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Le prochain conseil municipal, convoqué ce jeudi 23 avril, marquera une étape importante pour la nouvelle équipe municipale conduite par le maire Ludovic Fagaut. À l’ordre du jour : le vote du budget primitif 2026, présenté comme un temps de transition, entre héritage de l’ancienne majorité et premières inflexions politiques de la nouvelle mandature.

Un budget contraint par le calendrier

La municipalité doit se conformer à une échéance réglementaire : voter son budget avant le 30 avril. Un délai jugé trop court pour reconstruire entièrement les orientations budgétaires après les élections municipales. Dans ce contexte, l’exécutif assume présenter un « budget d’installation », largement basé sur le travail préparatoire de la précédente majorité, mais amendé pour refléter les nouvelles orientations politiques.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon 

229 millions d’euros et une première inflexion

Le budget consolidé s’élève à 229,2 millions d’euros, dont 227,8 millions pour le budget principal. Des montants qui traduisent une certaine continuité administrative, mais derrière lesquels la nouvelle majorité entend imprimer sa marque. « Il s’agit de tourner la page de la précédente mandature », affirme Ludovic Fagaut, qui revendique une réorientation politique claire malgré les contraintes techniques. Sans pouvoir refondre entièrement l’architecture budgétaire, la municipalité annonce plusieurs ajustements structurants, articulés autour de sept priorités.

Des priorités marquées : sécurité, cadre de vie et attractivité

Parmi les orientations avancées :

Cadre de vie : une hausse significative des crédits dédiés au fleurissement, avec un objectif affiché de « beau et propre » dans l’espace public. Soit une enveloppe de 200.000 euros. Un budget X5 par rapport à la précédente lajorité.

Sécurité : une enveloppe supplémentaire de 584 000 euros pour recruter 22 policiers municipaux, armer la police municipale et déployer 30 caméras de vidéoprotection.

Animations : le budget du marché de Noël porté à 400 000 euros, soit un quadruplement, avec une réflexion portée sur les illuminations, les animations des différents espaces,… . le retour de la grande roue n’est pas exclue. Reste à trouver un espace satisfaisant. La végétalisation actuelle de la place de la Révolution ne le permettant plus.  

Stationnement : instauration de la gratuité entre 12h et 14h, et extension du stationnement gratuit de courte durée (15 à 30 minutes) sur certains secteurs, notamment en bas de la rue de Belfort.

Fonctionnement interne : lancement d’audits sur les ressources humaines et les finances, accompagné d’un renforcement des crédits dédiés à la formation des agents.

Autre signal politique : aucune augmentation des taux de fiscalité n’est annoncée à ce stade.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon 

Une rupture revendiquée mais progressive

L’ambition affichée par l’exécutif est claire : aligner progressivement les politiques publiques avec les engagements de campagne, tout en assurant la continuité du service public. Faute de temps pour une refonte complète, cette première étape budgétaire se veut pragmatique : introduire des marqueurs politiques sans déstabiliser l’équilibre financier de la collectivité.

Un vote test pour la nouvelle majorité

Au-delà des chiffres, ce budget constitue un premier test politique pour la nouvelle équipe municipale. Il devra à la fois rassurer sur la solidité de la gestion financière et convaincre de la capacité à impulser un nouveau cap. Le débat, attendu jeudi soir, donnera ainsi un premier aperçu concret des priorités de la mandature — et de la manière dont la majorité entend transformer ses engagements en politiques publiques.

À l’occasion du conseil d’installation de Grand Besançon Métropole, la désignation d’un représentant du Rassemblement National, en l’occurrence Franck Bernard, le Maire de Chevroz,  au poste de vice-président,  « ne peut être considérée comme une formalité technique », selon les élus socialistes, issus de l’opposition bisontine (Jean-Sébastien Leuba, Sylvie Wanlin et Abdel Ghezali).  Ils appellent  leurs collègues élus communautaires « à assumer pleinement la portée politique de ce vote ». « Il ne s’agit pas d’un simple ajustement de secteur, mais bien d’un choix structurant engageant les valeurs portées par notre collectivité », disent-ils.

Une charte qui ne saurait servir de caution

Et de poursuivre : « La charte de gouvernance, invoquée pour justifier cette nomination, ne possède aucune valeur juridique contraignante. Elle ne peut en aucun cas servir de paravent pour neutraliser le débat politique ou ignorer les appartenances lorsque celles-ci sont incompatibles avec les principes républicains. Si cette charte conduit à de telles dérives, alors elle doit être revue ».

