Du 18 au 20 septembre prochains, Besançon accueillera la 11e édition de « Livres dans la Boucle », devenu au fil des années le premier festival littéraire en Bourgogne Franche-Comté. Lors de la présentation officielle de l'événement à la Maison Victor Hugo, Grand Besançon Métropole, l’organisateur, et son président Ludovic Fagaut, ont affiché une ambition claire : conforter la place du festival dans le Top 10 national tout en élargissant encore son public. « Nous voulons un festival placé sous le signe de la sérénité et de la nouveauté », a résumé M. Fagaut. Un message qui marque la volonté de tourner la page des difficultés rencontrées lors de l'édition précédente tout en proposant une programmation renouvelée.
Un moteur culturel et économique pour le territoire
Au-delà de sa dimension culturelle, « Livres dans la Boucle » représente un levier économique important pour l'agglomération bisontine. L'édition 2025 a généré près de 350 000 euros de retombées économiques, attiré plus de 30 000 visiteurs, accueilli près de 200 auteurs et permis la vente de plus de 12 000 ouvrages. Les organisateurs rappellent également l'importance de soutenir la filière du livre dans un contexte difficile. Chaque année, près de 80 librairies ferment également leurs portes en France. Par ailleurs, selon les chiffres évoqués lors de la conférence, un jeune Français ne consacre plus que 18 minutes par jour à la lecture, tandis que le temps passé devant les écrans dépasse trois heures quotidiennes. « Ces événements sont essentiels pour redonner le goût de la lecture et soutenir les acteurs du livre », a souligné l’élu.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole
Une programmation répartie dans toute la ville
Le festival investira de nombreux lieux culturels de Besançon : la Maison Victor Hugo, le Nouveau Théâtre de Besançon, le Bastion, le cinéma Megarama, le Scénacle ou encore le Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie. Le grand chapiteau de Chamars restera le cœur du festival, mais la volonté affichée est de faire rayonner l'événement dans toute la ville et dans plusieurs communes du Grand Besançon. « Dix médiathèques de l'agglomération accueilleront également des rencontres avec les auteurs. Des animations seront proposées dans les écoles, au CHU ainsi qu'en milieu carcéral afin de toucher les publics éloignés de la lecture » a expliqué Franck Monneur, Vice-Président de la collectivité, en charge de la culture.
Guillaume de Tonquédec, président d'honneur
La grande nouveauté de cette édition est la nomination du comédien Guillaume de Tonquédec à la présidence du festival. Récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle pour « Le Prénom » en 2013, il succède à une longue liste d'écrivains ayant marqué l'histoire du festival. Un choix qui symbolise l'ouverture du rendez-vous bisontin vers d'autres disciplines artistiques. L'acteur viendra présenter son nouveau livre « Ta mère et moi », publié chez Stock, un récit personnel consacré à la maladie, à la famille et à la place des aidants.
L'interview de la rédaction : Franck Monneur, Vice-Président de Grand Besançon Métropole, en charge de la culture
Littérature, cinéma, musique et bande dessinée
L'édition 2026 entend renforcer les passerelles entre la littérature et les autres formes artistiques. Près de 170 auteurs sont attendus, dont une centaine en littérature générale, une vingtaine d'auteurs de bande dessinée, 25 auteurs jeunesse et une trentaine d'auteurs régionaux. Les organisateurs revendiquent pleinement cette diversité. « La bande dessinée n'est pas une sous-littérature, pas plus que le manga », a insisté Franck Monneur. Concerts dessinés, rencontres cinéma, performances artistiques et lectures musicales viendront compléter la programmation.
L'interview de la rédaction : Christine Bresson, directrice du festival
Une attention particulière portée à la jeunesse
Le festival poursuit également son important travail en direction des jeunes lecteurs. Le Prix Jeunesse réunira un jury de quinze enfants âgés de 8 à 11 ans chargés de départager quatre autrices sélectionnées. La remise du prix aura lieu le 19 septembre. Particularité de ce prix : l'ouvrage lauréat donnera naissance à une création artistique réalisée avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Besançon. Le spectacle sera présenté lors de l'édition suivante du festival. Des rencontres avec les auteurs seront également organisées dans les établissements scolaires du Grand Besançon avant et après le festival.
