Ce lundi 16 juin, plus de 530 000 lycéens des voies générale et technologique ont lancé les écrits du baccalauréat 2025 avec la traditionnelle épreuve de philosophie. Dès 8 heures du matin, les élèves se sont confrontés à des sujets mêlant réflexion personnelle et culture philosophique. Les candidats de la voie générale avaient le choix entre deux dissertations : « Notre avenir dépend-il de la technique ? » et « La vérité est-elle toujours convaincante ? ». Ils pouvaient également s’atteler à un commentaire de texte portant sur un extrait de La Théorie de la Justice de John Rawls (1971), qui aborde les notions de démocratie et d’égalité de traitement des citoyens.
Pour les élèves de la voie technologique, les sujets étaient : « Sommes-nous libres en toutes circonstances ? » et « Avons-nous besoin d’art ? ». Le commentaire de texte portait, quant à lui, sur un extrait de Théorie des sentiments moraux d’Adam Smith (1789). Bien que toujours redoutée, cette épreuve de philosophie revêt des enjeux allégés depuis la réforme du lycée, qui a modifié le poids des différentes épreuves dans la note finale du baccalauréat.
Ce lundi, marque le coup d’envoi du bac général et technologique pour plus de 724.000 candidats en France, dont près de 200.000 pour la seule filière professionnelle. La traditionnelle épreuve écrite de philosophie lance les hostilités. Les épreuves se dérouleront jusqu’au 2 juillet. Les résultats seront connus le 4 juillet. Elles seront suivies des épreuves de rattrapage jusqu’au 9 juillet.
Ce week-end, le football français célèbre sa relève. La Journée nationale des débutants bat son plein dans tout l’Hexagone, et le district Doubs Territoire-de-Belfort, présidé par Daniel Rollet, , n’échappe pas à la règle. Ce dimanche après-midi, sur le stade Léo Lagrange de Besançon , des centaines de jeunes footballeurs des catégories U7 et U9 ans ont participé à cette grande fête du ballon rond. La veille, un millier de jeunes footballeurs ont disputé une compétition identique à Pontarlier et Grandvillars.
L'interview de la rédaction : Daniel Rollet, président du district Doubs Territoire-de-Belfort
Un événement à grande échelle
« La Journée nationale des débutants, c’est avant tout un moment festif, qui clôture la saison des plus jeunes licenciés », explique Daniel Rollet. Sur son secteur, l’organisation s’étale sur plusieurs sites : « Nous recevons environ 3 000 enfants au total. Ils viennent en quatre séries de 250 gamins environ, qui restent deux à trois heures sur place, le temps de participer aux activités et de recevoir leurs récompenses. » Le dispositif impressionne par son organisation millimétrée, mobilisant éducateurs, bénévoles et parents tout au long de la journée.
L'interview de la rédaction : Daniel Rollet, président du district Doubs Territoire-de-Belfort
Une journée de formation et de plaisir
Au-delà de la fête, cette journée reste un moment d’apprentissage. « Jusqu’à 13 ans, le football reste de la formation, de la pré-formation même. Il est essentiel de leur inculquer les fondamentaux du jeu. On ne se contente pas de faire des matchs », souligne le président du district. Les jeunes alternent ainsi entre matchs et ateliers techniques. « Ils effectuent huit rotations : des matchs et des exercices. C’est très varié. »

Un moment symbolique pour les enfants et les clubs
Pour Daniel Rollet, après un passage la veille à l’Assemblée générale de la Fédération française de football, sa présence revêt une importance particulière. « C’est important d’être là . Je remets moi-même les médailles aux enfants. Ce sont eux qui représentent l’avenir de notre football ». Le choix du lieu n’est pas non plus anodin : « Être sur le stade Léo Lagrange, c’est exceptionnel pour ces jeunes. Ils en ont plein les yeux. Un grand merci à la ville de nous prêter ses installations. »
L'interview de la rédaction : Daniel Rollet, président du district Doubs Territoire-de-Belfort

Au terme de cette journée, il restera bien plus que des médailles autour des cous : des souvenirs inoubliables pour des milliers d’enfants et la confirmation de l’engagement du district pour faire vivre le football dès le plus jeune âge.
Pontarlier innove en lançant une nouvelle version de l'application IntraMuros, désormais pensée spécifiquement pour les 15-25 ans. Accessible gratuitement sur l'App Store et Google Play, cette plateforme mobile devient un véritable compagnon de poche pour la jeunesse locale.
