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Besançon, les élus communistes interpellent le maire. Face à la hausse des prix du carburant, ils proposent de développer davantage le télétravail pour les agents municipaux. Objectif : soulager le budget des salariés contraints d’utiliser leur voiture pour venir travailler, parfois depuis plusieurs dizaines de kilomètres. Les élus estiment que cette mesure, applicable lorsque les missions le permettent, serait un soutien concret au pouvoir d’achat, sans nuire à la qualité du service public.

Le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, est en déplacement ce vendredi à Lons-le-Saunier, dans le Jura. Il doit y signer la première charte « Ville Commerçante », aux côtés du maire Cyrille Brero et de commerçants locaux. Cette initiative s’inscrit dans le plan gouvernemental « Lever le Rideau », lancé en novembre dernier pour soutenir la redynamisation des centres-villes. Le ministre poursuivra sa visite par une rencontre avec les acteurs économiques du territoire.

Le sénateur du Doubs Jean‑François Longeot appelle le gouvernement à agir rapidement sur le dossier du protoxyde d’azote. Après avoir alerté l’Assemblée nationale et le ministère de l’Intérieur, il rappelle qu’une proposition de loi qu’il porte a déjà été adoptée à l’unanimité au Sénat. Il demande qu’elle soit entérinée sans attendre, pour répondre à l’urgence des risques liés aux usages détournés du produit.

Une alerte sur la future carte scolaire

La députée du Doubs Dominique Voynet exprime son soutien aux enseignantes et enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée de septembre 2026. Elle rappelle que, malgré les engagements affichés lors des discussions budgétaires, le gouvernement avait assuré qu’aucune suppression de postes n’aurait lieu cette année. « La réalité est toute autre », estime-t-elle. Selon les projections de la nouvelle carte scolaire, 21 postes pourraient être supprimés dans le Doubs, et 53 au total dans l’académie. L’élue souligne les conséquences déjà observées l’an dernier : 12 suppressions budgétaires avaient entraîné 77 fermetures de classes.

Des écoles fragilisées dans plusieurs communes

Dominique Voynet cite plusieurs établissements concernés : Saône, Fontain, l’école Courbet d’Ornans, l’école Viotte à Besançon, entre autres. Elle alerte sur les effets concrets de ces fermetures : groupes plus chargés, projets pédagogiques annulés, accompagnement des élèves dégradé, équipes fragilisées.

Des effectifs déjà parmi les plus élevés d’Europe

L’élue rappelle également les comparaisons internationales : 22 élèves en moyenne dans les classes élémentaires françaises, contre 19 dans l’Union européenne et 26 élèves en moyenne au collège, contre 21 ailleurs en Europe. Elle souligne aussi que les enseignants français sont moins bien rémunérés que leurs homologues européens.

Un appel à revoir les arbitrages

Pour Dominique Voynet, ces suppressions de postes, présentées comme des « redéploiements » ou des « gels », s’inscrivent dans une logique de réduction continue des moyens humains de l’école. Elle dénonce une « duplicité du discours gouvernemental » et des « arbitrages comptables à courte vue ». La députée conclut en appelant à un changement de cap : « L’école mérite mieux. Il est encore temps de faire autrement. »

En Bourgogne-Franche-Comté, l’État réduit de 25 millions d’euros le budget consacré à la formation des demandeurs d’emploi. Dans un communiqué, le président socialiste du conseil régional, Jérôme Durain, dénonce un désengagement de l’État, qui pourrait entraîner la suppression de plus de 2 200 places de formation dès 2026. Il alerte sur des conséquences sociales importantes, dans un contexte de hausse du chômage, et appelle à repenser les politiques de formation pour les années à venir.

À l’occasion de l’une de ses premières sorties officielles, le nouveau maire de Besançon a choisi d’aller à la rencontre des policiers municipaux bisontins, ce mardi 31 mars. Un déplacement hautement symbolique, qui marque la volonté de l’édile de faire de la sécurité un axe central de son mandat.

Une première visite sous le signe du soutien aux forces municipales

Face aux agents de la police municipale, actuellement au nombre de 54, le maire a tenu à adresser un message clair : la sécurité est « la première des libertés » et une priorité politique affirmée. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté de proximité avec les équipes de terrain, mais aussi dans un engagement concret : soutenir les agents dans leurs missions et les accompagner en cas d’agression, notamment par des dépôts de plainte systématiques et une protection juridique renforcée.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Des effectifs appelés à augmenter rapidement

Le renforcement des moyens humains constitue l’un des axes majeurs annoncés. Trois nouvelles recrues sont attendues dans les prochains jours, venant étoffer un effectif que la municipalité juge encore insuffisant. Douze postes restent actuellement à pourvoir, mais le nouvel édile souhaite aller plus loin. Lors du prochain conseil municipal, il entend faire voter une augmentation des moyens dédiés afin d’accélérer les recrutements dans le cadre du budget 2026. L’objectif affiché : renforcer durablement la présence de la police municipale sur le territoire bisontin.

Vers une police municipale mieux équipée

Autre annonce forte : la volonté d’armer la police municipale. Face à des agents souvent en première ligne, la municipalité souhaite « monter en gamme » en matière d’équipement. Cette évolution doit se faire en concertation avec les agents, tant sur le choix des armes que sur les besoins en formation. Le maire insiste également sur la nécessité d’un dispositif homogène, refusant l’idée d’une police municipale « à géométrie variable ». Des aménagements matériels seront nécessaires, notamment pour le stockage sécurisé des équipements.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Une organisation repensée et des missions élargies

La municipalité souhaite également faire évoluer l’organisation opérationnelle. Parmi les pistes évoquées : la mise en place de patrouilles de nuit sur la base du volontariat, le développement de la police de proximité avec davantage de patrouilles pédestres, et une meilleure adaptation aux réalités du terrain. Une réflexion est engagée pour élargir les missions dans le respect du cadre légal, tout en renforçant la complémentarité avec la police nationale.

