Annulé en 2025 en raison de la crise sanitaire, le comice du canton d’Amancey a retrouvé les rings ce dimanche 11 octobre. Un retour porté par la mobilisation des éleveurs, des associations locales, des bénévoles et de la municipalité, autour du maire Philippe Maréchal.
Les retrouvailles étaient attendues. Après une année sans comice, les éleveurs du canton ont renoué ce dimanche avec leur rendez-vous agricole à Amancey. Autour des animaux et des rings de présentation, le public était au rendez-vous. À l’approche de midi, Mathieu Ordinaire, président de l’association du comice et lui-même agriculteur dans la commune, pouvait déjà constater l’intérêt des visiteurs. Pour son premier comice à la présidence, il souligne un signe encourageant : une trentaine d’animaux supplémentaires par rapport aux autres années et la participation de trois élevages de plus. Une mobilisation qui témoigne de l’envie de se retrouver après l’annulation de l’édition 2025.
L'interview de la rédaction : Matthieu Ordinaire, Président de l'association du comice du canton d'Amancey
Une mobilisation qui dépasse le monde agricole
Ce retour repose sur un travail collectif. Aux côtés de l’association organisatrice, le conseil municipal, les associations locales et de nombreux bénévoles ont contribué à préparer et à faire vivre la manifestation. Pour Philippe Maréchal, l’engagement de la commune allait de soi. La municipalité a accompagné l’organisation, notamment sur le plan financier, avec la volonté de soutenir un événement profondément ancré dans la vie locale. « Un comice agricole, c’est toutes nos racines », souligne le maire, qui salue la mobilisation des habitants et l’implication des jeunes agriculteurs. Après la crise sanitaire de 2025, cette édition avait aussi une saveur particulière. Le rendez-vous avait manqué aux exploitants, privés d’une occasion de présenter leurs animaux, d’échanger entre professionnels et de partager leur métier avec le public.
L'interview de la rédaction : Matthieu Ordinaire, Président de l'association du comice du canton d'Amancey
L'interview de la rédaction : Philippe Marechal, maire d'Amancey
Présenter les animaux, montrer le travail quotidien
Au cœur de la journée, le concours demeure une vitrine du travail des élevages. Installée à Amancey au GAEC de la Charmée, Noémie a amené vingt animaux. La préparation commence à la ferme, avec la sélection des vaches, puis se poursuit sur place : nettoyage, installation et soins avant le passage devant les juges. Les animaux concourent dans des sections définies selon leur âge et leur rang de lactation, afin de comparer des profils similaires. Pour l’éleveuse, cette participation mêle exigence, stress et fierté. « C’est une belle reconnaissance et on est fier de pouvoir présenter les vaches avec lesquelles on est au quotidien », confie-t-elle. Chaque concours reste toutefois indépendant : les résultats d’une journée ne préjugent pas de ceux des rendez-vous suivants.
L'interview de la rédaction : Noémie, jeune agricultrice
Une fête de la ruralité ouverte à tous
Au-delà du concours, les organisateurs ont voulu proposer une fête villageoise accessible à toutes les générations. Mini-ferme, marché paysan, structure gonflable et courses de tracteurs figuraient au programme, ainsi qu’un Agrirun annoncé pour l’après-midi. Cette diversité d’animations répond à une volonté : faire du comice un lieu de rencontre entre le monde agricole et un public plus large. À Amancey, ce retour a ainsi permis de renouer avec une tradition autant professionnelle que populaire, portée par un partenariat solide entre les éleveurs, les associations et la commune.
Des dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties vont être appliqués dans l’ensemble du département pour tenir compte des pertes agricoles liées à la sécheresse et aux épisodes caniculaires de cet été. L’état précise que les pertes moyennes de rendement atteignent 55 % pour les prairies et 30 % pour les terres arables. La mesure sera appliquée automatiquement par les finances publiques, sans démarche des propriétaires. Les bailleurs devront reverser le dégrèvement à leur fermier. Des réclamations individuelles resteront possibles lorsque les pertes dépassent les taux retenus.
Ce jeudi 8 octobre, à compter de 8h, à Pontarlier, les bovins font leur retour à la Foire de la Saint‑Luc, après l’absence liée à la dermatose nodulaire contagieuse. L’édition 2026 mettra en avant la jeunesse avec le Grand Ch’lem, challenge imaginé par l’association « les Éleveurs montbéliards » : 90 élèves, répartis en équipes, se mesureront à des épreuves de conduite d’animaux, pointage morphologique, classement et quizz élevage. Tout au long de la journée des stands agricoles et commerciaux animeront également l’espace René‑Pourny. L’entrée est gratuite.
