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Les jeunes, lycéens et étudiants, ont animé le cortège bisontin ce mardi.  La réforme des retraites explique cette forte mobilisation, mais les jeunes sont également venus dénoncer une manière de faire de la politique qu’ils jugent désuète et  ne correspond plus aux exigences de la société. Ils veulent une démocratie plus large et une implication plus grande des citoyens dans les mesures qui les concernent. Sixième république ou pas, une partie de la jeunesse française veut être associée aux décisions qui dessinent son avenir.

Pour Paul, représentant local du syndicat UNL, l’utilisation du 49.3 à l’Assemblée Nationale, la réforme du bac et des lycéens professionnels et, plus récemment, la généralisation du Service National Universel  font partie de la liste des décisions prises sans concertation.  « Le peuple n’est pas consulté » lance le lycéen bisontin. « Il est important que les jeunes se mobilisent pour exprimer leur vision de la société et leur conception du débat public » déclare le jeune militant.

L'interview de la rédaction / Paul

 

Le rectorat de Besançon a enregistré près de 34% de grévistes dans l’académie ce mardi, sixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Ce qui représente : près de 41% d’enseignants mobilisés dans le 1er degré et près de 33% dans le second degré.

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars prochain, l’UNSS organise un grand rassemblement sur le site de la Malcombe à Besançon. Plus de 1000 participants sont attendus à l’occasion de la « lycéenne – collégienne UNSS ».

Cette manifestation s’adresse principalement aux jeunes filles de 14 à 18 ans afin de promouvoir l’égalité hommes-femmes et les droits des femmes. Les jeunes sportives auront doit d’inviter un garçon à condition qu’il signe une charte pour prouver son implication dans les valeurs défendues par cet évènement. Au programme : une course d’obstacles, des ateliers sportifs et un village, composé d’une trentaine de stands d’information.

La période des portes ouvertes dans les établissements scolaires et les centres de formation a débuté. Ce samedi 4 mars, IMEA, le centre de formation de la Chambre de Commerce et d’Industrie Saône-Doubs, accueillera les jeunes à la recherche d’un avenir professionnel. Rappelons que cette structure propose des formations en alternance, dans le domaine du commerce, du marketing et du management. Elle dispense des diplômes de niveau BAC +2 à BAC +3. Ces formations réputées sont gratuites et rémunérées. Dans le sens où les participants sont tous engagés dans un contrat d’apprentissage.  Ce samedi, le public est attendu sur les quatre campus que compte l’établissement. Les sites de Besançon, Vesoul, et Montbéliard seront ouverts de 10h à 16h30, en continu. A Pontarlier, on accueillera les jeunes et leurs familles de 10h à 14h30, sur le même fonctionnement.

Durant ces temps de formation, pratiques et théoriques, on y dispense les savoir être et savoir faire propres aux métiers visés, mais on y mène également des actions qui forment les citoyens de demain. C’est dans ce cadre-là que les 27 et 28 février derniers, 94 étudiants des centres de formation IMEA de Franche-Comté ont participé à l’opération « IMEA solidaire de la Croix Rouge ». Après un temps de découverte de l’association, les étudiants ont organisé une collecte de vêtements et produits non alimentaires. « Le parcours d’un apprenti, c’est aussi un parcours éducatif » explique Françoise Sanchez, la directrice de l’école IMEA. Et de poursuivre : « C’est une façon de mettre leurs compétences au service d’une action solidaire. Ce n’est absolument pas décorrélé de leurs activités au quotidien dans leurs entreprises. Bien au contraire. C’est faire profiter et bénéficier la Croix Rouge de leurs compétences, notamment en marchandising, marketing et communication ». Un moyen aussi de susciter des vocations et permettre à cette nouvelle génération de futurs professionnels de s’engager au service des autres et des plus précaires. Des valeurs que ce secteur d’activité n’oublie pas et entend partager avec le plus grand nombre.

L'interview de la rédaction : Françoise Sanchez

 

Dans l’académie de Besançon, comme dans toutes les autres, une minute de silence sera observée à 15h, ce jeudi,  dans l’ensemble des établissements scolaires du pays. Rappelons que mercredi une enseignante du lycée Saint-Thomas-d'Aquin de Saint-Jean-de-Luz, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été tuée; après avoir été poignardée par un élève de sa classe. Le suspect est un jeune homme de 16 ans, qui a été placé en garde à vue hier après-midi.

