La Maire écologiste de Besançon salue l’arrêté du Préfet du Doubs interdisant le transit des camions de plus de 7,5 tonnes sur la RN83, hors livraisons locales. Cette mesure répond à une mobilisation citoyenne contre les nuisances liées à près de 2 000 poids lourds quotidiens. Elle souligne « l’importance de repenser les mobilités à l’échelle du Grand Besançon, en lien avec la Région et les collectivités, notamment via le covoiturage et les parkings-relais ».
Le paysage politique local commence à se dessiner en vue des élections municipales de mars prochain. Laurent Petit, actuel adjoint au maire de Doubs, a officialisé sa candidature à la tête d’une liste intitulée « L’avenir s’écrit avec Doubs ». Une candidature placée sous le signe de l’expérience, du collectif et du pragmatisme.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Un élu expérimenté au service de la commune
Aujourd’hui à la retraite, Laurent Petit (65 ans) n’envisage pas pour autant de se retirer de la vie publique. Ancien entrepreneur de travaux forestiers, il souhaite prolonger son engagement pour la période 2026-2033. « Être élu, ce n’est pas un titre, c’est un engagement au service de la population », insiste-t-il, rappelant que sa démarche s’inscrit avant tout dans la continuité du travail mené au sein de la commune.
Une liste complète et largement constituée
Sa liste est d’ores et déjà complète, et même au-delà des attentes : 25 candidats se sont portés volontaires pour 23 sièges au conseil municipal. Respectant la parité, elle rassemble des profils aux compétences variées : service à la personne, chefs d’entreprise, employés, agriculteurs, professionnels du médical. La moyenne d’âge, établie à environ 48 ans, traduit une volonté de conjuguer expérience et renouvellement.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Un contexte politique local recomposé
Cette candidature intervient dans un contexte de division de la majorité municipale actuelle. Certains élus ont choisi de constituer leur propre liste, tandis que Laurent Petit a poursuivi le travail engagé, entouré de plusieurs élus sortants et de nouveaux candidats. Le nom de la liste, « L’avenir s’écrit avec Doubs », se veut volontairement fédérateur : un jeu de mots qui évoque à la fois le territoire, les habitants et le collectif.
Une commune ancrée dans l’intercommunalité
Deuxième commune la plus importante de la communauté de communes du Grand Pontarlier, Doubs compte près de 3 500 habitants. Pour Laurent Petit, l’action municipale ne peut se concevoir sans une implication forte à l’échelle intercommunale. Déjà membre du bureau communautaire, il souhaite que les futurs élus de sa liste participent activement aux décisions, rappelant que de nombreuses compétences relèvent désormais de l’intercommunalité.
Un programme en construction, sans hausse d’impôts
Le programme est actuellement en cours d’élaboration. « Il ne s’agit pas d’aligner des promesses, mais de proposer des projets réalistes, pertinents et finançables », explique le candidat, avec une ligne rouge clairement posée : pas d’augmentation de la fiscalité locale. Parmi les axes de réflexion figurent : la construction d’une salle omnisports, jugé nécessaire sur la commune, le logement, face aux difficultés croissantes pour se loger ou acquérir un bien, l’environnement, la communication et la sécurité routière, avec un plan communal dédié. Sans oublier les finances, l’économie, la jeunesse et l’intergénérationnel.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Ni droite, ni gauche, mais une gestion pragmatique
Laurent Petit revendique une approche sans étiquette politique. « La priorité n’est pas l’appartenance à un parti, mais une gestion rigoureuse et efficace de la commune », affirme-t-il. Les valeurs mises en avant sont le pragmatisme, l’humilité, l’écoute et le travail collectif.
Le collectif avant tout
Plus qu’une candidature personnelle, Laurent Petit insiste sur la dimension d’équipe de son projet. « Tout seul, on ne fait rien. Ce sont les compétences et l’engagement d’un collectif qui font avancer une commune », conclut-il. À quelques mois du scrutin, la campagne municipale à Doubs est désormais lancée.
Le maire de Lons‑le‑Saunier, Jean‑Yves Ravier, a officiellement annoncé ce jeudi 18 décembre sa candidature pour un second mandat lors d’une déclaration place de la Liberté. Le Jurassien, élu sous une étiquette de gauche, fera face à trois listes déjà déclarées pour les municipales de mars 2026. Rappelons qu’il avait succédé, en 2020, à Jacques Pélissard, ancien député maire de la capitale jurassienne
Le Parlement a définitivement adopté le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Danielle Brulebois, députée du Jura, salue un texte jugé essentiel « pour financer les hôpitaux, soutenir la médecine de ville et revaloriser les professionnels de santé ». La parlementaire rappelle que, selon elle, « ce budget évite le gel des pensions de retraite, le doublement des franchises médicales et la taxation des compléments salariaux ». « Dans cette période de crise, ce PLFSS apporte des réponses concrètes pour protéger les citoyens et soutenir nos territoires », souligne Danielle Brulebois.
L’élue bisontine Karima Rochdi a annoncé sur ses réseaux sociaux qu’elle ne figurera pas sur la liste menée par Éric Delabrousse aux municipales de mars prochain à Besançon. Elle explique avoir fait le choix de ne pas être candidate dans cette campagne, tout en confirmant qu’elle continuera à porter la voix d’Horizons et du groupe « S’Unir pour Besançon » au sein du conseil municipal.
Ce mercredi, sur le parvis de la gare Viotte à Besançon, le Parti communiste français (PCF) a organisé un baptême républicain en l’honneur de plusieurs personnes migrantes. Une cérémonie symbolique portée par l’élue communiste Aline Chassagne, visant à mettre en lumière des parcours d’intégration et à défendre des conditions d’accueil dignes.
