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Commercialisé du 10 septembre au 10 mai, le Mont d’Or s’apprête à quitter les étals pour la période estivale. Comme chaque année, ce fromage saisonnier du Haut-Doubs tire sa révérence, laissant derrière lui une saison 2025-2026 particulièrement réussie.

Une saison 2025-2026 en nette progression

Les consommateurs profitent encore des dernières boîtes disponibles. Et les chiffres témoignent d’un engouement croissant. Pour Éric Fevrier, président du Syndicat du Mont d’Or, le bilan est sans appel : « Nous constatons une hausse d’environ 5 % des volumes vendus par rapport à la saison précédente Â». Deux facteurs expliquent cette dynamique. D’une part, un été favorable ayant permis de produire des fourrages de grande qualité, essentiels à l’alimentation des troupeaux. D’autre part, une constance dans la qualité de fabrication, saluée par des consommateurs toujours au rendez-vous.

Un fromage devenu symbole de saison

Le Mont d’Or s’est imposé comme un véritable marqueur saisonnier. Produit local par excellence, il répond aux attentes actuelles des consommateurs : authenticité, traçabilité et respect du terroir. Sa production limitée, loin des logiques industrielles de masse, participe à son attractivité. Cette rareté assumée renforce son statut de produit attendu, presque rituel, dont le retour chaque automne est guetté. Plus qu’un simple fromage, le Mont d’Or est devenu une expérience conviviale, associée aux repas d’hiver et aux moments de partage.

Un cahier des charges renforcé pour préserver l’authenticité

Cette fin de saison s’accompagne d’une évolution majeure pour la filière : la publication, le 9 janvier 2026, d’un nouveau cahier des charges de l’A.O.P. Mont d’Or au Journal officiel. Ce cadre renforcé vise à garantir une qualité constante et à préserver l’identité du produit. Il introduit plusieurs mesures concrètes : limitation à 50 vaches laitières par unité de travail annuel, production plafonnée à 1,2 million de litres de lait par exploitation, fertilisation encadrée, avec un maximum de 35 unités d’azote par hectare, minimum de 1,3 hectare d’herbe par vache, interdiction du maïs vert dans l’alimentation et obligation de 80 % de prairies permanentes. Autant d’exigences qui renforcent le lien entre le produit, son terroir et les pratiques agricoles durables.

Un patrimoine vivant du Haut-Doubs

Fabriqué à partir de lait cru et entouré de sa célèbre sangle d’épicéa, le Mont d’Or — également appelé « vacherin du Haut-Doubs » — incarne un savoir-faire ancestral. Produit entre le 15 août et le 15 mars, puis commercialisé jusqu’au 10 mai, il bénéficie d’une Appellation d’Origine Protégée qui ancre sa fabrication dans les territoires d’altitude autour de Pontarlier et Morteau. Avec plus de 9 millions de fromages vendus lors de la saison 2024-2025, la filière confirme sa solidité, tout en refusant toute course à la croissance, privilégiant l’équilibre avec son environnement.

Un rendez-vous déjà attendu

Alors que les dernières boîtes disparaissent progressivement des rayons, une chose est sûre : les amateurs devront patienter jusqu’à l’automne prochain pour retrouver ce produit d’exception. D’ici là, le Mont d’Or laisse derrière lui le souvenir d’une saison réussie — et l’envie, déjà, de le voir revenir.

C’est un événement majeur du monde agricole qui change exceptionnellement de décor. Le Super Comice, habituellement organisé à Pontarlier, se tiendra cette année à Morteau. Un choix dicté par les contraintes sanitaires, après l’annulation de l’édition 2025 en raison de la dermatose nodulaire contagieuse bovine.

Un déplacement imposé par les contraintes sanitaires

En 2025, l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse bovine avait contraint les organisateurs à renoncer à l’événement. Pour cette nouvelle édition, les éleveurs ont opté pour Morteau, située hors zone vaccinale, afin de maximiser les chances de maintien. Mais l’incertitude demeure. « Le contexte sanitaire reste encore à valider », rappelle le maire mortuacien Cédric Bôle. Une décision définitive devrait intervenir dans les prochains mois, en fonction de l’évolution de la situation.

L'interview de la rédaction : Cédric Bôle, Maire de Morteau 

Un événement essentiel pour la filière agricole

Pour les professionnels, l’enjeu dépasse la simple organisation d’un comice. Après des mois difficiles, la filière agricole a besoin de se retrouver. « Le milieu agricole a besoin de se fédérer, de se retrouver autour de ces événements », souligne Cédric Bôle. Le Super Comice constitue aussi une vitrine importante pour rapprocher le grand public du monde agricole et valoriser un savoir-faire local ancré dans le territoire.

Une organisation d’ampleur en préparation

Si les conditions sanitaires le permettent, l’événement se tiendra le 24 octobre prochain, au champ de foire de Morteau, avec des animations également prévues en centre-ville, notamment rue de la Gare,  et Grande Rue. Près de 20 000 visiteurs sont attendus pour ce rendez-vous incontournable. Une affluence qui impose une organisation minutieuse, actuellement en cours de préparation.

