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Grand Besançon Métropole s’engage avec la Caisse d’Allocations Familiales et les 68 communes de son territoire sur un nouveau dispositif, la Convention Territoriale Globale (CTG), qui succède à l’ancien Contrat Enfance Jeunesse, pour la mise en place de services à destination des familles. Un diagnostic a été réalisé, à l’échelle du Grand Besançon, pour identifier les caractéristiques et les besoins de chaque territoire. Plusieurs enjeux ont été définis : petite enfance, enfance-jeunesse, parentalité et animation de la vie sociale. Désormais, des plans d’actions vont être définis par chaque municipalité et contractualisés avec l’organisme financeur. Les 4 millions d’euros consentis en 2021 sont assurés. Ils seront renouvelés chaque année, d’ici la fin de l’engagement, prévu en 2026. D’autres financements sont également possibles pour le soutien à de nouvelles actions.

Des enjeux importants

Pour les municipalités, l’accompagnement des familles est une des priorités. L’épidémie de Covid-19 a laissé des traces. Il faut reconstruire du lien social dans les communes. D’autre part, les modes de garde des enfants doivent être repensés et leur accueil amélioré et complété. Les familles privilégient désormais les accueils collectifs, au détriment des assistantes maternelles. En France, 150.000 femmes n’ont pas pu reprendre une activité professionnelle faute de places dans les structures d’accueil.

L'interview de la rédaction / Marion Etevenard, vice-présidente déléguée à la politique de la Ville, rénovation urbaine et l'accompagnement social.

C’est un évènement qui se déroulera sur les deux prochaines années. En 2023 et 2024, l’université de Franche-Comté va célébrer ses 600 ans. Tout au long de ces 24 mois, l’établissement, en collaboration avec de nombreux partenaires et institutions, proposera un riche programme de rendez-vous. L’ensemble des campus universitaires francs-comtois sont concernés : Vesoul, Lons, Dole (ville berceau de l’université), Belfort et Besançon.

Pour l’université, l’objectif est triple : mettre en lumière son riche passé, évoquer le présent et porter une réflexion sur l’avenir. Les enjeux de demain, toute une démarche intellectuelle à mener pour penser les formations et les enseignements du futur, répondant aux grandes questions sociétales des trente prochaines années. Macha Woronoff, la présidente de l’université de Franche-Comté, ne veut pas d’un évènement porté vers le passé, mais d’une date anniversaire « qui va projeter l’Université de Franche-Comté vers l’avenir Â».

Un évènement grand public

Pas question de faire de cette commémoration, un rendez-vous élitiste, où seuls les sachants auraient leur place. Bien au contraire. Aux côtés de Macha Woronoff, Hugues Daussy, vice-président recherche et valorisation, et Maryse Graner travaillent sur une manifestation grand public ou les Francs-Comtois seront associés. Les festivités débuteront en janvier prochain. Il y en aura pour tous les goûts : colloques scientifiques, conférences, visites guidées, … . L’université a prévu également d’éditer un livre historique qui anglera sur le passé historique de l’université, les étapes majeures de son évolution et les personnalités les plus emblématiques de son histoire. Un site internet, entièrement dédié à ces 600 ans, est également en ligne.  Au fur et à mesure de leur labellisation, il contiendra notamment tous les évènements à venir. Pour le consulter : 600ans.univ-fcomte.fr

Petit rappel historique

L’Université de Franche-Comté est née en 1423 à Dole. En 1691, Louis XIV acte son transfert définitif à Besançon. Obligée de fonctionner clandestinement durant la Révolution Française, l’université franc-comtoise reprendra officiellement son  activité en 1808. S’en suivront d’autres étapes importantes comme la construction de l’Observatoire astronomique de la Bouloie entre 1882 et 1884, la création des facultés de médecine, pharmacie, de droit et de IUT de Besançon et Belfort entre 1967 et 1968 et le développement des autres campus de l’université à partir de 1991.

L'interview de la rédaction / Macha Woronoff ( présidente de l'université de Franche-Comté)

 

Au vu de la pénurie d’animateurs, la Ville de Besançon doit fermer les accueils périscolaires de l’école élémentaire Durer, ce vendredi après-midi, et Bourgogne, le midi, avec la restauration scolaire,  ce vendredi 2 décembre. La crise des effectifs à laquelle s’ajoutent les absences liées aux épidémies saisonnières et au Covid expliquent cette situation compliquée.