Face aux dégâts causés par la sécheresse et la canicule cet été, l'État déploie un plan de soutien exceptionnel de près de 6 millions d'euros pour les agriculteurs du Jura. Parmi les mesures immédiates : un dégrèvement d'office de la taxe foncière, sans aucune démarche requise, allant de 30 % pour les terres arables à 55 % pour les prairies.
Dès la semaine prochaine, un fonds d'aide directe d'un million d'euros sera également débloqué pour les exploitants les plus en difficulté. Enfin, l'aide à l'achat de carburant agricole est officiellement prolongée pour les mois de septembre et octobre. Pour toute question, les modalités et les contacts de la préfecture sont à retrouver sur le site internet de la direction des finances publiques : https://www.impots.gouv.fr/accueil
La FRSEA Bourgogne–Franche-Comté estime que les mesures du plan CASI annoncées par le gouvernement ne répondent pas à l’ampleur des conséquences de la sécheresse. Le syndicat agricole réclame notamment une « année blanche » pour soulager la trésorerie des exploitations, ainsi que des solutions rapides pour nourrir les troupeaux confrontés au manque de fourrage. Il demande également davantage de moyens pour améliorer la gestion de l’eau, développer les capacités de stockage et adapter durablement les exploitations au changement climatique.
Le préfet du Jura a reçu, mardi 8 septembre, les représentants de la Chambre d’agriculture, de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs afin d’évaluer les lourdes conséquences de l’été 2026 sur les exploitations.
Les mesures du plan gouvernemental d’urgence d’un milliard d’euros ont été présentées : indemnisations, exonérations de taxe foncière, aides à l’achat de carburant et d’engrais, ainsi qu’une prise en charge renforcée des cotisations sociales. Une attention particulière sera portée aux exploitations fragilisées, aux jeunes installés et aux filières les plus touchées. Le comité départemental de suivi de la sécheresse se réunira le 18 septembre.
Le vignoble jurassien traverse une année 2026 particulièrement difficile. Selon les dernières estimations du ministère de l’Agriculture, sa production viticole devrait reculer de 36 %. Cette forte baisse s’inscrit dans un contexte national dégradé : la filière française enregistrerait sa plus faible récolte depuis 1957.
La sécheresse et les canicules fragilisent les vignes
Dans le Jura, les viticulteurs ont subi une succession d’épisodes climatiques défavorables. La sécheresse a d’abord freiné le développement des grappes. Les fortes chaleurs estivales ont ensuite brûlé ou desséché une partie des baies directement sur les ceps. Les cépages rouges figurent parmi les plus touchés. La chaleur a également accéléré la maturation du raisin, obligeant certains domaines à avancer fortement les vendanges. Cette précocité a compliqué le recrutement des saisonniers, encore peu disponibles au cœur de l’été, et entraîné des coûts d’organisation supplémentaires.
Des conséquences économiques importantes
Avec plus d’un tiers de production en moins, les exploitations disposeront de volumes réduits à commercialiser. Cette situation pourrait rapidement peser sur leur trésorerie, alors que les stocks constitués lors des récoltes précédentes diminuent. La Société de viticulture du Jura redoute ainsi une récolte très réduite susceptible de fragiliser durablement certains domaines. Les conditions climatiques compliquent aussi la vinification. La chaleur diminue naturellement l’acidité des moûts et peut perturber l’action des levures sauvages.
Le vignoble jurassien cherche à s’adapter
Face à la répétition des sécheresses et des canicules, les viticulteurs font évoluer leurs pratiques. Certains rehaussent notamment le palissage afin que le feuillage protège davantage les grappes du soleil. L’enherbement maîtrisé et le paillage sont également utilisés pour conserver plus longtemps l’humidité et la fraîcheur des sols. Des recherches portent parallèlement sur des lignées de savagnin plus résistantes au manque d’eau. À plus long terme, la filière envisage aussi le retour de cépages anciens ou l’introduction de variétés arrivant plus tardivement à maturité. Enfin, la gestion de l’eau devient un enjeu majeur. Le stockage hivernal et le recours à une irrigation strictement encadrée font désormais partie des pistes étudiées pour préserver les vignes lors des épisodes de chaleur les plus intenses. Pour le vignoble jurassien, l’adaptation au changement climatique apparaît désormais indispensable à la survie de certaines exploitations.