L’information locale au bout des doigts
Avec IntraMuros, les jeunes Pontissaliens peuvent suivre toute l'actualité de leur ville et de la région : festivals, concerts, forums, conférences, compétitions sportives ou rencontres associatives. Grâce à un système d’alertes personnalisables, ils ne manqueront aucun événement majeur.
Des démarches administratives simplifiées
L’application ne se limite pas à l’agenda culturel. Elle propose également un accès simplifié à de nombreuses démarches administratives. En quelques clics, les jeunes peuvent, par exemple, remplir un formulaire d’inscription aux Chantiers Jeunes, consulter les documents nécessaires à l'appel à projets "Initiatives Jeunes", ou suivre l’avancée de leurs dossiers en temps réel.
Un outil complet au service du quotidien
Pensée comme une véritable boîte à outils, IntraMuros centralise une mine d’informations utiles : aides financières, dispositifs de mobilité internationale, ressources en santé mentale, liste des associations locales, contacts de professionnels de santé, numéros d’urgence, offres de stages et d’emplois saisonniers. Une rubrique "Journal" permet aussi de rester informé des opportunités et bons plans à proximité.
Une application participative et collaborative
Enfin, IntraMuros se veut aussi interactive : les jeunes utilisateurs sont invités à participer à l’amélioration de leur ville et de l’application via une "boîte à idées". Une manière concrète d’impliquer la jeunesse dans la vie locale et de favoriser le dialogue avec les services municipaux.
Avec IntraMuros, Pontarlier mise sur le numérique pour mieux accompagner sa jeunesse au quotidien.
Le District Doubs - Territoire de Belfort a choisi le stade Bibi-Trouttet, à Frasne, pour accueillir les finales départementales des coupes et trophées U15 et U18 garçons. Huit équipes sont attendues. Et puis, c’est aux Fins que se dérouleront ce samedi 7 juin, dans l’après-midi, les finales séniors départementales. Quatre équipes tenteront de décrocher les trophées mis en jeu. Enfin , le stade Christian Doussot de Saint-Vit accueillera ce samedi les finales régionales de la Ligue de football de Bourgogne-Franche-Comté dans les catégories U14, U16 et U18. Les rencontres débuteront à 11h.
Parvenir à faire d’un musée un lieu de vie, de transmission, de dialogue culturel : c’est le pari relevé avec brio par une classe de seconde du lycée Victor Hugo de Besançon, avec leur exposition fictionnelle "Arsène & la malle du temps", présentée au Musée des beaux-arts et d’archéologie jusqu’au 29 septembre.
Tout au long de cette année scolaire, 14 lycéens ont vécu une aventure pédagogique et humaine hors normes. Encadrés par trois enseignantes — Julie Vernier (français), Malika Souidi (physique-chimie) et Emmanuelle François (SVT) — et accompagnés par les équipes des Musées des beaux-arts et du Temps, ils ont conçu une exposition de A à Z, à la manière de véritables commissaires d’exposition. De la sélection des œuvres en réserve, à la scénographie, jusqu’à la communication grand public, ce projet a permis aux adolescents de s’approprier l’univers muséal. Mais au-delà de la prouesse pédagogique et artistique, le rôle social du projet s’impose avec force.
L'interview de la rédaction : Bertin, un lycéen qui a particpité au projet.
L'interview de la rédaction : Ludovic, un lycéen qui a particpité au projet.
Un musée à portée de tramway : une nouvelle géographie sociale de la culture
Pour une partie des élèves issus du quartier de Planoise ou de collèges périphériques, le musée du centre-ville représentait un monde à part. « Certains pensaient que ce n'était pas pour eux », confie Malika Souidi. Cette exposition leur a offert une porte d’entrée, mieux : une clef. Chaque lundi après-midi, les élèves quittaient les murs du lycée pour investir ceux du musée. En créant un cadre régulier, identifiable dans l’emploi du temps, l’institution scolaire a ouvert l’espace muséal à une appropriation en profondeur. Le projet, soutenu par la préfecture dans le cadre d’une politique d’accès élargi à la culture, assume un objectif d’inclusion sociale : croiser des profils différents, mêler des élèves de divers horizons, et faire du musée un lieu où l’on peut se retrouver, réfléchir, créer, dialoguer.
