La colère monte à l’école du village. Depuis plusieurs jours, parents d’élèves et élus se mobilisent contre un projet de fermeture de classe décidé par le rectorat, dans le cadre de la nouvelle carte scolaire.
Une décision récente et mal vécue
La nouvelle est tombée il y a seulement deux semaines : une classe de l’école de Frambouhans pourrait être supprimée à la rentrée prochaine. Une annonce tardive, selon les parents et la municipalité, qui disent avoir été pris de court. « Nous l’avons appris très récemment, ce qui nous laisse peu de temps pour réagir », explique Mme Girardot, parent d’élèves.
Une mobilisation visible et déterminée
Depuis le début de la semaine, la contestation s’organise sur le terrain. Chaque matin, des parents se rassemblent devant l’établissement pour marquer leur opposition : blocage symbolique de l’entrée de l’école, installation de banderoles et présence quotidienne jusqu’à l’ouverture des classes « On reste mobilisés toute la semaine », affirment les parents, bien décidés à maintenir la pression.
L'interview de la rédaction : Mme Girardot, parent d'élèves
Des classes surchargées et multi-niveaux redoutées
Au cœur des inquiétudes : les conditions d’apprentissage des élèves. À la rentrée, l’école compterait environ 90 élèves, répartis en classes dites « triple niveaux », mêlant : grandes sections de maternelle, CP et CE1. Avec environ 25 élèves par classe, une organisation jugée inadaptée. « Les grandes sections n’ont pas la même capacité de concentration que des élèves de CP ou CE1. Les regrouper risque de pénaliser tout le monde », s’inquiète Mme Girardot.
Une démographie pourtant en hausse
Autre argument avancé : le développement du village. Une trentaine de nouvelles habitations sont en construction dans le secteur, ce qui pourrait entraîner l’arrivée de nouveaux élèves dans les prochaines années. Pour les familles, cette fermeture apparaît donc en contradiction avec l’évolution démographique locale.
Une pétition et des discussions en cours
En parallèle, des actions sur le terrain, une pétition en ligne a été lancée sur la plateforme Change.org pour soutenir le maintien de la classe. Les parents espèrent également faire entendre leur voix lors d’une rencontre prévue avec les autorités éducatives.
Une mobilisation appelée à durer
Malgré l’absence de réponse concrète pour l’instant, les parents restent déterminés. « On continuera tant qu’on n’aura pas de réponse », préviennent-ils. La semaine de mobilisation pourrait donc n’être qu’un début dans ce bras de fer entre familles, élus locaux et rectorat.