Dans le Haut-Doubs, la décision de relever la vitesse maximale à 90 km/h sur certaines routes départementales continue de susciter des réactions. Dans une lettre ouverte, l’intersyndicale CFDT, CGT et SNUipp appelle à un réexamen de cette mesure.
Les organisations dénoncent une décision qu’elles jugent en décalage avec les enjeux actuels de sécurité, d’environnement et de mobilité durable. Elles pointent également une consultation des élus jugée insuffisante et biaisée.
Selon elles, l’augmentation de la vitesse ne répond ni aux réalités du trafic, notamment dans le Haut-Doubs, ni aux objectifs de réduction des émissions de CO₂. Elles demandent une évaluation complète et évoquent la possibilité d’abaisser la vitesse à 70 km/h sur certains axes sensibles.
Plus que quelques heures pour faire campagne. A minuit, il sera trop tard et les candidats devront se taire. Même si une très grande majorité des communes ne revoteront pas ce week-end, un tour de scrutin ayant été suffisant, quelques-unes sont encore dans l’expectative. Dans le Jura, on suivra avec intérêt les scrutins de Lons-le-Saunier et de Saint-Claude. Deux duels s’affrontent, avec une issue incertaine.
A Lons, le Maire sortant divers gauche Jean-Yves Ravier est opposé à deux candidats qui, malgré leur antagonisme, ont décidé de fusionner leur liste : le divers droite Cyril Brero et le centriste Jean-Philippe Huelin.
A Saint-Claude, la rivalité est grande également. Elle met en scène le divers gauche Frédéric Poncet, arrivé en tête au 1er tour, à la nouvelle liste d’union de la droite, formée par Lilian Cottet-Emard et Herminia Elineau. Arrivé quatrième, Jean-Louis Millet, le maire sortant, a jeté l’éponge entre les deux tours.
L’installation du nouveau conseil municipal de Villers-le-Lac aura lieu ce samedi 21 mars, à 18h. Le rendez-vous est fixé à la mairie. Au programme : l’installation du conseil municipal, l’élection du maire, la détermination du nombre d’adjoints et l’élection des adjoints. Rappelons que, dimanche dernier, la liste de Romain Vermot est arrivée en tête, avec 52,6% des suffrages, contre Pascal Viennet (47,4%).
À Besançon, les Écologistes de Franche-Comté réaffirment leur soutien à la maire sortante, Anne Vignot, dénonçant des attaques sexistes durant la campagne municipale.
Dans un communiqué, ils accusent certains opposants de propos misogynes et de tentatives de discrédit visant spécifiquement la candidate en tant que femme.
Le mouvement écologiste dénonce une stratégie qu’il juge rétrograde et contraire à l’égalité en politique, et appelle à un débat respectueux.
Il invite également les électeurs à se mobiliser lors du scrutin pour soutenir la maire sortante.
Dans un communiqué, la liste d’union de la droite, du centre et de la société civile, « Besançon Avance », accuse des soutiens de la maire, Anne Vignot, de mener une campagne de dénigrement et d’intimidation à son encontre. Elle évoque des propos diffamatoires visant ses candidats, ainsi que des pressions exercées sur certains sympathisants, notamment via des messages anonymes et les réseaux sociaux. La liste dénonce des pratiques qu’elle juge contraires au débat démocratique et annonce le dépôt prochain de plaintes. Elle appelle enfin à recentrer les échanges sur les projets et les enjeux locaux, dans un climat apaisé.
À quelques jours du second tour des élections municipales à Beure, la campagne prend une tournure plus personnelle. Aurore et Clara, filles du maire sortant Philippe Chaney, ont choisi de s’exprimer publiquement pour lui apporter leur soutien.
Un second tour incertain
À l’issue du premier tour, Philippe Chaney, maire sortant, est arrivé en deuxième position avec 37,3 % des suffrages, derrière son opposant Bruno Lind, crédité de 44,4 %. Le troisième candidat, Laurent Ferré, qui avait recueilli 18,2 % des voix, a annoncé son retrait, apportant son soutien au vainqueur du 1er tour.
Une prise de parole familiale et spontanée
C’est dans ce climat que Clara et Aurore ont pris la parole, affirmant agir de leur propre initiative, sans en avoir informé leur père. Leur intervention vise à livrer un témoignage personnel sur l’engagement de l’élu. « Cela fait près de 25 ans que nous grandissons au rythme de cet engagement », explique Clara, évoquant un investissement quotidien « qui dépasse largement les contours d’un mandat ». Les deux sœurs décrivent un maire « présent tôt le matin, tard le soir, les week-ends », motivé selon elles par « conviction » et « attachement profond » à la commune.
L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney
Répondre aux critiques de la campagne
Dans leur prise de parole, les filles du maire sortant réagissent également aux critiques entendues pendant la campagne. Si elles reconnaissent le débat démocratique, elles dénoncent certains propos qu’elles jugent injustes. « On entend beaucoup de choses », indique Clara, qui évoque la nécessité de « remettre les choses en place », en insistant sur la différence entre « promesses » et « actes ». Elles mettent en avant plusieurs réalisations menées durant les mandats de leur père, comme la construction d’équipements publics ou le développement de services pour les habitants.
