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La Communauté de communes des Portes du Haut‑Doubs a installé son nouveau conseil communautaire mercredi soir à Vercel‑Villedieu‑le‑Camp. Pierre‑François Bernard, maire des Premiers Sapins, a été élu président avec 54 voix sur 67 votants. Le bureau communautaire comptera 19 membres, dont sept vice‑présidents chargés de thématiques clés comme l’économie, l’aménagement ou encore la transition territoriale. Le nouveau mandat se veut « ambitieux », axé sur la coopération entre communes et l’accélération des projets structurants.

Élus et fonctions

Président

  • Pierre‑François Bernard, maire des Premiers Sapins

Vice‑présidents

  1. Samuel Girardet, maire de Gonsans — 1re vice‑présidence
  2. Sylvie Le Hir, maire de Valdahon — 2e vice‑présidence
  3. Fabrice Vivot, maire de Flangebouche — 3e vice‑présidence
  4. Marina Tassetti, maire d’Orchamps‑Vennes — 4e vice‑présidence
  5. Julie Huguenotte, maire de Vellerot‑les‑Vercel — 5e vice‑présidence
  6. Michel Lenglet, adjoint au maire d’Étalans — 6e vice‑présidence
  7. Emmanuelle Richard, adjointe au maire de Bouclans — 7e vice‑présidence

Après avoir quitté la liste « Besançon Mérite Mieux » menée par Éric Delabrousse lors des dernières élections municipales, Karima Rochdi tient à clarifier sa position. L’ancienne élue assure qu’elle reste pleinement engagée dans la vie politique locale et fidèle aux valeurs du parti Horizon d’Edouard Philippe. Entre perspectives nationales, notamment la prochaine élection présidentielle, et inquiétudes concernant le climat politique à Besançon et au sein de la métropole, elle revient sur ses choix, ses convictions et ses ambitions pour la suite.

Quelle est votre situation aujourd’hui, politiquement parlant ?

Je ne me suis pas du tout retirée de la vie politique et de la vie publique locale. Au contraire, je suis plus que jamais engagée, notamment au service des Bisontines et des Bisontins. J’avais fait le choix de me retirer d’une liste parce que je n’étais pas d’accord avec la manière de mener la campagne. Je me suis donc retirée de la liste « Besançon Mérite Mieux » en 2026, mais mon engagement politique et public se poursuit.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Cela signifie que vous continuez avec la même sensibilité politique, à savoir Horizon ?

Tout à fait. Je suis toujours adhérente à Horizon  et je continue d’en porter les valeurs à Besançon. Je poursuis mon engagement et je reste au service des habitants.
Par ailleurs, des échéances importantes arrivent, et je compte bien m’y investir.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Vous faites référence à quelles échéances : les sénatoriales, la présidentielle, les législatives ?

La prochaine échéance majeure, c’est la présidentielle. C’est un moment très important pour les Français, où chacun a un rôle à jouer. Et bien sûr, d’autres échéances suivront.

Vous ne souhaitez pas revenir davantage sur les raisons de votre départ de la liste d’Éric Delabrousse ?

Je tiens à préciser que j’ai quitté la liste d’un candidat, pas d’un parti. Je suis une élue de terrain, proche des habitants. Pour moi, une campagne électorale doit avant tout être une campagne de proximité : aller à la rencontre des citoyens, écouter leurs besoins, leurs propositions, leurs attentes. Une campagne numérique est utile, mais elle ne remplace pas le contact direct. Les solutions doivent partir du terrain.
C’est sur ce point que nous étions en désaccord. J’ai quitté une liste parce que je n’étais pas d’accord avec la manière de mener la campagne, mais je n’ai quitté ni Horizons ni la vie politique.

Concernant le conseil municipal de Besançon, vos récentes déclarations montrent une certaine inquiétude. Pourquoi ?

