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Dans  ce contexte politique si particulier, et à quelques jours du 1er tour des élections législatives, Michel Vienet, le directeur de campagne de Daniel Roy, le candidat de la droite républicaine dans la deuxième circonscription du Doubs, vient d’annoncer qu’il venait de déposer une plainte au commissariat de police de Besançon après la découverte d’inscriptions et injures nauséabondes sur les affiches électorales du candidat devant le bureau de vote du Kursaal à Besançon.

A la veille des élections législatives, Plein Air fait le point sur la situation politique dans la deuxième circonscription du Doubs. Cinq candidats sont en lice. Tous veulent en finir avec le Macronisme. Rappelons que la circonscription a été remportée, en 2022, par le centriste Eric Alauzet, qui n’a pas souhaité repartir au combat, suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale. Cette circonscription semble être très convoitée, puisque LR a décidé de positionner un des leurs, en l’occurrence Daniel Roy, adjoint au Maire de Malbrans. Il aura notamment sur sa route le maire de Saône Benoît Vuillemin, qui espère être le digne successeur d’Eric Alauzet. Sans oublier Eric Fusis du Rassemblement national et Dominique Voynet pour le Nouveau Front Populaire. Rencontre avec Eric Fusis.

Qui est Eric Fusis ?

Eric Fusis, âgé de 66 ans, est marié et père de deux enfants. Il a trois petits enfants. Il a porté l’uniforme pendant 40 ans. Il a œuvré durant 36 ans dans la grande muette, avant de rejoindre les rangs de la gendarmerie pour terminer sa carrière. Il est actuellement responsable de la 2è circonscription du Doubs au sein du Rassemblement National. En parallèle, il officie au sein du département protection et sécurité du Rassemblement National.

Ses motivations ?

Eric Fusis s’engage « pour sauver la France et les Français ». Le militant veut aider Jordan Bardella à obtenir un maximum de sièges à l’Assemblée nationale et pouvoir dérouler son programme.

Ses priorités ?

« Défendre le pouvoir d’achat des Français », « en baissant le prix de l’électricité et les taxes sur les combustibles, le gaz et les carburants ».

« La sécurité », en arrêtant « ce laxisme judiciaire ».

« Réduite drastiquement les flux migratoires » et « expulser les migrants et les étrangers délinquants criminels ».

L'interview de la rédaction

 

 

A la veille des élections législatives, Plein Air fait le point sur la situation politique dans la première circonscription du Doubs. Sept candidats sont en lice, avec des motivations différentes quant à l’issue du scrutin, mais tous veulent en finir avec le Macronisme. Rappelons que la circonscription a été remportée, en 2022, par le centriste Laurent Croizier. Contrairement à d’autres territoires doubistes, LR n’a pas souhaité opposer un candidat au parlementaire sortant, qui devra, cependant, convaincre face à des candidats redoutables, issus de l’extrême droite et du Nouveau Front Populaire. Rencontre avec Nicole Friess de Lutte Ouvrière

Qui est Nicole Friess ?

Agée de 71 ans, Nicole Friess repart pour une nouvelle lutte électorale. Mme Friess a exercé son activité professionnelle au sein des urgences de l’hôpital de Besançon, où elle était agent administratif.  Elle rejoint Lutte Ouvrière en 1972. Son premier engagement public remonte en 1974, lorsqu’Arlette Laguiller s’est présentée à la présidentielle.

Ses motivations

Mener une politique dénonçant « la précarité des classes populaires, les guerres et le sort que l’on réserve aux migrants et aux femmes, à travers le monde ». Autrement dit, contribuer « à faire changer ce monde barbare ».

Ses priorités ?

La lutte pour une augmentation des salaires et des pensions. Une précarité qui engendre « des difficultés pour se nourrir, se loger, se chauffer ». Alors que « les gros groupes capitalistes amassent des fortunes et concentrent les pouvoirs ». « Ce sont eux qui gouvernent. Ce sont eux qui sont au pouvoir » explique Nicole Friess.

Que les travailleurs retrouvent la confiance en leur propre force. « On est des millions. On fait tout marcher dans la société, à l’échelle du monde. Il faudra, tôt au tard, renverser ce système capitaliste » ajoute la militante. Selon Mme Friess, l’atteinte de ces objectifs passent par « la création d’un parti politique qui représente et défend » les travailleuses et les travailleurs.

