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La claque est sévère, et le constat sans appel. À Pontarlier, la gauche enregistre l’un de ses pires résultats électoraux depuis des décennies (8,5%). Pour Gérard Guinot, secrétaire de la section locale du Parti socialiste, cette défaite s’explique avant tout par les divisions internes et une stratégie qui n’a pas su rassembler. « C’est totalement déplorable, inadmissible », lâche-t-il d’emblée, encore marqué par les résultats du scrutin. Une débâcle qu’il qualifie même de « catastrophe », au regard des scores historiquement obtenus par la gauche dans la capitale du Haut-Doubs.

Une gauche divisée et désorganisée

Au cœur de l’échec, Gérard Guinot pointe une désunion profonde, amorcée dès la préparation de la campagne. Alors qu’un travail collectif avait été engagé dès le début de l’année.« On avait commencé à travailler dès  , puis LFI est arrivée et ça a surpris beaucoup de monde », explique-t-il. Des divergences apparaissent rapidement, jusqu’à faire capoter le projet initial de liste commune portée notamment par les socialistes. Résultat : une seule liste à gauche, conduite par Cédric Laithier sous l’étiquette La France insoumise. Un choix qui, selon le responsable socialiste, a profondément désorienté l’électorat.

L'interview de la rédaction : Gérard Guinot,  secrétaire de la section locale du Parti socialiste

Un effet repoussoir pour une partie de l’électorat

Pour Gérard Guinot, la présence exclusive de LFI a joué un rôle déterminant dans la défaite. « Quand je discutais avec des sympathisants, beaucoup disaient clairement : “On n’en veut pas” », rapporte-t-il. Une situation qui aurait provoqué un double effet : une abstention accrue chez certains électeurs de gauche, et un report de voix vers le candidat centriste Patrick Comte, largement bénéficiaire de cette recomposition. « Ça a été un effet repoussoir total. Beaucoup sont allés voter ailleurs, essentiellement pour Patrick Comte », analyse-t-il. Une dynamique qui explique en partie l’ampleur de la défaite.

Le pire résultat depuis des décennies

Avec seulement quelques centaines de voix au compteur, la gauche atteint un niveau historiquement bas à Pontarlier. « C’est la septième campagne que je fais depuis 1989, et c’est la pire des catastrophes », insiste Gérard Guinot. Traditionnellement, la gauche rassemblait entre 1 500 et 2 000 électeurs, soit autour de 30 % des suffrages. Cette fois, elle ne disposera que d’un seul élu au conseil municipal, un niveau de représentation inédit.

Reconstruire, mais avec qui ?

Au-delà du constat, se pose désormais la question de l’avenir. Pour le responsable socialiste, tout est à rebâtir. « On n’a plus beaucoup d’adhérents, et ce sont surtout des anciens. Il faut reconstruire et ramener des jeunes », reconnaît-il. Une tâche d’autant plus complexe que l’engagement politique, comme associatif, peine à mobiliser de nouvelles générations.

À 78 ans, Gérard Guinot ne se projette pas personnellement dans cette reconstruction, mais appelle à une réflexion en lien avec les instances fédérales du parti.  Une chose est sûre : après cette défaite historique, la gauche pontissalienne entre dans une phase de profonde remise en question, avec l’enjeu de retrouver une ligne capable de rassembler bien au-delà de ses divisions actuelles.

 

Après plus de 70 ans de gestion à gauche, Besançon bascule. Le candidat de la droite et du centre, Ludovic Fagaut, s’est imposé largement au second tour des élections municipales, créant la surprise et mettant fin à des décennies de domination de la gauche à l’hôtel de ville. Porté par une campagne de terrain axée sur le quotidien des habitants, il devient le nouvel homme fort de la vie politique locale. Entre volonté de changement, mobilisation des électeurs et recomposition politique, Ludovic Fagaut revient sur sa victoire et ses priorités pour la capitale comtoise.

Une réaction par rapport aux résultats d’hier soir : avez-vous le sentiment d’être entré dans l’histoire ?

