Un mouvement mondial pour briser les tabous
Né en Australie en 2003, le mouvement « Movember » – contraction de moustache et november – a fait du mois de novembre un temps fort de sensibilisation à la santé masculine. L’idée est née d’un simple défi entre amis : se laisser pousser la moustache pendant trente jours pour attirer l’attention sur des sujets souvent tus chez les hommes. Mais au fil des années, « Movember » est devenu une véritable campagne mondiale en faveur de la prévention et du dialogue autour de la santé des hommes. « Au-delà du symbole, c’est un moyen de libérer la parole et d’aborder des thèmes tabous comme le cancer ou la dépression », explique le docteur Morgan Goujon, oncologue médical au CHU de Besançon, spécialisé dans les cancers urologiques.
L'interview de la rédaction : Docteur Morgan Goujon
Une mobilisation forte au CHU de Besançon
Le CHU de Besançon, en partenariat avec l'institut régional fédératif du cancer de Franche-Comté, participe activement à cette initiative. Cette année, une journée de discussion et de prévention a réuni soignants, associations de patients et partenaires autour de plusieurs thématiques : cancer de la prostate, cancer du testicule, santé mentale masculine. Des associations locales comme Oncodoubs ou Sérum Santé Masculine ont contribué à rendre ces échanges plus accessibles et moins formels. Le docteur Goujon insiste sur l’importance de ce type de rencontres : « Ces moments permettent aux patients d’échanger autrement, de parler sans gêne et de comprendre que la prévention, c’est déjà se soigner. »
Une pièce de théâtre pour sensibiliser autrement
En marge des conférences, le CHU a proposé la pièce « Radicale », proposée par la compagnie « la Clé des Planches ». Cette création raconte, de manière originale et émotive, le parcours d’un patient atteint d’un cancer de la prostate, à travers la voix… de sa propre prostate. « C’est une façon décalée, mais percutante, de faire passer un message de prévention », commente le docteur Goujon.
Cancers urologiques : l’importance du dépistage précoce
Le cancer de la prostate est aujourd’hui le plus fréquent chez l’homme, avec un diagnostic souvent posé après 70 ans. Pour le spécialiste, la prévention reste la meilleure arme : « Plus le cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont grandes ». Certains signes doivent alerter : des difficultés à uriner, la présence de sang dans les urines, ou des mictions trop fréquentes. « Ces symptômes ne sont pas toujours graves, mais ils méritent d’être vérifiés. Il ne faut pas attendre ni se dire que ça passera tout seul », insiste-t-il.
L'interview de la rédaction : Docteur Morgan Goujon
Libérer la parole pour sauver des vies
Le médecin le reconnaît : la culture du silence reste tenace chez les hommes. Les femmes parlent plus facilement de leur santé. « Chez les hommes, il y a encore cette idée qu’en ne regardant pas le problème, il n’existe pas », déplore-t-il. Movember cherche justement à renverser cette mentalité, en associant humour, solidarité et prévention. Le mot d’ordre : porter la moustache, mais surtout porter le message.
Le jeudi 13 novembre, le lycée agricole Lasalle de Levier accueillera un forum santé, organisé par un groupe d’élèves de première et terminale STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant). Sous la houlette de leurs enseignants et avec le soutien du Contrat Local de Santé et sa responsable Sophie Giradet et de nombreux partenaires, ces lycéens se mobilisent pour sensibiliser leurs camarades aux grands enjeux de santé et de sécurité du quotidien.
Le reportage de la rédaction : Lucille et Louis
Informer, prévenir et échanger autrement
Le forum a pour ambition de sensibiliser les jeunes à plusieurs thématiques de santé publique : alimentation, sexualité, risques solaires, et surtout sécurité routière, un sujet crucial pour de nombreux lycéens en âge de passer le code ou le permis de conduire. « Notre objectif, c’est d’agir avant qu’un accident ou un problème survienne. On veut que nos camarades comprennent les risques, mais de façon concrète et positive » explique Lucille, élève de 1ère STAV. Pour cela, les jeunes organisateurs ont misé sur des animations ludiques : jeux, ateliers interactifs et même un escape game. « C’est plus vivant qu’une conférence. On apprend mieux quand on participe et qu’on échange entre nous » ajoute Louis, lycéen en classe de première
Un projet collectif et soutenu par le territoire
Ce forum est l’aboutissement d’une volonté ancienne de l’établissement, soucieux de proposer un espace de réflexion et de prévention autour de la santé. L’initiative a pu voir le jour grâce notamment à l’implication de Sophie Girardet, chargée de mission du Contrat local de santé, qui a permis de mobiliser les partenaires et financeurs nécessaires.