Une incohérence politique assumée

Le trio dénonce « l’incohérence de la droite locale, qui agite la menace des  extrêmes  en période électorale tout en facilitant aujourd’hui l’accès du Rassemblement National à des responsabilités exécutives ». « Ce qui constituait hier une ligne rouge ne peut devenir aujourd’hui une simple zone grise ». « Il ne peut s’agir d’un simple vote technique de secteur mais d’un véritable vote structurant de valeurs. »

Sans réelle surprise, Ludovic Fagaut a été élu président de Grand Besançon Métropole (GBM), recueillant 97 voix sur les 122 conseillers communautaires. Une large majorité qui conforte l’ancrage politique du maire de Besançon à la tête de l’intercommunalité. Face à lui, l’élue bisontine insoumise Séverine Véziès n’a obtenu que huit suffrages, tandis que Jacques Adriasen en a récolté deux.

Une feuille de route axée sur le développement et l’attractivité

Dans son discours d’installation, le nouveau président a fixé les grandes orientations de sa mandature. Parmi ses priorités figurent : le développement économique du territoire, l’aménagement urbain,  la sécurisation des entreprises, notamment celles du secteur du luxe, le renforcement des politiques culturelles, sportives et touristiques…  . L’objectif affiché est clair : valoriser le territoire du Grand Besançon et renforcer son attractivité, y compris à l’international. Dans cette optique, Ludovic Fagaut a également insisté sur la nécessité de consolider les partenariats existants, en particulier avec la Suisse voisine.

Un exécutif installé conformément aux règles

Cette première assemblée a également permis de mettre en place l’exécutif de la nouvelle mandature. Au total, 15 vice-présidents et 17 conseillers délégués ont été élus. Catherine Barthelet accède au poste de première vice-présidente. Elle sera entourée notamment d’Anne Falga, Pascal Routier, Patrick Ayache, Patrick Jacques, Nathalie Bouvet, Jean-Paul Michad, Anthony Nappez, Laurence Mulot Césari, Pascal Dériot, Philippe Regenass, Pierre Charles Henry, Franck Monneur, Laurent Jeunet et Franck Bernard.

CATHERINE Barthelet GBM

                                                                                                                                                            Catherine Barthelet 

L’élection controversée de Franck Bernard

L’un des temps forts de cette installation reste l’élection de Franck Bernard, maire de Chevroz, au poste de quinzième vice-président. Soutenu par une partie de la majorité, cet élu, qui revendique son attachement aux valeurs du Rassemblement National, a remporté son duel face à Gérard Monnien avec 58 voix. Cette nomination a suscité de vives réactions. La gauche bisontine, appuyée par Patrick Ayache, maire de Pirey et pourtant membre de l’exécutif, a tenté en vain de faire barrage à sa candidature. Plusieurs élus ont exprimé leur inquiétude quant à l’entrée d’un représentant assumé de cette sensibilité politique au sein du bureau de GBM.

francke bernard GBM

                                                                                                                                                            Franck  Bernard 

 

GERARD Monnien GBM

                                                                                                                                                              Gérard Monnien 

 

Des tensions autour de la gouvernance

Malgré l’appel à une « présidence collégiale » lancé par Ludovic Fagaut, des voix discordantes se sont rapidement fait entendre. Séverine Véziès, Aline Chassagne, Anthony Poulin et Anne Vignot ont exprimé leurs réserves, dénonçant un manque d’ouverture. La contestation s’est cristallisée autour de la nomination de Franck Monneur comme 13 vice-président et dernier représentant du secteur bisontin. La gauche bisontine reproche notamment l’absence de représentants de l’opposition au sein du bureau, malgré des engagements initiaux du président. Ludovic Fagaut a justifié cette décision par la présence de La France Insoumise dans les rangs de l’opposition, provoquant une vive réaction des élus concernés. Séverine Véziès a fermement répondu, appelant le président à revoir son positionnement : « Il n’y a pas de sous-élus dans cette instance », a-t-elle déclaré, rappelant les 19 000 électeurs ayant soutenu la gauche à Besançon lors du scrutin municipal de mars.