Un rendez-vous incontournable en Bourgogne-Franche-Comté
Avec ses dizaines de milliers de visiteurs et ses centaines d'intervenants, « Livres dans la Boucle » s'impose aujourd'hui comme le plus important festival littéraire de Bourgogne-Franche-Comté. Pour les organisateurs, l'objectif est désormais clair : poursuivre son développement, attirer de nouveaux publics et faire de Besançon, chaque mois de septembre, une capitale du livre ouverte à toutes les formes de création artistique.
Jusqu’au 14 juin, le territoire de Grand Besançon Métropole vit au rythme de la nouvelle édition de Grandes Heures Nature. Présenté cette semaine à la Citadelle, le rendez-vous consacré aux sports de pleine nature entend franchir un nouveau cap, tant en matière de fréquentation que de rayonnement touristique.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Plus de 4 000 sportifs attendus
Après avoir réuni entre 3 300 et 3 500 participants en 2025, les organisateurs visent désormais plus de 4 000 engagés sur les différentes épreuves. Plus de 25 000 visiteurs sont également attendus tout au long du week-end. Pour le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, le festival doit désormais changer d'échelle. « Aujourd'hui, il faut que ce festival voie plus grand, voie plus large. Nous devons inscrire Grand Besançon Métropole dans le paysage national comme la référence du sport outdoor », affirme-t-il. L'élu voit dans cette manifestation bien plus qu'un simple rendez-vous sportif. « L'outdoor est un levier d'attractivité, mais aussi un levier de développement économique », insiste-t-il.
Faire du Grand Besançon une référence nationale
L'ambition est clairement affichée : attirer davantage de visiteurs venus de toute la France et renforcer l'image du territoire comme destination de pleine nature. « Nous devons faire venir davantage de touristes pour pratiquer les activités proposées pendant ces quatre jours. Besançon et Grand Besançon Métropole ont l'ambition commune d'installer durablement cet événement et notre territoire de jeu grandeur nature comme une référence au niveau national », poursuit Ludovic Fagaut. Pour les élus, Grandes Heures Nature constitue ainsi une vitrine du territoire, capable de valoriser à la fois les activités sportives, le patrimoine, les paysages et les savoir-faire locaux.
Un terrain de jeu unique entre nature et patrimoine
Le coup d'envoi sera donné le jeudi 11 juin à la Citadelle avant trois journées d'animations concentrées autour du site de Chamars. Au total, 22 communes de Grand Besançon Métropole seront concernées par les différents parcours, représentant près de 180 kilomètres d'itinéraires à travers forêts, collines, villages et sites patrimoniaux. Pour Willy Joly, directeur du festival, cette richesse constitue la principale force de Grandes Heures Nature. « En moins de cinq minutes depuis le centre-ville, on peut être en immersion dans un espace naturel. Avec nos sept collines, nos forts et notre patrimoine, le territoire offre un terrain de jeu exceptionnel », explique-t-il. Le responsable insiste également sur la complémentarité entre pratique sportive, découverte du patrimoine et mise en valeur des paysages du Grand Besançon.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature
Le swimrun, grande nouveauté de l'édition 2026
Parmi les nouveautés figure l'arrivée du swimrun, une discipline en plein développement associant course à pied et natation en eau libre. Les concurrents alterneront plusieurs portions de course et de nage dans le Doubs. Le grand parcours reliera Roche-lez-Beaupré à Chamars. « Cette épreuve permet de retrouver la rivière comme terrain sportif. Elle confirme que le Doubs est un élément central du territoire », souligne Willy Joly.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature
Des épreuves pour tous les publics
Le programme comprendra également plusieurs rendez-vous devenus incontournables :
Cette dernière discipline, qui se déroulera ce jeudi soir, à 19h30, à la Citadelle, bénéficie d'une mise en scène spectaculaire avec un show immersif mêlant vidéo, lumière et performances sportives. Un ancien champion du monde d'escalade est annoncé comme invité d'honneur. Près de 1 000 scolaires participeront également aux activités organisées le vendredi.
Un festival tourné vers l'avenir
Au-delà de l'aspect sportif, Grandes Heures Nature entend promouvoir un mode de vie plus respectueux de l'environnement. Le village outdoor installé à Chamars proposera des espaces consacrés au sport-santé, au tourisme durable et à la préservation des milieux naturels.