En milieu rural, où les services de santé et de prévention peuvent être éloignés, cette proximité est essentielle.
Le reportage de la rédaction : Lucille et Louis
Le lycée, un lieu privilégié pour la prévention
Le choix du lycée comme cadre d’action n’est pas anodin. Tous les élèves sont concernés, et les échanges entre pairs permettent une diffusion naturelle des messages de prévention.
Au total, plus de 250 élèves, de la 4e à la terminale, participeront à cet après-midi d’animations. Les ateliers seront adaptés selon les âges, afin de parler à chacun, du préadolescent au jeune adulte.
Des risques bien réels, une vigilance à renforcer
Les jeunes de 17 à 20 ans sont souvent en pleine construction de leur autonomie, avec une maturité encore en développement. « À cet âge, on se sent invincible » reconnaît Louis. « On ne se rend pas toujours compte du danger, surtout en soirée ou entre amis ». Les jeunes ont souhaité aborder la prévention des conduites à risque, notamment celles liées à l’alcool et à la route, dans un cadre convivial mais conscient des réalités.
Apprendre à agir pour soi et pour les autres
Au-delà des messages de prévention, le forum vise à transmettre des compétences pratiques : gestion du stress, compréhension des effets de l’alimentation, ou encore impact de l’alcool sur la conduite. Ces ateliers permettront aux élèves de mieux connaître leur corps et leurs réactions, mais aussi de trouver des solutions concrètes face à certaines difficultés.
Le reportage de la rédaction : Lucille et Louis
Un événement porteur d’avenir
Ce Forum santé du 13 novembre symbolise un engagement collectif et citoyen, mené par des jeunes pour les jeunes. Grâce à une approche participative et des partenaires impliqués, le lycée agricole de Levier démontre qu’en milieu rural aussi, la prévention et la santé peuvent rimer avec innovation et dynamisme.
Le CHU de Besançon lance une étude de faisabilité sur les effets des jeux vidéo sur le sommeil des adultes, une population encore peu étudiée malgré sa forte représentation parmi les joueurs. Menée par le service d’addictologie et le centre du sommeil, cette recherche vise à comparer la qualité du sommeil entre deux groupes : les joueurs réguliers et les joueurs occasionnels ou non-joueurs, âgés de 18 à 40 ans.
Les participants rencontreront un médecin addictologue et un spécialiste du sommeil, tiendront un agenda du sommeil et des écrans pendant 14 jours, porteront un bracelet actimètre et fourniront des prélèvements urinaires pour analyser la mélatonine. Chaque participant recevra un retour personnalisé sur son sommeil et, si nécessaire, une proposition de prise en charge.
Pour participer, contactez le Dr Galli, responsable du projet : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Une indemnisation est prévue.
Alors que ce mardi, l’Assemblée nationale entame l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, après avoir suspendu les débats sur le budget général de l’État, la députée jurassienne centriste Danielle Brulebois réaffirme, sur ses réseaux sociaux, « son engagement à bâtir un budget responsable, équilibrant maîtrise des dépenses publiques et soutien à l’économie, sans alourdir la pression fiscale ». Objectif : « réduire la dette tout en préservant le modèle social français ».
La 10e édition de Mois sans tabac a débuté ce 1er novembre, avec une campagne résolument tournée vers les ex-fumeurs. Depuis 2014, le tabagisme quotidien a chuté de plus de 10 points, soit 4 millions de fumeurs en moins en France.
« Une victoire majeure pour la santé publique » souligne l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne Franche-Comté, qui invite tout un chacun à s’inscrire dans cette action collective, qui invite les fumeurs à relever le défi d’arrêter pendant 30 jours. Dans la région, lors de cette nouvelle saison, 3 000 Bourguignons et francs-comtois ont déjà franchi le pas. Il est rappelé que 30 jours sans tabac multiplient par 5 les chances d’arrêt définitif. Des outils d’accompagnement sont disponibles sur le site officiel, via l’application Tabac info service et le numéro 39 89.