Séverine Vezies GBM

                                                                                                                                                 Séverine Vézies 

 

Aline Chassagne GBM

                                                                                                                                                     Aline Chassagne 

 

ANTHONY poulin GBM

                                                                                                                                                          Anthony Poulin 

Une mandature qui débute sous tension

Si l’élection de Ludovic Fagaut ne faisait guère de doute, la mise en place de son exécutif révèle déjà des lignes de fracture politiques. Entre volonté affichée de rassemblement et critiques de l’opposition, la nouvelle gouvernance de Grand Besançon Métropole débute dans un climat contrasté.

Ludovic Fagaut a été élu ce lundi à la tête de Grand Besançon Métropole. Le maire de Besançon a recueilli 97 voix sur les 121 conseillers communautaires qui se sont exprimés. Deux autres candidats étaient en lice : Sévérine Véziès (La France Insoumise), qui obtient 8 voix, et Jacques Adriansen, Maire de Roset Fluans, crédité de 2 voix. On compte également 9 abstentions et 5 bulletins blancs.

Ludovic Fagaut, maire de Besançon,  condamne fermement la rixe survenue ce dimanche 19 avril à l’issue d’une rencontre de football amateur, dénonçant des comportements « inacceptables » et contraires aux valeurs sportives et républicaines. Il a saisi la Fédération Française de Football  pour que ces actes ne restent pas sans suite. Les présidents des clubs seront reçus en mairie ce mardi 21 avril afin de rétablir le respect et mettre fin à cette agressivité. L’élu prévient qu’il pourrait réexaminer le soutien municipal aux associations dont l’attitude s’éloigne durablement du fair‑play.

À Besançon, la situation du logement social est de nouveau pointée du doigt. Dans un communiqué, Séverine Véziès, élue La France insoumise, alerte sur une dégradation importante des conditions de vie de nombreux locataires, notamment dans plusieurs quartiers populaires. Elle évoque des problèmes d’insalubrité, de nuisibles, de pannes d’ascenseurs ou encore de déchets non ramassés. À Planoise, comme dans le quartier Durer, des habitants se mobilisent depuis plusieurs semaines pour dénoncer ces difficultés.

L’élue appelle les bailleurs sociaux, mais aussi la Ville et Grand Besançon Métropole, à agir rapidement pour garantir des logements dignes et accessibles. Elle demande notamment davantage de présence de proximité, ainsi que des mesures concrètes pour lutter contre la précarité et améliorer les conditions de vie. Séverine Véziès assure enfin que son groupe restera mobilisé aux côtés des locataires.

Franck Villemain a été reconduit dans ses fonctions de président de la Communauté de Communes du Pays de Maîche. L’édile a recueilli 92 % des suffrages exprimés lors du vote des 64 délégués représentant les 42 communes membres. Cette réélection, marquée par un score particulièrement élevé, traduit une volonté de continuité au sein de l’intercommunalité, dans un contexte où les enjeux de développement territorial, d’aménagement et de coopération locale demeurent centraux.

Pour ce nouveau mandat, Franck Villemain s’entoure d’une équipe de neuf vice-présidents, reflétant la diversité géographique et politique du territoire :

Boris LOICHOT (Maire de Saint-Hippolyte)

Jean-Michel FEUVRIER (Adjoint au maire de Maîche)

Dominique BERNARD (Maire d'Orgeans-Blanchefontaine)

Roland MARTIN (Maire de Charquemont)

Anthony MERIQUE (Conseiller municipal à Damprichard)

Pierre-Jean WYCART (Maire de Fournet-Blancheroche)

Francine MISERÉ (Maire de Vaufrey)

Alexandre MONNET (Maire des Bréseux)

Dominique LAMBERT (Maire de Montandon)

Le premier Conseil communautaire de la nouvelle mandature de la Communauté de communes Arbois Poligny Salins Cœur du Jura (CCAPS) s’est tenu ce mardi 14 avril 2026 à Poligny. À cette occasion, les conseillers communautaires ont procédé à l’élection de leur président. À l’issue du scrutin, Dominique Bonnet a été réélu à la tête de l’intercommunalité, confirmant ainsi la confiance que lui accordent les élus pour poursuivre les actions engagées sur le territoire.