Créé en 2019, le festival poursuit sa montée en puissance. Pour les élus du Grand Besançon, l'objectif est désormais clair : faire du territoire une destination incontournable des sports de nature et un moteur d'attractivité touristique et économique pour toute la région.
La circulation sera perturbée du 8 au 10 juin sur la départementale 683, au niveau du Faubourg Tarragnoz à Besançon. Grand Besançon Métropole va mener une opération de sécurisation des falaises sur une centaine de mètres, à hauteur du chemin de la Petite Creuse. Les travaux comprendront la maintenance des dispositifs de protection existants et l'élimination de blocs rocheux présentant un risque. Un alternat de circulation sera mis en place durant les trois jours du chantier. Les accès aux propriétés riveraines resteront assurés.
Les 20 et 21 juin prochains, Besançon vivra au rythme de la 12e édition des 24 Heures du Temps. Installé dans l'écrin prestigieux du palais Granvelle et du Musée du Temps, l'événement mettra cette année le « vintage » à l'honneur. Plus de 15 000 visiteurs sont attendus pour ce rendez-vous devenu incontournable de l'horlogerie et des microtechniques.
Un festival au cœur de l'identité bisontine
Pour Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole, les 24 Heures du Temps constituent bien davantage qu'une simple manifestation culturelle. « Ce festival est l'occasion de célébrer notre savoir-faire horloger et en mécanique d'art, inscrit depuis 2020 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco », rappelle-t-il. Le président de la collectivité souligne le poids économique considérable de cette filière sur le territoire. Grand Besançon Métropole accueille aujourd'hui une cinquantaine d'entreprises horlogères représentant près de 1 800 emplois. Plus largement, l'écosystème des microtechniques rassemble plus de 400 entreprises et près de 12 000 emplois dans des secteurs aussi variés que l'horlogerie, le médical, l'aéronautique ou encore la défense. De la formation à la certification, toute la chaîne de valeur est présente sur le territoire, avec notamment le lycée Jules-Haag, SupMicrotech, Femto-ST, l'Institut UTINAM, les manufactures horlogères, les sous-traitants spécialisés et l'Observatoire de Besançon, dépositaire du prestigieux poinçon à tête de vipère.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole
Plus de 100 exposants attendus
Cette nouvelle édition réunira plus de 100 exposants, dont une quarantaine de marques horlogères, cinq artisans d'art, quatre fabricants de composants et accessoires, plusieurs organismes de recherche et de formation ainsi qu'une importante bourse horlogère particulièrement attendue des collectionneurs. Parrain de cette édition, le journaliste horloger du Figaro, Judikaël Hirel, viendra partager son expertise auprès du public. Le sommet interprofessionnel de l'horlogerie et de la mécanique d'art devrait également réunir plus d'une centaine de professionnels.
Le vintage comme fil conducteur
Première vice-présidente de Grand Besançon Métropole et véritable cheville ouvrière du festival depuis ses débuts, Catherine Barthelet a dévoilé les grandes lignes de cette édition placée sous le signe du vintage. « Nous voulons faire briller le passé, le présent et l'avenir », résume-t-elle. Le thème retenu permettra de mettre en valeur aussi bien les montres anciennes que les savoir-faire qui continuent d'inspirer les créations contemporaines. Au cœur du festival, une capsule temporelle invitera les visiteurs à voyager à travers les décennies. De nombreux exposants joueront également le jeu du vintage dans leurs scénographies et leurs présentations. Le public pourra découvrir des objets emblématiques du quotidien, observer des pièces horlogères historiques ou encore assister à des démonstrations mêlant patrimoine et innovations.
L'interview de la rédaction : Jean-Loup Caron, président de l'association des amateurs d'horlogerie ancienne à Besançon, organisateur de la bourse horlogère
Entre mémoire et innovation
Parmi les nouveautés, un espace central consacré à l'horlogerie permettra au grand public de mieux comprendre les métiers et les technologies du secteur. Un film d'époque intitulé « L'Heure française », réalisé dans les années 1970, sera projeté pour replonger les visiteurs dans l'histoire industrielle française. Les cinq panneaux historiques retraçant l'évolution du Salon international de l'horlogerie de Besançon, devenu Micronora, seront également présentés. Autre temps fort : les visites commentées du musée Maty, qui retrace plus de 70 ans d'histoire de l'une des marques emblématiques du territoire.
