Du 21 au 23 avril, la Maison des Familles de Franche-Comté accueille à Besançon le Congrès National de la Fédération des Maisons d’Accueil Hospitalières de France. Pendant trois jours, les représentants des 40 structures françaises se réunissent pour échanger autour des enjeux majeurs de leur engagement : rôle des associations, place du bénévolat et renouvellement de la gouvernance.
À travers ce rendez-vous, les organisateurs rappellent que les Maisons des Familles sont bien plus que des lieux d’hébergement : de véritables espaces de vie, ouverts sur leur territoire, où se conjuguent accompagnement, activités et solidarité. Un événement placé sous le signe du lien entre engagement humain et ouverture culturelle.
En avril, l’Établissement Français du Sang lance un appel au don de plasma. Objectif : faire connaître ce geste encore peu répandu mais essentiel pour les patients. Comptez environ une heure trente pour donner, dont 45 minutes de prélèvement. L’EFS rappelle que ce temps peut devenir un moment utile pour sauver des vies. La France doit doubler le nombre de donneurs d’ici 2028. Rendez-vous dans les Maisons du don ou sur dondesang.efs.sante.fr.
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, un événement dédié au bien-être et à la prévention se tiendra à Dole, le samedi 11 avril, de 13h30 à 17h30, place Novarina. Organisée par le Centre social Olympe de Gouges, cette après-midi proposera au public un parcours santé accessible à tous.
La présence du moustique tigre est confirmée à Besançon. Pour sensibiliser aux bons gestes de prévention, la Ville et l’ARS Bourgogne-Franche-Comté organisent une réunion d’information jeudi 23 avril, de 18h30 à 20h, au Kursaal. Pour limiter sa prolifération, il est essentiel d’éliminer les eaux stagnantes autour de chez soi. Petit mais invasif, ce moustique peut transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika.
À la Maison des Étudiants, sur le campus de la Bouloie à Besançon, une certaine effervescence anime les salles depuis ce matin. Post-it colorés, maquettes improvisées, imprimantes 3D en action : la première édition de l’opération “Le Tube à Essais” bat son plein. Destiné aux collégiens et lycéens du Doubs, cet événement propose une immersion concrète dans l’innovation en santé. Au cœur du dispositif, un objectif clair : faire découvrir aux jeunes la richesse des métiers du secteur médical… en les mettant directement dans la peau d’innovateurs.
Une adaptation du Hacking Health pour les jeunes
Christophe Dollet, à l’initiative du Hacking Health bisontin, que l’on ne présente plus, explique la genèse de l’événement : « L’idée, c’est de décliner le modèle du Hacking Health de Besançon — un marathon d’innovation en santé — pour des publics plus jeunes. On voulait leur donner accès à cette démarche, mais dans un cadre adapté à leur âge et à leur rythme scolaire ». Co-organisé avec le Campus des métiers et des qualifications en santé et la structure porteuse du Hacking Health Besançon, Le Tube à Essais propose aux élèves de travailler sur de véritables problématiques issues du terrain. Au-delà des vocations médicales classiques, l’ambition est aussi d’ouvrir les horizons : « On veut montrer que la santé, ce n’est pas seulement un médecin ou une infirmière. Il y a tout un écosystème de métiers, notamment autour de l’innovation », souligne Christophe Dollet.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, directeur du Hacking Health
Des défis concrets, inspirés du réel
Parmi les problématiques proposées, certaines touchent directement au quotidien des patients et des soignants. Un exemple marquant : repenser le système d’appel malade en hôpital ou en EHPAD. « Comment faire quand une personne n’a plus la force d’appuyer sur un bouton, ou quand la sonnette tombe du lit ? Ce sont des situations très concrètes, auxquelles les élèves doivent répondre », explique l’organisateur. Les problématiques sont introduites via des vidéos réalisées avec des professionnels de santé et des patients, permettant aux jeunes de comprendre les enjeux réels. Ensuite, leurs idées sont confrontées directement aux porteurs de besoins pour en tester la pertinence, la faisabilité et le coût.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, directeur du Hacking Health
Une méthode d’innovation accessible
Inspirée de dix années d’expérience du Hacking Health, la méthode est ici simplifiée et structurée. Les élèves passent par plusieurs étapes : immersion, reformulation du problème, brainstorming, puis confrontation avec les utilisateurs. Le tout encadré par des coachs. Contrairement au format original de 48 heures non-stop, l’événement se déroule sur deux journées, de 9h à 16h, afin de respecter le cadre scolaire. « Malgré ce temps réduit, on observe déjà des idées très abouties dès la fin de la première matinée », se réjouit Christophe Dollet.