Je ne sais pas si je suis entré dans l’histoire. En tout cas, ce que nous avons fait avec l’équipe, avec les colistières et les colistiers, cette union de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine, marque bien sûr le paysage bisontin. Mais c’est surtout le projet que nous portons qui compte, avec une véritable attente exprimée par les électrices et les électeurs bisontins, qui ont souhaité le changement et l’ont concrétisé hier dans les urnes.

On a constaté que le vote populaire vous a également apporté son soutien. Ce n’est pas très “à droite”, finalement ?

Je ne sais pas vraiment ce qui est “à droite” ou pas. En tout cas, il y avait une attente des Bisontines et des Bisontins, quels que soient les quartiers, pour un vrai changement. Ils attendaient qu’on leur parle du quotidien. C’est ce que nous avons fait, avec des propositions très concrètes et opérationnelles. Quand on parle de sécurité, de circulation ou encore de la vie quotidienne, avec des problématiques comme les trottoirs, nous avons vraiment parlé aux habitants de ce qu’ils vivent et de ce que nous allons leur apporter pour améliorer leur quotidien. Et c’est cela, aujourd’hui, qui a fait la différence. Dans tous les quartiers, pas seulement les plus populaires, les habitants voulaient ce changement, et ils vont l’avoir avec notre équipe.

Aucun sondage ne vous donnait avec un tel avantage. Avez-vous été surpris ?

J’ai surtout constaté que, sur le terrain, lors du porte-à-porte quotidien, les habitants nous disaient : “On n’en peut plus, on veut que ça change.” Il y avait une réelle nécessité de faire évoluer les choses. Je ne sais pas si l’on peut parler de surprise, mais en tout cas, nous le sentions très fortement sur le terrain.

Plus 13 points entre le premier et le second tour : vous avez trouvé les réserves de voix nécessaires pour gagner la ville ?

Oui, parce que nous avons su mobiliser. Il y a aussi des abstentionnistes qui sont certainement venus voter. Nous avons été au cœur des préoccupations des habitants de Besançon, et c’est cela qui a fait la différence. Nous avons parlé d’un projet, un projet pour les habitants, centré uniquement sur Besançon et leurs préoccupations. Et nous allons continuer à le faire et à le défendre au quotidien.

L’installation du conseil municipal a lieu vendredi soir, c’est bien cela ?

Oui, vendredi soir à 17 heures.

Ensuite, il faudra s’attaquer à Grand Besançon Métropole ?

Oui, cela va se mener en parallèle. Il faut retrouver une stabilité au sein de Grand Besançon Métropole, un climat apaisé entre la périphérie et la ville centre, ainsi qu’une confiance renouvelée avec les élus. Nous devrons donc mener ces deux chantiers de front.

Anne Vignot est toujours maire de Besançon jusqu’à vendredi soir ?

Oui, jusqu’à l’installation du conseil municipal.

Qu’en est-il de votre mandat départemental ?

Pour l’instant, j’ai été élu au département jusqu’en 2028. Nous prendrons le temps d’échanger avec la présidente du département sur la situation. Les deux fonctions ne sont pas incompatibles. Nous allons d’abord assurer une certaine stabilité, puis nous verrons ensuite comment faire évoluer les choses.

Au lendemain de la victoire de Ludovic Fagaut à Besançon, les réactions se multiplient à gauche. Défaite difficile à encaisser, remise en question stratégique, interrogation sur l’alliance avec La France insoumise et sur le vote des quartiers populaires… Le conseiller départemental socialiste du Doubs, Raphaël Krucien, appelle à analyser les causes de cet échec et à reconstruire une gauche plus en phase avec les attentes des habitants. Il est au micro de notre rédaction.

Une réaction, tout d’abord, par rapport à ce résultat d’hier soir ?

Écoutez, c’est toujours un résultat difficile à digérer pour les représentants de la gauche et des socialistes à Besançon. Mais il faut reconnaître, de manière pleinement républicaine, la victoire de Ludovic Fagaut et lui souhaiter le meilleur mandat possible, dans le respect des valeurs qui ont toujours façonné notre ville.

S’il fallait donner quelques explications : cette fusion avec La France insoumise a-t-elle finalement compromis la victoire ?

