’après les analyses réalisées entre 2021 et 2024, les sites suivants ont obtenu le meilleur classement sanitaire européen dans le Doubs et le Jura. Ces zones vous garantissent une eau propre, saine et contrôlée tout au long de l’été.

Département du Doubs (25) :

  • Montperreux – Lac de Saint-Point (plages de Malbuisson, Les Grangettes, Port Titi)
  • Osselle-Routelle – Base de loisirs
  • Saint-Vit – Plage de la base nautique
  • Oye-et-Pallet – Plage du lac de Saint-Point

Département du Jura (39) :

  • Clairvaux-les-Lacs – Plages du Petit et Grand lac
  • Doucier – Lac de Chalain
  • Bonlieu – Lac de Bonlieu
  • Les Rousses – Lac des Rousses
  • Etival – Lac d’Étival
  • Ilay – Lac d’Ilay

carte baignade

Dans le Doubs : l’Étang des Prés à Chaux, lanterne rouge de la région

C’est un triste record pour l’Étang des Prés, niché à Chaux, à proximité du Territoire de Belfort. Ce site est le seul de toute la région à avoir été classé en « qualité insuffisante » pour la saison estivale 2025. Un classement peu enviable, fruit de plusieurs épisodes de pollution récurrents et d’une concentration bactérienne dépassant les seuils recommandés. Par mesure de précaution, la baignade y est formellement déconseillée, et le site fait l’objet d’un suivi renforcé par l’Agence Régionale de Santé.

Bonne nouvelle cependant : aucun autre site du Doubs ne figure parmi les zones non classées. À noter néanmoins, que le Lac de Saint-Point à Oye-et-Pallet, bien que classé en qualité excellente, fait l’objet d’une surveillance spécifique pour les cyanobactéries. Ce plan d’eau très prisé en été réunit les conditions idéales à leur développement : eaux stagnantes, température élevée, forte fréquentation. Rien d’inquiétant pour l’instant, mais une vigilance permanente s’impose.

Dans le Jura : vigilance autour du lac de Vouglans

Dans le Jura, deux sites du lac de Vouglans — vaste étendue d’eau turquoise qui serpente entre les montagnes — affichent une qualité seulement « suffisante » :

  • La plage du Surchauffant, à Moirans-en-Montagne,
  • Et celle de Bellecin, sur la commune d’Orgelet.

Ces deux zones, parmi les plus fréquentées du département, connaissent ponctuellement des dépassements bactériens, notamment après des épisodes pluvieux ou lors d’une trop forte affluence. Si la baignade y reste autorisée, elle est à pratiquer avec prudence. L’ARS y maintient une veille sanitaire étroite. Par ailleurs, les lacs d’Ilay, de Bonlieu et de Narlay, véritables joyaux naturels jurassiens, font l’objet d’une surveillance environnementale pour risque de cyanobactéries. Ces micro-algues, invisibles à l’œil nu, peuvent libérer des toxines irritantes ou digestives en cas d’exposition prolongée.

Pour de plus amples informations ! https://baignades.sante.gouv.fr/baignades/editorial/fr/accueil.html


La Ville de Besançon lance une nouvelle campagne de dératisation dans ses égouts, du 23 juin au 3 juillet inclus. Menée par une entreprise spécialisée, en collaboration avec les égoutiers municipaux, l’intervention couvrira les 65 kilomètres du réseau visitable.

La municipalité appelle les habitants à adopter des gestes simples mais efficaces : bien fermer portes et soupiraux, stocker les déchets dans des contenants fermés et éviter de jeter de la nourriture par les fenêtres. Ces comportements contribuent à prévenir les dégâts et les risques sanitaires liés aux rats, vecteurs de maladies graves.

Prévenir plutôt que guérir : c’est le message fort porté cette année encore par la campagne "Juin Jaune", mois de sensibilisation aux dangers du soleil et de prévention des cancers de la peau. En 2025, le focus est mis tout particulièrement sur la protection solaire de la petite-enfance, véritable enjeu de santé publique.

Sous l’impulsion de l’ASFODER (Association des dermatologues de Franche-Comté), de l’association À Fleur de Peau et du CHU de Besançon, la campagne « Juin Jaune » redouble d’efforts pour faire passer un message essentiel : les bonnes habitudes de protection solaire doivent s’acquérir dès la petite enfance.

L'interview de la rédaction : Caroline Biver Dalle, présidente de l’ASFODER et dermatologue à Saône. 

« C’est dès le plus jeune âge qu’on adopte la solaire attitude »

Caroline Biver Dalle, présidente de l’ASFODER, insiste : « Ici, c’est la petite enfance qui est ciblée  cette année. Il faut dès le départ adopter les bons réflexes pour limiter les risques des expositions solaires futures. Les dommages causés par les UV pendant l’enfance peuvent se payer cher plusieurs décennies plus tard. »  « Les rayons ultraviolets (UV), qu’ils soient UVB ou UVA, altèrent progressivement l’ADN des cellules cutanées. Cette altération silencieuse favorise, au fil des années, le développement de cancers de la peau Â». En France, comme ailleurs, une exposition excessive et non protégée dans l’enfance est identifiée comme l’une des principales causes de ces cancers à l’âge adulte.

Une mobilisation collective en Franche-Comté

Pour enrayer ce phénomène, de nombreux partenaires locaux se mobilisent : la Ville de Besançon, la MSA Franche-Comté, la CPAM du Doubs, la Ligue contre le cancer, , l’UNSS,… . Ensemble, ils organisent des actions concrètes tout au long du mois de juin :

  • Distribution de bobs et de supports pédagogiques aux élèves des écoles élémentaires de Besançon et Grand Besançon Métropole.
  • Ateliers ludiques et formations pour les animateurs périscolaires afin d’ancrer ces réflexes de protection dès le plus jeune âge.
  • Campagnes de communication et d'information destinées aux familles et au grand public.

Les 6 règles d’or de Juin Jaune

Afin d’assurer une protection optimale, les organisateurs rappellent les gestes essentiels à adopter :

  1. Porter des vêtements couvrants.
  2. Mettre un chapeau ou un bob.
  3. Porter des lunettes de soleil adaptées.
  4. Rechercher les zones d’ombre (attention à la réverbération sur l’eau, le sable, la neige).
  5. Éviter l’exposition directe au soleil entre 11h et 16h.
  6. Appliquer une crème solaire indice 50+, toutes les deux heures.

« Il faut prendre conscience qu’avant de sortir, il faut systématiquement penser à la protection solaire, comme on pense à mettre des chaussures », souligne Caroline Biver Dalle. « Dans les sacs d’école, il devrait toujours y avoir une casquette et un tube de crème. »

L'interview de la rédaction : Caroline Biver Dalle, présidente de l’ASFODER et dermatologue à Saône. 

Légiférer pour mieux protéger

Au-delà de la sensibilisation, l’ASFODER milite pour une véritable politique de santé publique autour de la protection solaire des enfants, à l’image de l’Australie qui a prouvé l’efficacité de telles mesures obligatoires. « Une lettre a été envoyée aux parlementaires pour ouvrir le débat sur la nécessité de légiférer en France », précise la dermatologue. « En Australie, ces mesures ont permis de réduire significativement l’incidence des cancers de la peau vingt ans après leur mise en place. »

L'interview de la rédaction : Caroline Biver Dalle, présidente de l’ASFODER et dermatologue à Saône.