Une ambition renforcée
Soutenu par Grand Besançon Métropole, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs, France Éclat, la Société Française des Microtechniques et de Chronométrie ainsi que plusieurs partenaires historiques, le festival dispose d'un budget de 122 000 euros. Pour Ludovic Fagaut, l'objectif est désormais clair : poursuivre le développement de l'événement. « Nous voulons que les 24 Heures du Temps prennent encore davantage d'épaisseur et rayonnent toujours plus largement », affirme le président de Grand Besançon Métropole. Douze ans après sa création, le festival confirme ainsi sa place parmi les grands rendez-vous nationaux dédiés à l'horlogerie et aux savoir-faire d'excellence.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole
Le feuilleton politique autour de Franck Bernard a connu son dénouement ce jeudi matin. Le maire de Chevroz a annoncé sa démission de son poste de 15e vice-président de Grand Besançon Métropole, ainsi que son retrait de délégation, après la polémique provoquée par des publications relayées sur un compte Facebook anonyme dont il était l’auteur. Ce matin, le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, avait demandé à l’élu de « prendre ses responsabilités » à l’issue du conseil communautaire particulièrement tendu de jeudi soir. « Ce vendredi, le président de l’agglomération a reçu un SMS de Franck Bernard officialisant sa décision de quitter l’exécutif communautaire » nous certifie-t-o,n à Grand Besançon Métropole. Un communiqué de presse doit être envoyé aux rédaction.
Des révélations qui ont fragilisé l’exécutif
Depuis plusieurs jours, la polémique ne cessait de prendre de l’ampleur après les révélations de Mediapart et du média local Le Ch’ni concernant des publications jugées racistes, islamophobes et haineuses diffusées via un compte anonyme attribué à l’élu proche du Rassemblement national. Cette affaire a profondément secoué la majorité communautaire et placé l’exécutif sous forte pression politique. Lors du conseil communautaire de jeudi soir, plusieurs élus avaient publiquement demandé le départ du vice-président dans un climat particulièrement tendu. Les explications apportées par Franck Bernard avaient alors suscité de vives réactions dans l’assemblée.
L"interview de la rédaction : Séverine Vézies
Séverine Véziès : « Il n’avait pas d’autre choix »
Parmi les premières réactions politiques ce jeudi matin, l’élue bisontine de La France insoumise, Séverine Véziès, a salué « la fin de cet épisode », tout en estimant que cette situation aurait pu être évitée bien plus tôt. « Dès le 20 avril, lors du conseil communautaire d’installation, nous avions dénoncé sa candidature », rappelle-t-elle. Selon l’élue insoumise, « il est hors de question qu’un élu du Rassemblement national siège au sein de l’exécutif de GBM ». Mme Véziès considère également que Ludovic Fagaut « n’avait pas d’autre choix » face à « une pression devenue beaucoup trop forte ». Tout en saluant le retrait de Franck Bernard, elle critique le soutien initial apporté à sa candidature : « Ce caillou dans la chaussure, c’est lui-même qui se l’est mis ".
L"interview de la rédaction : Séverine Vézies
« Attention à la banalisation de l’extrême droite »
Séverine Véziès souligne également le rôle joué par les révélations médiatiques dans ce dénouement. « Je salue le travail d’investigation mené », explique-t-elle, estimant que cette affaire doit servir « d’alerte contre la banalisation de l’extrême droite ». L’élue insoumise estime que les publications reprochées à Franck Bernard ne sont pas une surprise au regard de son engagement politique. « Derrière le vernis, on retrouve le vrai visage du Rassemblement national », affirme-t-elle, dénonçant « un fonds de commerce raciste, islamophobe, homophobe et sexiste ». Elle appelle enfin les élus et les citoyens à « rester vigilants » face à la progression des idées d’extrême droite dans les institutions locales.
L"interview de la rédaction : Séverine Vézies
L’affaire Franck Bernard continue de secouer Grand Besançon Métropole. Après les révélations publiées par Mediapart et le média local « Le Chni » autour de publications diffusées sur un compte Facebook attribué au vice-président de l’agglomération, les appels à sa démission se multiplient dans la classe politique locale.
Maire de Chevroz et 15e vice-président de Grand Besançon Métropole depuis avril dernier, Franck Bernard ne cache pas sa proximité avec les idées du Rassemblement national. Mais les contenus relayés sur ce compte Facebook — évoquant notamment des publications anti-LGBT, des références au QI des populations africaines ou encore des propos jugés discriminatoires — ont provoqué une vive onde de choc dans l’exécutif communautaire.