L'interview de la rédaction : Mme François
Créer ensemble pour apprendre à vivre ensemble
« On n’était pas tous d’accord, mais on a appris à faire des concessions », racontent les élèves. Si la fiction d’Arsène, adolescent découvrant une malle mystérieuse dans le grenier familial, agit comme fil rouge narratif, la véritable histoire est celle de cette classe hétérogène unie par une œuvre collective. Chacun a contribué : certains portés par l’imaginaire, d’autres par le goût des objets, d’autres encore par le travail manuel. Tous ont découvert des métiers, des savoir-faire, et surtout la puissance de la création en groupe. En sélectionnant des objets inédits des réserves, en les liant par des récits inventés, les élèves ont composé un cabinet de curiosités personnel et profondément humain. L’histoire d’Arsène devient alors une métaphore du projet lui-même : une quête identitaire, faite de croisements, de détours, de transmission intergénérationnelle.
L'interview de la rédaction : Mesdames Vernier et Souidi
Un tremplin culturel et personnel
Le projet a aussi une dimension d’orientation. En explorant les coulisses du musée, en manipulant des œuvres, en visitant les ateliers de moulage, les élèves ont découvert des métiers souvent méconnus : régisseur, restaurateur, conservateur, médiateur. Pour certains, ce fut un déclencheur : « Ce sont des choses qu'on ne fait pas dans une vie normale », résume Ludovic. Mais plus encore que des vocations, ce projet a semé des graines de confiance. Confiance en soi, dans sa capacité à créer. Confiance dans les autres, dans la richesse des échanges. Et confiance dans les institutions culturelles, lorsque celles-ci se mettent réellement à la portée des jeunes.
"Arsène & la malle du temps" est à voir jusqu’au 29 septembre au Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon. Un livret-jeu accompagne l’exposition pour prolonger la découverte et résoudre l’énigme d’Arsène.
Le 1er juin, à Thionville, les jeunes grimpeuses moréziennes du club Jura Vertical, Zélie Guyon et Cécile Barre, ont porté haut les couleurs du massif jurassien lors des Championnats de France U12 et U14.
Zélie Guyon s’est distinguée en décrochant le titre de vice-championne de France d’escalade de vitesse, une performance qui récompense son engagement et souligne la qualité de la formation du club. Une belle réussite pour l’escalade jurassienne !
Le Palais des Sports de Besançon s’est transformé ce mardi en une véritable arène de la robotique. C’est ici que s’est tenue la 21e édition du concours Cybertech, un événement unique en son genre réunissant plus de 1200 élèves de 21 collèges et 4 lycées de l’académie de Besançon. Ce rendez-vous annuel, devenu incontournable dans le paysage éducatif technologique, mêle compétition ludique, innovation, et apprentissage de compétences de pointe.
L'interview de la rédaction : Alain Piard, enseignant en technologie au collège de Morez et président de l’association Cybertech Comtois
De la salle de classe à l’arène
Le concours est l’aboutissement d’un projet pédagogique qui s'étend sur toute l'année scolaire. Comme le souligne Alain Piard, enseignant en technologie au collège de Morez et président de l’association Cybertech Comtois, organisatrice de l’événement : « Nos élèves de 3e travaillent sur la conception de robots, depuis le cahier des charges jusqu’à la réalisation finale. L’objectif est de valider les compétences de fin de cycle 4, tout en valorisant la pratique. ». Les élèves sont évalués sur une variété de savoir-faire : modélisation, programmation, design, réalisation technique… « Chaque robot est unique, car chaque équipe développe des solutions techniques différentes. La technologie évolue, et avec elle les défis à relever », ajoute l’enseignant
L'interview de la rédaction : des jeunes venus de Pontarlier, Saône et Valdahon
Sumo, biathlon et programmation mobile
Sur place, l’ambiance est électrique. Des dizaines d’équipes s’activent autour de leurs machines. Maïtéma et Louise, élèves au collège Malraux, expliquent avec enthousiasme : « Il y a différentes épreuves : le défi sumo, où les robots doivent se pousser hors du cercle, et les défis vitesse, vadrouilleur et biathlon ». Et de poursuivre : « On a travaillé toute l’année en cours de techno pour construire nos robots. » Le stress est palpable, mais les élèves semblent préparés : « On a eu peur de ne pas être prêts à temps. Mais on s’est organisés : chacun avait sa tâche, que ce soit pour le cahier des charges, la programmation ou l’assemblage » expliquent ces élèves du collège Edgar Faure de Valdahon. Louis, élève au collège de Saône, confirme : « On a créé une application pour piloter notre robot à distance. Même si notre design est un mal-adapté à certains obstacles, c’est une belle expérience. »
Entre bricolage et expertise technologique
Les coulisses révèlent un autre aspect du concours : la réparation et l’adaptation en temps réel. Imed, élève du collège de Edgar Faure de Valdahon, explique l’importance du matériel embarqué : « On a apporté des fers à souder et d’autres outils car parfois des soudures lâchent. Il faut réparer sur place. Par exemple, une roue ne tournait plus, on a dû intervenir rapidement. » Les élèves deviennent ainsi ingénieurs d’un jour, maniant aussi bien les circuits électroniques que les enjeux d’organisation collective. Pour certains, c’est aussi l’occasion de découvrir des filières peu connues : « Le concours permet de valoriser les voies technologiques et scientifiques, souvent négligées, notamment auprès des filles qui s’y distinguent largement », précise M. Piard.