Un rendez-vous désormais régulier
Ce baptême républicain n’est pas une première. « C’est quelque chose qu’Aline Chassagne organise tous les ans, et même plusieurs fois par an », a rappelé Mathieu Guinebert, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, chargé de la conférence sociale régionale. Dans un contexte national jugé « tendu » autour des questions migratoires, l’initiative entend replacer « l’humain au centre » du débat public. Pour les organisateurs, cette cérémonie permet de donner un visage concret à ce que recouvre le terme de « migrants ». « Ce genre de cérémonie ferait taire plus d’une personne », a-t-il été souligné, insistant sur l’écart entre les discours politiques et la réalité vécue par les personnes concernées.
L'interview de la rédaction : Aligne Chassagne
Une tradition républicaine revendiquée
Les prises de parole ont également rappelé l’histoire et les principes fondateurs de la République française. « Quand on a proclamé une République universelle et choisi le droit du sol plutôt que le droit du sang, on a affirmé une vocation d’accueil », a expliqué M. Guinebert. Une vocation qui, selon les organisateurs, tend aujourd’hui à s’effacer. La critique a notamment porté sur certaines propositions politiques visant à restreindre les dispositifs d’intégration, comme la remise en cause des cours de français langue étrangère, considérés comme essentiels à l’insertion sociale et professionnelle.
Des parcours d’intégration mis en lumière
Au cœur de la cérémonie, plusieurs personnes ont reçu un diplôme symbolique de baptême républicain. Des femmes et des hommes installés à Besançon parfois depuis des années, travaillant, fondant une famille, s’investissant dans la vie associative et contribuant à la richesse du territoire. « Ce sont des personnes qui comptent pour notre pays. Sans elles, la France ne serait pas la France que l’on connaît », a insisté Mme Chassagne. Certains parcours ont particulièrement marqué les esprits, comme celui d’une personne arrivée depuis seulement un mois, déjà capable de s’exprimer avec aisance en français.
L'interview de la rédaction : Aligne Chassagne
L'interview de la rédaction : Mathieu Guinebert
Un appel à des démarches administratives plus humaines
Au-delà du symbole, le PCF a profité de l’événement pour appeler à un allègement des procédures administratives. Des délais jugés trop longs, parfois de plusieurs années, sont décrits comme éprouvants et décourageants, freinant l’intégration plutôt que de la favoriser. « Nous voulons une société sereine, vivante, pleine d’énergie, et construite ensemble », ont conclu les organisateurs, pour qui ce baptême républicain se veut à la fois un geste de reconnaissance et un message politique en faveur d’une République fidèle à ses valeurs d’accueil et de fraternité.
L'interview de la rédaction : Mathieu Guinebert
Le sénateur jurassien Clément Pernot a choisi de s’abstenir lors du vote du projet de loi de finances. Il dénonce une dette nationale désormais portée à 3 400 milliards d’euros et un déficit annoncé de 5,3 % du PIB, qu’il juge insoutenable pour l’avenir du pays. Cette abstention vise aussi à protester contre la classification du Jura parmi les départements dits « riches », soumis à une contribution disproportionnée malgré un manque de services publics essentiels. Pour Clément Pernot, cette position traduit la volonté d’ouvrir la voie à un budget plus responsable et soutenable à l’horizon 2027.
Le Conseil départemental du Jura a adopté son budget 2026, fixé à 382 millions d’euros (31 voix pour, 2 contre, 1 abstention). La moitié des crédits, soit 188,7 M€, est consacrée aux solidarités. Suivent les mobilités (60,4 M€), l’éducation et la jeunesse (38 M€), l’aménagement du territoire (27,3 M€), les fonctions supports (28,7 M€), l’agriculture et l’environnement (12,1 M€), le SDIS (11,4 M€) et la dette (15,5 M€).
Parmi les principaux investissements 2026 :
Routes et voirie : 22,5 M€ pour l’entretien et la modernisation des infrastructures.
Collèges et bâtiments : 13,2 M€ pour la rénovation et l’efficacité énergétique.
Habitat et aide à la pierre : 14,5 M€ pour la rénovation et le logement social.
Aides aux territoires : 4 M€ pour soutenir les projets locaux.
Remboursement de la dette : 10,6 M€ pour renforcer la soutenabilité financière.
Sur le territoire de la Communauté de Communes Haut-Jura Saint-Claude, le projet de Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) entre dans une nouvelle phase de concertation. Cinq réunions publiques sont programmées en janvier 2026 pour présenter l’avancement du dossier et recueillir les avis des habitants. Elles se tiendront successivement à Lavans-lès-Saint-Claude (13 janvier),
Les Moussières (15 janvier), Saint-Claude (19 janvier), Les Bouchoux (20 janvier) et Rogna (22 janvier), toutes à 19h. L’occasion de participer activement à la réflexion sur l’aménagement futur du cadre de vie. Pour de plus amples informations : https://www.hautjurasaintclaude.fr/plui.htm
Lors de l’examen du Projet de loi de Finances, le sénateur du Doubs Jean‑François Longeot a tiré la sonnette d’alarme sur l’état du réseau ferroviaire français. Il alerte sur le sous‑investissement du réseau ferroviaire français, estimant le besoin de financement à 2 milliards d’euros pour sa régénération. Il soutient un amendement pour une participation financière de l’État. Il demande également le retour du quatrième train Paris‑Lausanne (TGV Lyria), jugé crucial pour l’aménagement du territoire.