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Les autorités répondront-elles à cette demande ?  Alors que les certifications nécessaires à l’exercice d’activités périphériques au métier d’armurier devraient être allégés à partir du 1er janvier 2024, les buralistes, qui essaient de diversifier leur activité, se sont dit intéressés pour la vente de cartouches pour fusils de chasse. Affaire à suivre.

Dans la continuité de la déclaration d’urgence climatique que les élus régionaux ont voté en décembre 2021 et la Convention Citoyenne pour le Climat,  la région Bourgogne Franche-Comté a lancé, ce vendredi 24 novembre, sa première Convention Citoyenne pour le climat et la Biodiversité. Cet exercice « collectif et démocratique » permettra aux citoyens de s’exprimer et nourrir les politiques publiques.

Un panel de 50 citoyens

Pour mener à bien cette réflexion, un panel représentatif de 50 citoyens, domiciliés en Bourgogne-Franche-Comté,  tirés aux sort,  a pour mission de proposer des pistes, leviers et solutions pour des modes de vie différents, répondant aux enjeux du dérèglement climatique et de l’érosion de la biodiversité. « Ces hommes et ces femmes, âgés de 18 à 34 ans, reflètent la diversité des habitants de la région, en termes d’âge, de sexe, de profession et de zones géographiques » explique Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Cinq sessions de travail

Pour ce faire, cinq sessions d’échanges sont programmées, dans les six mois à venir. Soit dix dates, réparties entre Besançon et Dijon. La composition du panel a été confié à une société spécialisée. Quant à l’accompagnement des participants, il sera mené par une équipe d’experts, qui coconstruira avec les citoyens le document à venir.

‘Ne pas décevoir »

La présidente socialiste de la région Bourgogne Franche-Comté tient à la pleine réussite de cette démarche citoyenne. « Nous ne devons pas décevoir celles et ceux qui ont accepté de nous rejoindre dans cette aventure » explique-t-elle. « C’est un engagement que je prends en tant que présidente de région. On ne fait pas cette convention pour, ensuite, mettre les propositions des citoyens dans des tiroirs. Si les actions correspondent aux compétences de la région, nous en débattrons. J’espère que nous en suivrons beaucoup. Si cela s’adresse à d’autres acteurs que nous, nous ferons passer le message » conclut la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté.

L'interview de la rédaction / Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté

Le Président Emmanuel Macron est attendu ce vendredi 24 novembre dans le Jura. Deux rendez-vous sont au programme de ce déplacement présidentiel. Le Chef de l’Etat se rendra  à Moirans-en-Montagne où il participera à une plantation d’arbres avec des jeunes. Il se déplacera ensuite à Orgelet pour une rencontre avec celles et ceux qui ont lutté contre les feux de forêt de l’été 2022 sur ce territoire jurassien.

La Première ministre Elisabeth Borne a indiqué mercredi qu’elle souhaitait qu’un texte de loi de programmation sur le grand âge puisse être présenté d’ici l’été, pour un examen et une adoption au second semestre 2024. Véritable enjeu de société, la loi grand âge avait été abandonné par le gouvernement Castex en septembre 2021. Une faute de financement avait alors été évoqué à l’époque.

Seul candidat à sa succession David Lisnard, le maire de Cannes, a été réélu hier à la tête de  l’AMF, l’association des maires de France. Il s’agit de son deuxième mandat. Il a été réélu avec près de 92% des suffrages exprimés, avec un taux de participation de près de 25%. Précisons qu’avec 8799 bulletins enregistrés, cette élection à moins mobilisé qu’en 2021.

Le 105è congrès de l’Association des maires de France s’est ouvert ce mardi. Il fermera ses portes jeudi. Cette année encore, cet évènement politique, très attendu, se déroule dans un contexte « de fatigue républicaine » et de malaise des élus locaux à deux années et demie du prochain scrutin municipal, qui devrait se tenir en mars 2026.  Les édiles dénoncent les lourdeurs administratives et les violences verbales et physiques de leurs administrés. Les réseaux sociaux sont notamment visés. Rencontre avec Patrick Genre, Maire de Pontarlier et président de l’association des Maires du Doubs.

Les élus sont épuisés Monsieur Genre ?

C’est la pression qui pèse sur eux, de tous bords, qui fait qu’il y a une sensation d’épuisement et de stress permanent. Les contraintes financières, administratives et normatives sont une réalité. Sans oublier, l’augmentation préoccupante des agressions. Soit 20% de plus que l’an dernier. Qu’il s’agisse d’agressions verbales  ou physiques auprès des élus et de leur famille. Tout cela créé un environnement qui pèse beaucoup sur les élus, qui se sentent parfois un peu seuls. Certes, le Maire est à porter d’engueulade – on est là pour cela, si je puis dire - mais pas toujours et pas dans tous les cas. Le Maire n’est pas responsable de tout. Même s’il peut intervenir sur beaucoup de choses. Il n’a pas toujours les réponses aux problèmes que posent les habitants. C’est vrai que cette situation produit une ambiance particulière qui pèse sur ce mandat.

Qu’attendez-vous de ce congrès ?

