Choix du secteur :
Se connecter :
 

À l’approche des élections municipales, Éric Delabrousse officialise la composition de sa liste « Besançon mérite mieux ». Le candidat centriste entend incarner une alternative « apaisée et constructive », en rassemblant des profils venus d’horizons politiques et professionnels variés.

Une équipe revendiquée « à l’image de la ville »

Autour d’Éric Delabrousse, on retrouve des professionnels de santé, des enseignants, des chercheurs, des entrepreneurs, des fonctionnaires et des représentants de la société civile. La liste met en avant un équilibre entre expérience et renouvellement, avec des colistiers âgés de 24 ans pour les plus jeunes. Agnès Martin, en deuxième position, insiste sur la volonté de bâtir « une ville attractive, dynamique, plus juste et solidaire ». Le candidat assure vouloir dépasser les clivages traditionnels pour proposer un projet strictement local, sans interférence avec les débats nationaux.

Un socle programmatique construit dans la durée

Les principaux membres de l’équipe travaillent ensemble depuis plusieurs années. Ce noyau dur affirme avoir mûri un programme de plus de 100 propositions, issues notamment des « Conversations bisontines », des rencontres thématiques organisées avec les habitants.

Parmi les projets phares avancés figure l’aménagement du site de l’hôpital Saint-Jacques, avec la création d’un auditorium à vocation musicale, culturelle et scientifique. Une orientation qui traduit la volonté de renforcer le rayonnement culturel de la capitale comtoise.

Un positionnement politique assumé au centre

Investi par le parti Horizons, Éric Delabrousse bénéficie du soutien d’Édouard Philippe. Sa colistière Agnès Martin représente Renaissance. La liste reçoit également l’appui du Parti radical et intègre des personnalités divers gauche ainsi que des figures issues du monde culturel et associatif, comme l’artiste Kim Nezzar.

Ce rassemblement hétéroclite revendique une ligne centrale, tournée vers la gestion et l’efficacité plutôt que vers l’affrontement idéologique. Reste à savoir si cette stratégie d’ouverture permettra au candidat de s’imposer dans un paysage politique bisontin déjà bien structuré.

liste delabrousse 1

liste delabrousse 2

À Besançon, le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon présente jusqu’au 21 septembre l’exposition « Garder les yeux ouverts », consacrée à Ceija Stojka. Survivante des camps nazis, cette artiste rom autrichienne a commencé à peindre à la fin des années 80 pour raconter son histoire. Paysages lumineux, souvenirs des camps, devoir de mémoire : une œuvre forte à découvrir en partenariat avec le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.

A quinze jours du 1er tour des élections municipales, la rédaction de Plein Air communique les prochaines réunions publiques, suite à l’envoi des informations communiquées par les candidats et leurs équipes de campagne. Cette page sera régulièrement mise à jour.

Besançon

croizier fagaut

Ludovic Fagaut organise plusieurs réunions publiques

Lundi 2 mars, à 19h15, brasserie Ninkasy, ZAC de Châteaufarine, rue Guillaume Apollinaire, pour les secteurs Hauts de Chazal et Châteaufarine.

Lundi 3 mars, à 18h30, salle Battant, 48 rue Battant, pour le secteur de Battant.

Jeudi 5 mars, à 19h30, grand meeting au Grand Kursaal, 2 place du Théâtre.

Samedi 7 mars, à 11h, à la salle polyvalente du centre Nelson Mandela, 13 avenue île de France, pour le secteur de Planoise.

Lundi 9 mars, à 19h15, à l’école Jean Boichard, 2 chemin de la Chaille (chemin des Tilleroyes), pour le secteur des Tilleroyes.

Mardi 10 mars, à 19h, au FJT de la Cassotte, 18 rue de la Cassotte, pour les secteurs des Chaprais et des Cras.

Mercredi 11 mars, à 19h30, dans la salle VIP bas du Palais des Sports Ghani Yalouz, 42 avenue Léo Lagrange, pour les secteurs de Montrapon et de Fontaine Ecu.

