La municipalité de Pontarlier lancera à partir du 15 juin une phase de test de la piétonnisation du centre-ville commerçant et touristique. Cette expérimentation concernera la portion de la rue de la République située entre la rue de la Gare et la rue de la Halle et se poursuivra jusqu’au Marché de Noël 2026. La Ville indique vouloir évaluer cette mesure en concertation avec les habitants et les commerçants. Deux réunions publiques sont prévues salle Morand : le vendredi 22 mai à 19h15 pour les commerçants et le samedi 23 mai à 10h pour les riverains.
À Pontarlier, le conseiller municipal d’opposition Bertrand Guinchard est revenu, sur ses réseaux sociaux, sur le dernier conseil municipal du 4 mai. Il a notamment salué la validation des subventions aux associations locales et rappelé l’importance des futures aides économiques et commerciales attendues en juin pour les animations du centre-ville.
L’élu a également contesté le refus d’une subvention au Lycée Jeanne d’Arc. Selon lui, la demande aurait été écartée en raison du statut privé de l’établissement, « malgré son implication dans plusieurs événements locaux ». Bertrand Guinchard indique que le maire s’est engagé à faire réexaminer ce dossier par une autre commission municipale.
Le Conseil communautaire de la Communauté de communes du Grand Pontarlier se réunira ce mardi 12 mai, à 20h, à la Maison de l’Intercommunalité, rue Pierre-Déchanet à Pontarlier. À l’ordre du jour notamment : la modification de la composition du bureau communautaire, plusieurs désignations de représentants au sein de syndicats et organismes partenaires, la création de commissions, ainsi que des questions liées aux effectifs et aux indemnités des élus. Une retransmission sonore publique en direct sur YouTube sera proposée.
Un rassemblement est annoncé ce mardi 12 mai, à 18h, place Pasteur à Besançon, à l’appel de la CGT Salarié-e-s étudiant-e-s du Doubs. Le syndicat proteste contre la volonté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, de supprimer la possibilité d’exonération des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne.
Depuis 2019, dans le cadre du plan « Bienvenue en France », ces frais sont passés de 170 à 2.900 euros en licence et de 250 à 3.900 euros en master pour les étudiants extra-communautaires. La CGT dénonce une politique « xénophobe et libérale » et réclame le maintien des exonérations, la fin des frais différenciés et un meilleur financement de l’enseignement supérieur public.
Le député du Doubs Laurent Croizier a annoncé avoir saisi le procureur de la République de Besançon, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, après la découverte d’une affiche à caractère antisémite dans une station-service bisontine. Dans un communiqué, l’élu condamne « avec la plus grande fermeté » cet acte qu’il qualifie d’atteinte aux valeurs républicaines. Il dénonce une affiche reprenant « les codes des caricatures antisémites les plus abjectes » et appelle à une réponse judiciaire ferme. Le gérant de l’établissement a indiqué mettre à disposition des enquêteurs les images de vidéoprotection.
La sénatrice centriste du Jura Sylvie Vermeillet a été nommée, par décret du Premier ministre en date du 30 avril 2026, rapporteure d’une mission parlementaire consacrée aux ressources financières des collectivités locales. Elle mènera ces travaux aux côtés des députés Christine Pirès-Beaune et Jean-René Cazeneuve, avec l’appui des ministères chargés de l’Aménagement du territoire et des Comptes publics.
Dans un contexte marqué par la dégradation des finances publiques et les difficultés budgétaires croissantes des collectivités, cette mission devra notamment évaluer la contribution des territoires au redressement des comptes publics et réfléchir à une réforme de leur financement. L’objectif affiché : redonner davantage de visibilité et de marges de manœuvre aux élus locaux, notamment sur le plan fiscal.
Les conclusions de cette mission transpartisane sont attendues d’ici la fin du mois de septembre 2026.
Les élections municipales finalement organisées à Chapelle-d’Huin opposeront deux listes dans cette commune du Haut-Doubs, près de Levier. Initialement reporté faute d’un nombre suffisant de candidats, le scrutin se tiendra finalement le 7 juin prochain. Deux équipes se sont déclarées sur les réseaux sociaux : « Ensemble pour Chapelle d’Huin », conduite par Cédric Bragard, et un mouvement citoyen emmené par Fabrice Maugain.
À Besançon, le ton est donné. Un mois et demi après la prise de fonctions du maire Ludovic Fagaut, les élus communistes et le collectif À Gauche Citoyen ont présenté un premier bilan critique lors d’une conférence de presse.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
Une opposition unie pour “tirer un premier bilan”
Autour des élus d’opposition Aline Chassagne et Hasni Alem et de représentants du collectif A Gauche Citoyens, ont voulu analyser les premières décisions de la nouvelle majorité. “Il y a beaucoup de communication, mais aussi des axes très clairs qui se dessinent”, résument-ils. Au cœur des critiques : une orientation jugée rétrograde. L’opposition dénonce une série de mesures perçues comme des reculs, qu’il s’agisse du fleurissement, de l’éclairage de la Citadelle ou encore du stationnement gratuit, au centre-ville, entre 12h et 14h. “On voit bien que des éléments du programme sont mis en œuvre, mais avec une logique de retour en arrière”, souligne Aline Chassagne. “Il défait ce qui a été construit ».