Le mandat 2020-2026 a été marqué par des tensions fortes entre majorité et opposition. On avait parfois l’impression que la place des Bisontins passait au second plan, au profit de confrontations politiques. J’ai suivi le dernier conseil municipal, et j’ai constaté que ces tensions persistent. Cela m’inquiète, car Besançon a besoin de sérénité.
Dans une démocratie, il faut savoir gagner, mais aussi savoir perdre. Aujourd’hui, chacun doit faire preuve de responsabilité. Les habitants attendent du respect, de l’objectivité et un travail collectif.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Craignez-vous que ces tensions se retrouvent également au niveau de Grand Besançon Métropole ?

Oui, c’est une crainte réelle. La métropole prend de plus en plus d’importance, notamment en matière de développement économique, d’emploi ou de tourisme.
Si ces logiques d’affrontement persistent, ce sont les habitants qui en pâtiront.
J’espère que le conseil communautaire ne reproduira pas les tensions observées au conseil municipal. Besançon a besoin de stabilité et de coopération.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Certains estiment qu’il s’agit d’un “retour à l’envoyeur”, notamment vis-à-vis de personnalités comme Ludovic Fagaut ou Laurent Croizier. Qu’en pensez-vous ?

C’est justement pour cela que je dis qu’il faut savoir gagner comme perdre. Les deux camps doivent mettre leur ego de côté. Les Bisontins se sont exprimés, leur choix doit être respecté. Certains ont voté pour Ludovic Fagaut, d’autres pour Anne Vignot. Tous doivent être respectés. Les élus ont la responsabilité de représenter l’ensemble des citoyens.

On n’a donc pas fini d’entendre parler de vous dans la vie publique bisontine ?

Je poursuis mon engagement politique et citoyen. Ce qui m’importe, c’est l’intérêt général. Lorsque je ne suis pas en accord avec une équipe, je m’en retire, mais cela ne signifie pas que je quitte la vie politique. Les Bisontines et les Bisontins peuvent compter sur moi. Lorsque j’ai quitté cette liste, je leur ai donné rendez-vous très bientôt — et ce sera le cas.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Comment analysez-vous le score de la liste d’Éric Delabrousse ?

Je pense que l’équipe comptait des personnes intéressantes, avec de vraies idées et une volonté de renouvellement. Cependant, il y a eu un manque de présence sur le terrain. Il y a eu un rendez-vous manqué avec les habitants. Une campagne nécessite d’aller à la rencontre des citoyens, de se faire connaître, d’expliquer son projet.
Il y avait un espace politique à occuper, qui ne l’a pas été. Avec davantage de travail de proximité, un score entre 10 et 15 % était envisageable, permettant de jouer un rôle constructif entre les deux tours au service des habitants.

Sur le territoire de la Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs, le nouveau conseil communautaire sera installé ce mercredi 15 avril à Vercel-Villedieu-le-Camp. Cette première réunion marquera la prise de fonctions des nouveaux élus et le lancement du nouveau mandat intercommunal.

Sévérine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, réagit à l’éventuelle nomination de Frédéric Bernard, maire de Chevroz, proche des idées du Rassemblement National, comme 1er vice-président de Grand Besançon Métropole. L’élection de l’exécutif est prévue lundi 20 avril.

Quelle est votre réaction à la possible entrée d’un élu proche du Rassemblement National dans l’exécutif de Grand Besançon Métropole ?

Nous avons là un nouvel exemple de la recomposition politique des droites, qui s’allient avec l’extrême droite dans des exécutifs. Cela fait suite à des alliances plus ou moins assumées lors des élections, comme on a pu le voir à Besançon avec M. Fagaut, élu notamment grâce au Rassemblement National et avec le soutien du collectif Némésis. Cela illustre une porosité de plus en plus forte entre les droites et l’extrême droite.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Certains parlent de démocratie. Vous, vous alertez sur les valeurs en jeu ?

