Le 21 février dernier, rue des Flandres Dunkerque, dans le quartier Planoise, à Besançon, un jeune homme est décédé à la suite de coups de couteau portés lors d’une altercation dont les circonstances exactes restent encore à éclaircir. Une plaie profonde au niveau du dos, commise par une arme blanche, serait à l’origine du décès du jeune homme, qui succomba à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital. Deux suspects ont été mis en examen, tandis qu’une troisième personne demeure activement recherchée. L’un d’eux est en détention provisoire. Le second a été placé sous contrôle judiciaire.
Une altercation aux circonstances confuses
Les événements se sont déroulés dans un contexte de différend entre plusieurs personnes qui se connaissaient « manifestement », selon les premières déclarations. L’altercation aurait dégénéré, chacun des protagonistes affirmant avoir été victime de l’autre. D’après les éléments communiqués par le parquet, l’arme utilisée serait « compatible avec un couteau », au regard des constatations du médecin légiste. Plusieurs coups auraient été portés, mais un seul serait directement à l’origine du décès. Les déclarations des mis en cause sont décrites comme « évolutives », avec des versions divergentes des faits, rendant l’établissement précis des responsabilités encore incertain à ce stade de l’enquête.
L'interview de la rédaction : Christine De Curraize, substitute du procureur de la république de Besançon
Deux hommes poursuivis, un troisième en garde à vue
Deux hommes ont été présentés à un juge d’instruction. Le principal suspect, né en octobre 1998, a été mis en examen pour des faits de nature criminelle, notamment meurtre. Il serait celui qui a eu l’altercation initiale avec la victime. Un second individu, né le 22 juillet 1996, a été mis en examen pour des faits de nature délictuelle. Il ferait partie de la famille du premier mis en cause. Une troisième personne, interpellée en fin d’après-midi la veille des déclarations, était toujours en garde à vue au moment du point presse de ce mardi matin. Par ailleurs, une personne reste en fuite.
L'interview de la rédaction : Christine De Curraize, substitute du procureur de la république de Besançon
Une victime connue des services de police
La victime, née le 26 novembre 2001, était connue des services de police sous une autre identité. Elle était défavorablement connue pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Au total, cinq gardes à vue ont été ordonnées dans ce dossier, y compris à l’encontre de proches des suspects, afin de déterminer les circonstances exactes du drame et les responsabilités de chacun. L’information judiciaire se poursuit. Les enquêteurs devront notamment clarifier le rôle précis de chaque protagoniste, dans une affaire où les versions restent contradictoires et où un suspect demeure activement recherché.