La mobilisation citoyenne en faveur du rétablissement du quatrième TGV Lyria Paris–Lausanne via le massif jurassien franchit un nouveau cap. La pétition lancée il y a quelques semaines « a dépassé les 5 000 signatures, totalisant désormais plus de 5 200 soutiens » nous indique ces instigateurs. Cette initiative franco-suisse vise à obtenir le retour de cette liaison ferroviaire supprimée en 2019 lors de travaux d’infrastructure et qui n’a jamais été rétablie depuis. Le train reliait notamment Dijon, Dole, Mouchard, Frasne et Vallorbe avant de rejoindre Lausanne, constituant un axe jugé stratégique pour l’accessibilité du massif jurassien et les mobilités transfrontalières entre la France et la Suisse.
Un soutien politique et territorial croissant
Au fil des semaines, la mobilisation a pris de l’ampleur et bénéficie désormais de nombreux soutiens politiques et institutionnels. Parmi eux figurent notamment la ministre Annie Genevard, plus d’une quinzaine de parlementaires de Bourgogne–Franche-Comté, le préfet du Doubs, la présidente du Département du Doubs, ainsi que plusieurs collectivités territoriales. Des dizaines de maires du Doubs et du Jura – notamment à Dole, Pontarlier, Frasne, Morteau ou Métabief – ont également apporté leur appui à la démarche, tout comme plusieurs acteurs économiques et touristiques du territoire. La mobilisation dépasse également la frontière française, avec le soutien d’élus de Suisse romande.
Un objectif désormais fixé à 10 000 signatures
À l’origine de la pétition, Sylvain Bobillier-Monnot et Thomas Morel saluent cette progression. « Le franchissement du seuil des 5 000 signatures constitue une étape importante. Il témoigne de l’attachement très fort des habitants du massif jurassien à cette liaison ferroviaire structurante », expliquent-ils. Les initiateurs de la démarche souhaitent désormais atteindre les 10 000 signatures afin d’élargir encore le soutien autour du projet.
Une rencontre prévue avec le préfet de région
Dans la continuité de cette mobilisation, une délégation du collectif doit être reçue le 16 mars par le préfet de région Bourgogne–Franche-Comté, Paul Mourier. L’objectif sera d’évoquer les enjeux territoriaux, économiques et de mobilité liés à cette desserte ferroviaire. Les initiateurs annoncent également vouloir poursuivre leur mobilisation auprès des élus, des collectivités et des acteurs économiques, en amont d’une future rencontre avec les dirigeants de la SNCF. Le collectif appelle enfin la société civile franco-suisse à continuer de signer et relayer la pétition afin de soutenir le retour de cette liaison ferroviaire jugée essentielle pour le territoire jurassien.
Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/r%C3%A9tablissons-le-4%C3%A8me-tgv-lyria-quotidien-paris-lausanne-via-le-jura?recruiter=1351767237&recruited_by_id=c34b4c50-77e6-11ef-aaa7-07dc5a87aa9e&utm_source=share_petition&utm_campaign=petition_dashboard&utm_medium=copylink&share_id=x2qs47ZxFt
SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions engagent en Bourgogne-Franche-Comté une transformation d’ampleur pour répondre à la hausse des mobilités, aux défis climatiques et à l’ouverture à la concurrence. La région aborde 2026 avec un programme d’investissements historique : près d’1 milliard d’euros entre 2026 et 2028.
Entre 2026 et 2028, en Franche-Comté, les travaux menée s’organisent autour d’opérations structurantes, avec le renouvellement de la voie à Mouchard, par exemple. Parallèlement, l’entreprise accélère la transformation des gares, avec le développement de nouveaux services via le programme « Place de la Gare. Précisons que ces investissements profitent aussi à l’économie régionale,
Dans le cadre de sa transition énergétique, Grand Besançon Métropole lance de nouveaux tests de bus électriques sur le réseau Ginko. Un modèle circule depuis ce mardi sur la ligne 9, afin d’évaluer son autonomie et ses performances sur un tracé mêlant plat et dénivelé. Les voyageurs peuvent donner leur avis via un QR code à bord. À partir du 9 décembre, un bus articulé sera testé pendant trois semaines sur la ligne 3. Ces expérimentations visent à préparer l’acquisition de cinq nouveaux bus électriques dès 2026, avec d’autres essais possibles selon les prêts de constructeurs.
La commune de Larnod lance une enquête pour mieux comprendre les habitudes de déplacement de ses habitants : voiture, bus, vélo, covoiturage… Chaque réponse contribuera à l’amélioration des infrastructures et des services de transport, souligne la municipalité. Le questionnaire est anonyme et rapide , comptez entre 3 et 5 minutes de réflexion. Pour participer : Enquête sur les habitudes de déplacement des habitants de Larnod
La ligne ferroviaire des Hirondelles échappe temporairement à la fermeture grâce à une aide d’urgence de 12 millions d’euros débloquée par la région. Le président Jérôme Durain a annoncé cette mesure lors d’une réunion stratégique tenue ce mercredi, visant à éviter une suspension imminente des circulations par la SNCF.
Mais au-delà de ce sursis, le salut des petites lignes régionales dépend d’un plan de cofinancement national. La région, qui estime à 500 millions d’euros les besoins sur dix ans, ne peut assumer seule cette charge
Un mouvement social national perturbera plusieurs secteurs ce jeudi 18 septembre, notamment les transports, l’administration et l’éducation. En Bourgogne-Franche-Comté, la circulation des trains sera fortement impactée : certains TER seront remplacés par des cars, selon les informations disponibles sur les plateformes MOBIGO et TER BFC.