L'interview de la rédaction

A la veille des élections législatives, Plein Air fait le point sur la situation politique dans la première circonscription du Doubs. Sept candidats sont en lice, avec des motivations différentes quant à l’issue du scrutin, mais tous veulent en finir avec le Macronisme. Rappelons que la circonscription a été remportée, en 2022, par le centriste Laurent Croizier. Contrairement à d’autres territoires doubistes, LR n’a pas souhaité opposer un candidat au parlementaire sortant, qui devra, cependant, convaincre face à des candidats redoutables, issus de l’extrême droite et du Nouveau Front Populaire. Rencontre avec Alain Ruch, le candidat du NPA-Révolutionnaires

Qui est Alain Ruch ?

M. Ruch représente les couleurs du Nouveau Parti Anticapitaliste-Révolutionnaires. Agé de 68 ans, il a été bibliothécaire de profession. Son action militante à l’extrême gauche remonte au lycée, lorsqu’il était en classe de première à Belfort. Après une trentaine d’années d’action au sein de Lutte Ouvrière, M. Ruch rejoint le NPA en 2009. En décembre 2022, après la scission du NPA, il choisit le NPA-Révolutionnaires, qui ne fait pas partie du Nouveau Front Populaire.

Ses motivations

Elles sont les mêmes que celles qui l’animent au quotidien. A savoir, ‘une détestation pour cette société bourgeoise capitaliste, qui n’engendre que la misère et les guerres ». Selon lui, « la société est régie par la lutte des classes. Les travailleuses et les travailleurs, qui subissent la politique patronale et le désordre de l’économie capitaliste vont, inévitablement, un jour ou l’autre, se mobiliser et faire irruption dans le vie politique ».  Une issue qu’Alain Ruch et ses camarades souhaitent « la plus rapide possible ».

Ses priorités

Combattre l’injustice et faire changer les règles du travail. « Cette exploitation de l’homme par l’homme entraîne la misère », selon M. Ruch. Le candidat fait notamment allusion « au nombre de travailleurs qui a considérablement augmenté dans les effectifs de la Banque Alimentaire ». « Dans un pays qui compte, parmi ces nationaux,  l’homme le plus riche du monde » s’insurge-t-il.

Faire cesser les oppressions. Dans sa ligne de mire, « les dirigeants et les classes politiques qui administrent l’état », qui suscitent « la division et le musellement ».

L’augmentation des salaires et des revenus et leur indexation sur l’inflation.

L’ouverture et l‘abolition des frontières. « Les femmes et les hommes de cette planète doivent pouvoir s’installer où elles le souhaitent ».

La lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

L'interview de la rédaction

A la veille des élections législatives, Plein Air fait le point sur la situation politique dans la première circonscription du Doubs. Sept candidats sont en lice, avec des motivations différentes quant à l’issue du scrutin, mais tous veulent en finir avec le Macronisme. Rappelons que la circonscription a été remportée, en 2022, par le centriste Laurent Croizier. Contrairement à d’autres territoires doubistes, LR n’a pas souhaité opposer un candidat au parlementaire sortant, qui devra, cependant, convaincre face à des candidats redoutables, issus de l’extrême droite et du Nouveau Front Populaire. Rencontre avec Thomas Lutz, le candidat du Rassemblement National.

Qui est Thomas Lutz ?

Le candidat du Rassemblement National est originaire de Besançon. Il est âgé de 52 ans. Marié, il est père de 5 enfants. M. Lutz est actuellement à la tête de trois entreprises sur Besançon et Chalon-sur-Saône. Sympathisant et militant depuis plusieurs années au sein du  parti  de Marine Le Pen, il est également élu au sein du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté.

Ses  motivation ? 

Il espère faire partie des élus qui donneront une majorité absolue à Jordan Bardella. Le candidat appelle « à la fin des clivages politiques pour former une force et répondre aux enjeux nationaux ».

Ses priorités ? 

L’augmentation du pouvoir d’achat, « par les baisses de TVA sur les produits de première nécessité et des taxes sur l’énergie ». Par ces mesures, M. Lutez espère « apporter aux ménages français un nouveau souffle et, ainsi, profiter de leur salaire et du fruit de leur travail ».