Je pense que la défaite de la gauche est multifactorielle. Effectivement, la présence de La France insoumise, à travers un accord technique qui, à mon avis, a pu être perçu comme insincère par l’électorat, a contribué à cette défaite. En tant que président de bureau de vote lors de ce second tour, j’ai observé un regain de participation. J’ai cru qu’il y aurait une réaction face au risque de bascule. Mais cette réaction s’est finalement traduite par un vote en faveur de Ludovic Fagaut. Donc oui, je pense que cet accord technique a été, en partie, sanctionné par les électeurs.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien 

Il semblerait que les quartiers populaires se soient en partie désintéressés du scrutin, tout en apportant aussi leur soutien à Ludovic Fagaut ?

Oui, c’est un point qu’il faudra analyser avec attention. Je pense que les socialistes feront ce travail. Il y a aussi, sans doute, la question de la sécurité que nous n’avons peut-être pas suffisamment bien traitée ou expliquée. Avons-nous manqué de pédagogie ? C’est possible. Ce qui est certain, c’est que les quartiers populaires, qui restent trop souvent les laissés-pour-compte de la République, se sont en partie détournés du vote de gauche, malgré une légère mobilisation au second tour. Pour ma part, je ne baisse pas les bras. Je continue à m’engager, politiquement et associativement, dans ces quartiers. Il faut reconstruire. Après un tel résultat, tout est à repenser, et c’est l’occasion de repartir sur de nouvelles bases pour se reconnecter aux attentes des citoyens.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien 

Quand on est un élu de gauche comme vous, voir Besançon basculer à droite pour la première fois depuis 1953, c’est aussi difficile à encaisser ?

Oui, c’est difficile. Mais je rappelle aussi qu’en 2020, la gauche l’avait emporté dans le cadre d’une triangulaire, avec le maintien d’Éric Alauzet au second tour. Le rapport de force était, selon moi, assez proche de celui de 2026. Il faut aussi prendre en compte un glissement global du paysage politique français vers la droite, avec une montée en puissance de thématiques et d’un vocabulaire portés par la droite et l’extrême droite. Ludovic Fagaut s’est inscrit dans cette dynamique, et le résultat est tombé au second tour.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien 

Vous avez parlé de reconstruction. L’ancienne maire a évoqué une « reconquête ». Comment va s’organiser la gauche à Besançon, notamment en termes de leadership ?

C’est une question qu’il faudra impérativement se poser. Dans les prochains jours, l’ensemble des forces de gauche devra tirer les conclusions de ce scrutin et s’organiser pour la suite. Il y a des questions de fond : quels sujets avons-nous mal traités ? Où sommes-nous passés à côté ? Comment faire mieux ? Et il y a aussi la question de l’incarnation, du leadership, de l’ADN de la gauche. C’est un débat nécessaire, mais il est encore un peu prématuré pour entrer dans le détail. Cette question sera traitée, c’est certain.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien 

Vous côtoyez Ludovic Fagaut au conseil départemental du Doubs. Quel regard portez-vous sur lui ?

Je reconnais qu’il est très fort en communication. C’est clairement l’une de ses grandes qualités, et il a mené une campagne très efficace. En revanche, sur le fond, je regrette qu’il n’ait pas apporté suffisamment de réponses, que ce soit au département ou durant la campagne municipale. Je constate aussi certaines contradictions entre ses positions à la mairie et ses actes au conseil départemental du Doubs. Avec mes collègues conseillers départementaux du territoire bisontin, nous avons pris nos responsabilités en dressant un bilan de son action au département. Cela n’a manifestement pas suffi. Mais nous resterons vigilants et proactifs pour observer la cohérence entre ce qu’il fera au département, à la ville de Besançon et au niveau de l’agglomération.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien 

Le Mouvement Franche-Comté et son président Jean-Philippe Allenbach  saluent  ce qu’ils qualifient de « triple victoire » après l’élection de Ludovic Fagaut à la mairie de Besançon. Dans un communiqué, le chef de file  estime que ce succès dépasse la seule personne du nouveau maire. Il y voit également un signal démocratique, en référence aux précédents scrutins nationaux dans la ville.