Dans le cadre de Novembre Bleu, appelé également Movember, le CHU de Besançon et l’IRFC de Franche-Comté organisent une journée de sensibilisation à la santé masculine, ce jeudi 6 novembre. De 10h à 16h30, le hall de l’hôpital Jean-Minjoz accueillera stands d’information, échanges et conseils autour du dépistage, de l’hygiène de vie ou encore de la sexualité. La journée se clôturera à 19h30 au Scènacle avec la pièce « Radicale », suivie d’un débat avec des professionnels de santé. Entrée gratuite, réservation obligatoire, via le lien : https://framaforms.org/reservation-piece-de-theatre-radicale-1760687111
À l’occasion d’Octobre Rose 2025, la Ville de Pontarlier conclut ce vendredi 31 octobre son challenge « Don de cheveux », une action solidaire et symbolique au profit de l’association Fake Hair Don’t Care. Cette initiative, portée par la municipalité en partenariat avec les coiffeurs locaux, vise à collecter des mèches de cheveux pour la fabrication de perruques naturelles destinées aux personnes atteintes de cancer.
L'interview de la rédaction : Camille Choukra-Annah, chargée de mission à la mairie de Pontarlier et coordinatrice de la campagne Octobre Rose
Un mois d’engagement et de solidarité
Lancée le 1er octobre, l’opération s’inscrit dans le cadre du mois national de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. « L’objectif est simple : permettre à chacun, femme ou homme, de contribuer à sa manière à cette belle cause, en offrant une partie de ses cheveux », explique Camille Choukra-Annah, chargée de mission à la mairie de Pontarlier et coordinatrice de la campagne Octobre Rose. Il suffit de 10 centimètres de cheveux pour participer. Peu importe la nature de la chevelure – bouclée, lisse, colorée ou naturelle –, tous les dons sont acceptés, à condition qu’ils soient propres et secs.
Les 7 salons de coiffure partenaires de Pontarlier, ainsi qu’un salon de Maison du Bois Lièvremont, se sont mobilisés pour collecter ces précieuses mèches tout au long du mois.
L'interview de la rédaction : Camille Choukra-Annah, chargée de mission à la mairie de Pontarlier et coordinatrice de la campagne Octobre Rose
Une chaîne solidaire pour offrir des perruques naturelles
Les cheveux recueillis sont remis à l’association Fake Hair Don’t Care, qui se charge de les transformer en perruques naturelles. Ces perruques, souvent très coûteuses, représentent un véritable soutien psychologique pour les personnes touchées par la maladie. « Les perruques naturelles restent inaccessibles pour beaucoup. Grâce à ces dons, on aide à redonner confiance et dignité à ceux et celles qui traversent une période difficile », souligne Camille Choukra-Annah.

Trois ans d’engagement municipal
C’est la troisième année consécutive que la ville de Pontarlier participe à cette opération nationale. « Chaque mèche compte : les petits gestes forment les grandes montagnes », rappelle l’intervenante. Le challenge du don de cheveux vient compléter les nombreuses actions menées tout au long du mois : expositions, conférences, ventes solidaires et la traditionnelle Crazy Pink Run, course solidaire rassemblant chaque année plusieurs milliers de participants.
Une mobilisation locale exemplaire
Si le bilan définitif sera dévoilé dans les prochains jours, les premiers retours sont très positifs. « Cette année encore, la mobilisation a été au rendez-vous : associations, clubs de sport, entreprises et habitants se sont fortement impliqués », se réjouit Camille Choukra-Annah. En 2024, la campagne Octobre Rose à Pontarlier avait permis de collecter plus de 22 000 euros au profit de la recherche et du soutien aux malades, en plus de nombreux dons de cheveux.
L'interview de la rédaction : Camille Choukra-Annah, chargée de mission à la mairie de Pontarlier et coordinatrice de la campagne Octobre Rose
Un dernier appel avant la clôture
Alors que le mois d’Octobre Rose touche à sa fin, la Ville de Pontarlier invite encore les volontaires à se rendre dans l’un des salons partenaires avant le 31 octobre pour offrir quelques centimètres de solidarité. Car, comme le rappelle joliment Camille Choukra-Annah : « Donner ses cheveux, c’est donner un peu de soi pour redonner le sourire à quelqu’un d’autre. »
Dans le cadre de l’opération Octobre Rose, la Ville de Pontarlier vous invite à venir découvrir, place d’Arçon, l’exposition « les Krâneuses qui tétonnent ». Née de la collaboration entre l’association Jeune&Rose et Maquille mon Krâne, cette expo photo déjantée met en valeur la beauté des femmes et questionne la féminité, le rapport au corps et la maladie, à travers les portraits de 10 jeunes femmes, touchées par un cancer du sein.