Oui, tout à fait. Force est de constater que M. Fagaut, qui devrait être élu président de l’agglomération lundi selon la charte de gouvernance, a forcément son mot à dire dans les discussions qui ont permis de pré-désigner les vice-présidents. C’est un véritable problème qu’il assume aujourd’hui de gouverner le Grand Besançon avec le Rassemblement National. C’est une nouvelle digue qui saute. Et quand on l’entend dire que l’entrée de La France insoumise à la Ville de Besançon reviendrait à « faire entrer le loup dans la bergerie », on peut se demander si le loup n’est pas ailleurs. Il serait peut-être temps de s’interroger sur le fait de gouverner avec l’extrême droite, qui divise et attise la haine, alors que nous portons un projet humaniste et solidaire.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Ce sont justement ces notions de haine et de division qui vous inquiètent ?

Oui. Le Rassemblement National porte un projet politique qui va à l’encontre des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous devons donc nous y opposer de toutes nos forces. Nous refusons également la stratégie de dédiabolisation en cours, à laquelle ce type d’initiative participe. On assiste à une normalisation du RN dans des instances de gouvernance, y compris au niveau national, avec le soutien de la Macronie et de la droite. Nous dénonçons ces pratiques à tous les niveaux, local comme national, et nous ferons face à ces alliances que nous considérons comme contre nature et antirépublicaines.

Vous allez donc exprimer votre opposition lors du conseil communautaire ?

Oui, bien sûr. Nous ferons part de notre désaccord et de notre refus de normaliser un parti d’extrême droite qui ne défend pas les valeurs républicaines, mais s’y oppose. Il est essentiel de continuer à le rappeler.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Selon vous, Ludovic Fagaut peut-il refuser cette nomination ?

Personne ne peut sérieusement croire que le futur président de l’agglomération n’a pas été impliqué dans les discussions en cours. Il a nécessairement eu son mot à dire dans ces choix.

À Besançon, le Parti communiste français, par un écrit d’Hasni Alem,  s’oppose fermement à l’éventuelle entrée d’un élu du Rassemblement National au sein de l’exécutif de Grand Besançon Métropole, en l’occurrence Franck Bernard, maire de Chevroz. Dans un communiqué, il dénonce « une banalisation de l’extrême droite » et appelle « les élus à refuser cette nomination ». Le PCF évoque « un risque pour les valeurs républicaines, la cohésion territoriale et l’image de l’agglomération ».

 

Le Jura à l’honneur sur Public Sénat ! L’émission « Manger c’est voter », tournée fin 2025 dans le département avec le journaliste Vincent Ferniot, est désormais disponible en ligne. Pendant trois jours, producteurs, restaurateurs et habitants ont partagé leur savoir-faire et leur attachement au territoire. On notera la participation, dans ce programme, de la sénatrice Sylvie Vermeillet. Un rendez-vous gourmand et engagé à découvrir dès maintenant sur le site de la chaîne Public Sénat.

À Fontain, un mois après les élections municipales, Vivien Desgrange dresse le bilan de sa première campagne et confirme la poursuite de son engagement. Malgré une défaite au scrutin, il souligne une expérience enrichissante et remercie les habitants ayant soutenu sa liste « Agir pour Fontain ».

Désormais conseiller municipal délégué à l’économie et aux relations avec les entreprises, il entend contribuer au dynamisme local et continuer à porter certaines propositions de son programme. Pour lui, cette élection marque le début d’un engagement durable au service de la commune.

Les groupes d’opposition à Besançon accusent le maire Ludovic Fagaut de ne pas avoir tenu sa promesse d’ouvrir le bureau de Grand Besançon Métropole à un représentant de l’opposition. Ils contestent l’argument lié à la présence de La France Insoumise, rappelant que ce parti aurait déclaré ne pas souhaiter siéger au bureau. Les oppositions y voient un choix politique et appellent Ludovic Fagaut à revenir sur sa position avant le conseil communautaire du 20 avril.

Du 20 au 30 avril, la Maison de l’Habitat du Doubs et ses partenaires lancent une opération inédite dédiée aux propriétaires bailleurs privés. Objectif : informer, rassurer et mobiliser face aux enjeux du logement et de la rénovation énergétique.