L'interview de la rédaction / Patrice Durand, direction de l'inspection académique du Doubs

La Ville de Besançon a décidé de modifier sa grille tarifaire de ses accueils périscolaires pour la rentrée prochaine. L’objectif est « d’assurer une meilleure équité sociale ». Elle s’appuie sur le coefficient familial de la Caisse d’Allocations Familiales pour définir le tarif appliqué. Le temps d’accueil périscolaire du matin demeure gratuit pour tous les enfants inscrits. Concernant le temps périscolaire du midi, la ville veut faciliter l’accès à la cantine aux enfants des familles les moins favorisées en abaissant le tarif du repas de 1,50 euro à 1 euro.

En revanche, les ménages les plus aisés contribueront davantage à l’effort de solidarité, avec un tarif maximum porté à 8,50 euros. Ce qui est bien en deçà du véritable prix du service, évalué à 13,50 euros. Le tarif du temps d’accueil périscolaire de l’après-midi s’inscrit dans cette même démarche. La baisse des tarifs concerne 78% des enfants. Cette augmentation permettra également d’absorber en partie la revalorisation des conditions de rémunération des animateurs et prend en compte l’augmentation du coût des services périscolaires, liée à l’inflation et à l’énergie.  

La Ville de Besançon souhaite également continuer à augmenter ses capacités d’accueil. Depuis l’arrivée aux responsabilités de la nouvelle équipe plus de 800 places ont été créées à Besançon pour permettre à plus de familles de bénéficier de l’organisation périscolaire mise en place le midi.

Ce vendredi matin, au Rectorat de Besançon, Nathalie Albert-Moretti,  rectrice de la région Bourgogne-Franche-Comté, et Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah, ont signé la deuxième  convention de partenariat entre les deux entités.  A travers cette nouvelle démarche, l’éducation nationale souhaite renforcer la lutte contre le racisme,  l’antisémitisme et tous les autres comportements haineux.

Ainsi, elle s’appuie sur les connaissances, le travail de recherche, les documents et les outils pédagogiques de la structure parisienne pour atteindre les objectifs souhaités. Comme l’a rappelé la rectrice, dans le contexte de montée du racisme, de l’antisémitisme, du complotisme et de la désinformation, il est important que l’éducation nationale agisse plus fortement.

Former les professeurs

Durant les trois dernières années, durée de la précédente convention, sept établissements scolaires de l’académie de Besançon se sont inscrits dans ce partenariat. Soit un millier de jeunes sensibilisés. Au niveau national, ce sont 6000 enseignants qui ont suivi une formation avec les médiateurs du Mémorial. Concrètement, cette nouvelle convention va permettre aux établissements scolaires d’accéder aux 50 millions de documents que recensent la  structure, à ses audios également  et à toute la pédagogique qu’elle met en œuvre pour former et sensibiliser la jeunesse française. Un devoir de mémoire indispensable.

L'interview de la rédaction / Nathalie Albert-Moretti

La Ville de Pontarlier, en partenariat avec le Réseau Canopé, lance un projet collaboratif de réhabilitation de la cour de l’école Joliot Curie. Différents publics sont consultés pour recenser toutes les bonnes idées et définir ce que pourrait être les futurs aménagements. L’objectif attendu est de rendre cette cour adaptée aux besoins et aux attentes de chacun. En fonction des résultats obtenus, d’autres écoles pourraient faire l’objet d’un même engagement politique.

Les enjeux sont multiples. Ils concernent les installations, l’organisation et l’évolution de l’espace, en tenant compte du vivre ensemble, des usages et les réalités climatiques du moment. « Les enfants ont changé. Les cours datent un peu. Il fallait que l’on porte une réflexion » explique Mme Guyon, l’élue en charge de l’éducation à la ville de Pontarlier.

Un hackathon

Pour mener à bien cette réflexion et permettre de trouver la solution optimale, l’étude se décline en six phases.  Entre octobre 2022 et janvier 2023, les enfants ont été consultés. S’en suivront d’autres rendez-vous : entre janvier et mars 2023, le travail de réflexion se poursuivra avec les équipes éducatives, les parents d’élèves et les habitants du quartier. La municipalité a également prévu d’organiser un hackathon. Durant cette journée thématique, des équipes seront constituées et réfléchiront collectivement à ce futur projet. La décision finale reviendra aux élus qui lanceront ensuite les démarches nécessaires pour concrétiser le tout.