POULIN VIGNOT BUDGET

 

Anne Vignot a prévu plusieurs réunions publiques

Mardi 3 mars, à 19h, grand meeting d’Anne Vignot, au Grand Kursaal, en présence de Marine Tondelier, Jérôme Durain, Clémentine Autain, Guillaume Roubaud-Quashie, Marie Guite Dufay et Dominique Voynet.

Mercredi 4 mars, à 11h30, sur le parvis de l’UFR Santé, pour les quartiers des Hauts-du-Chazal et de Châteaufarine.

Mercredi 4 mars, à 17h30, au Parc Boichard, pour le quartier des Tilleroyes.

Jeudi 5 mars, à 11h30, devant la Maison de Velotte, pour les quartiers de Velotte, Casamène, Chaudanne et Port-Douvot.

Jeudi 5 mars, à 17h30, au square E. Labbé, devant le lycée Jules Haag, pour les quartiers des Vieilles Perrières et de la Butte.

Vendredi 6 mars, à 11h30, devant la maison de quartier Grette-Butte, pour les quartiers de la Grette, Brulard, Polygone et Rosemont.

Vendredi 6 mars, à 17h30, au square Coluche, pour les quartiers de Montrapon et Fontaine-Ecu.

Lundi 9 mars, à 11h30, sur la place Jouffroy d’Abbans, pour le quartier Battant.

Lundi 9 mars, à 17h30, devant l’école élémentaire, pour le quartier des Montboucons.

Mardi 10 mars, à 11h30, sur le parvis de l’église Saint-Claude, pour les quartiers de Saint-Claude, et le haut de la rue de Vesoul.

Mardi 10 mars, à 17h30, devant le comité de quartier ( 49 chemin de Valentin), pour les quartiers des Torcols, Chailluz et Montarmots.

Mardi 11 mars, à 17h30, salle des Orchamps ( rue François Chopin), pour les quartiers des Orchamps, et Combe Saragosse.

Jeudi 12 mars, à 11h30, sur le Parvis Viotte Nord ( croisement rue de Vesoul er rie N. Bruand), pour les quartiers de Viotte et bas de la rue de Vesoul.

Jeudi 12 mars, à 17h30, sur la place de la liberté, pour les quartiers des Chaprais et des Cras.

Vendredi 13 mars, à 11h30, au jardin du Casino (vers la station de tram Parc Micaud), pour les quartiers de la Mouillère et de l’Helvétie.

Vendredi 13 mars, à 17h30, sur la place de la Bascule, pour les quartiers de Saint-Ferjeux et de l’Amitié et de la Pelouse.

MANIF 1 MAI LUTTE OUVRIERE NICOLE

la Liste Lutte ouvrière Le Camp des travailleurs conduite par Nicole Friess animera deux réunions publiques :

Samedi 7 mars, à 10 h, à la  salle des Époisses, 5, avenue de Bourgogne, derrière l'ex Norma.

Jeudi 12 mars, à 18 h, salle Ory au Kursaal à Besançon.

 

Pontarlier

GUINCHARD 2025

Bertrand Guinchard tiendra des réunions publiques

Le lundi 2 mars, à 19h, à la salle polyvalente de l’ex-école aux Etraches pour le territoire des Etraches.

Le mardi 3 mars, à 19h, à la salle polyvalente de l’école primaire Joliot-Curie pour les secteurs Joliot Curie / Gravilliers / Grands Planchants.

Le mercredi 4 mars, à 19h, à la salle polyvalente de l’école primaire Cordier pour les secteurs Cordier / Pareuses / Bois de Doubs / Castors / Gravières / Larmont.

Le jeudi 5 mars, à 19h, à la salle Pierre de Coubertin au Dojo pour les secteurs Charpillot / La Chapelle / Stand / Toulombief / Larmont.  

Le vendredi 6 mars, à 19h, à la salle polyvalente de l’école primaire Vauthier pour les secteurs : Vauthier / Centre-Ville / Epinettes.

