Choix du secteur :
Se connecter :
 

En cette période très anxiogène, comment devons-nous nous comporter devant nos enfants ?  Devons-nous les tenir à distance de ces images douloureuses qui envahissent nos écrans et nos discussions. Après la Covid-19, les petits français voient désormais la guerre et en entendent parler. Quelles attitudes les adultes doivent-ils adopter ? C’est la question que nous avons posée à la psychologue bisontine Joëlle Desjardins

Cette professionnelle de l’enfance conseille tout d’abord d’adapter son comportement et sa façon d’agir à leur âge. Les moins de six ans sont très sensibles à l’émotion que leur renvoient les adultes. D’où l’importance de rassurer en utilisant les bons mots. L’objectif n’est pas de masquer la gravité de la situation et de ses inquiétudes, car ils ne comprendraient pas, mais de leur signifier qu’ils ne sont en rien responsables de nos angoisses. La déculpabilisation de l’enfant est une priorité. Pour les plus grands, à partir du primaire, il convient, avant d’expliquer la situation, d’écouter ce qu’ils ont compris, entendu et d’apprécier ce qui peut les inquiéter. Et ce, afin de corriger certains propos. Dans la cour de récréation, devant la télévision, lors d’une discussion, certains propos peuvent être mal compris et susciter des craintes, des peurs et des incompréhensions.

Protéger les enfants des images

C’est LE conseil dispensé par Mme Desjardins. « Les familles ne doivent pas laisser la télévision et les chaînes d’information en continu ouvertes. Elles ne doivent pas, sans être auprès de l’enfant, le laissé regarder les images qui passent actuellement sur la guerre en Ukraine Â» insiste-t-elle. La psychologue insiste également sur le fait que les adultes doivent porter un regard bienveillant sur l’enfant. Certains signes doivent alerter et conduire à prendre un rendez-vous auprès d’un professionnel. Le repli sur soir, le mutisme, les troubles du sommeil, l’anxiété, les cauchemars sont à prendre au sérieux. « Dans ces conditions, les parents doivent passer la main à des professionnels pour se faire aider et se faire accompagner Â» explique Joëlle Desjardins. Et de poursuivre : ‘Si les adultes sont en souffrance, les enfants peuvent ne plus se sentir protéger. Le sentiment de sécurité interne est indispensable pour qu’un enfant puisse aller explorer le monde. Un bien être qu’il acquiert dans son milieu familial. S’il ne l’acquiert pas, il va se replier sur lui-même et n’aura pas les capacités de s’ouvrir au monde et à l’autre. Ce qui peut avoir des conséquences très graves sur son développement et sa capacité de devenir grand Â».

L'interview de la rédaction / Joëlle Desjardins

 

42 personnes en provenance d’Ukraine sont d’ores et déjà présentes et prises en charge dans le Jura. Selon la préfecture, d’autres arrivées sont prévues ces prochains jours. Dans ce cadre-là, les services de l’état lancent un nouvel appel concernant la recherche d’hébergements.

Deux formulaires numériques ont été mis en ligne :

L’un pour les associations, collectivités et entreprises : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/hebergement-personne-morale-ukraine. L’autre pour les particuliers : https://parrainage.refugies.inf

Par ailleurs, l’ensemble des citoyens qui souhaitent s’investir dans les actions de bénévolat au profit des Ukrainiens arrivés sur le territoire peuvent se connecter sur le site jeveuxaider.gouv.fr pour s’inscrire à la mise en œuvre des différentes actions menées par les structures locales.

300 personnes se sont rassemblées ce jeudi matin au centre-ville de Besançon dans le cadre de la journée de grève et de manifestation qui s’est tenue partout en France. Ils étaient 60 à Dole ce matin et 70 à Lons-le-Saunier cet après-midi. Ces manifestations ont faiblement mobilisé. Les revendications portaient sur les salaires, les pensions de retraite, les allocations, les bourses étudiantes et le pouvoir d’achat.

A Besançon. La FSU et Solidaires ont décidé de relayer l’appel national à manifester jeudi dans toute la France en solidarité avec le peuple ukrainien et contre la guerre. Le rendez-vous est fixé à 18h sur la place de la Révolution, puis le cortège se déplacera jusqu’à la place du 8 septembre.

Ce lundi, une nouvelle étape a été franchie dans la lutte contre l’épidémie de covid-19. Le masque n’est  plus obligatoire dans pratiquement tous les lieux clos et le pass vaccinal n’est plus demandé également. En revanche, l’obligation demeure toujours dans les transports collectifs, les hôpitaux et les Ehpad.

Ce matin, à Besançon, devant le lycée Claude-Nicolas Ledoux, les lycéens ne cachaient pas leur satisfaction de voir cette mesure suspendue. Néanmoins, ces jeunes gens trouvent cette décision prématurée. Alors que l’épidémie connaît un nouveau rebond. Ces lycéens en sont convaincus, « l’approche de l’élection présidentielle a sans doute poussé le gouvernement et Emmanuel Macron à prendre cette voie Â».

Même s’ils s’attendent à un retour du port du masque dans les prochains jours, ces élèves de terminale apprécient de pouvoir de nouveau étudier avec cet objet en moins. Ils l’admettent bien volontiers, « de nouvelles habitudes doivent être prises’ et son absence surprend. « J’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose ce matin Â» conclut une jeune fille.