Prototyper pour mieux comprendre
Les jeunes ne se contentent pas d’imaginer : ils fabriquent. Grâce à la Matériauthèque de l’ArÊTE et à des outils de type Fab Lab (imprimantes 3D, découpe), ils réalisent des prototypes concrets. Des professionnels accompagnent cette phase : ergothérapeutes, ingénieurs de l’ISIFC ou de SUP Microtech, apportent leur expertise. « Cette confrontation au réel est essentielle. Elle permet d’éviter les idées irréalistes et de pousser les élèves à améliorer leurs solutions », précise Christophe Dollet.
Des idées inventives… et déjà prometteuses
Au total, une soixantaine d’élèves — de la 4e à la seconde — participent à cette première édition, venus de Besançon, Valdahon, Morteau ou encore Saint-Vit. Parmi les projets, certains se démarquent par leur originalité.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, directeur du Hacking Health
Une poupée pour faciliter la prise de médicaments
Une équipe s’est penchée sur le cas d’enfants atteints de maladies chroniques, devant prendre de nombreux comprimés. Leur idée : une poupée contenant les médicaments, que l’enfant récupère dans la main de l’objet. « On s’est dit que les enfants aiment les poupées, alors autant s’en servir pour rendre la prise de médicaments moins difficile », explique Pierre. Un concept encore perfectible, notamment sur les aspects de sécurité et d’hygiène, mais qui illustre une approche centrée sur l’acceptabilité.
L'interview de la rédaction
Une solution pour des selfies en autonomie
Autre projet : permettre à des personnes en situation de handicap de prendre des photos seules. L’équipe propose une plateforme motorisée à 360°, combinée à une tige à selfie adaptée au fauteuil roulant, avec des commandes simples. Fabriqué à partir d’objets du quotidien (roue de jouet, bambou), le prototype pourrait évoluer grâce à l’impression 3D.
L'interview de la rédaction
Une première édition prometteuse
Avec Le Tube à Essais, Besançon confirme son engagement dans l’innovation en santé… en impliquant cette fois les plus jeunes. En deux jours, les élèves découvrent non seulement des métiers, mais aussi une manière de penser : collaborer, expérimenter, tester, améliorer. Une expérience qui pourrait bien susciter des vocations — et qui, au vu de l’enthousiasme observé, a toutes les chances de s’inscrire durablement dans le paysage éducatif local.
Une hausse des soins à domicile aux conséquences invisibles
Avec le développement des soins à domicile, de plus en plus de déchets médicaux sont produits directement par les particuliers. Mais tous ne sont pas jetés correctement. Au centre de tri de Pontarlier, les agents constatent chaque jour des erreurs de tri qui peuvent avoir de graves conséquences. Depuis le début de l’année 2026, 12 piqûres ont déjà été recensées. Un chiffre jugé très préoccupant par Préval Haut-Doubs.
Des objets dangereux dans les mauvaises filières
Aiguilles, seringues, stylos à insuline ou encore matériel de tatouage se retrouvent régulièrement dans les bacs jaunes ou les ordures ménagères. Pourtant, ces déchets sont classés comme dangereux : piquants, coupants et potentiellement contaminés, ils sont manipulés à la main par les valoristes. Derrière ces accidents, les conséquences sont loin d’être anodines. Les agents concernés doivent passer par les urgences, subir des examens médicaux répétés, suivre des traitements préventifs et être accompagnés médicalement pendant plusieurs mois.
Les bons gestes à adopter
Pour limiter les risques, des règles simples existent :
Les professionnels, comme les tatoueurs ou vétérinaires, doivent quant à eux utiliser des filières réglementées adaptées.
Un geste simple, un enjeu de sécurité
Les consignes sont claires : les déchets médicaux dangereux ne doivent jamais être jetés dans les poubelles classiques ni dans le bac jaune. Un geste simple de tri peut éviter des accidents graves et protéger les agents qui manipulent nos déchets au quotidien.
Le sénateur du Doubs Jean‑François Longeot appelle le gouvernement à agir rapidement sur le dossier du protoxyde d’azote. Après avoir alerté l’Assemblée nationale et le ministère de l’Intérieur, il rappelle qu’une proposition de loi qu’il porte a déjà été adoptée à l’unanimité au Sénat. Il demande qu’elle soit entérinée sans attendre, pour répondre à l’urgence des risques liés aux usages détournés du produit.
Nouvelle journée de mobilisation ce mardi à la clinique Saint-Vincent à Besançon, propriété du groupe Elsan. Les revendications portent sur les salaires, sur l’attractivité et la fidélisation des salariés. Les discussions avec la direction du groupe sont toujours au point mort. D’où cette nouvelle action. Ce matin, aucune entrevue était au programme entre les représentants syndicaux et la direction du groupe Elsan. Affaire à suivre.