Deux réunions générale sont prévues : les jeudis 12 et 19 mars, à 20h, à la salle Morand.

Dans quatre communes du Haut-Doubs — Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée et Rochejean — aucune liste ne s’est constituée pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Les candidats avaient jusqu’au 26 février pour se déclarer en préfecture. Faute de postulants, l’État devra nommer des administrateurs provisoires chargés d’assurer la gestion des affaires courantes. En attendant l’organisation d’un nouveau scrutin.

A Besançon, le Mouvement Franche-Comté et Jean-Philippe Allenbach  réagissent  aux propos de Jean-Luc Mélenchon sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein, devenu tristement célèbre pour une vaste affaire d’exploitation sexuelle de mineures.. Le mouvement critique ses déclarations et relaie la polémique déclenchée par le CRIF, qui a dénoncé des propos jugés ambigus et problématiques. Le Mouvement Franche-Comté estime de son côté qu’il s’agit aussi d’une méconnaissance de la prononciation anglaise et propose ironiquement à Jean-Luc Mélenchon un stage linguistique aux États-Unis. Une séquence qui ravive les tensions politiques.

À l’approche des échéances municipales, la question de l’implantation d’un deuxième commissariat à Besançon, dans le quartier de Planoise, cristallise les tensions entre le député du Doubs Laurent Croizier, candidat sur la liste conduite par Ludovic Fagaut, et la maire sortante écologiste, Anne Vignot. Si les deux responsables politiques affirment partager le même objectif de renforcement de la sécurité, ils s’opposent frontalement sur les causes des retards et sur la méthode à adopter pour faire aboutir le projet.

Un projet conditionné au dialogue avec l’État, selon le député

Le député Croizier se montre catégorique : le deuxième commissariat « verra le jour », à condition d’instaurer une relation de confiance avec l’État. Il met en avant son travail parlementaire à Paris et ses échanges avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez ainsi qu’avec la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne pour faire avancer le dossier. À ses yeux, la coopération institutionnelle constitue la clé du succès.

Selon lui, deux freins principaux ralentissent aujourd’hui l’aboutissement du projet : Des relations « exécrables » entre la municipalité actuelle et l’État, qui nuiraient au dialogue nécessaire et l’instabilité politique et budgétaire nationale, qu’il attribue en partie aux équilibres à l’Assemblée nationale, notamment au sein du groupe écologiste auquel appartient la maire. Le député estime ainsi qu’un changement de maire permettrait de « retrouver de la sécurité » et de fluidifier les échanges avec les autorités nationales. La question du commissariat devient dès lors un enjeu clairement politisé.

L'interview de la rédaction : Laurent Croizier 

Refus d’une « discrimination politique » par la maire

Anne Vignot rejette fermement l’idée selon laquelle la couleur politique d’une municipalité pourrait freiner l’implantation d’un équipement d’État. Elle qualifie cette hypothèse « d’insoutenable », y voyant une dérive autoritaire et une atteinte au principe d’égalité des territoires. Une telle discrimination, affirme-t-elle, « relèverait d’un manquement grave aux libertés publiques et pourrait, le cas échéant, être examinée par le Conseil constitutionnel ». Pour la maire, l’État ne saurait conditionner un projet de sécurité à l’étiquette politique d’une collectivité. Elle affirme qu’elle s’opposerait « fermement » à tout traitement différencié fondé sur des considérations partisanes.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Un projet techniquement avancé, mais suspendu au financement

Sur le plan opérationnel, la maire assure que le dossier est avancé : un emplacement a été identifié le long d’un axe structurant de Planoise, les aspects logistiques ont été travaillés avec le ministère de l’Intérieur et les plans ont été tracés. Selon elle, le principal verrou reste désormais le financement par le ministère de l’Intérieur. La ville s’engage également à contribuer financièrement au projet. Une somme de 600.000 euros a été consentie par la Ville de Besançon et Grand Besançon Métropole pour les travaux liés aux voieries et à la déviation des réseaux » explique Anne Vignot.  Ainsi, là où le député pointe un problème politique et relationnel, la maire met en avant une question budgétaire et administrative.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

La sécurité, « première des injustices » selon le député

Au-delà du commissariat, le député Croizier qualifie l’insécurité de « première des injustices », estimant qu’elle touche d’abord les populations les plus fragiles. Il reproche à la majorité municipale actuelle de ne pas faire de la sécurité un combat central. Il défend un programme qu’il présente comme « équilibré », fondé sur un quadriptique : éducation, prévention, responsabilisation er répression. 