Il veut également « arrêter la vague d’immigration submersive qui nous menace aujourd’hui et qui est appuyée par l’Union Européenne ».

L'interview de la rédaction

A la veille des élections législatives, Plein Air fait le point sur la situation politique dans la première circonscription du Doubs. Sept candidats sont en lice, avec des motivations différentes quant à l’issue du scrutin, mais tous veulent en finir avec le Macronisme. Rappelons que la circonscription a été remportée, en 2022, par le centriste Laurent Croizier. Contrairement à d’autres territoires doubistes, LR n’a pas souhaité opposer un candidat au parlementaire sortant, qui devra, cependant, convaincre face à des adversaires redoutables, issus de l’extrême droite et du Nouveau Front Populaire. Rencontre avec l’Insoumise Séverine Véziès.

Qui est Sévérine Vézies ?

Séverine Véziès est âgée de 50 ans. Elle est originaire du Pays de Montbéliard « Je suis une fille de « Peuge » ( Peugeot) » rappelle-t-elle. Enseignante en gestion et en droit, elle a suivi une formation en expertise comptable et juridique. Mariée, Mme Véziès a « deux grands enfants ». Séverine Véziès croit en l’école publique et sa capacité à faire grandir et former la jeunesse. Ces valeurs et l’envie de les partager sont à l’origine de son engagement politique. Elle a ensuite rejoint la CIMADE, engagée dans la défense des droits humains. Politiquement, elle a rejoint le Parti de Gauche en 2012. Puis la France Insoumise en 2016. En 2022, Séverine Véziès  est au Nouveau Front Populaire. « Je ne suis pas la candidate d’un parti politique, mais d’un rassemblement » explique-t-elle.

Ses motivations ? 

Sévérine Véziès repart au combat « pour changer la vie de ses concitoyens ». Elle souhaite mettre un terme «  aux politiques maltraitantes et inefficaces d’Emmanuel Macron ». Elle  pointe « les inégalités croissantes » qui règnent dans le Pays. Pour argumenter ses propos, elle cite le rapport Oxfam qui relate que « les quatre premiers milliardaires français ont vu leur richesse augmenter de 87% depuis 2020. Quand elle a diminué pour 90% des Français ». Avec le Nouveau Front Populaire, Séverine Véziès veut s’attaquer aux problèmes concrets que vivent les gens dans leur quotidien ».

Ses priorités ?

Séverine Véziès tient à souligner que le programme qu’elle porte a pour mission « de réparer le pays et répondre aux urgences que rencontrent les Françaises et les Français ».

Le pouvoir d’achat et la justice fiscale.

La bifurcation écologique : changer nos modes de production et de consommation.

Réparer et développer les services publics.

Dans les quinze premiers jours, s’il arrive aux responsabilités, le Nouveau Front Populaire veut s’attaquer « à l’urgence sociale », avec « l’augmentation du SMIC  à 1600 euros net, tout en accompagnant les TPE et PME, le blocage des prix des produits de première nécessité, en rognant sur les marges de l’agrobusiness et en augmentant le point d’indice des fonctionnaires.

Une perspective sur 100 jours, qui prévoit de s’attaquer « à la justice fiscale », en « rétablissant l’ISF, en taxant les hyper-profits, en rendant progressif l’impôt sur le revenu ( 14 tranches d’impôt) et la CSG ». Il est également évoqué : « la revalorisation des retraites, du minimum vieillesse, de l’allocation adulte handicapé,  et l’indexation des salaires sur l’inflation ».  L’école et la santé font partie des services publics prioritaires. Pour ce faire, un  grand plan d’actions ( recrutements, revalorisation des salaires) sera lancé.

Jusqu’en 2027, dite « phase de transformation ».  La sécurité fait partie de ce projet politique, avec l’objectif  de rétablir la police de sécurité  « pour créer du lien avec les habitants » et augmenter les effectifs de police judiciaire, scientifique et technique « pour lutter contre les trafics ». Autres points évoqués : la relocalisation de l’économie et l’agriculture, avec de meilleurs revenus pour les professionnels de la terre.  

