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Malgré la tension qui régnait vendredi soir au conseil municipal d’installation de la nouvelle majorité à la suite des scrutin des 15 et 22 mars derniers, le nouveau maire bisontin, Ludovic Fagaut a fait procéder au vote des 16 adjoints pressentis, accompagnés de leurs responsabilités pour les six, voire sept, prochaines années.

  1. Emmanuelle Huot Cuisenier : services à la population et égalité femmes-hommes
  2. Jean-Pascal Reyes : sécurité, lutte contre les incivilités et stationnement
  3. Myriam Lemercier : politique de la ville, vie des quartiers et vie associative
  4. Fabrice Taillard : finances et coopération territoriale
  5. Isabelle Bordat : éducation, enfance, jeunesse et famille
  6. Clément Darcq : affaires sociales et Centre communal d’action sociale (CCAS)
  7. Annie Gauthier : culture, patrimoine historique et espaces culturels
  8. Serge Couësmes :  attractivité, commerce, artisanat, animation et marchés
  9. Christine Werthe : Citadelle, patrimoine Vauban Unesco et attractivité touristique
  10. Guillaume Bailly : urbanisme, environnement, espaces verts, biodiversité et propreté
  11. Esther Szwarc : santé, prévention et handicap
  12. Pascal Orlandi : infrastructures, voirie, grands travaux et transition écologique et énergétique
  13. Emmanuelle Meunier : relations internationales et jumelages
  14. Frédéric Parise : sports et équipements sportifs
  15. Véronique Jelsch : logements, gestion de la commande publique et évaluation des politiques publiques
  16. Didier Gendreau : citoyenneté, laïcité, devoir de mémoire, démocratie participative et lutte contre les discriminations

Un accident de la circulation impliquant deux véhicules légers s’est produit ce vendredi 27 mars, vers 17h30,  à Fuans, au carrefour des Commènes, en direction de Morteau. Six personnes ont été impliquées. À l’arrivée des secours, toutes étaient sorties des véhicules. Une jeune femme de 21 ans, légèrement blessée, a été transportée au centre hospitalier de Pontarlier. Une femme de 42 ans et une fillette de 3 ans, également légèrement blessées, ont été conduites au CHU Minjoz à Besançon. Trois autres victimes, des hommes âgés de 21 ans, ont été laissées sur place.

En basket, cette nouvelle journée de championnat en phase 2 de Nationale 1 masculine n’a pas souri au BesAC. Hier soir, aux Montboucons, les Bisontins se sont inclinés face à leur adversaire, Val de Seine,  sur le score de 72 à 86. Une contre-performance qui place de nouveau l’équipe sous pression avant son déplacement à Rennes, prévu ce mardi 31 mars.

Le Grand Besançon Doubs Handball reste dans le flou après sa nouvelle défaite, hier soir, dans son championnat de ProLigue. Malgré une remontée en fin de match, le collectif de Christophe Viennet a vu la victoire lui échapper. L’équipe s’est inclinée sur le score de 29 à 31, au Palais des Sports, face à Saintes.

Le FC Sochaux-Montbéliard continue sa course à la montée en Ligue 2. Hier soir, dans le cadre d’une nouvelle journée de championnats en National, les Francs-Comtois se sont imposés 2-0, à Bonal,  face à Quevilly, portant leur total à 51 points. À une longueur seulement du leader Dijon, Sochaux reste pleinement dans la lutte à sept journées de la fin. Prochain rendez-vous : un déplacement à Versailles la semaine prochaine.

À Pontarlier, le Centre hospitalier intercommunal de Haute-Comté reste fortement impacté après la cyberattaque d’octobre 2025. Si la situation est désormais stabilisée, le retour à la normale n’est pas attendu avant 2027. Depuis six mois, une reconstruction complète du système informatique est en cours, avec le soutien de l’État et de l’ARS. Un point d’étape s’est tenu ce 27 mars, en présence du préfet et des autorités sanitaires. Objectif : renforcer la cybersécurité et garantir la continuité des soins face à la menace.

Sans surprise, Patrick Comte a été officiellement élu maire de Pontarlier  lors du conseil municipal d’installation de ce vendredi soir. Une élection nette qui ouvre une nouvelle page politique pour la ville. Neuf adjoints ont été élus. Jean-Louis Gagelin, qui aura en charge l’urbanisme, la voierie, les espaces verts, le patrimoine bâti et l'économie, est le premier d’entre eux. Agathe Henriet s’est vue confier l’administration générale, les marchés publics, les affaires juridiques et la sécurité. Le troisième adjoint est Fabien Paret ( politique de la ville, jeunesse et citoyenneté). Nathalie Bertin gérera la culture, le tourisme et les jumelages, en tant que quatrième adjointe. La communication, les relations publiques, la transition numérique et les cérémonies  reviennent à Benjamin Locatelli. Le sport sera l’affaire de Gilles Corgini. Enfin, Delphine Pernin est l’élue référente pour le scolaire et le périscolaire.  

Une élection sans suspense

Sur les 33 votants, 25 élus ont apporté leur soutien à Patrick Comte. Une voix pour Céxdric Laithier, qui avait fait acte de candidature. Le scrutin a également enregistré sept votes blancs, émanant vraisemblablement de l’opposition de droite. Ce résultat confirme la majorité obtenue lors des élections municipales et installe solidement le nouveau maire à la tête de l’exécutif local.