Le congrès nous permet d’être directement en relation avec les directeurs de l’administration centrale, les ministres, la Première ministre, … . Cela permet d’exposer, selon les thématiques, le vécu. On a l’impression, quand on est sur le terrain, que nos dirigeants parisiens  sont un peu hors sol et qu’ils ne se rendent pas compte de ce qu’est la vraie vie. La vraie vie, c’est ce que nous avons chaque jour,  lorsque nous rencontrons nos citoyennes et citoyens dans la rue. Lorsqu’ils nous exposent leurs problématiques de logement, de pouvoir d’achat, de sécurité, … . Le congrès permet aux élus de rencontrer ses gouvernants. C’est important. Les ateliers thématiques sont également très riches. Ils permettent d’apporter des réponses techniques et administratives.

Auriez-vous aimé qu’Emmanuel Macron fasse le déplacement ?

Le symbole aurait été bon et beau de voir le Président se déplacer et venir rencontrer les élus. Il ne l’a pas souhaité cette année. Je le regrette. Certes, il invitera, comme il le fait chaque année, des élus à l’Elysée, mais cela ne remplace pas sa présence sur le congrès. C’est un signe de reconnaissance et de respect par rapport aux élus, qui consacrent beaucoup de leur temps personnel, familial, parfois professionnel, pour essayer de gérer au mieux les communes dont ils ont la responsabilité.

Que dire des réseaux sociaux, qui peuvent parfois être dévastateurs ?

J’entame ma 29è année de mandat. J’ai vu l’évolution des relations entre les élus et la population et les effets néfastes des réseaux. Autant internet peut être quelque chose de très enrichissant pour sa culture personnelle, pour la découverte du monde. Autant les réseaux sociaux sont destructeurs par rapport à ce qu’ils véhiculent. Tout le monde y va de sa vérité et de son analyse, sans connaître les réalités d’un dossier.  Cela alimente ce stress et cette angoisse que les élus ont. Ils sont, à longueur de journée, critiqués. Toutes leurs décisions sont analysées et critiquées. Certes, c’est le jeu de la démocratie. Il n’est pas question de tordre cette liberté. Mais il faudrait que les gens l’utilisent de manière plus constructive. Emettre des avis différents est tout à fait louable, mais  sans détruire, sans agresser, sans insulter. S’exprimer en faisant l’effort d’avoir tous les éléments d’analyse. Ce qui n’est quasiment jamais le cas.

Craignez-vous  pour la suite, pour les échéances municipales à venir ?

Cela arrive vite désormais. Normalement, le prochain scrutin municipal se tiendra en mars 2026. L’association des Maires de France lance un cri d’alarme vigilance au niveau national. Elle interpelle le gouvernement pour desserrer l’étreinte qui pèse sur les contraintes des élus. On a un risque qu’il n’y ait pas de renouvellement chez les personnes qui acceptent de prendre cette responsabilité. Nous l’avions déjà vécu en 2020. Je crains que le mouvement ne se développe et que l’on ait des communes sans candidat ou avec une seule liste. C’est quelque chose de déplorable pour la démocratie et pour la gestion de nos communes. Il faut faire en sorte que, dans les deux années qui restent, on essaie de redonner le goût et l’envie aux personnes de s’investir et s’impliquer dans la vie publique.

L'interview de la rédaction : Patrick Genre

 

Hier, Elisabeth Borne a présenté le nouveau plan du gouvernement contre les violences faites aux enfants pour la période 2023-2027. C’est le troisième depuis 2017. Il se décline en 22 mesures et prévoit notamment un soutien financier de 1500 euros  pour les jeunes sortant de l’Aide sociale à l’enfance à leur majorité  et le recrutement d’agents dans les dispositifs d’urgence et d’accompagnement. Le gouvernement souhaite également développer des unités d’accueil pédiatrique pour l’enfance en danger

La ministre des Solidarités et des Famille Aurore Bergé a annoncé  qu’une aide d’urgence sera versée par les Caisses d’Allocations Familiales pour les victimes de violences conjugales à partir du 1er décembre. Son montant devrait s’élever à 600 euros en moyenne, avec un minimum de 243 euros. . Son objectif est d’aider financièrement une personne qui souhaite quitter son domicile et fuir son agresseur.


Les chiffres sont inquiétants. Selon des données du ministère de l’Intérieur, les agressions à l’encontre des élus ont progressé de 15% entre 2022 et 2023. Il a été enregistré, au 12 novembre 2023, plus de 2.300 atteintes aux élus. C’est d’ores et déjà beaucoup plus que pour la seule et totale année 2022 (2.265 faits recensés), qui accusait déjà une hausse de 32% par rapport à 2021. Les réseaux sociaux sont à l’origine de la progression notoire de ce fléau. Une projection prévoit 2.600 atteintes d’ici la fin de cette année.

Dans le journal dominical « La Tribune », Bruno Le Maire, ministre de l’économie, et Thomas Cazenave , ministre délégué chargé des comptes publics, ont annoncé une réforme de l’immobilier de l’Etat. Le gouvernement espère obtenir un gain de 500 millions d’euros, en réduisant de 25% les surfaces occupées par l’administration. L’objectif est de passer le ratio des surfaces par fonctionnaire de 24 m2 à 16 m2.