L'interview de la rédaction : Cédric Bôle, Maire de Morteau 

Entre espoir et vigilance

Si tous les acteurs espèrent pouvoir relancer la dynamique du Super Comice, la prudence reste de mise. Plusieurs étapes doivent encore être validées avant de confirmer définitivement la tenue de l’événement. Dans ce contexte, collectivités et professionnels avancent de concert, avec un objectif commun : permettre au monde agricole de renouer avec ce temps fort, symbole de convivialité et de reconnaissance.

L'interview de la rédaction : Cédric Bôle, Maire de Morteau 

Le Super Comice 2026, initialement prévu à Pontarlier puis annulé en raison de la dermatose nodulaire contagieuse bovine, devrait finalement changer de lieu. Selon plusieurs sources, l’événement devrait être organisé à Morteau. Une conférence de presse est prévue ce jeudi 16 avril à 11h, en mairie de Morteau, afin de préciser les modalités d’organisation. Des annonces sont attendues sur le maintien et les conditions de tenue de cette manifestation agricole majeure.

Dans le massif du Jura, les préfets de l’Ain, du Doubs et du Jura renforcent la traçabilité des troupeaux bovins avant l’estive. Objectif : éviter l’introduction de maladies et vérifier les obligations vaccinales. De nouveaux arrêtés précisent l’enregistrement des éleveurs, des parcelles et les déclarations de mouvements d’animaux. Ces mesures, élaborées avec les chambres d’agriculture et les groupements sanitaires, doivent permettre un suivi plus précis des bovins en altitude et protéger des filières agricoles fragiles mais à forte valeur ajoutée.

À l’approche des élections municipales de 2026, la FDSEA du Doubs adresse une lettre ouverte aux candidates et candidats. Le syndicat agricole appelle les futurs élus à prendre en compte les enjeux de l’agriculture dans leurs projets communaux : préservation du foncier agricole, soutien aux projets d’exploitations, développement des circuits alimentaires locaux et meilleure concertation sur les questions d’urbanisme et d’environnement. Pour la FDSEA, accompagner l’agriculture locale est essentiel pour la souveraineté alimentaire, l’emploi et la vitalité des territoires ruraux.

 Ã€ la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture à Paris, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé, ce vendredi,  sur France Inter que la dermatose nodulaire contagieuse est désormais éradiquée en France. Depuis le 2 janvier, aucun nouveau cas n’a été recensé. Les zones réglementées sont progressivement levées, à l’exception d’un secteur des Pyrénées-Orientales, en lien avec un cas signalé en Espagne.

Malgré cette amélioration sanitaire, le Salon se tiendra cette année sans bovins — une première depuis 1954. Une décision prise de longue date par les éleveurs eux-mêmes, par prudence sanitaire, et non pour des raisons politiques. « Le protocole choisi nous a donné raison », a souligné la ministre, évoquant un retour progressif à une vie normale pour les éleveurs, avec la reprise des échanges et des déplacements d’animaux.

Annie Genevard assure toutefois qu’il n’y aura « pas de boycott » et promet « un beau et grand salon », qualifié de « plus grande ferme de France », où les visiteurs viendront nombreux à la rencontre des agriculteurs.

 

Le Salon international de l'agriculture ouvre ses portes samedi à Paris, et ENILEA sera une nouvelle fois au rendez-vous, via ses antennes de Mamirolle et Poligny.  Quatre élèves de BTS BIOQUALIM, encadrés par deux enseignants, réaliseront des démonstrations de fabrication fromagère dans une mini-laiterie pédagogique.

Les étudiants des campus de Mamirolle (23 au 25 février) et de Poligny (25 au 27 février) fabriqueront en direct des fromages à pâte molle, sur du matériel mis à disposition par l’établissement. Par ailleurs, la structure contribuera à l’organisation du Concours général agricole pour la catégorie produits laitiers, lundi 23 février, confirmant son expertise reconnue dans les métiers de la transformation laitière.

Ce lundi 16 février, le Département du Jura a lancé sa participation au Salon International de l’Agriculture 2026. Objectif : faire rayonner le territoire et valoriser ses savoir-faire d’excellence. Agriculture, produits locaux, filières dynamiques et tourisme seront à l’honneur sur le stand jurassien. Dans deux jours, le Jura prendra la direction de Paris… La collectivité donne rendez-vous aux Jurassiens au sein même de l’événement qui se déroulera du 21 février au 6 mars prochain.

À quelques jours du Salon de l’agriculture, la ministre franc-comtoise de l’Agriculture, Annie Genevard, dénonce dans Le Parisien des pratiques de « chantage mortifère » de certaines enseignes de la grande distribution. Elle alerte sur des négociations commerciales jugées trop agressives, mettant en danger agriculteurs et industriels. La ministre appelle à l’apaisement et à un partage plus équitable de la valeur.

Le Département du Jura participera cette année encore au Salon International de l’Agriculture, du 21 février au 1er mars à Paris. Une journée spéciale est proposée au public : un déplacement en bus aura lieu mardi 24 février, au départ de Lons‑le‑Saunier et de Dole. Le tarif est de 50 euros, transport et entrée inclus. Départ à 5 heures, retour à 18 heures. Inscriptions en ligne sur le site du Département du Jura.