Un discours placé sous le signe de la responsabilité

Dans son discours d’investiture, Patrick Comte a d’abord tenu à remercier les électeurs pour leur confiance : « Cette confiance nous oblige », a-t-il déclaré, soulignant d’emblée le sens des responsabilités qui accompagne son élection. Il a également salué la participation des habitants au scrutin, tout en rappelant que l’abstention reste un défi pour la démocratie locale.

Hommage à la mandature précédente

Le nouveau maire a pris soin d’inscrire son action dans une continuité républicaine, en rendant hommage à l’équipe sortante et à son prédécesseur, Patrick Genre.  « Une ville se construit dans la durée », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de respecter le travail accompli tout en assumant les responsabilités nouvelles.

Un cap politique clairement affirmé

Patrick Comte a insisté sur la légitimité du programme porté par son équipe, qu’il qualifie de « cap » et de « boussole » pour le mandat. Selon lui, les Pontissaliennes et Pontissaliens ont choisi « une orientation, des engagements concrets et une méthode de travail », avec une priorité claire : placer l’intérêt des habitants au cœur de chaque décision. Il a également appelé à dépasser les clivages politiques : « Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous distingue lorsque l’intérêt général est notre priorité. »

Une main tendue à l’opposition

Dans un passage remarqué, le nouveau maire s’est adressé directement aux élus de la minorité, reconnaissant leur légitimité et leur rôle dans le fonctionnement démocratique. « Votre parole est utile, votre vigilance est nécessaire », a-t-il affirmé, appelant à une opposition « constructive », capable d’enrichir les projets municipaux sans tomber dans une opposition systématique.

Des priorités clairement identifiées

Le maire a dressé les grands axes de son mandat : cadre de vie, urbanisme, attractivité économique, transition écologique, cohésion sociale, jeunesse et accompagnement des aînés. Il a insisté sur la nécessité d’agir avec méthode, de hiérarchiser les priorités et de garantir la transparence de l’action publique.

Une mandature tournée vers l’action

« Ce discours n’est pas un aboutissement, il est un point de départ », a conclu Patrick Comte, appelant à une mobilisation immédiate. Affichant une volonté de résultats concrets, il a insisté sur l’importance de la présence sur le terrain, de l’écoute des habitants et de la mise en œuvre effective des engagements. Avec cette élection, Pontarlier entame une nouvelle mandature placée sous le signe du rassemblement, mais aussi de l’exigence et de l’action.

Le premier conseil municipal du maire Ludovic Fagaut, marqué par de vives tensions et le départ de l’opposition, pourrait connaître des prolongements bien au-delà de l’enceinte de l’Hôtel de Ville. La minorité municipale a en effet décidé de porter le conflit sur le terrain juridique.

Une rupture politique assumée

La séance, consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, a rapidement dégénéré après l’intervention de l’ancienne maire, Anne Vignot. Privés de prise de parole selon leurs dires, les élus d’opposition ont dénoncé un fonctionnement qu’ils jugent contraire aux règles démocratiques. Malgré une suspension de séance, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin a notamment pointé des manquements au règlement intérieur. Dans la foulée, l’ensemble de la minorité, dont Anne Vignot et Séverine Véziès, a quitté la salle, marquant une rupture nette avec la majorité.

Le choix de la voie juridique

Mais au-delà du geste politique, c’est surtout la suite donnée à cet épisode qui retient l’attention. Les élus de la minorité annoncent désormais leur intention de saisir les autorités compétentes. Un signalement va être adressé au préfet dans le cadre du contrôle de légalité. Objectif : faire examiner les conditions dans lesquelles certaines délibérations ont été adoptées en leur absence. Dans le viseur de l’opposition, plusieurs décisions votées après leur départ, qu’ils estiment entachées d’irrégularité.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Le dossier sensible du CCAS

Parmi les points les plus contestés figure la composition du conseil d’administration du Centre communal d’action sociale (CCAS). La réglementation impose une représentation proportionnelle de la majorité et de l’opposition. Or, selon la minorité, la liste adoptée ne respecterait pas cette exigence, remettant en cause la légalité même de la délibération. Cet élément pourrait constituer le cœur du recours à venir.

Vers un recours devant le tribunal administratif

Au-delà du signalement au préfet, les élus d’opposition n’excluent pas de saisir le tribunal administratif. Une telle démarche viserait à obtenir l’annulation des délibérations contestées et à faire reconnaître d’éventuels manquements aux règles de fonctionnement des assemblées locales. Cette stratégie marque une montée d’un cran dans l’opposition politique, qui choisit désormais le terrain juridique pour faire valoir ses droits.

Un début de mandat sous pression

En poursuivant la séance malgré le départ de l’opposition, Ludovic Fagaut a fait le choix de la fermeté. Une position qui pourrait désormais être mise à l’épreuve par le contrôle de légalité. Ce premier conseil municipal ne se limite donc pas à un affrontement politique : il ouvre une séquence potentiellement contentieuse, qui pourrait peser sur le début de la mandature. À Besançon, le débat démocratique se joue désormais aussi devant les instances administratives.