Jean-Sébastien Leuba réclame son départ
Parmi les voix les plus offensives figure désormais le socialiste Jean-Sébastien Leuba. L’élu estime que Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement. « En tant que président de l’agglomération, Ludovic Fagaut aurait dû annoncer son retrait de délégation », affirme-t-il, dénonçant les hésitations de l’exécutif face à une situation qu’il juge incompatible avec les valeurs de l’institution. L’élu socialiste reproche notamment au président de Grand Besançon Métropole d’avoir laissé Franck Bernard s’exprimer longuement en séance avant toute prise de position claire. « Une fois que cet élu assume ses propos, nécessairement, Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement », insiste-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Des propos jugés incompatibles avec les valeurs républicaines
Jean-Sébastien Leuba évoque des contenus « insidieux » et « dangereux » pour le débat public. Il cite notamment des publications concernant les familles LGBT ou des références à Richard Lynn, psychologue britannique régulièrement accusé de théories racistes et eugénistes. « Le racisme n’est pas une opinion », martèle l’élu socialiste, qui estime que ces publications alimentent des discours de division dans la société française. L’opposition rappelle également l’existence de la charte des élus adoptée par Grand Besançon Métropole en 2018. Ce document rappelle les principes d’exercice des mandats locaux autour des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de dignité et d’intégrité. Selon Jean-Sébastien Leuba, Franck Bernard ne respecterait plus aujourd’hui ces engagements. « On lui demande de démissionner, il ne l’a pas souhaité. Monsieur Fagaut ne lui a même pas demandé de démissionner », regrette-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Une majorité fragilisée
Au sein même de l’agglomération, la situation semble évoluer rapidement. Plusieurs élus communautaires, jusque-là plus prudents, s’interrogent désormais ouvertement sur le maintien de Franck Bernard au sein de l’exécutif. Durant le conseil communautaire, Ludovic Fagaut a indiqué vouloir consulter les services juridiques avant toute décision. Une position jugée trop attentiste par l’opposition. Jean-Sébastien Leuba estime au contraire que des mesures immédiates étaient possibles. « Ludovic Fagaut peut très bien prendre un arrêté dès aujourd’hui », affirme-t-il, évoquant également la possibilité d’un signalement au titre de l’article 40.
Une crise politique désormais ouverte
Cette affaire dépasse désormais largement le seul cas personnel de Franck Bernard. Elle révèle les profondes fractures politiques apparues depuis l’arrivée de la nouvelle majorité de droite à la tête de Grand Besançon Métropole. L’élection, en avril dernier, d’un élu assumant sa proximité avec le Rassemblement national au sein du bureau exécutif avait déjà provoqué une forte polémique. Les révélations de ces derniers jours amplifient encore la pression sur l’exécutif communautaire.
Alors que certains vice-présidents auraient menacé de quitter leurs fonctions en cas d’inaction, Ludovic Fagaut se retrouve désormais confronté à un choix politique délicat : préserver l’équilibre de sa majorité ou écarter un élu devenu hautement controversé. Dans les prochains jours, la décision du président de Grand Besançon Métropole pourrait avoir des conséquences importantes sur la cohésion de l’exécutif et sur le climat politique de l’agglomération bisontine.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Le climat reste particulièrement tendu à Grand Besançon Métropole. Lors du conseil communautaire de ce jeudi 21 mai, l’affaire Franck Bernard s’est imposée au cœur des débats politiques, quelques jours après les révélations de Mediapart sur des publications Facebook attribuées au vice-président de l’agglomération. Même si le dossier ne figurait pas officiellement à l’ordre du jour, les échanges ont largement été dominés par les interrogations autour du maintien de l’élu au sein de l’exécutif communautaire. Élu en avril dernier 15e vice-président de Grand Besançon Métropole, Franck Bernard, maire de Chevroz et identifié comme proche du Rassemblement national, cristallise depuis plusieurs semaines les tensions au sein de la nouvelle majorité conduite par Ludovic Fagaut.