Vidéoprotection et tranquillité publique en ligne de mire

Le renforcement de la vidéoprotection figure également parmi les priorités. En parallèle, la municipalité entend agir sur des problématiques de tranquillité publique, notamment dans le centre-ville, où certains secteurs sont confrontés à des situations de mendicité agressive.*

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

De nouveaux projets à l’étude

Plusieurs dispositifs sont en réflexion, comme la création d’une brigade canine ou encore le développement d’unités de nuit pour assurer une présence élargie. Le dossier du commissariat de Planoise a également été relancé, en lien avec les autorités nationales, même si sa concrétisation dépendra de décisions à plus long terme.

Une feuille de route sécuritaire assumée

À travers cette première sortie officielle, le nouveau maire donne le ton : renforcer les effectifs, équiper davantage les agents et adapter l’organisation aux enjeux actuels. Une orientation claire, qui place la sécurité au cœur de l’action municipale et qui devrait se traduire concrètement dès le prochain budget.

Premier déplacement officiel pour le nouveau maire de Besançon, Ludovic Fagaut, ce mardi après‑midi. Il se rendra au commissariat de police municipale pour rencontrer les équipes et leur témoigner son soutien. L’édile y présentera aussi ses priorités : une ville « plus sûre, plus propre et plus apaisée ». Un message fort pour marquer le début de son mandat et afficher sa volonté de travailler étroitement avec les agents de terrain.

L’élection de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon a été suivie d’un conseil municipal d’installation particulièrement tendu. À peine proclamé maire, l’élu a refusé de donner la parole à l’opposition, excepté à Anne Vignot, l’ancienne maire battue,  provoquant le départ des élus de l’opposition et l’annonce d’un recours devant le tribunal administratif.

Un droit de parole contesté

Selon les élus de gauche (socialistes, écologiques, communistes et insoumis), le maire a enfreint le règlement intérieur, notamment l’article 15, en refusant que les conseillers d’opposition puissent intervenir individuellement. Seule Anne Vignot, maire sortante, a été autorisée à s’exprimer au nom de la coalition. Ils dénoncent un « déni de démocratie » et affirment que les délibérations adoptées en leur absence « ne respectent pas les règles en vigueur ». Ils annoncent saisir le tribunal administratif pour en demander l’annulation.

La défense du maire

Interrogé à l’issue de la séance, Ludovic Fagaut a justifié sa décision en invoquant le cadre réglementaire. Le maire estime que l’opposition « avait toute latitude pour s’exprimer » après le discours d’Anne Vignot, mais qu’elle a voulu « transformer la séance en tribune politique très partisane ». Il appelle désormais à des débats « plus apaisés » pour la suite du mandat.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Accusations d’insultes

La séance a également été marquée par des accusations d’injures. L’élue insoumise Séverine Véziès affirme avoir été visée par des propos insultants. Ces faits, s’ils étaient confirmés, pourraient encore tendre un climat politique déjà crispé.

Un début de mandat sous haute tension

Entre contestation du droit de parole, départ de l’opposition et annonce d’un recours, ce premier conseil municipal laisse entrevoir un mandat débutant dans un climat de forte polarisation politique. La justice administrative sera sans doute amenée à trancher sur la régularité des décisions adoptées lors de cette séance d’installation.

Ce vendredi 27 mars, à peine élu maire, Ludovic Fagaut a refusé de donner la parole à l’opposition et à des conseillers municipaux, « en contradiction avec le règlement intérieur », selon les concernés. Seule Anne Vignot, la maire sortante, a pu s’exprimer. En réaction, l’ensemble des conseillers municipaux de l’opposition ont quitté le conseil municipal. Selon eux, les délibérations prises durant leur absence seraient en contradiction avec les règles en vigueur.

Ainsi, l’opposition annonce engager un contrôle de légalité et une saisine du tribunal administratif afin de faire annuler ces décisions, « la réglementation imposant la présence de membres de l’opposition municipale au sein de ces commissions ». Elle dénonce également des propos insultants tenus lors de la séance : l’élue bisontine insoumise Séverine Véziès aurait été copieusement insultée, avec les termes de « salope » et « mort aux wokistes » qui auraient été tenus par « un soutien du maire ».

 

Dans un communiqué diffusé le lendemain du conseil municipal d’installation à Besançon, le Député doubiste Laurent Croizier, issu de la liste du nouveau maire Ludovic Fagaut, dénonce l’attitude des élus de gauche et d’extrême gauche, qui ont quitté la séance peu après son ouverture. Il évoque une « bordélisation » du débat public et critique un départ jugé « injustifié », intervenu après un désaccord sur les modalités de prise de parole.

Le parlementaire rappelle que, lors d’un conseil d’installation, l’usage limite les interventions à celles du maire nouvellement élu et du chef de file de l’opposition. Selon lui, Anne Vignot s’est exprimée au nom de l’ensemble de l’opposition, sans contrainte de temps, rendant « injustifiée » la demande d’autres prises de parole. Toujours selon ce communiqué, il estime que ces règles garantissent « l’égalité de traitement et le bon déroulement démocratique », et critique une opposition « divisée » qui aurait privilégié « la mise en scène du désordre ».

Les élus de gauche et d’extrême gauche, de leur côté, défendent leur départ comme une manière de contester un cadre qu’ils jugent trop restrictif et insuffisamment représentatif de la pluralité des voix au sein du conseil. Cet échange de critiques illustre un climat politique tendu dès l’ouverture de la nouvelle mandature municipale.