A Morez, les élèves de CM2 ont élu leurs représentants au Conseil Municipal des enfants pour cette nouvelle année scolaire. Deux bureaux de vote avaient été installés pour l’occasion au sein de la ville pour accueillir les petits votants qui, munis de leurs bulletins et d’une enveloppe,  ont effectué leur devoir de jeunes citoyens jurassiens. Trois assesseurs, des élus des Hauts-de-Bienne, étaient présents pour veiller au bon déroulement des opérations.

Depuis 2014, la compagnie des chimères intervient auprès de tous les 5e du Val de Morteau pour les sensibiliser aux risques des violences quotidiennes et du harcèlement à l’école. La semaine dernière, les jeunes des collèges de Morteau et Villers-Le-Lac ont participé à une séance de théâtre forum baptisé « Bonnet Man ».

La scène est fictive mais proche de ce que pourrait subir un élève en situation de harcèlement : « Simon est un jeune garçon qui se fait moquer par un camarade en raison de son bonnet. Si au départ la moquerie se veut drôle, les spectateurs assistent à une évolution tragique de la situation : violences verbales, violences physiques, répétitions, humiliations, méchanceté, peur, mal-être, jusqu’au « craquage » de cet enfant ». 

A travers un atelier ludique, ces scènes invitent les adolescents à s’interroger sur les valeurs telles que l’écoute, le respect, l’empathie et la citoyenneté. Selon la méthode originale et inédite du théâtre forum, les élèves sont invités à interrompre le jeu à tout moment, proposer une solution et venir l’expérimenter sur scène en remplaçant ou en ajoutant le personnage de leur choix et ce pour mettre fin à cette situation de harcèlement.

Les éducateurs iront à nouveau à la rencontre des élèves sous 3 semaines dans les classes afin d’échanger avec eux sur leurs ressentis, ce qu’ils ont pu retenir et les moyens mis à leur disposition pour lutter contre ce fléau.

Deux jeunes individus, âgés de 13 et 15 ans, impliqués, lundi, dans une rixe dans un lycée professionnel de Pontarlier, devront s’expliquer devant un représentant de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et le juge des enfants. La victime, un garçon de 13 ans, avait été prise en charge par les sapeurs-pompiers et conduite à l’hôpital de la ville.

Ce samedi 26 novembre, de 9h à 17h, Micropolis Besançon accueille le 16è édition de Studyrama, le salon des études supérieures. Les lycéens et étudiants en recherche d’une formation pour leur avenir sont attendus. Au cours de ce rendez-vous, ils auront la possibilité de rencontrer les représentants d’une centaine d’établissements d’enseignement supérieur et d’assister à une dizaine de conférences thématiques.

400 formations de Bac à Bac +5 , en initial ou en alternance, de nombreuses filières (BTS, licence et master) et secteurs ( art, sport, management,…) sont au menu de ce nouveau rendez-vous. A quelques semaines d’une nouvelle étape sur la plateforme Parcoursup, les jeunes francs-comtois auront à cœur d’enrichir leurs connaissances pour parfaire leur orientation.

L'interview de la rédaction / Thomas Durieux, responsable du salon. 

 

La commune de Doubs investit cette année dans la rénovation de son école Gaston-Dubiez. Un projet comprenant l’extension du restaurant scolaire et de nouvelles salles de classe. La mairie a également décidé d’innover en utilisant du bois scolyté de la région.

 

La commune de Doubs n’échappe pas à la dynamique démographique frontalière. Son école primaire, qui il y a quelques années encore accueillait au sein de son restaurant scolaire une trentaine d’élèves, en compte désormais plus d’une centaine « et ça continue d’augmenter ! » assure Georges Côte-Colisson, maire de Doubs.

Partant de ce constat, l’équipe municipale prend la décision en 2021 de restaurer entièrement l’école Gaston-Dubiez.  « Nous voulions assurer de meilleures conditions d’accueil pour les élèves et le personnel enseignant, et apporter plus de confort pour le temps du midi ».

Depuis quelque temps en effet le service de restauration du midi se fait en deux services. Avec les nouvelles infrastructures, un seul service suffira, moins contraignant pour le timing de la reprise des cours.