Des révélations qui mettent l’exécutif sous pression
Dans son édition récente Mediapart et le pure player local « le Chni » évoquent plusieurs contenus publiés sur un compte Facebook attribué à Franck Bernard. Les deux médias parlent de publications à caractère raciste, homophobe et anti-LGBT+, provoquant immédiatement une vague de réactions dans les rangs de la gauche et des écologistes. Dès l’ouverture du conseil communautaire, Ludovic Fagaut a pris la parole pour évoquer le sujet. Le président LR de Grand Besançon Métropole a reconnu la gravité des éléments révélés tout en indiquant ne pas cautionner les contenus évoqués. Il a néanmoins appelé à prendre le temps d’examiner la situation avant toute décision. Dans l’assemblée, plusieurs élus communautaires ont réclamé des mesures fortes. Certains ont évoqué des propos « incompatibles » avec les responsabilités exercées au sein de la métropole. D’autres ont dénoncé une banalisation de l’extrême droite dans l’exécutif communautaire.
Une élection déjà très contestée
L’élection de Franck Bernard comme vice-président, le 20 avril dernier, avait déjà suscité une forte polémique. Pour la première fois, un élu identifié au RN intégrait le bureau exécutif de Grand Besançon Métropole. A gauche, plusieurs élus avaient alors parlé d’« une ligne rouge franchie ». Les écologistes et les élus communistes dénonçaient une recomposition politique inquiétante au sein de l’agglomération bisontine après la perte de la présidence par Anne Vignot et la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut. La majorité défendait au contraire une logique de représentation territoriale des communes de l’agglomération, estimant que la désignation de Franck Bernard relevait davantage des équilibres géographiques que d’un accord politique avec le RN.
Franck Bernard se défend
Invité à s’exprimer durant la séance, Franck Bernard a reconnu que le compte Facebook évoqué était bien le sien, tout en contestant les accusations portées contre lui. L’élu affirme ne pas être raciste ni anti-LGBT et estime être devenu « l’homme à abattre » depuis son élection au sein de l’exécutif métropolitain. Ses explications n’ont toutefois pas suffi à apaiser les tensions. Plusieurs élus ont continué à réclamer son retrait du bureau communautaire ou sa démission.
Une majorité fragilisée
Pour Ludovic Fagaut, le dossier devient désormais hautement sensible politiquement. Car au-delà du cas personnel de Franck Bernard, cette affaire symbolise les nouvelles fractures politiques qui traversent Grand Besançon Métropole depuis l’alternance de 2026. La droite contrôle désormais l’agglomération après plusieurs années de gouvernance écologiste. Mais l’entrée d’un élu RN dans l’exécutif métropolitain ouvre un débat inédit sur les alliances locales et sur la place de l’extrême droite dans les institutions intercommunales.
Dans ce contexte, les prochains conseils communautaires pourraient continuer d’être marqués autant par les grands dossiers métropolitains — transports, urbanisme, finances ou environnement — que par cette crise politique persistante autour de Franck Bernard.
Le réseau Ginko annonce plusieurs perturbations sur ses lignes scolaires et régulières à la fin du mois de mai. Le jeudi 28 mai, certains départs des Diabolo scolaires seront supprimés. Par ailleurs, en raison de travaux de voirie à Pouilley-Français, la ligne D126 sera déviée du mercredi 27 au jeudi 28 mai. Les transports à la demande sont également concernés. Les arrêts « Libération » et « Église » seront temporairement déplacés avec des poteaux provisoires installés rue de la Fontaine. Plus d’informations sur Ginko Mobilités et l’application mobile, rubrique « Info trafic ».
Le Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Besançon organise une journée portes ouvertes le samedi 23 mai à la Cité des Arts. Musique, danse, théâtre, ateliers, essais d’instruments et rencontres avec les équipes pédagogiques seront proposés au public. Cette journée permettra de découvrir les différentes formations alors que l’ouverture des inscriptions pour l’année 2026-2027 se tiendra du 18 mai au 14 juin.
La Base nature d’Osselle poursuit sa transformation. Grand Besançon Métropole annonce l’achèvement de la troisième phase de travaux sur ce site de loisirs très fréquenté. Avec le retour des beaux jours, les visiteurs pourront profiter d’une plage agrandie, de nouveaux espaces verts et d’activités renforcées : paddle, beach-volley, pétanque, animations nature ou encore parcours de santé. Cette nouvelle étape confirme la volonté de faire d’Osselle un lieu accessible, attractif et durable. Le site a récemment obtenu le label Pavillon Bleu.