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
L'interview de la rédaction : Asni Halem
Une ligne politique jugée idéologique
Les intervenants voient dans les premières décisions de la majorité une orientation marquée à droite. “Ils reprennent tous les repères de la droite, et même d’une droite ancienne”, est-il avancé. L’engagement de Ludovic Fagaut dans une nouvelle formation politique, Nouvelle Energie du maire de Cannes David Lisnard, est également évoqué comme révélateur d’une ligne “ultralibérale”, selon l’opposition. Face à cette orientation, les élus affirment leur rôle :
“Nous avons été élus démocratiquement, nous ferons notre travail d’opposition. Ils annoncent une vigilance particulière sur plusieurs sujets jugés absents des priorités actuelles : la question sociale, les droits des femmes et plus largement les politiques de solidarité. L’opposition regrette notamment un recul en matière de parité au sein de l’agglomération, avec une baisse du nombre de femmes dans les instances exécutives.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Des inquiétudes sur les politiques concrètes
Au-delà des symboles, les élus attendent des réponses sur des enjeux du quotidien : rénovation des écoles, tarification de la restauration scolaire, mobilités et logement. “Les habitants attendent des mesures concrètes, pas seulement des symboles”, insiste Aline Chassagne. Autre sujet d’inquiétude : la gestion financière. L’opposition redoute un retour à des pratiques budgétaires qu’elle juge dépassées. “On a l’impression de revoir des politiques d’un autre temps, où l’on pouvait se permettre de creuser la dette”, est-il avancé. Une critique renforcée par le contexte d’incertitudes économiques récentes.
Un appel à “entrer dans le XXIe siècle”
En conclusion, l’opposition appelle la majorité à changer de cap : “Nous sommes au XXIe siècle. Il faut arrêter de penser comme au XXe siècle. Elle insiste notamment sur la faculté d’intégrer pleinement les enjeux climatiques, sociaux et scientifiques dans les politiques publiques locales. Cette conférence de presse marque une première étape dans le positionnement de l’opposition bisontine. Face à une majorité qui revendique une rupture, le débat politique local s’installe déjà dans un rapport de confrontation assumé.
Ludovic Fagaut s’est rendu ce mardi matin aux ateliers municipaux et intercommunaux de Besançon, accompagné de plusieurs élus de la ville et de Grand Besançon Métropole. Une visite de terrain destinée à mieux comprendre le fonctionnement de ce site stratégique, où se joue une grande partie du quotidien des habitants. Avec 80 métiers, les ateliers concentrent une large palette d’activités : voirie, éclairage, déchets, eau, assainissement ou encore interventions hivernales. “C’est ici que se conditionne la qualité du service public”, a insisté Ludovic Fagaut devant les équipes. “On retrouve l’ensemble des métiers qui font le quotidien.” Un site d’autant plus central que 80 % des agents relèvent de l’intercommunalité, illustrant l’imbrication croissante entre ville et Grand Besançon.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une visite pour les élus, aussi
Objectif : mieux appréhender leurs délégations et les réalités du terrain, notamment pour les nouveaux élus. “On a besoin de connaître les politiques publiques et les lieux où elles se concrétisent”, a souligné le maire-président. Au-delà de la visite, le message politique était clair. Ludovic Fagaut a évoqué un “mandat de rupture”, marqué par plusieurs priorités : remettre du “bon sens” dans le fonctionnement quotidien, clarifier les circuits de décision et éviter les consignes contradictoires entre élus. “Les injonctions contradictoires créent du désordre dans les services”, a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de décisions plus lisibles. Autre point affirmé : le politique doit arbitrer, à partir des propositions techniques.
Proximité et résultats : une ligne assumée
Le maire a également insisté sur deux axes qu’il souhaite renforcer : la proximité, “de la petite rue à la grande artère” et la culture du résultat, quitte à bousculer certaines habitudes. “Les habitants veulent que ça fonctionne. Ce sont souvent les petits détails qui comptent le plus”, a-t-il affirmé. Une approche qui passe aussi par une recherche d’efficacité : optimisation des bâtiments, meilleure organisation des services, et gains financiers à la clé.
Soutenir les agents, au cœur du dispositif
En filigrane, la visite se voulait aussi un signal de soutien aux agents, dont le rôle est jugé central dans la mise en œuvre des politiques publiques. Face à des missions multiples et parfois exigeantes, le maire a rappelé la responsabilité des élus : accompagner les équipes et leur donner un cadre clair. Cette visite, à la fois technique et politique, illustre une volonté affichée : reconnecter la décision publique avec le terrain. Car derrière les orientations stratégiques, c’est bien dans ces ateliers que se joue, chaque jour, une part essentielle du service rendu aux Bisontins.
À Besançon, les militants de La France Insoumise affichent leur soutien à Jean-Luc Mélenchon en vue de la présidentielle de 2027. Ce dimanche 3 mai, le mouvement a officiellement désigné l’ancien candidat pour porter à nouveau son programme, après un large vote interne validé à plus de 96 %.
Une candidature présentée comme collective, dans un contexte marqué selon les insoumis par une crise sociale, démocratique et environnementale. Localement, les soutiens appellent déjà à la mobilisation en vue de cette échéance électorale.