Le gouvernement débloque plus d’un milliard d’euros pour soutenir les exploitations frappées par la sécheresse et les incendies de l’été. Annoncé ce vendredi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ce plan prévoit notamment 520 millions d’euros d’indemnisations et 300 millions de dégrèvements de taxe foncière. Un fonds de 235 millions d’euros doit aussi financer l’achat de fourrages, de semences et d’autres intrants. Cet été, 65 % du territoire français a été touché par la sécheresse et 95 départements ont connu des restrictions d’eau. Dans certains secteurs, les pertes de rendement atteignent en moyenne 50 %.
Morteau accueillera, samedi 24 octobre, la grande finale des 20 comices agricoles du Doubs. Organisé place du Champ-de-Foire et dans le centre-ville, le Super Comice du Patrimoine devrait réunir 600 vaches et attirer près de 20 000 visiteurs. Un défilé folklorique, un village fromager, un marché de producteurs, des démonstrations de chiens de troupeau ainsi que des expositions de chevaux comtois et de vieux tracteurs rythmeront cette grande fête de l’agriculture et des traditions locales.
La Coulée du Mont d’Or fera son retour samedi 12 septembre, de 10 h à 18 h, sur la place d’Arçon à Pontarlier. Organisée par la Ville et le Syndicat interprofessionnel du Mont d’Or, cette manifestation mettra à l’honneur le célèbre fromage du Haut-Doubs à travers des dégustations, un défilé, des animations et un repas géant.
La tradition fromagère sera à l’honneur dans le centre-ville de Pontarlier. Habitants, visiteurs et amateurs de gastronomie sont invités à participer à une nouvelle édition de la Coulée du Mont d’Or. La manifestation débutera officiellement à 10 h, avant l’inauguration et la cérémonie d’intronisation organisées, à 10 h 15, par la Confrérie du Mont d’Or. À 10 h 45, un grand défilé partira de la place des Casernes-Marguet pour rejoindre la place d’Arçon. Le cortège réunira les membres de la confrérie, des tracteurs anciens, les Armaillis ainsi que les musiciens de l’Harmonie municipale.
Des dégustations proposées par les fabricants
À partir de 11 h 15, le public pourra participer à une dégustation gratuite proposée par huit fabricants de Mont d’Or. Plusieurs fromageries et fruitières du territoire présenteront leurs productions et feront découvrir les particularités de ce fromage emblématique du massif jurassien. Le Syndicat interprofessionnel du Mont d’Or animera également un espace consacré à la filière. Des quiz, des dégustations et des démonstrations de fabrication traditionnelle permettront de mieux comprendre les différentes étapes de préparation du fromage. Un stand de vente complétera le dispositif.
Les animations commenceront dès le vendredi 11 septembre, de 14 h à 16 h, avec l’accueil des écoles de Pontarlier sur la place d’Arçon. Le grand public pourra également assister à des démonstrations de fabrication à l’ancienne et acheter ou déguster du Mont d’Or.
Un repas géant servi au cœur de la fête
L’un des temps forts de cette édition sera le repas géant préparé et servi par le CAP Football, également chargé de tenir la buvette. Proposé au tarif de 21 euros, le menu comprendra une Mont d’Oriflette, de la salade verte, une saucisse de Morteau snackée au brasero, une glace à l’absinthe et un café. Le déjeuner sera accompagné musicalement par Julien Locatelli. Patrick Laithier prendra ensuite le relais durant l’après-midi pour prolonger l’ambiance festive jusqu’à 17 h. Pensez à réserver votre place : https://ca-de-pontarlier.sporteasy.net/collections/53272/checkout/
Des activités pour toute la famille
De nombreuses animations seront proposées tout au long de la journée. Les enfants pourront notamment profiter de jeux géants en bois, d’un toboggan gonflable, d’une vache à traire et d’un espace de dessin. Les produits et savoir-faire régionaux seront également représentés. Une exposition de tracteurs anciens et une démonstration de levage de sangles compléteront le programme. En cas d’intempéries, l’ensemble de la manifestation sera maintenu et déplacé sous la halle Émile-Pasteur.