L'interview de la rédaction

A la veille des élections législatives, Plein Air fait le point sur la situation politique dans la première circonscription du Doubs. Sept candidats sont en lice, avec des motivations différentes quant à l’issue du scrutin, mais tous veulent en finir avec le Macronisme. Rappelons que la circonscription a été remportée, en 2022, par le centriste Laurent Croizier. Contrairement à d’autres territoires doubistes, LR n’a pas souhaité opposer un candidat au parlementaire sortant, qui devra, cependant, convaincre face à des adversaires redoutables, issus de l’extrême droite et du Nouveau Front Populaire.

Qui est Laurent Croizier ?

Le député sortant est âgé de 49 ans. Il vit à Besançon. Cet homme, marié, à deux enfants. C’est en 2014 qu’il est entré au conseil municipal de Besançon et au conseil communautaire du Grand Besançon. Il avait décroché son fauteuil à l’Assemblée nationale en 2022.

Son combat politique. S’il admet que « les résultats des élections européennes ont été un choc», M. Croizier est reparti au combat pour « rassembler » et « défendre les valeurs de la République ». « Je ne me résoudrai jamais à voir le Rassemblement National et les amis de M. Mélenchon gouverner la France » lance-t-il.

Ses arguments. M. Croizier rappelle son travail de terrain depuis deux ans. Il totalise « plus de 300 visites » d’élus, d’associations, de communes et d’entreprises.  Laurent Croizier est classé 34è député les plus actifs sur les 577 que compte l’Hémicyclique. Il se présente comme « le seul candidat en capacité de faire barrage aux extrêmes ».

Ses priorités ? 

Le pouvoir d’achat et le travail

« Faire que le travail paie est la meilleure des solidarités. C’est dans les entreprises que se créent le pouvoir d’achat et surtout pas par l’argent magique qui tomberait du ciel, ni avec des hausses d’impôts massives » annonce-t-il. Et de poursuivre : « nous devons produire davantage et réindustrialiser en France. Il faut simplifier les démarches administratives pour les entreprises ». Selon M. Croizier, « plus d’entreprises en France, c’est aussi plus de retombées fiscales pour les collectivités pour financer les services publics ».

La sécurité et la justice

M. Croizier rappelle qu’il a obtenu des avancées, comme la création d’un second commissariat de police à Besançon et  l’obtention de moyens humains supplémentaires concernant les forces de l’ordre. « Depuis 2017, ce sont 90 policiers de plus à Besançon, et 150 dans le Doubs ». Le parlementaire rappelle également que, sous son mandat, ce sont trois brigades de gendarmerie supplémentaires qui ont été actées dans le département.

L’école

Enseignant de formation, Laurent Croizier précise que « tout commence à l’école ». C’est la raison pour laquelle, il s’est engagé dans ce domaine depuis son arrivée au palais Bourbon. « Il y a urgence à restaurer l’autorité et le respect des enseignants. Il y a urgence à relever le niveau de l’école et à donner aux élèves les conditions pour bien étudier et aux professeurs pour bien enseigner ». Et de terminer : « je souhaite que nos jeunes aient les mêmes chances de se construire un avenir que notre génération, quel que soit le milieu social ».

L'interview de la rédaction

Laurent Croizier, le député sortant de la majorité présidentielle, dans la 1ère circonscription du Doubs, organise trois réunions publiques cette semaine, avant le 1er tour des élections législatives. Ce mercredi soir, à 20h, il sera à la salle de la mairie de Serre-les-Sapins. Vendredi, la rencontre s’effectuera à la Maison Garneret à Lantenne Vertière.

A Pontarlier. Les organisations intersyndicales du Haut-Doubs appellent à un nouveau rassemblement ce vendredi 28 juin, à 18h, sur la place d’Arçon, pour exprimer leur rejet contre l’extrême droite. Et ce, à 48 heures du 1er tour des élections législatives. Elles appellent à « au sursaut démocratique et social et au vote pour un vrai programme social et environnemental ».

Dans un communiqué, l’intersyndicale de Besançon annonce « poursuivre son combat contre l’extrême droite et dénonce le danger démocratique et l’imposture sociale » du parti de Marine Le Pen. Dans ce contexte, et à quelques jours du 1er tour des élections législatives, elle appelle la population à rejoindre les mouvements étudiants jeudi soir, à 18h, en assemblée générale à la faculté des lettres, à l’amphithéâtre Donzelot, et au rassemblement, à 20h, place Pasteur. L’intersyndicale a prévu de se rassembler de nouveau le 2 juillet prochain.