Tout au long de cette année 2023, les cerveaux seront en ébullition dans la capitale du Haut-Doubs. En fonction des opérations à mener, les enfants de l’école Joliot Curie pourraient évoluer dans leur nouveau lieu de vie à compter de la rentrée 2024.

L'interview de la rédaction : Olivia Guyon, élue en charge de l'éducation à la Ville de Pontarlier

 

Grand Besançon Métropole s’engage avec la Caisse d’Allocations Familiales et les 68 communes de son territoire sur un nouveau dispositif, la Convention Territoriale Globale (CTG), qui succède à l’ancien Contrat Enfance Jeunesse, pour la mise en place de services à destination des familles. Un diagnostic a été réalisé, à l’échelle du Grand Besançon, pour identifier les caractéristiques et les besoins de chaque territoire. Plusieurs enjeux ont été définis : petite enfance, enfance-jeunesse, parentalité et animation de la vie sociale. Désormais, des plans d’actions vont être définis par chaque municipalité et contractualisés avec l’organisme financeur. Les 4 millions d’euros consentis en 2021 sont assurés. Ils seront renouvelés chaque année, d’ici la fin de l’engagement, prévu en 2026. D’autres financements sont également possibles pour le soutien à de nouvelles actions.

Des enjeux importants

Pour les municipalités, l’accompagnement des familles est une des priorités. L’épidémie de Covid-19 a laissé des traces. Il faut reconstruire du lien social dans les communes. D’autre part, les modes de garde des enfants doivent être repensés et leur accueil amélioré et complété. Les familles privilégient désormais les accueils collectifs, au détriment des assistantes maternelles. En France, 150.000 femmes n’ont pas pu reprendre une activité professionnelle faute de places dans les structures d’accueil.

L'interview de la rédaction / Marion Etevenard, vice-présidente déléguée à la politique de la Ville, rénovation urbaine et l'accompagnement social.

C’est un évènement qui se déroulera sur les deux prochaines années. En 2023 et 2024, l’université de Franche-Comté va célébrer ses 600 ans. Tout au long de ces 24 mois, l’établissement, en collaboration avec de nombreux partenaires et institutions, proposera un riche programme de rendez-vous. L’ensemble des campus universitaires francs-comtois sont concernés : Vesoul, Lons, Dole (ville berceau de l’université), Belfort et Besançon.

Pour l’université, l’objectif est triple : mettre en lumière son riche passé, évoquer le présent et porter une réflexion sur l’avenir. Les enjeux de demain, toute une démarche intellectuelle à mener pour penser les formations et les enseignements du futur, répondant aux grandes questions sociétales des trente prochaines années. Macha Woronoff, la présidente de l’université de Franche-Comté, ne veut pas d’un évènement porté vers le passé, mais d’une date anniversaire « qui va projeter l’Université de Franche-Comté vers l’avenir ».

Un évènement grand public

Pas question de faire de cette commémoration, un rendez-vous élitiste, où seuls les sachants auraient leur place. Bien au contraire. Aux côtés de Macha Woronoff, Hugues Daussy, vice-président recherche et valorisation, et Maryse Graner travaillent sur une manifestation grand public ou les Francs-Comtois seront associés. Les festivités débuteront en janvier prochain. Il y en aura pour tous les goûts : colloques scientifiques, conférences, visites guidées, … . L’université a prévu également d’éditer un livre historique qui anglera sur le passé historique de l’université, les étapes majeures de son évolution et les personnalités les plus emblématiques de son histoire. Un site internet, entièrement dédié à ces 600 ans, est également en ligne.  Au fur et à mesure de leur labellisation, il contiendra notamment tous les évènements à venir. Pour le consulter : 600ans.univ-fcomte.fr

Petit rappel historique

L’Université de Franche-Comté est née en 1423 à Dole. En 1691, Louis XIV acte son transfert définitif à Besançon. Obligée de fonctionner clandestinement durant la Révolution Française, l’université franc-comtoise reprendra officiellement son  activité en 1808. S’en suivront d’autres étapes importantes comme la construction de l’Observatoire astronomique de la Bouloie entre 1882 et 1884, la création des facultés de médecine, pharmacie, de droit et de IUT de Besançon et Belfort entre 1967 et 1968 et le développement des autres campus de l’université à partir de 1991.

L'interview de la rédaction / Macha Woronoff ( présidente de l'université de Franche-Comté)