L'interview de la rédaction : Laurent Croizier 

À quelques jours du scrutin, la maire sortante Anne Vignot poursuit la présentation de son projet. Après avoir détaillé les axes « vivante » et « juste », elle a dévoilé le troisième pilier de son programme : une ville « humaine ». Entourée de Pascale Billerey, Patrick Bontemps, Anthony Poulin, Anne Benedetto et André Terzo, elle a structuré son propos autour de quatre thématiques majeures : sécurité, sport, culture et urbanisme.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

 

Une vision globale : « vivante, juste et humaine »

Publié en ligne et présenté comme évolutif, le programme s’inscrit dans une approche territoriale intégrant Besançon et le Grand Besançon, où se décident nombre de politiques structurantes. La philosophie affichée : renforcer l’attractivité et la qualité de vie pour permettre aux habitants de « naître, grandir et vieillir » sur le territoire. La dimension « vivante » englobe économie, culture et sport, mais aussi biodiversité et objectifs climatiques. La « justice » irrigue l’ensemble des politiques publiques. Quant à la dimension « humaine », elle entend placer l’intervention de proximité, la lutte contre les discriminations et la justice sociale au cœur de l’action municipale.

Sécurité : priorité à la présence humaine

Sur la sécurité, Anne Vignot défend une ligne articulée autour de « prévention, contrôle et répression », avec un accent mis sur la proximité. La majorité sortante souhaite renforcer les médiateurs de rue et développer des forums de tranquillité publique associant habitants et institutions. La ville dispose aujourd’hui de 285 caméras. Sans exclure des installations ciblées, l’exécutif rejette l’idée d’une augmentation massive du dispositif, estimant que la vidéoprotection « peut aider » mais ne constitue pas, à elle seule, une réponse aux incivilités. L’armement accru de la police municipale et un doublement massif des effectifs ne figurent pas dans les priorités avancées. Parmi les engagements : lutter contre les addictions (alcool, stupéfiants, protoxyde d’azote), avec l’implantation expérimentale d’une halte soins santé mobile, agir contre l’insécurité routière — trottinettes, excès de vitesse, nuisances sonores — et concrétiser l’installation d’un commissariat à Planoise, avec des moyens adaptés.

Éducation et solidarités : une « ville éducatrice »

La municipalité revendique le label de « ville éducatrice », avec une attention portée à tous les âges. Parmi les propositions : augmentation des places en crèche et en restauration scolaire, tarification sociale renforcée avec un repas à 0,50 € pour les familles les plus précaires, et expérimentation d’un goûter équilibré, en lien avec des producteurs locaux, durant le temps périscolaire.  La création d’une résidence autonomie à Grette-Brulard et d’une Maison des seniors et des aidants vise à répondre au vieillissement de la population. Un « statut de parent solo » est également envisagé pour faciliter l’accès aux dispositifs municipaux des familles monoparentales.

Sport : inclusion et rayonnement

La pratique sportive est présentée comme un levier d’inclusion et de santé publique. Les effectifs licenciés sont passés de 18 500 en 2019 à 22 500 en 2025, selon la municipalité. Au programme : nouvel équipement multisport à Montrapon, avec la création d’un vélodrome, terrain de football à Planoise, aménagement des berges du Doubs, développement du sport-santé et soutien au sport féminin. La ville entend également accompagner les clubs dans la recherche de mécénat et développer le mentorat pour les jeunes talents.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

 

Culture : maillage et accès pour tous

Avec plus de 3 000 associations, Besançon revendique un tissu culturel dense. La future grande bibliothèque est appelée à rayonner à l’échelle intercommunale. Une carte d’accès aux médiathèques sera automatiquement distribuée aux élèves entrant en CP. La rénovation du Kursaal se poursuit, tout comme la structuration de la friche culturelle des Prés de Vaux. L’objectif étant de décentraliser les événements culturels dans tous les quartiers et renforcer les liens entre écoles, musées et maisons de quartier.