Jusqu’à ce vendredi, la faculté de médecine de Besançon accueille l’opération « hôpital des nounours », un dispositif pédagogique porté par les étudiants en médecine. L’objectif : aider les enfants, principalement issus de classes de maternelle bisontines, à mieux appréhender le milieu hospitalier et à réduire leur peur des soins. Organisé par la corporation étudiante, cet événement propose aux plus jeunes de venir consulter… avec leur peluche. « Le but, c’est qu’ils aient moins peur de l’hôpital plus tard. La peur augmente la douleur chez les enfants, donc on essaie d’améliorer leur vécu », explique Charlotte, étudiante en médecine et co-organisatrice.
L'interview de la rédaction : Charlotte et Sky, co-organisatrices de l'évènement
Apprendre en jouant
Concrètement, deux classes sont accueillies par demi-journée. Pendant que l’une découvre différents stands représentant les métiers de la santé, l’autre participe à des activités ludiques en salle d’attente, encadrée par des étudiants et une mascotte très appréciée. Les enfants deviennent acteurs : ils diagnostiquent les « maladies » de leur nounours et l’orientent vers les bons « services ». Radiologie, kinésithérapie ou encore bloc opératoire sont ainsi reproduits de manière adaptée et pédagogique. Fractures, maux de tête… mais aussi blessures plus imaginaires comme une « allergie à la nuit » ou une attaque de requin : tout est prétexte à dédramatiser.
L'interview de la rédaction : Charlotte et Sky, co-organisatrices de l'évènement
Un impact concret
Créée au début des années 2000 et installée à Besançon depuis plus de 20 ans, l’opération rencontre chaque année un franc succès. « On voit des enfants arriver en pleurant à la vue des blouses, et repartir rassurés », souligne Sky, organisatrice également de l’évènement. Les retours des enseignants et des bénévoles sont largement positifs. Des questionnaires sont d’ailleurs envoyés après l’événement pour améliorer le dispositif. Au-delà de la sensibilisation, l’initiative permet aussi aux étudiants de développer leur relation avec les jeunes patients. En mêlant jeu et pédagogie, l’« hôpital des nounours » s’impose comme un outil précieux pour apprivoiser, dès le plus jeune âge, un univers souvent source d’angoisse.
La tension monte à la clinique Saint-Vincent à Besançon, propriété du groupe Elsan . Le personnel soignant, emmené notamment par Patricia Dreyer, secrétaire du CSE, déléguée syndicale et infirmière depuis plus de vingt ans, a entamé un nouveau mouvement de grève pour dénoncer l’absence d’avancées salariales.
Des négociations dans l’impasse
À l’origine du conflit : des discussions jugées infructueuses avec la direction. « Nous n’avons obtenu aucune proposition concrète », explique Patricia Dreyer. Le personnel avait pourtant élaboré un tableau détaillé des augmentations de salaire, métier par métier et selon l’ancienneté. Une base de travail que la direction refuse, selon les syndicats, d’étudier.
Face à ce blocage, les négociations ont été suspendues. La décision a été prise de mener des temps ponctuels de mobilisation, qui permettent de créer un effet de surprise auprès de la direction, d’éviter des pertes de salaire trop importantes et de ne pas pénaliser les patients : « On ne peut pas les prendre en otage », insiste la représentante du personnel. « Ce ne sont pas des grèves perlées, mais des arrêts de travail ciblés », précise Mme Dreyer. Les équipes s’organisent en interne. Cette organisation repose sur une forte coordination entre les salariés. « Tout le monde s’implique, tout le monde communique », souligne-t-elle. Le collectif décide lui-même des modalités de mobilisation, sans en informer à l’avance la direction.
Une revendication chiffrée
Le personnel avance un chiffre précis : 624 000 euros. C’est le montant estimé des augmentations demandées. Une somme jugée « absorbable » par les syndicats, qui pointent la bonne santé financière de la clinique. Mais selon eux, le problème dépasse l’établissement lui-même. Appartenant à un groupe, la clinique participerait à un système de redistribution interne. « Notre structure finance des investissements ailleurs, alors que nos salaires stagnent », déplore Patricia Dreyer.
Un ras-le-bol généralisé
Derrière les revendications salariales, c’est un malaise plus profond qui s’exprime. « On est au bord de la saturation financière », confie la déléguée syndicale. Le personnel souhaite également valoriser l’expérience et fidéliser les équipes, notamment en récompensant l’ancienneté.

Un mouvement appelé à durer
Si aucune avancée n’est obtenue, la mobilisation pourrait se prolonger. Contrairement aux précédents mouvements, souvent limités à quelques jours, celui-ci s’inscrit dans une stratégie de long terme. « La différence aujourd’hui, c’est l’organisation. Les équipes tiennent dans la durée », observe Patricia Dreyer. Une mobilisation discrète mais efficace, qui pourrait bien contraindre la direction à reprendre les discussions. Pour l’heure, le dialogue semble rompu. Mais du côté des soignants, la détermination reste intacte.