Le mouvement parle aussi d’« une victoire pour Besançon », mettant en avant les engagements du nouvel édile autour de l’identité et du rôle régional de la capitale comtoise. Enfin, il affirme que cette alternance doit permettre de redonner fierté aux habitants.

Dans un communiqué, Éric Alauzet, président de Renaissance dans le département du  Doubs, félicite Ludovic Fagaut pour son élection au poste de maire de Besançon. Il met en avant, « l’engagement constant » du nouveau maire et la « mobilisation large » qui a accompagné sa campagne.

Le responsable Renaissance revient également sur la défaite d’Anne Vignot et de son équipe, estimant que leur action n’a pas convaincu les habitants. Il critique notamment les choix de la majorité sortante et son rapprochement avec La France insoumise.

Éric Alauzet affirme que Renaissance continuera de se tenir, « à distance des extrêmes », et adresse ses vœux de réussite au nouvel exécutif municipal, appelé à s’attaquer rapidement aux dossiers de l’insécurité et de la circulation.

Au lendemain de la défaite de la majorité sortante à Besançon, la réaction de Séverine Véziès illustre à la fois l’amertume et la volonté de rebond de la gauche insoumise. Engagée aux côtés de la maire écologiste sortante Anne Vignot, dont la liste fusionnée a recueilli 46,7 % des voix, elle fera néanmoins son entrée au conseil municipal avec deux autres élus insoumis.

 Une défaite, mais une percée politique

Si la coalition de gauche n’a pas réussi à conserver la mairie face à la droite, la présence de trois élus insoumis au conseil municipal marque une progression pour le mouvement. Séverine Véziès y voit même un signal plus large : « C’est un événement, comme partout en France où des centaines d’insoumis entrent dans les conseils municipaux. » Une implantation locale que la responsable politique entend transformer en levier d’action dans l’opposition.

Une critique frontale du programme de la droite

Très offensive, Séverine Véziès a vivement critiqué le projet porté par le nouveau maire Ludovic Fagaut : « Un projet complètement grandiloquent sans financement. » Elle affirme que seule la gauche avait présenté un programme chiffré, mettant en doute la faisabilité des engagements de la nouvelle majorité. Selon elle, les électeurs pourraient rapidement être confrontés à une désillusion : « Je crains que le réveil soit douloureux pour les Bisontins. »

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

 

 Une campagne jugée opportuniste

La représentante insoumise dénonce également une stratégie électorale basée, selon elle, sur l’exploitation des mécontentements : « Une campagne de communication en surfant sur les difficultés des habitants. » Elle estime que cette approche a permis à la droite de convaincre, tout en regrettant ses conséquences sur le débat démocratique local. Malgré l’entrée d’élus insoumis au conseil municipal, elle ne cache pas son inquiétude face à l’avenir : « Je ne me satisfais pas de me dire que les Bisontins vont subir des années de violences sociales. »

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Construire l’après-défaite

Malgré la déception, la cheffe de file insoumise veut se projeter : « On va construire la suite ».  L’objectif affiché : peser dans les débats municipaux, défendre les habitants et préparer l’avenir politique à Besançon. Dans une ville désormais dirigée par la droite, la présence d’élus insoumis promet des échanges politiques vifs au sein du conseil municipal, sur fond de divergences idéologiques marquées.

À Besançon, les électeurs ont tranché. La maire écologiste sortante Anne Vignot a été battue au second tour des élections municipales, recueillant 46,7 % des suffrages. Elle cède son fauteuil à Ludovic Fagaut, figure de la droite locale, qui l’emporte avec 53,2 %.

Un basculement politique net

Le résultat est sans appel : après six années à la tête de la ville, Anne Vignot voit sa majorité renversée. Ce scrutin marque un retour de la droite aux commandes municipales. La candidate écologiste n’a pas réussi à convaincre suffisamment d’électeurs pour prolonger son mandat. En face, Ludovic Fagaut a su fédérer un électorat plus large, capitalisant notamment sur les critiques adressées à la majorité sortante.