Un événement pour répondre à la tension du logement

À l’heure où la demande de logements reste soutenue dans le Doubs, la mobilisation des propriétaires bailleurs privés apparaît comme un levier essentiel. C’est dans ce contexte que la Maison de l’Habitat du Doubs, aux côtés de partenaires tels que l’Agence nationale de l’habitat (Anah), Action Logement, Soliha ou encore Habitat et Humanisme, organise les “10 jours des propriétaires bailleurs privés”, du 20 au 30 avril. Cette initiative vise notamment à remettre sur le marché des logements vacants et à mieux faire connaître les dispositifs d’accompagnement existants. Ces dernières années, près de 15 000 conseils ont été délivrés aux habitants du territoire, preuve d’un besoin croissant d’information.

L'interview de la rédaction :  Jacqueline Cuenot Stadler, vice-présidente du Département du Doubs et présidente de la Maison de l'habitat du Doubs

Informer et sécuriser les propriétaires

Au cœur de cette opération : la volonté de rassurer les bailleurs face aux contraintes administratives, fiscales et techniques. Grâce à une approche pluridisciplinaire (juridique, fiscalité, rénovation, urbanisme), les organisateurs entendent démontrer qu’il est possible de louer en toute sécurité. Le dispositif Loc’Avantage, notamment, sera largement présenté. Il permet aux propriétaires de bénéficier d’avantages fiscaux significatifs, en contrepartie de loyers modérés. Dans le Doubs, ce mécanisme s’accompagne d’un “pack sécurisation renforcée”, incluant : une garantie gratuite contre les loyers impayés (Visale),  un accompagnement social des locataires ET des primes bonifiées de l’État.  Un modèle « gagnant-gagnant » qui séduit de plus en plus de bailleurs.

Un programme riche pour accompagner les bailleurs

Pendant dix jours, plusieurs rendez-vous sont proposés aux propriétaires, investisseurs et porteurs de projets :

  • Tables rondes
    “Investir et louer dans le Doubs : les clés pour réussir”
    • Besançon : jeudi 23 avril à 17h30 (CCI Saône-Doubs, avenue Villarceau)
    • Pontarlier : mardi 28 avril à 17h30 (locaux de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, 22 rue Pierre Dechanet).
  • Journée portes ouvertes
    Lundi 27 avril, de 9h à 17h, dans plusieurs structures locales.
  • Webinaire
    Mercredi 29 avril à 11h : “Tout savoir sur la location solidaire”
    (fiscalité, garanties, intermédiation locative, rénovation énergétique).

Ces rencontres permettront d’aborder concrètement les étapes clés d’un projet locatif, de l’investissement à la gestion, en passant par la rénovation.

La rénovation énergétique au cœur des échanges

Autre enjeu majeur : la performance énergétique des logements. Les participants pourront découvrir les aides disponibles, notamment celles de l’Anah, dont les niveaux de financement ont atteint des montants records ces dernières années dans le département. Grâce à l’appui d’experts (architectes, conseillers en urbanisme, techniciens), les propriétaires pourront bénéficier d’un accompagnement personnalisé, facilitant leurs démarches et sécurisant leurs investissements.

Valoriser les réussites et changer les regards

Au-delà des aspects techniques, les organisateurs souhaitent aussi changer l’image du secteur locatif. Trop souvent associée à des situations de crise, la location peut aussi être synonyme de réussite humaine. Des témoignages de propriétaires engagés dans la location solidaire seront ainsi mis en avant.

Une ambition : déclencher le passage à l’acte

En fédérant un réseau d’experts et en proposant des solutions concrètes, les “10 jours des propriétaires bailleurs privés” ambitionnent de lever les freins et d’encourager les propriétaires à se lancer ou à poursuivre leur engagement locatif. Informer, sécuriser, accompagner : trois objectifs pour répondre à un défi majeur du territoire.

On l’apprend par la Ville de Besançon. Une plainte pour provocation à la haine a été déposée ce matin après la présence d’une banderole et de deux pancartes du collectif Némésis lors du Carnaval de Besançon ce dimanche après-midi. Les écrits associaient migrants et violeurs. La municipalité, par la voix du maire et de son équipe, condamne fermement ces faits et réaffirme son attachement aux valeurs de respect et de vivre‑ensemble.