L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney
L’expérience et la continuité mises en avant
Aurore souligne de son côté l’expérience acquise par Philippe Chaney, notamment dans la gestion de projets et le travail en équipe. Elle insiste également sur la volonté de poursuivre l’action municipale avec une équipe renouvelée. « Les projets annoncés sont structurés et budgétés », affirme-t-elle, évoquant une démarche construite sur la continuité et l’expérience.
L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney
Une parole assumée, sans appel direct au vote
Les deux sœurs affirment ne pas chercher à convaincre à tout prix, mais à partager leur regard. « Derrière l’élu, il y a un homme », résume Aurore, évoquant un engagement « sincère et constant ». Dans une campagne marquée par des enjeux locaux et un rapport de force serré, cette prise de parole familiale illustre aussi la dimension humaine du scrutin.
Le choix revient désormais aux électeurs de Beure, appelés à départager les candidats lors du second tour, ce dimanche 22 mars.
L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney
Arrivé en quatrième position au premier tour des élections municipales à Pontarlier avec 12,7 % des suffrages, Cédric Laithier, le chef de file de la France Insoumise et d’une partie de la gauche pontissalienne, a choisi de se maintenir pour le second tour. Un choix assumé, malgré un résultat qu’il reconnaît en deçà de ses attentes.
Une abstention pointée du doigt
Premier enseignement tiré par le candidat : une forte abstention. « La grande gagnante de cette élection, c’est l’abstention », estime M. Laithier, s’interrogeant sur le manque de mobilisation des électeurs, malgré un contexte de renouvellement politique après plusieurs décennies de gouvernance municipale. Pour lui, ce désintérêt des urnes doit interpeller l’ensemble des forces politiques locales.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Un score en deçà des espérances
Avec 12,7 % des voix, la liste menée par Cédric Laithier enregistre un résultat qualifié de « décevant ». Le candidat reconnaît que son équipe doit s’interroger sur sa campagne et sur les raisons qui ont éloigné une partie de l’électorat. Il souligne notamment que sa liste est « la seule clairement positionnée à gauche », avec un programme axé sur la justice sociale, l’écologie et la démocratie participative.
Une gauche divisée en question
Le soutien tardif du Parti socialiste, intervenu entre les deux tours, nourrit également les interrogations. Cédric Laithier estime qu’une partie de l’électorat de gauche ne s’est pas reportée sur sa liste dès le premier tour. Certains électeurs auraient même choisi de voter pour le candidat centriste Patrick Comte, traduisant, selon lui, un désaccord avec son programme ou une forme de défiance vis-à-vis de La France insoumise.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
L’image de La France insoumise en toile de fond
Le candidat évoque aussi un contexte national pesant sur la campagne locale. Affiches dégradées, messages hostiles : il dénonce un climat parfois tendu autour de son mouvement. Tout en assumant son appartenance à La France insoumise, il insiste sur la diversité de sa liste, composée en majorité de citoyens non encartés, ainsi que de membres issus d’autres sensibilités de gauche.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Un maintien pour « proposer une alternative »
Malgré ce contexte, Cédric Laithier fait le choix de se maintenir au second tour. Il justifie cette décision par la présence de « trois listes de droite aux programmes similaires ». « Nous sommes les seuls à proposer une alternative », affirme-t-il, évoquant la nécessité d’offrir une opposition à la future majorité municipale, en cas de défaite.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Une fin de campagne tournée vers la mobilisation
D’ici au second tour, le candidat et son équipe entendent poursuivre leur campagne de terrain. Porte-à-porte, tractages et échanges avec les habitants sont au programme, avec un objectif : convaincre les abstentionnistes de se rendre aux urnes. « Il faut redonner confiance et rappeler l’importance du vote », insiste Cédric Laithier, déterminé à peser dans l’issue du scrutin.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Le Département du Jura poursuit ses investissements en faveur de la transition énergétique. Les travaux de rénovation du toit-terrasse de l’Hôtel du Département viennent d’être inaugurés, avec l’installation de panneaux photovoltaïques. Au total, 267 panneaux ont été posés,. Ils permettront de produire environ 121 000 kWh par an, soit près de 17 % des besoins du bâtiment, et de générer environ 27 000 euros d’économies annuelles.
Ce chantier, d’un montant proche d’un million d’euros, s’accompagne d’une amélioration de l’isolation et de l’étanchéité du bâtiment. Le Département indique vouloir poursuivre cette dynamique sur d’autres sites, avec plusieurs projets en cours, notamment dans les collèges et les équipements publics.
Dans un communiqué de presse, Eric Delabrousse, le candidat centriste bisontin, qui n’a recueilli que 5,7% des suffrages, lors du 1er tour des élections municipales, appelle à une forte mobilisation des électeurs. Il met en garde contre , selon lui, « le risque de voir un parti d’extrême gauche accéder à la tête de la ville ». Rappelons que le scrutin de dimanche prochain opposera la maire sortante Anne Vignot, rejointe par La France Insoumise, à Ludovic Fagaut, dont la liste reste inchangée.
Deux délégations spéciales ont été nommées le 17 mars par le préfet Pierre-Édouard Colliex pour les communes de Pillemoine et La Boissière, privées de conseil municipal faute de candidats. Ces instances assurent la gestion courante et la continuité du service public pour une durée de trois mois. Elles sont composées de personnalités locales, dont une ancienne préfète du Jura, une ancienne élue, un commissaire enquêteur et une cadre de la préfecture. De nouvelles élections devront être organisées d’ici le 15 juin 2026 pour constituer une nouvelle équipe municipale.