Une structure bois privilégiée

Située à deux pas de la frontière suisse, la commune de Doubs n’est pas épargnée par les hivers rigoureux. « On a choisi d’avoir une ossature bois et d’être le plus performant possible en matière d’isolation. Quand on voit les prix de l’énergie en ce moment, ce n'est pas négligeable ». Le bois en question n’est pas tout à fait classique. « Notre idée a été d’utiliser du bois scolyté pour la charpente ».

Pour rappel, le scolyte est un insecte présent sur certaines essences d’arbres, qui bien souvent détruit ces derniers. « On le savait et c’est confirmé aujourd’hui, la qualité du bois ne change pas même s’il est atteint de scolytes » explique Georges Côte-Colisson. Ce type de bois est compliqué à écouler pour les scieries car il dispose toujours d’une mauvaise réputation. La mairie de Doubs soulage ainsi la filière bois locale. « C’était important pour nous de les aider en achetant ce type de bois qui est abondant sur le marché ».

Ouverture au printemps

Le nouveau réfectoire, les quatre salles de classe ainsi que le nouvel espace de documentation seront prêts normalement pour les vacances de printemps. « On a eu de la chance de ne pas avoir trop de retard sur les livraisons même si on espérait ouvrir en février » confesse l’élu. Ce projet, financé par la mairie mais également divers institutions (département, région), a coûté environ 2 millions d’euros. « Là aussi on a eu de la chance, les commandes ont été passées avant que l’inflation n’arrive ».

Sur l’étage en construction, quelques panneaux photovoltaïques sont déjà installés. Leur usage sera double : ils participeront en partie à la consommation d’énergie et le chauffage du bâtiment et serviront d’outils pédagogiques. Les élèves pourront voir le fonctionnement des panneaux et observer en direct sur un compteur la production et consommation d’électricité de leur école.

L'interview de la rédaction / eorges Côte-Colisson, maire de Doubs.

Ce mardi 22 novembre, le lycée Xavier Marmier de Pontarlier organisait sa traditionnelle journée de la solidarité. L'occasion pour les élèves de rencontrer les représentants d'une vingtaine d'associations sur le thème de l'aide à la personne et du handicap. 

C'est une journée de sensibilisation qui avait lieu ce mardi au sein du lycée Xavier Marmier. Comme chaque année au mois de novembre, un temps de rencontre est organisé par  l'équipe pédagogique pour que les lycéens et lycéennes puissent rencontrer des responsables d'associations qui Å“uvrent sur les thématiques du handicap ou de l'aide à la personne.

A l'initiative de projet, deux professeures d'éco-gestion du lycée : Pascale Desmaizières et Elisabeth Gasner-Bez. Cette dernière explique que la journée permet une réelle prise de conscience chez ces jeunes pontissaliens : «L'idée est de faire comprendre à nos élèves qu'il y a des personnes en situation de handicap, malades ou bien précaires et qu'elles ont évidemment leurs places dans la société»

Le matin, ce sont les élèves de première, toutes filières confondues, qui ont pu échanger avec par exemple les reponsables des étoiles noires, association qui lutte pour améliorer les conditions de vie des enfants malades à l'hôpital. Leurs camarades de secondes leurs ont succédé dans l'après-midi. «On est convaincu de l'importance de sensibiliser les lycéens à la solidarité. De plus nous avons d'excellents retour des associations qui viennent échanger, l'action est bonne pour tout le monde» conclut Elisabeth Gasner-Bez. 

L'interview de la rédaction / Elisabeth Gasner-Bez

Ce jeudi matin, une intersyndicale appelait l’ensemble des professeurs à se regrouper sur tout le territoire franc-comtois devant les lycées professionnels. Il est dénoncé la réforme que prévoit le gouvernement. Syndicats et enseignants pointent « un véritable démantèlement des lycées professionnels industriels, agricoles, tertiaires privés et publics Â». Ils évoquent une mainmise du patronat sur le contenu des enseignements. Selon eux, « certaines matières seraient délaissés au profit d’un renforcement des pratiques en atelier Â».

JULES HAAG MANIF LYCCE PRO

Si cette réforme s’applique, elle entraînerait, selon les syndicats, « entre 8.000 et 10.000 suppressions de postes d’enseignants en lycée professionnel Â».  Ce jeudi matin, en Franche-Comté, des rassemblements se sont tenus devant le lycée Jules Haag site Marceau à Besançon et le lycée agricole de Mancy à Lons-le-Saunier.

Le reportage de la rédaction / Fabien Landry, professeur de lettres et histoire géographie au lycée Jules Haag site Marceau