Ce jeudi, les agents du Centre hospitalier de Novillars (CHN) se sont mobilisés à l’appel de l’intersyndicale CGT–FO–SUD. Un rassemblement s’est tenu à 11 h devant l’établissement, avant une assemblée générale du personnel prévue dans l’après‑midi. Les organisations syndicales dénoncent une situation qu’elles jugent “alarmante” concernant les effectifs, les conditions de travail et le dialogue social.
Des engagements non tenus selon les syndicats
À l’origine de la colère : les décisions prises par la direction sur les heures supplémentaires, l’imposition de jours de congés les week‑ends et jours fériés, ainsi que la révision des maquettes RH. Selon l’intersyndicale, le directeur de l’établissement s’était engagé, après le préavis de grève du 8 janvier, à suspendre ces mesures le temps d’une négociation. Une promesse qui n’aurait pas été tenue. Les syndicats dénoncent notamment une “chasse aux heures supplémentaires”, pourtant indispensables au fonctionnement quotidien des services, et une volonté de maintenir unilatéralement les règles contestées.
Des effectifs “renforcés”… sans création de postes
La direction affirme vouloir “renforcer les effectifs”. Une affirmation que les syndicats qualifient de trompeuse : aucune création de poste n’est prévue. Selon eux, la stratégie actuelle repose sur une réorganisation à effectif constant, qui déplace les pénuries sans les résoudre, tout en faisant peser l’effort sur les professionnels. L’intersyndicale dénonce un “marché inacceptable” : des effectifs présentés comme renforcés en échange d’un abandon des droits sociaux, d’une perte de rémunération et d’un risque accru d’usure professionnelle.
Un climat de pression et de culpabilisation
CGT, FO et SUD pointent une méthode fondée sur la contrainte, la peur du sous‑effectif et la culpabilisation des agents. L’intersyndicale estime que cette logique met en danger la santé des professionnels, la qualité des soins et la sécurité des patients. “Les droits sociaux deviennent une variable d’ajustement budgétaire, et le travail réel une ressource à exploiter sans limite”, résument les syndicats.
Un appel à un véritable dialogue social
Face à ce qu’elles considèrent comme une absence de négociation sincère, les trois organisations affirment se tenir “résolument aux côtés des professionnels” pour défendre leurs droits et leurs conditions de travail. La mobilisation de ce jeudi s’inscrit dans une série d’actions visant à obtenir un changement de méthode et des garanties concrètes pour les équipes du CHN.
Dans le cadre de Mars Bleu, mois national de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, plusieurs sites de la ville de Pontarlier seront illuminés en bleu : la place d’Arçon, la chapelle de l’Espérance et l’église Saint‑Bénigne. Les équipes techniques installeront ces éclairages la semaine du 23 février. Une manière de rappeler, tout au long du mois de mars, l’importance du dépistage et de la prévention.
La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février en Bourgogne-Franche-Comté. L’Agence Régionale de Santé appelle à rester mobilisé : « le virus circule toujours activement, avec un rebond chez les plus jeunes et une forte pression sur le système de santé ». La vaccination protège des formes graves, notamment pour les personnes à risque, et elle est prise en charge à 100 %. L’ARS rappelle aussi l’importance des gestes barrières : masque en cas de symptômes, lavage des mains et aération régulière.
L’Institut de formation des professions de santé (IFPS) du CHU de Besançon accueillera le public samedi 31 janvier 2026, de 9h à 13h, à l’occasion de ses portes ouvertes annuelles. Plus de 750 étudiants y sont formés chaque année dans neuf filières du paramédical et de l’assistance aux soins : aide-soignant, ambulancier, assistant de régulation médicale, auxiliaire de puériculture, infirmier, puériculteur, infirmier anesthésiste, infirmier de bloc opératoire et cadre de santé. Une matinée pour découvrir les formations, rencontrer les équipes et échanger avec les étudiants.
En Bourgogne–Franche‑Comté, la campagne de vaccination en collèges se poursuit. Les parents d’élèves de 5e, 4e et 3e ont jusqu’au 25 janvier pour déposer en ligne leur autorisation parentale, indispensable pour que leur enfant puisse être vacciné contre les papillomavirus humains et les méningites à méningocoques. La plateforme reste ouverte encore quelques jours pour finaliser la démarche. Autorisations à déposer sur le site dédié : https://vaccination-college-bourgognefranchecomte.fr/?utm_source=chatgpt.com
Deux nouveaux espaces d’accueil vont être inaugurés en réanimation infantile et en néonatalogie au CHU de Besançon. Pensés après la période Covid, ils offrent désormais aux familles une cuisine fonctionnelle ainsi qu’une salle d’attente plus apaisante et adaptée. Ces aménagements ont été rendus possibles grâce au soutien des associations Réa…gir, Néonat25 et SOS Préma, chaleureusement remerciées par l’hôpital.