Urbanisme : cap sur 2050

Enfin, la déclinaison urbaine du programme projette la ville à l’horizon 2050. Adaptation climatique, production de 3 000 logements en dix ans, désimperméabilisation des sols et développement de quartiers comme Saint-Jacques, Grette-Brulard ou les Vaites structurent la feuille de route. La rénovation de Planoise se poursuivra, tout comme les projets à l’est de la ville. L’objectif : concilier transition écologique, mixité sociale et attractivité résidentielle.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Une majorité rassemblée autour d’un cap

En présentant ce troisième axe, Anne Vignot et son équipe entendent défendre un bilan et une méthode : proximité, coopération et vision de long terme. Face à une opposition qui place la sécurité au cœur du débat, la maire sortante assume une approche qu’elle qualifie d’« équilibrée », conjuguant fermeté, prévention et justice sociale.

En choisissant Battant pour sa conférence de presse, le candidat aux municipales Ludovic Fagaut a donné le ton : la sécurité sera le marqueur central de sa campagne, dénonçant « six ans de laxisme » et promettant un « pacte de sécurité urbaine » fondé sur la tolérance zéro.

Un diagnostic alarmant

Le candidat et son équipe évoquent une hausse marquée des faits d’insécurité entre 2023 et 2024, avec une concentration à Planoise et à Battant. Exemples cités : coups de feu, agressions, troubles à l’ordre public (+104 % selon leurs chiffres), et un total de 3 573 faits enregistrés en 2024 contre 1 748 l’année précédente. Battant, quartier « vivant mais martyrisé », concentrerait 21 % des faits pour 3 % de la population, quand Planoise (15 % des habitants) en regrouperait près de la moitié. Des données qui nourrissent la volonté d’un « changement de doctrine ».

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Un hôtel de police municipale en cœur de ville

Pièce maîtresse du programme : la création d’un hôtel de police municipale au cœur de ville, secteur Arsenal/Saint-Jacques. Objectif : visibilité, centralité et rapidité d’intervention. Le projet comprend : un Centre de supervision urbain (CSU) modernisé et opérationnel 24h/24, un accueil du public, des salles pour les brigades, une armurerie adaptée, des parkings sécurisés et une salle de crise. À l’appui, un conseiller expérimenté, Jean-Pascal Reyes, un ancien commandant de police,  qui juge l’actuel CSU (27 m², datant de 2013) « obsolète » et inadapté aux ambitions affichées.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

 

Effectifs doublés et armement létal

Le candidat veut faire passer les effectifs de 45 à 100 policiers municipaux d’ici la fin du mandat. Extension des horaires, présence nocturne accrue et « stratégie de saturation » du territoire en complémentarité avec la Police nationale. Autre point fort – et polémique – : l’armement létal des fonctionnaires. « Les policiers municipaux font face aux mêmes menaces que leurs collègues nationaux », avance Ludovic Fagaut, invoquant une nécessaire « égalité des armes ». Il promet une formation renforcée et une doctrine claire pour éviter toute dérive. « La protection des agents et des habitants prime » précise M. Reyes.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Vidéoprotection et nouvelles brigades

Le programme prévoit le doublement du parc de caméras, pour atteindre environ 400 dispositifs, reliés à un CSU.  S’y ajouteraient une brigade canine municipale (en journée), des bornes d’appel d’urgence connectées au CSU, des patrouilles mixtes police municipale / nationale et des arrêtés municipaux ciblés (alcoolisation sur la voie publique, attroupements, mendicité avec chiens).