Le reportage de la rédaction / des jeunes devant un lycée bisontin

 

Jusqu’à 110 réfugiés sont attendus ce samedi à Besançon. Ils arriveront avec les deux cars mis à disposition par la société Keolis pour aller chercher des ukrainiens qui se trouvent actuellement en Pologne. L’entreprise ayant répondu à la demande de la Ville de Besançon et de l’association « les couloirs solidaires Â». C’est tout un réseau, composé d’associations, des services de l’état et de la ville de Besançon, qui s’est uni. Dans un premier temps, durant 24 à 30 heures,, ces personnes seront accueillies dans le gymnase de la Malcombe, où un Centre d’Hébergement d’Urgence a été mis en service, en partenariat avec la Croix Rouge. Dans ce lieu provisoire, et avant de retrouver un hébergement référencé et renseigné, les personnes trouveront un peu de répit et l’accompagnement nécessaire pour vivre le mieux possible. Des secouristes, des traductrices, des médecins et des psychologues seront présents. Cette structure a d’ores et déjà accueilli deux cars de réfugiés ukrainiens en transit pour rejoindre ensuite l’Espagne.

Pour l’état, les associations et la ville de Besançon, l’objectif est d’accueillir décemment ces gens en souffrance. Pour l’heure, les services de l’état ont pu recenser 10 appartements et  56 places d’hébergement sur le secteur de l’agglomération bisontine. En fonction de la situation, les structures collectives pourraient être réquisitionnées. Très rapidement, les Ukrainiens, arrivés à Besançon, seront pris en charge par les services de l’état, notamment au niveau administratif afin que ces dernières puissent bénéficier d’une protection provisoire  dans les domaines de la santé, du droit et du travail. La collectivité et les services de l’état réfléchissent également à la scolarisation des enfants et des adolescents. Cette prise en charge sera effective durant les six premiers mois et prolongée en fonction du temps défini par l’Union Européenne.

Dans le cadre de la marche pour le climat « Look Up Â», onze organisations bisontines appellent à la mobilisation pour la journée du 12 mars. Le rassemblement se tiendra à 10h30 au Parc Micaud. L’objectif pour Alternatiba Besançon et les autres associations est de « replacer l’urgence climatique au cÅ“ur du débat public et médiatique Â».

Entre 200 et 250 personnes se sont rassemblées ce mardi, en fin d’après-midi, sur l’esplanade des droits de l’homme à Besançon à l’occasion de la grande manifestation qui s’est tenue  pour  la journée internationale des droits des femmes. Des jeunes, issus de syndicats et de partis politiques, étaient présents. Ces garçons et filles veulent continuer la  lutte contre les inégalités et rendre aux femmes leur juste place dans la société. Cela passe par une équité salariale un accès aux responsabilités et aux emplois les mieux rémunérés et la fin des discriminations. Dans le monde de l’entreprise, les agressions et violences sexuelles sont également une réalité.

MANIF FEMMES 4

Réaction de Séverine Vezies

Pour Séverine Vèzies, la représentante de la France Insoumise dans le Doubs, ce combat et ce progrès social sont plus que jamais une nécessité. A quelques semaines de l’élection présidentielle, elle rappelle que  le programme de Jean-Luc Mélenchon aborde très clairement ce sujet de société. Selon Mme Véziès, des intellectuels et l’association Solidarité Femmes ont reconnu cette réfexion et les avancées qui en découlent. Elle regrette d’ailleurs « l’absence de débat avec le Président de la République sortant sur ce sujet, et bien d’autres,  durant cette campagne Â». Ce dernier ayant refusé de débattre avec ses opposants d’ici le 1er tour de scrutin.

L'interview de la rédaction / des jeunes manifestants et Séverine Vézies

MANIF FEMMES 3

Ce mardi, c’est la journée internationale des droits des femmes. Le thème de cette nouvelle édition est « l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable Â». Les femmes gagnent en moyenne 16% de moins que les hommes sur un poste équivalent. Elles  sont surreprésentées dans les personnels précaires. Enfin, L’écart entre la pension de retraite d’une femme et celle d’un homme est de 41%

Dans le Jura, le sous-préfet de Dole, Joël Bourgeot,  se rendra à l’inauguration des nouveaux locaux de l’association « femmes debout Â», dans le quartier des Mesnils Pasteur, à Dole.

Dans le Doubs, un rassemblement se tiendra à 17h sur l’esplanade des droits de l’Homme à Besançon. Toujours dans la cité comtoise, à 14h, sera inauguré l’Esplanade Germaine Tillion à la Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement Claude-Nicolas Ledoux. Un peu plus tard, au Palais de justice bisontin se tiendra la remise des prix du concours d’affiches « les jeunes luttent contre les violences sexistes et sexuelles Â».

Dans le Haut-Doubs, Serge Delrieu, sous-préfet de l’arrondissement de Pontarlier se déplacera à la fruitière des Lacs à Labergement-Sainte-Marie afin de mettre en valeur le métier de fromagère, puis il ira dans un GAEC à Remoray-Boujeons. Enfin, Cédric Bole, le maire de Morteau, rencontre ce matin  des cheffes d’entreprise à l’hôtel de ville. Au cours de cette journée, des lycéens de CAP Bijouterie et Première générale du Lycée Edgar Faure rendront hommage aux dames en rebaptisant ponctuellement les noms des rues. Cette journée se clôturera, à 20h,  par la projection du film « Mais comment font les femmes Â» au cinéma l’Atalante.

Les 8 et 10 mars prochains, dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, la section du Doubs de la République en Marche organise des café-débats. Baptisés « avec elles Â», ils se tiendront à Baume-les-Dames, Montbéliard, Besançon et Pontarlier. Lutter contre les violences, rehausser nos exigences pour l’égalité et garantir de nouveaux droits sont quelques-uns des thèmes qui seront abordés.

A Besançon, le rendez-vous est fixé le 8 mars, à 18h30, à l’hôtel Ibis (Avenue Louise Michel), présence de la députée Fannette Charvier. A Pontarlier, la rencontre se tiendra le 10 mars, à 18h, à la Brasserie de la Poste (rue de la République).