Dans la foulée, le Conseil communautaire a également désigné les onze vice-présidents qui composeront l’exécutif aux côtés du président. Ils se répartissent les différentes compétences stratégiques de la collectivité :

  • 1er Vice-Président en charge de l’Environnement, du Développement durable et de la GEMAPI : Jean-Baptiste Baud (Abergement-le-Grand)
  • 2e Vice-Président en charge de l’Économie et du Commerce : Mikaël Yanardag (Salins-les-Bains)
  • 3e Vice-Président chargé des Finances : Bruno Robert (Grozon)
  • 4e Vice-Présidente chargée du Tourisme et de l’Attractivité : Marie Vassal (Salins-les-Bains)
  • 5e Vice-Présidente chargée de l’Habitat et de la Politique des aînés : Valérie Depierre (Arbois)
  • 6e Vice-Président chargé des Politiques territoriales et des Fonds européens : Daniel Bertocchi (Miéry)
  • 7e Vice-Présidente chargée de l’Enfance et de la Petite Enfance : Laëtitia Dos Santos (Mathenay)
  • 8e Vice-Président chargé des Ressources humaines : Jean-Pierre Duquet (Ivory)
  • 9e Vice-Président chargé du Plan Alimentaire Territorial (PAT) et des ordures ménagères : Bernard Laubier (Pont d’Héry)
  • 10e Vice-Président chargé des Travaux et des Bâtiments communautaires : Pierre Chavelet (Darbonnay)
  • 11e Vice-Présidente chargée de la Culture et du Patrimoine : Catherine Bugada (Arbois)

Cette nouvelle équipe exécutive aura pour mission de porter les projets structurants du territoire, dans un contexte marqué par des enjeux environnementaux, économiques et sociaux majeurs. Avec cette réélection, Dominique Bonnet entame un nouveau mandat placé sous le signe de la continuité, mais aussi de l’adaptation aux défis à venir pour le cœur du Jura.

Le Manège de Brack a accueilli, hier soir,  le conseil d’installation de la communauté d'agglomération du Grand Dole, réunissant les 84 élus communautaires pour un moment clé de la vie démocratique locale. À l’ordre du jour : l’élection du président, des vice‑présidents et du bureau communautaire, qui piloteront l’agglomération pour les prochaines années.

Jean‑Pascal Fichère reconduit avec une large majorité

Seul candidat à sa succession, Jean‑Pascal Fichère a été réélu président du Grand Dole avec plus de 88 % des suffrages. Ce résultat confirme la confiance accordée par les élus à celui qui conduit l’exécutif communautaire depuis plusieurs mandats. Cette reconduction s’inscrit dans la continuité du travail engagé et de la dynamique collective portée au sein de l’agglomération.

Un exécutif renouvelé autour de 26 membres

À la suite de l’élection du président, les élus ont désigné les 13 vice‑présidents et les 13 conseillers délégués qui composeront le bureau communautaire. Parmi les attributions votées, Jean‑Baptiste Gagnopoux, maire de Dole,  occupera la 4e vice‑présidence, en charge du rayonnement et des coopérations territoriales, un portefeuille présenté comme « stratégique pour le développement et l’influence du Grand Dole ».

Un mandat qui s’ouvre sous le signe de la continuité

Avec un exécutif désormais installé, l’agglomération entame un nouveau cycle de travail. Les priorités du mandat seront précisées lors des prochains conseils, mais plusieurs élus ont déjà souligné l’importance de poursuivre les projets engagés, de renforcer les coopérations intercommunales et de maintenir une gouvernance stable.

La Communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura a élu mercredi soir son nouveau bureau à l’issue de la séance d’installation. Rémi Hugon, maire de Montigny‑sur‑l’Ain et président sortant, a été réélu à la présidence.

Quatorze vice‑présidents ont ensuite été désignés, représentant l’ensemble du territoire et ses communes : Philippe Wermeille (Cize), Guy Saillard (Champagnole), Éloïse Schneider (Champagnole), Emmanuel Ferreux (Gillois), Monique Villemagne (Sirod), David Dussouillez (Champagnole), Christophe Vuillet (Foncine‑le‑Haut), Pascal Tissot (Champagnole), Catherine Rousset (Arsure‑Arsurette), Sébastien Bonjour (Champagnole), Olivier Cavallin (Crotenay), Monique Fantini (Chaux‑des‑Crotenay), Gilles Cicolini (Les Nans) et Gérald Courvoisier (Billecul).