Prévention et justice sociale

Si le ton est ferme, le candidat revendique aussi un volet préventif : relance du Conseil des droits et devoirs des familles, contrats d’accompagnement de 6 à 12 mois et coordination avec l’Éducation nationale, bailleurs et associations. « La sécurité est aussi une justice sociale », insiste M. Reyes.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Transports et proximité

Le programme inclut également la création d’une brigade de sûreté des transports, en appui aux contrôleurs, et le retour d’une police de proximité par îlots. L’objectif : restaurer la visibilité policière et rassurer les usagers.

Une ligne claire : « maire de l’ordre retrouvé »

En filigrane, la stratégie est assumée : faire de la sécurité le thème structurant de la campagne bisontine. Centralité de l’infrastructure, montée en puissance des effectifs, armement, vidéoprotection, coopération renforcée : le candidat propose un changement de braquet net.

Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2026. Dans le Jura, les électeurs seront appelés à renouveler pour six ans les conseils municipaux et communautaires des 492 communes du département, ainsi que les instances des 12 communautés de communes et des 2 communautés d’agglomération.

Une large majorité de candidatures uniques

Au total, 598 listes ont été officiellement retenues par les services de l’État.

La très grande majorité des communes jurassiennes – 393 exactement – ne compte qu’une seule candidature.
Dans 91 communes, deux listes s’affronteront.
Six communes enregistrent trois candidatures.
Une commune en compte quatre et une autre cinq.

Saint-Claude en tête du nombre de listes

C’est à Saint-Claude que la compétition sera la plus ouverte : la ville est la seule du département à enregistrer cinq listes, dont trois issues de la majorité sortante. Lons-le-Saunier arrive ensuite avec quatre listes en présence.

À noter également que deux communes de moins de 1 000 habitants affichent trois candidatures :

  • Bellefontaine (arrondissement de Saint-Claude), 494 habitants ;
  • Crissey (arrondissement de Dole), 687 habitants.

Deux communes sans candidat

Deux communes, toutes deux situées dans l’arrondissement de Lons-le-Saunier, n’ont enregistré aucune candidature :

  • La Boissière, 57 habitants ;
  • Pillemoine, 62 habitants.

Une situation rare qui devra être réglée selon les dispositions prévues par le code électoral.

Trois listes rejetées

Enfin, trois listes ont été rejetées pour cause d’inéligibilités. L’une d’elles, dans l’arrondissement de Saint-Claude, comportait la candidature d’une gendarme. La liste a depuis été modifiée afin de se conformer à la réglementation.

La clôture du dépôt des candidatures pour les élections municipales dans le Doubs permet de dresser un premier état des lieux. Au total, 683 listes ont été enregistrées dans le département. Sur les 563 communes que compte le Doubs, 449 disposent d’au moins une liste candidate.

Arrondissement de Besançon : 297 listes

Dans l’arrondissement de Besançon, qui regroupe 252 communes, 297 listes ont été déposées.
210 communes comptent au moins une liste.
Une commune reste, à ce stade, sans candidat déclaré : Saules.

Arrondissement de Pontarlier : quatre communes sans liste

L’arrondissement de Pontarlier, qui comprend 143 communes, totalise 167 listes.
113 communes disposent d’au moins une liste.
Quatre communes ne comptent aucun candidat : Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée et Rochejean.

Arrondissement de Montbéliard : aucune commune sans candidat

Dans l’arrondissement de Montbéliard (168 communes), 219 listes ont été enregistrées.
126 communes présentent au moins une liste.
Aucune commune n’est, pour l’heure, sans candidature.

Un panorama départemental contrasté

À l’échelle du Doubs, cinq communes se retrouvent donc sans liste à l’issue de cette première phase. La grande majorité du territoire est toutefois couverte par au moins une candidature, avec parfois plusieurs listes en concurrence dans certaines communes.

Des éléments statistiques plus détaillés seront communiqués demain, à l’occasion du tirage au sort des panneaux d’affichage électoraux. Ce moment permettra également aux services concernés de répondre aux questions sur l’organisation du scrutin.