L'interview de la rédaction : des jeunes venus de Pontarlier, Saône et Valdahon
Une pédagogie de projet, porte d’entrée vers l’avenir
Au cœur de cette aventure, c’est toute une philosophie de l’enseignement qui se dessine : apprentissage par projet, autonomie, coopération, évaluation par la pratique. Cybertech est plus qu’un concours : c’est un accélérateur de vocations. Comme le résume Mathis, concentré sur son robot juste avant une épreuve : « Il faut programmer, construire, tester, recommencer… On apprend beaucoup. Et surtout, on est fiers de ce qu’on a fait. »
Depuis avril 2025, la Mission Locale Haut-Doubs déploie Mil'Ô Doubs, un minibus aménagé en bureau mobile pour accompagner les jeunes de 16 à 25 ans éloignés des services d’insertion professionnelle et sociale. Ce dispositif itinérant propose des conseils, un suivi personnalisé et des ateliers pour faciliter l’accès à l’emploi et à la formation. En partenariat avec les entreprises locales et les associations, Mil'Ô Doubs sillonne les communes du territoire, avec des arrêts prévus à Mouthe, Labergement-Sainte-Marie et Malbuisson.
Ce mardi matin, dans le cadre de la journée nationale de la résistance, une cérémonie commémorative s’est tenue à la Citadelle de Besançon. Cette année encore, la jeunesse était présente et a été associée à cet évènement. Des lycéens du dispositif microlycée du Lycée Louis Pergaud de Besançon, un dispositif pensé pour ceux qui ont quitté le système scolaire avant de le réintégrer, ont participé à ce moment. Parmi eux, Elisa et Julien, élèves de terminale, qui suivent la spécialité histoire-géographie géopolitique et sciences politiques, emprunts d’enrichir leurs connaissances et désireux de s’immerger dans un univers qu’ils ne connaissent pas.
L'interview de la rédaction :Julien, lycéen participant

L’envie de comprendre le monde
Ces élèves, un temps en décrochage scolaire, ne se contentent pas d’apprendre des dates et des faits : ils veulent comprendre les mécanismes qui façonnent la société. Les cérémonies de commémoration, les visites historiques et les débats autour des régimes totalitaires leur offrent des clés précieuses pour décrypter l’actualité. « Je ne supporte pas l’idée d’être dans un monde que l’on ne comprend pas » explique Julien. Selon le jeune adulte, l’étude de l’histoire et de la géopolitique est essentielle pour y remédier. Une approche intellectuelle lucide, que partage également Elisa. La jeune femme ajoute que « cette spécialité permet de comprendre les enjeux actuels, d’appréhender l’avenir et d’éviter les dérives du passé ».
Un baccalauréat qui devient un outil de réflexion
L'interview de la rédaction :Elisa; Lycéenne participante
Loin d’être une simple épreuve académique, le grand oral du baccalauréat est pour eux une opportunité d’approfondir des questions fondamentales. Violence, mémoire oubliée, participation ordinaire aux tragédies de l’histoire : leurs sujets traduisent une volonté de poser les bonnes questions plutôt que de simplement réciter des réponses. Au-delà du diplôme, leur démarche révèle un engagement intellectuel durable. Pour eux, apprendre, c’est comprendre et, surtout, agir. En revisitant l’histoire, en interrogeant les mécanismes du pouvoir et en explorant les enjeux mémoriels, ils construisent une réflexion qui les accompagnera bien après la fin de leur scolarité.

Avec cette approche, l’école devient bien plus qu’un lieu d’apprentissage : elle devient un laboratoire d’idées, où la curiosité façonne l’avenir et redonne au baccalauréat toute sa pertinence.