Une population toujours essentielle dans la région
Les travailleurs frontaliers affiliés à l’assurance maladie française restent une composante majeure du paysage socio‑économique franc‑comtois. Environ 70.000 salariés résidant en Franche‑Comté et employés en Suisse cotisent aujourd’hui à l’URSSAF, un volume qui demeure stable malgré une légère diminution observée ces derniers mois.
Des secteurs suisses sous tension
Si la baisse reste contenue, elle s’explique en partie par les difficultés rencontrées dans certains secteurs helvétiques. L’horlogerie, pilier économique du Jura suisse, traverse une période plus délicate. D’autres domaines très spécialisés connaissent également un ralentissement, susceptible d’entraîner des réajustements d’effectifs ou des mobilités professionnelles.
L'interview de la rédaction : Romain Gibert, directeur comptable financier de l'URSSAF Franche-Comté
Des évolutions à surveiller
Pour l’heure, les organismes sociaux comme les observateurs économiques appellent à la prudence : le recul manque pour mesurer pleinement l’ampleur des mutations en cours. Les premiers signaux ne laissent toutefois pas entrevoir de bouleversements majeurs dans les flux de frontaliers. Les mouvements constatés restent limités et ne remettent pas en cause l’importance de cette main‑d’œuvre pour la région comme pour l’économie suisse.
Un équilibre encore solide
Malgré les tensions sectorielles, la dynamique transfrontalière demeure robuste. Les travailleurs frontaliers continuent de représenter un enjeu stratégique pour la Franche‑Comté, tant en matière d’emploi que de financement de la protection sociale. Les prochains mois permettront d’affiner l’analyse et de confirmer — ou non — l’installation durable de ces évolutions.