Les transports seront également perturbés sur le réseau urbain Ginko. À Besançon, un rassemblement est prévu à 14h au départ de la place de la Révolution. Le cortège empruntera les rues Battant, Sarrail, des Granges, ainsi que le pont de Bregille, avant de rejoindre Chamars, où une assemblée générale se tiendra pour décider de la suite du mouvement.
Hier, le 12 septembre, l’aéroport Dole Jura a franchi une étape décisive avec l’inauguration de sa nouvelle piste, Ce chantier stratégique, d’un montant de 6 millions d’euros HT, a permis la réfection complète de la piste, des taxiways, ainsi que des raccordements et bandes engazonnées. Un nouveau balisage diurne vient parfaire l’ensemble. Avec 11.000 mouvements annuels, dont 600 vols commerciaux, l’aéroport affirme son rôle de plateforme polyvalente et dynamique. L’aéroport ambitionne de devenir un levier majeur du développement territorial, en renforçant son attractivité et ses services.
À l’occasion du mouvement national "Bloquons tout", la SNCF annonce des perturbations sur le trafic ferroviaire ce mercredi. Les TGV Inoui, Ouigo et trains internationaux circuleront normalement, mais des difficultés sont à prévoir sur les TER, les trains régionaux et les RER Transilien en Île-de-France.
À l’approche de la rentrée, le réseau Ginko se mobilise sur tout le territoire de Grand Besançon Métropole afin de simplifier vos démarches de transport. Création de cartes Ginko Mobilités, achat de PASS Abonnement ou Voyages, informations pratiques… les équipes Ginko viennent à votre rencontre pour vous accompagner.
Un stand au cœur de Besançon
Un grand stand Ginko sera installé place de la Révolution à Besançon, le vendredi 29 août de 9h à 18h30. L’occasion idéale pour effectuer toutes vos démarches sans vous déplacer jusqu’à l’agence.
Des rendez-vous dans les communes et centres commerciaux
Pour être au plus près des habitants, Ginko organise également plusieurs permanences dans les communes de l’agglomération et dans les centres commerciaux :
Des stands sur les campus universitaires
Les étudiants ne sont pas oubliés ! Pour préparer sereinement leur rentrée, Ginko sera également présent directement sur les campus bisontins :
À savoir
Pour la création d’une carte Ginko Mobilités, il est indispensable de se munir d’une pièce d’identité et d’une photo (si la personne concernée n’est pas présente). Avec ce dispositif déployé sur tout le territoire, Ginko confirme sa volonté de rendre la mobilité simple et accessible pour tous à la rentrée.
Depuis ce mardi 1er juillet, Besançon et Grand Besançon Métropole franchissent un cap majeur dans leur politique de mobilité. Mise en œuvre de la gratuité pour les moins de 15 ans, transports gratuits pour tous les usagers le samedi et tarification solidaire à 2 euros par mois pour les allocataires du RSA : des mesures fortes défendues par les élus communistes, malgré des débats intenses, notamment au sein de la majorité. Rencontre avec Christophe Lime.
Un tournant historique pour la mobilité à Besançon
« C’est une évolution majeure, comparable à l’arrivée du tram en 2014 ou même au grand plan transport de 1974 », affirme Christophe Lime, élu communiste bisontin. Depuis ce 1er juillet, la nouvelle politique tarifaire mise en place transforme en profondeur l’accès aux transports publics. L’objectif est clair : encourager l’usage des transports en commun, en particulier chez les jeunes et les publics les plus précaires, tout en réduisant la pression financière sur les ménages. Une politique audacieuse qui, selon les premières estimations, pourrait générer une hausse de 20 à 30 % de la fréquentation du réseau bus et tram.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Un financement anticipé et responsable
Ce virage social a un coût : environ 3 millions d’euros par an. Pour le financer sans déséquilibrer les finances locales, la collectivité a voté une augmentation du versement mobilité, une taxe payée par les entreprises de plus de 11 salariés, qui rapportera 4,5 millions d’euros. Ce différentiel de 1,5 million permettra même d’investir dans l’amélioration de l’offre de transport. Il est notamment prévu une augmentation de 40 postes chez le délégataire, d’ici les prochaines années. « On agit de façon responsable. Cette mesure est financée, pensée, et s’inscrit dans une stratégie d’ensemble. Les transports urbains sont déjà subventionnés à plus de 80 %, et jusqu’à 95 % pour les lignes périurbaines. On va plus loin en assumant une vraie politique publique en faveur de l’accès universel au transport », souligne Christophe Lime.
Un débat clivant mais assumé
Ce changement n’a pas fait l’unanimité. À l’intérieur même de la majorité, les débats ont été vifs. Certains élus, y compris hors de Besançon, se sont opposés fermement à la réforme. « C’est un dossier clivant. Mais nous avons respecté nos engagements de campagne. Ce sont des avancées nécessaires », défend M. Lime. Il rappelle aussi la spécificité institutionnelle : les élus de Besançon ne sont pas majoritaires au sein de Grand Besançon Métropole, ce qui rend chaque vote stratégique.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Prochaine étape : la gratuité pour les moins de 26 ans
Déjà tourné vers l’avenir, Christophe Lime évoque la suite : « La prochaine étape, c’est la gratuité pour les moins de 26 ans. Il y a une vraie précarité chez les étudiants, qui n’ont pas droit aux abonnements subventionnés à 50 % par les employeurs. » Dans une agglomération où l’université est la 2ᵉ plus appréciée de France, l’enjeu est aussi l’attractivité du territoire. « Chaque avancée en matière de transport a un effet domino sur nos autres politiques publiques : l’accès à l’emploi, à l’enseignement, à la culture. C’est un levier fondamental », conclut l’élu