Demain, jeudi 29 octobre, aura lieu la Journée mondiale de l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Une date essentielle pour rappeler l’importance de la prévention, de la réactivité face aux symptômes et du soutien aux personnes touchées. En Bourgogne–Franche-Comté, l’association des familles de traumatisés crâniens, cérébro-lésés et de leurs proches (AFTC) se mobilise depuis de nombreuses années pour accompagner les personnes victimes d’un AVC ou d’un traumatisme crânien, ainsi que leurs familles.
L'interview de la rédaction : Carine Ménigoz, directrice générale de l'AFTC
Un accompagnement global pour plus de 1 000 personnes chaque année
L’AFTC accompagne chaque année près de 1 000 personnes adultes en situation de handicap, souvent à la suite d’un traumatisme crânien ou d’un AVC. A travers ses services et établissements médico-sociaux, elle soutient les personnes concernées mais aussi leurs proches, souvent très impactés. L’AFTC propose un accompagnement personnalisé et complet : aide à l’aménagement du domicile, soutien psychologique, accompagnement à la réinsertion professionnelle, activités de jour (sport adapté, ateliers culturels), et entraide entre pairs. « Nous avons un large panel de professionnels — travailleurs sociaux, ergothérapeutes, animateurs, chargés d’insertion — qui travaillent ensemble pour proposer la meilleure solution au meilleur moment », précise Carine Ménigoz, la directrice générale de la structure. L’association est présente sur six départements de la région : la Côte-d’Or, la Saône-et-Loire, le Jura, la Haute-Saône, le Doubs et le Territoire de Belfort.
L'interview de la rédaction : Carine Ménigoz, directrice générale de l'AFTC
Prévenir l’AVC : un enjeu de santé publique
À l’occasion de cette journée mondiale, l’AFTC rappelle l’importance de la prévention et de la réactivité face aux premiers signes. Chaque année, environ 5 700 personnes sont victimes d’un AVC en Bourgogne–Franche-Comté, et près de 600 en décèdent, selon Santé publique France. « Un AVC peut survenir à tout âge, et hommes et femmes sont désormais également concernés », souligne Madame Menigoz.
L'interview de la rédaction : Carine Ménigoz, directrice générale de l'AFTC
Les bons réflexes à adopter
Une hygiène de vie saine reste le premier facteur de prévention : limiter la consommation d’alcool, arrêter le tabac, pratiquer une activité physique régulière et adopter une alimentation équilibrée. Mais il est tout aussi essentiel de reconnaître rapidement les symptômes d’un AVC : Paralysie ou engourdissement soudain d’un côté du visage ou du corps, difficultés à parler ou à comprendre, maux de tête intenses et soudains… . « En cas de doute, il faut immédiatement appeler le 15 ou le 112. Plus l’intervention est rapide, plus les chances de récupération sont importantes », rappelle la responsable. Les études montrent qu’un traitement administré dans les 4h30 suivant l’accident réduit considérablement le risque de séquelles.
Un message d’espoir et de solidarité
Au-delà de la prévention, l’association s’engage dans une véritable dynamique humaine et solidaire. Les groupes d’entraide entre personnes cérébro-lésées et entre familles offrent un espace d’écoute et de compréhension mutuelle, favorisant la reconstruction personnelle et sociale.
Pour en savoir plus
Les personnes souhaitant obtenir davantage d’informations ou être accompagnées peuvent se rendre sur le site de l’association : https://www.aftc-bfc.fr/
Le Centre hospitalier Paul Nappez de Morteau subit de plein fouet les conséquences de la cyberattaque ayant visé le Centre hospitalier intercommunal de Haute Comté, hébergeur de ses données. Logiciels de soins, messageries professionnelles et standard téléphonique sont hors service pour une durée indéterminée. Les équipes ont basculé en mode dégradé, avec un retour au « tout papier » pour assurer la continuité des soins. Malgré une surcharge de travail et des communications ralenties, les professionnels restent mobilisés pour garantir la sécurité des patients.