Une défaite acceptée, mais contestée sur le fond

Dans une déclaration empreinte d’émotion, Anne Vignot a reconnu la défaite tout en regrettant le climat de la campagne : « Un choix a été fait. Je le regrette… mais c’est un vote net. » Elle a dénoncé une campagne qu’elle juge « longue » et marquée par « des assertions et des rumeurs », estimant qu’elle « n’a pas été à la hauteur » des attentes démocratiques dans une ville comme Besançon. La maire sortante s’est également dite attentive à la colère d’une partie des habitants : « J’entends qu’on a des habitants qui sont fâchés, parce qu’ils sont dans une crise sociale. Elle existe. »

Une lecture locale… et globale

Au-delà du scrutin bisontin, Anne Vignot inscrit ce résultat dans un contexte plus large : « Au vu des résultats dans d’autres villes, c’est en France qu’il se passe quelque chose… mais aussi au niveau européen et international ». Elle appelle à une réflexion politique de fond sur « les angoisses » et les attentes des citoyens, notamment face aux crises sociales et climatiques.

Une écologiste déterminée à poursuivre le combat

Malgré la défaite, Anne Vignot a affirmé sa volonté de rester engagée : « Je suis une femme de conviction, une femme écologiste. Je sais pourquoi j’ai proposé un projet de transition ». Elle défend le bilan de son mandat et maintient que « l’avenir est dans la transition écologique », promettant de rester active dans le débat local : « Je serai aux côtés des habitants pour lutter contre les injustices sociales et la crise climatique. »

Un avenir politique incertain

L’ancienne maire reconnaît toutefois que certaines orientations n’ont pas été comprises par les électeurs. Elle critique également les « promesses » de son adversaire, qu’elle juge « peu réalistes ». Dans un contexte de défiance et de recomposition politique, cette alternance à Besançon illustre les tensions actuelles entre impératifs écologiques, attentes sociales et dynamiques électorales.

Une page se tourne donc dans la capitale comtoise, avec l’arrivée de Ludovic Fagaut à la mairie. Reste à savoir comment la nouvelle majorité répondra aux défis économiques, sociaux et environnementaux qui traversent la ville.

Une victoire nette au second tour

Ludovic Fagaut a remporté ce dimanche l’élection municipale à Besançon. Le candidat de l’union de la droite et du centre confirme l’avantage acquis au premier tour et s’impose avec 53,2 % des suffrages. La maire sortante, Anne Vignot, recueille 46,7 % des voix. Cette victoire marque un tournant historique : depuis 1953, la gauche dirigeait la capitale comtoise.

Un nouveau rapport de forces au conseil municipal

Avec ce résultat, Ludovic Fagaut disposera de 42 sièges au sein du nouveau conseil municipal. La minorité comptera 13 élus, dont trois représentants de La France insoumise. Cette recomposition ouvre une nouvelle page politique pour la ville. « Une volonté de rupture ». À l’issue du scrutin, Ludovic Fagaut a insisté sur l’ampleur du changement exprimé par les électeurs : Le nouveau maire évoque un projet « d’envergure », porté  par l’union de la droite, du centre et de la société civile. Il affirme vouloir rassembler pour « faire rayonner la ville de Besançon » et « la remettre sur la carte de France ».

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Un projet au-delà des clivages

Ludovic Fagaut a également tenu à souligner que son élection ne devait pas être lue uniquement à travers le prisme partisan.  L’alternance politique ouvre désormais une phase d’installation et de mise en œuvre du programme annoncé. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer la portée de cette rupture voulue par une majorité de votants.

La Ville de Lons-le-Saunier bascule à droite. La liste de Cyrille Brero, qui avait fusionné avec le centriste Jean-Philippe Huelin entre les deux tours, s’est imposée devant Jean-Yves Ravier, le maire sortant. Les vainqueurs obtiennent 51,9% des voix. Jean-Yves Ravier, qui n’aura réalisé qu’un seul mandat, obtient 48% des suffrages.

Ludovic Fagaut a conservé son avantage du 1er tour en terre bisontine. Il recueille 53,2% des suffrages. Anne Vignot, la maire sortante de Besançon arrive en deuxième position, avec 46,7% des suffrages. Depuis 1953, la gauche était à la tête de la ville.  Ludovic Fagaut disposera de 42 sièges au sein du nouveau conseil municipal. La minorité disposera de 13 sièges dont trois élus insoumis.