Le CHU lance également PréSCI, un projet de recherche inédit visant à mieux diagnostiquer les complications digestives chez les nouveau‑nés prématurés grâce à l’analyse de biomarqueurs urinaires. Le programme, porté par le fonds Phisalix, est ouvert aux dons. Pour de plus amples informations : https://www.fonds-phisalix.fr/projet/presci-ameliorer-la-prise-en-charge-des-complications-digestives-chez-les-nouveau-nes-prematures/
Les travaux avancent et le projet se concrétise pour ce nouvel équipement de 860 m², pensé pour renforcer l’offre de soins sur le bassin dolois et faciliter l’accès à la santé de proximité. Le centre accueillera six chirurgiens-dentistes, un orthodontiste, quatre médecins généralistes et cinq spécialistes. L’ouverture est prévue en juin 2026, au 49 rue Charles-Laurent-Thouverey.
Depuis lundi, les médecins libéraux sont engagés dans un mouvement de mobilisation qui doit se poursuivre jusqu’au 15 janvier. Une mobilisation d’ampleur nationale, soutenue en région par l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML), pour dénoncer une dégradation continue du système de santé et alerter sur les conséquences pour les patients.
L'interview de la rédaction : Docteur Eric Blondet, président de l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML) en Bourgogne Franche-Comté
Un ras-le-bol face aux décisions politiques
Pour le docteur Éric Blondet, président de l’URML Bourgogne-Franche-Comté, cette mobilisation est avant tout « un cri d’alerte, un ras-le-bol, une colère des professionnels de santé ». Médecins libéraux, généralistes comme spécialistes, dénoncent une perte progressive de leur indépendance professionnelle, notamment à travers des décisions législatives jugées de plus en plus contraignantes. En ligne de mire : l’évolution du dialogue conventionnel et le rôle de l’Assurance maladie, perçue comme devenant « toute-puissante » dans la fixation des honoraires et des pratiques médicales. « C’est comme demander à un assureur de fixer le prix de votre mécanicien ou de dicter les prescriptions de votre médecin », illustre le Dr Blondet, évoquant notamment les mesures de limitation des durées de prescription.
Une remise en cause de la relation de soins
Au-delà des conditions d’exercice, les médecins alertent sur une remise en cause profonde de la relation de confiance entre le patient et son soignant. « Si le médecin est contraint par des injonctions politiques ou administratives, quelle confiance peut-on encore lui accorder ? », interroge le président de l’URML. Selon lui, cette évolution fragilise l’ensemble du système de santé français, à un moment où plusieurs indicateurs sont déjà préoccupants : hausse de la mortalité infantile depuis une dizaine d’années, baisse de l’espérance de vie en bonne santé, pénuries de médicaments et de matériel médical, ou encore manque d’anticipation face aux crises sanitaires.
L'interview de la rédaction : Docteur Eric Blondet, président de l’Union Régionale des Médecins Libéraux (URML) en Bourgogne Franche-Comté
Une mobilisation au service des patients
Si le mouvement concerne directement les professionnels, il se veut avant tout au service de la population. « Cela concerne les patients d’aujourd’hui et ceux de demain. Nous sommes tous appelés à être malades un jour », rappelle le Dr Blondet. Les médecins dénoncent un manque de moyens pour innover, réduire les délais de prise en charge et développer de nouvelles organisations de soins, tant sur le plan thérapeutique que diagnostique. Ils pointent également une succession de réformes et de dispositifs – maisons de santé, CPTS, nouvelles labellisations – lancés sans vision à long terme ni financements clairement définis. « On a le sentiment que le pilote de l’avion change tous les six mois », déplore-t-il.
Des professions en souffrance et moins attractives
Autre inquiétude majeure : l’attractivité des métiers de la santé. Médecins, mais aussi infirmiers, kinésithérapeutes ou pharmaciens, seraient aujourd’hui en souffrance. « Nos professions n’attirent plus les jeunes, et ceux qui les choisissent exercent de moins en moins », alerte le président de l’URML, évoquant un véritable sujet de société. La mobilisation rassemble ainsi l’ensemble des spécialités, des médecins généralistes aux spécialistes hospitaliers ou de ville, tous estimant être « au point de rupture ».
Une détermination intacte jusqu’au 15 janvier
La mobilisation doit se poursuivre jusqu’au 15 janvier, et les médecins se disent déterminés à aller jusqu’au bout. « Quand on choisit ces métiers, c’est par altruisme, pour aider des personnes en situation de vulnérabilité. Aujourd’hui, on a le sentiment qu’on ne nous donne plus les moyens de le faire », conclut le Dr Éric Blondet.
Un combat que les médecins libéraux entendent mener non seulement pour leur profession, mais aussi pour l’avenir du système de santé français.
Les médecins de ville et des cliniques privées annoncent une grève « sans précédent » à partir d'aujourd'hui. Vous risquez de trouver porte close si vous aviez un rendez-vous... Les organisations appellent les praticiens libéraux à cesser le travail pendant dix jours pour dénoncer plusieurs mesures du projet de budget de la Sécurité sociale, qu’ils jugent menaçantes pour leur liberté d’exercice.
À l’approche des fêtes, l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté appelle à la prudence face à la grippe, la bronchiolite et aux virus hivernaux. Parmi les bons réflexes à appliquer : porter un masque en cas de symptômes, se laver les mains régulièrement et aérer chaque jour. Il est indiqué que la vaccination contre la grippe et le COVID-19 reste fortement recommandée pour les plus fragiles. En cas de besoin, privilégier son médecin en journée, sauf urgence vitale.